Affichage des articles dont le libellé est Perou. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Perou. Afficher tous les articles

mercredi 18 janvier 2012

Pérou - A l'assaut du Machu Pichu

Le fabuleux Machu Pichu

Après le trek de « Choquequiraw » il était temps de rentrer sur « Cuzco ». Le timing était serré. On devait reprendre le taxi puis le bus pour retourner sur « Cuzco » ; Repasser à l’hôtel chercher la CB ; Aller payer le ticket du « Machu Pichu », 150$ tout de même sans passer par internet car c’est plus cher ; Acheter le billet de train pour en revenir  39$ de plus; Et enfin acheter la nourriture et vérifier les billets de bus pour s’y rendre toujours sans passer par les agences de voyage.  Les routards qui n’ont pas beaucoup de temps auront surement pris l’option des agences de voyages qui proposent des tours d’une journée à 100$ et de 4 jours pour 250$. Ces tours sont pleins de touristes sur la route. Une vraie arnaque. En plus de ça il n’y a pas d’assurance en cas de mauvais temps. Partir sans les agences, les gens disent que c’est compliqué. Nous allions bien voir si notre option était la bonne.
A un peu plus de midi, nous étions dans « Cuzco ». J’arrive à l’hôtel, vais chercher mon sac à dos et m’en vais chercher la CB. Et là, mauvaise surprise… La CB avait disparue et je ne l’avais pas utilisée depuis plus de 6 jours. La dernière fois c’était à « Lima »… On m’avait pourtant prévenu que la ville de « Lima » état dangereuse, mais je n’ai rien vu. Je ne sais pas où je l’ai perdu, ni si on me l’a volé. Je n’avais plus qu’à appeler l’assurance, la banque et voir comment j’allais bien pouvoir gérer ce problème.
Une chance après avoir appelé la banque, on ne m’avait rien piqué sur le compte… Pas bien doués les gaillards. Mais bon au moins l’opposition étant faite j’étais tranquille. Le problème c’est que je n’avais plus un sous en poche… Heureusement l’assurance a bien gérée. Ils m’ont fait une avance d’argent par « Western Union », et ce sans frais. Pour la CB, une nouvelle partait directement à « Cuzco » le Lundi et devait arriver dans les 7 jours. Il ne me fallait donc plus qu’à attendre patiemment. Le problème a été que « Western Union » était en panne. Un problème national, plus aucune communication et le lendemain on devait partir pour « Santa Teresa ». J’étais donc toujours sans Argent… C’est là que « Romain et Fanny », mes deux amis belges ont été ma bouée de secours. Ils m’ont avancé 300$ ce qui m’a permis de tout payer de d’aller visiter le « Machu Pichu » comme nous l’avions prévu. J’allais évidemment le rembourser quand nous rentrions. Il était 20h et tout était prêt. L’esprit un peu plus tranquille, je suis parti me couché, fatigué par tous ces évènements. Les quatre prochaines journées s’annonçaient palpitantes. J’allais enfin voir le « Machu Pichu » un site incontournable en Amérique du Sud.

C’était peu dire !!! Palpitant n’est pas le mot, la première journée a été à fortes sensations. Dans un premier temps direction le terminal de bus. Bon raté, il n’y avait plus de bus qui partaient pour « Santa Maria ». Des effondrements de rochers sur la route bloquaient le passage.  On n’avait plus qu’à tenter le coup avec un taxi collectif. Nous sommes parti avec un local qui devait se rendre à « Santa Maria ». On n’a jamais su s’il était chauffeur de taxi, ou si juste il faisait la route entre les deux villes pour ses propres intérêts. En tout cas il était drôlement équipé avec sa « Toyota » vieille d’au moins 15 ans. Les fenêtres avaient du mal à s’ouvrir, la boîte à gants ne cessaient de s’ouvrir sur mes genoux, la serrure étant cassée, et pour couronner le tout, quand « Fanny » est sortie de la voiture pour une courte pause sur le trajet, les caoutchouc de la porte sont tombés au sol… Une vraie épave mais qui allait tout de même nous emmener jusqu’à bon port.
Sur le chemin il n’a rien trouvé de mieux que de s’arrêter dans un petit commerce pour remettre de l’huile… Rien de très rassurant. Par la même occasion, et je pense la plus importante en ce qui le concerne, il en a profité pour boire un litre de « Chicha ».  
Juana et Fanny dégustent la Chicha avec notre chauffeur
« Fanny et Juana » ne se sont pas privées pour partager la « Chicha » avec notre chauffeur. On ne les a plus entendu après… C’est un alcool tout de même. Mais heureusement comme à son habitude, « Romain » faisait la conversation. Un vrai moulin à parole, si on ne l’arrête pas il pourrait durer des heures sans aucun problème. Pas eu besoin de l’interrompre, notre chauffeur national nous a tous coupé la chique. On venait d’entrer dans la montagne. Il prenait les courbes comme un pilote de Rallye. Un coup de klaxon à l’entrée du virage, un petit crissement de pneus, et hop là, on passait le virage. Et ça, sur toute la montée. J’ai fini par lui demander s’il changeait fréquemment ses pneus. « Oui oui, tous les 3 mois » il m’a répondu avec un grand sourire. Les filles derrière dans la voiture ne faisaient pas les malines. Nous on s’amusait à prendre des vidéos pour immortaliser ce moment. Ca a du durer une bonne heure, jusqu’à ce qu’un chien traverse la route et passe sous la voiture. Freinage d’urgence et un crissement de pneus qui réveillerait les morts… Heureusement ce petit chien n’a rien eu et nous non plus. Mais bon ça a bien calmé tout le monde. Il restait tout de même pas moins de 3 heures de routes à faire dans les montagnes.
Après ça, on a continué notre petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que nous voyions une file énorme de voiture, de camions et de bus. On venait d’arriver là où la route était bloquée. Elle l’était depuis 7h. Tous les touristes qui étaient partis avec les agences de voyage étaient là depuis 8h du matin. Comme on était content de ne pas avoir choisi cette option. Nous au moins on allait attendre que quelques heures, pas une journée entière et on avait pas payé 100$ ou plus pour ce tour qui pour eux commençait bien mal. Notre option sentait bon…

Il était 13h30, on avait tous faim. Le chauffeur a donc fait demi tour sur quelques kilomètres pour arriver dans un hameau. Direction l’unique restaurant du coin pour manger une bonne soupe. On était proche des 4000 mètres d’altitude sur le col « D’Abra Malaga » et il faisait froid. 
A 4300 mètres d'altitude devant le Abra Malaga
Rien de tel donc pour se réchauffer qu’une bonne soupe. On a bien du rester deux heures avant de reprendre la voiture, et d’aller voir où ça en était un peu plus bas. La route allait rouvrir à 17h. En attendant, tous au milieu de la route, les gens s’occupaient comme ils pouvaient. 
Alors que la route est coupée, on s'occupe comme on peut
Certains bronzaient, dormaient, buvaient, mangeait, ou bien comme nous jouaient aux cartes. 16h45, excellent, la route allait rouvrir. Notre pilote national nous a demandé de remonter dans la voiture. On se demandait pourquoi puisque personne autour de nous ne s’agitait… Mais on a vite compris. Il a démarré le moteur et a remonté toute la file de voitures. On se faisait insulter de partout mais on n’y était pour rien. Notre chauffeur était le coupable, nous ne faisions que nous faire transporter. Au final on est arrivé presque parmi les premiers lorsque la route s’est rouverte. 
Il pleut tellement que 5 tuyaux sont nécessaires pour laisser passer la cascade...
Il aura fallu 10 heures aux gens habillés en Orange pour dégager les innombrables éboulements qui avaient eux lieu pendant la nuit. Chapeau les gars !!! Ils font ça quasiment tous les jours. Nous on a des pelleteuses, eux ils ont des pioches, des balais et des pelles. Les moyens sont dérisoires mais personne ne semble se plaindre, ici c’est comme ça !

Bien content d’avoir passé tous ces camions et bus qui généralement descendent très lentement, nous étions de nouveau sur la route. Notre pilote avait déjà oublié ce qui c’était passé quelques heures auparavant avec le chien. Les pneus crissaient de nouveau dans chaque virage. Heureusement il connaissait son affaire, et lorsque vraiment les virages étaient dangereux il levait le pied. C’est à 18h30 finalement que nous sommes arrivés à « Santa Maria ». Notre chauffeur nous a alors annoncé qu’il n’allait pas plus loins et que nous devions changer de véhicule. Il est parti deux minutes et de là est arrivé un ami à lui qui devait nous conduire jusqu’à « Santa Teresa » où nous allions passer la nuit. La dernière petite ville à 4 heures de marche de la ville de « Agua Caliente »,  d’où on allait aller voir le « Machu Pichu ». C’est là qu’a démarré la seconde course de la journée. On nous avait annoncé 1h de route pour nous rendre à « Santa Teresa ». Nous étions à peine monté dans la voiture qu’on s’est rendu compte que d’avoir écouté le premier chauffeur n’avait pas été une très bonne idée. En effet on aurait du se douter qu’avec un tel pilote, son ami qu’il nous avait recommandé allait être le même. A notre grande surprise il existait des pilotes encore plus fous. En effet, sur une route de terre d’un peu moins de 3 mètres de large, le ravin profond de 20 à 200 mètres à gauche et les parois rocheuses sur la droite, notre chauffeur s’amusait à rouler comme un cinglé. Quand les voitures qui étaient devant nous le gênaient, il utilisait, le Klaxon, les appels de phares, de nouveau le klaxon jusqu’à ce que le véhicule d’en face nous face une petite place sur cette route étroite. Les filles étaient blanches de trouille, « Romain » se taisait, chose rare, et moi devant dans la voiture je me marrais. Après tout il semblait connaître bien la route. On aura mis 30 minutes pour 40 kilomètres… 80 de moyenne sur cette route. Les courbes prises à l’intérieur en dérapage contrôlé, le moteur à fond dans les tours minutes, les changements de vitesses parfaits, on aurait mis surement 10 minutes de moins si il n’y avait pas eu ces véhicules devant nous. Notre chauffeur « Walter » devait être déçu. Personne n’a vomis, sa course « Taxi » n’aura pas eu le même effet que le film français « taxi ». Enfin bref on venait d’arriver à « Santa Maria » VIVANTS. L’adrénaline au maximum, les filles en tremblaient encore. Quand nous sommes arrivés à l‘hôtel elle n’avaient pas faim. Impressionnant !!! Ces deux demoiselles qui d’habitude sont si gourmandes. En tout cas, toutes ces émotions de la journée n’ont pas mis long feu à nous aider à nous mettre au lit. On était ensemble depuis plus d’une semaine et après 21h, chaque jour, on dormait tous à points fermés. A croire que les Belges sont fatigants…

7h du matin, le soleil et levé, il ne pleut pas, une journée parfaite pour faire les 4 heures de marche jusqu’à « Agua Caliente ». La journée s’annonçait beaucoup plus calme que la veille. Pas difficile en même temps…
Première étape, un bon petit déjeuner pour avoir les forces nécessaires, deuxième étape, les courses pour avoir de l’eau tout le long de la route. Dernière étape trouver notre chemin.
Il était 9h lorsque nous sommes partis sur la route poussiéreuse qu’empruntent les minibus de touristes pour les emmener à la centrale « Hydro électrique ». Nous avions choisi d’économiser 3$ en marchant.
On a du marcher dans la poussière et sous le soleil pendant environ 2h pour arriver à la centrale hydro électrique sans eau. Heureusement, il y avait de l’eau potable à cet endroit là. Ravitaillement effectué, on nous alors demandé là bas de nous enregistrer. Je pensais qu’ils demandaient déjà l’entrée du « Machu Pichu ». Je retourne le sac, les tickets n’étaient plus là. Je commençait à me dire que ma chance habituelle commençait à me lâcher. Entre le CB, Western Union, et maintenant les tickets du « Machu Pichu », quelle poisse. Je m’énervais sur moi même, avoir fait toute cette route pour rien me rendait fou… Rien à faire je ne les avais pas et pourtant la veille j’étais persuadé de les avoir prises. Finalement, « Juana » s’est mise à chercher dans son sac et a finie par les trouver. Ouf de soulagement pour tout le monde. Comment elles sont arrivées là ? Personne n’a su le dire, mais bon au moins nous les avions et pouvions continuer notre route. Direction les voies du chemin de fer qui fait la route entre « Cuzco » et « Agua Caliente ». Le long des voies nous avons marché, écouté le chant des oiseaux, admirés la faune, la flore, jusqu’à ce que notre estomac crie famine. Heureusement le long de la voie il y a quelques restaurants. Nous avons fait alors notre pause déjeunée bien méritée tant nous avions transpiré. Il devait faire pas loin des 30°C. Etonnant puisque nous étions à 2600 mètres d’altitude. 
Le train qui part à Cuzco, 13h30...
A 13h30 devait passer un train. Nous nous sommes dépêchés de terminer le repas pour aller le voir passer. Quelques photos, vidéos puis nous nous sommes remis en marche toujours le long des voies.
Il ne restait plus qu’une heure trente de marche. Tranquillement nous avancions. 
La vue des premières ruines du Machu Pichu sur le chemin à Agua Caliente
On commençait à apercevoir quelques ruines du « Machu Pichu », loin loin au dessus de nous. Allez, plus que quelques kilomètres encore à faire et on y était !!! « Romain » en avait plein les pates, mais heureusement sa future épouse « fanny » était là pour le motiver à avancer.  

A un moment se présente une gare de train. Non non ! on n’y était pas encore. De cette gare partaient deux chemins pour rejoindre « Agua Caliente ». L’un par la route, l’autre par les voies du train. On est alors allé demander à un contrôleur notre chemin. Il nous a recommandé les voies. Très bien… Partons par les voies. Après quelques centaines de mètres se présente un premier tunnel. Aucune lumière dans celui-ci et environ 100 mètres à traverser. Ca nous paraissait un peu imprudent mais bon, selon la recommandation du contrôleur nous l’avons emprunté. Jusque là tout allait bien. On continue, on continue, et hop là, un nouveau tunnel. Celui là on n’en voyait pas la sortie, et toujours pas de lumière. Je me suis alors dit que là ça craignait. Personne n’avait vraiment envi de s’aventurer par là. On a donc choisi l’option de l’alpinisme si je puis dire. 15 mètres à descendre dans les gravas pour rejoindre la route qui était en contre bas. Nous sommes tous arrivés en bas presque intactes. Un seul bobo, « fanny » était tombée et s’était écorchée le genou. Un peu de désinfectant, un peu de câlins de la part de « Romain » et nous étions repartis. A peine avions nous réenclenché la marche que nous avons vu qu’un train sortait du tunnel. On venait de l’échapper belle… Merci franchement le contrôleur ! Quelle inconscience de se part… Notre instinct venait de nous sauver…
Allez, encore quelques efforts et enfin nous apercevions la ville de « Agua caliente ». Plus qu’à trouver l’hôtel. Pas bien difficile. La ville est tellement petite… Il était 15h30. Il n’y a rien eu de difficile dans le parcours comme certains nous l’avaient dit. Ils n’étaient pas débrouillards comme nous l’avons été jusque là, voilà tout ! C’était juste un peu … « Dangereux »…

Après ces quelques heures de transpiration, rien de tel qu’une bonne douche. J’ai eu la chance dans l’hôtel de tomber sur la seule douche qui n’avait pas l’eau chaude. Pour une fois que ça tombe sur moi…
Agua Caliente la nuit, un paysage de Western... 
Statue Incas au centre de la place principale d'Agua Caliente

Après ça, à « Agua Caliente » direction le marché d’artisanat. Il n’y a que ça à faire là bas, et les prix sont exorbitants… Ainsi, comme nous devions nous lever à 4h du matin pour aller voir le levé de soleil sur le « Machu Pichu », après avoir mangé et pris quelques photos de nuit de la ville, une nouvelle fois nous sommes partis rapidement nous coucher.

4h le réveil sonne. Pas de problème pour nous lever cette fois là. Tous très excités, pas le temps de prendre la douche. Juste le temps de s’habiller et de mettre les sacs à la consigne. On était prêt pour aller transpirer sur les 1600 marches que nous allions devoir gravir pour arriver à l’entrée du « Machu Pichu ». Pour les faignants, il y a toujours un service de bus qui part à 5h30 du matin, mais pour ceux qui choisiraient cette option, ne vous attendez pas à arriver dans les premiers sur le site. Les vrais, comme nous, on y était bien avant. Un total de 400 mètres de déniveler à monter. « Romain » est parti comme une flèche. Il a du monter en moins de 40 minutes. Pour ma part, chargé avec la nourriture, l’eau, l’appareil photo, et les vêtements de pluie de tout le monde, il m’a fallu un bon 45 minutes. Quand on était en bas, il y avait déjà pas moins de 150 touristes qui avaient commencé la montée. La bonne surprise quand on est arrivé en haut. Il n’y avait pas plus de 10 touristes devant nous. Le trek de « Choquequiraw » avait été un bon entrainement. Nous allions être parmi les premiers sur le site, et en plus de ça le soleil était au rendez-vous. Une chance inouïe tant il avait plu durant toute la nuit.
Premiers sur le site du Machu Pichu, 6h00

Le Machu Pichu à 6h10 du matin, les premiers rayons de soleil arrivent

6h du matin, tout le monde était dans les starting-blocks. Les portent du site allaient s’ouvrir. Avec « Romain » on a planté les filles. A peine le contrôle passé on est monté 4 à 4 sur la plateforme qui domine tout le site. Nous avons limite courue pour être sûr d’avoir « la » photo du « Machu Pichu » vierge de toute personne. Quelle magie de voir les rayons du soleil venir doucement se poser puis de déplacer sur ce magnifique site. On en a pris plein la vue. 
Les deux seuls Lamas, justes là pour les touristes

On s’est amusé avec les deux seuls lamas qui se trouvaient sur le site. Ils étaient loin d’être peureux ceux là.  Nous avons apprécié le spectacle pendant pas moins d’une heure jusqu’à ce que le site ne se remplisse de touristes qui viennent vraiment de partout dans le monde. Les agences de voyages arrivent sur le site après 7h. Vous le saurez !!! Il était temps de fuir tous ces touristes. Pour ça direction le « Wayna Pichu ».

A 7h on commençait à monter, encore 400 mètres de dénivelés à faire sur une petite montagne de l’autre côté du site. La bonne blague quand on vous dit qu’il faut un guide pour faire le trek des Incas et que pour monter le « Wayna Pichu » vous pouvez le faire seuls. Cette montée est bien plus dangereuse. Vous ratez une marche et c’est 700 mètres plus bas dans la vallée qu’on vous retrouve. 
Le Machu Pichu vu du Wayna Pichu

Moi qui ai parfois le vertige je peux vous garantir que je ne faisais pas le malin. J’avais déjà la trouille dans la montée, qu’allait-il en être dans la descente. Une fois en haut, personnellement je n’ai pas apprécié plus que ça cet endroit. On était bien loin du site du « Machu Pichu ». Certes la vue était différente et on découvrait le site sous un autre angle mais de là à payer 20$ juste pour ça… Il fallait maintenant redescendre. Dans ces escaliers escarpés et glissants, c’est très prudemment que nous avons rebroussé chemin.
Il était déjà 10h du matin. Le soleil tapait fort, et l’estomac criait famine. On est donc sorti du site pour aller chercher le sac à dos que j’avais laissé à la consigne. Une chance je l’avais laissé à la consigne qui coutait 5 sols. Il faut passer les contrôles pour y accéder. Je ne l’avais pas laissée à celle de 3 sols qui se trouve à l’intérieur du site. Là où je l’avais laissée, il n’y avait pas de queue et on a pu manger tranquillement nos quelques sandwichs sans attendre une demi heure comme certains. La seule chose c’est qu’on allait manquer d’eau pour la seconde partie de la journée. 8 sols la bouteille de 50cl, ils ne s’emmerdent vraiment pas… mais bon pas le choix, on devait rester encore 2 ou 3 heures sur le site pour le visiter avec notre historien Belge « Romain ».

On avait passé la matinée à déambuler et de profiter du site dans sa virginité. Il était temps d’en apprendre plus sur ce site qui vraiment paraît magique. Je me demande toujours comment l’Homme peut entreprendre des travaux si difficiles, qui nécessitent tant d’énergie… En tout cas ils ont réalisé un travail exemplaire qui s’est conservé magnifiquement. Merci à nos voisins Espagnols qui n’en ont pas entendu parler pendant l’époque des conquistadors et qui ont pu ainsi le laisser intacte. Maintenant au patrimoine de l’UNESCO, le « Machu Pichu » est cher à visiter mais il en vaut vraiment la peine. En comparaison des ruines que nous avions visité sur le site de « Choququiraw », il n’y avait rien à voir. 
Regardez la différence entre la maison à gauche et le temple au fond !!!
Les terrasses agricoles sont derrières.
A droite le canal pour l'arrivée d'eau
On peut constater clairement comment la ville du « Machu Pichu » était organisée. D’un côté le secteur agricole avec les terrasses, de l’autre la ville où les gens logeaient dans des maisons sommaires, et enfin le quartier riche avec les maisons des nobles et les temples. Il y a une différence impressionnante dans la finition des différents bâtiments. Les temples sont composés de pierres parfaitement taillées et imbriquées selon le système « Inca ». Les fenêtres sont parfaitement taillées dans la roche pour l’observation des astres mais aussi pour jouer avec les rayons du soleil. En revanche les maisons des paysans sont rudimentaires et il n’y a pas du tout la même finition. De nombreux canaux ont été mis en place pour alimenter la ville en eau par des petites fontaines taillées elles aussi dans la roche. Les archéologues ont fait un travail titanesque pour mettre à jour ce site, puis pour le comprendre. Maintenant ce sont les nombreux jardiniers sur le site qui ne cessent à la truelle de nettoyer la mousse qui pousse sur les murs ou bien de couper le gazon. Ce site a tout de même été construit à 2800 mètres d’altitude dans un milieu tropicale et l’entretien de celui-ci est titanesque.
Il n’était pas loin de 15h30 quand nous avons quitté le site. Il fallait redescendre les 1600 marches et retourner à « Agua Caliente ». Notre train de 18h devait nous emmener à « Ollotaybambo » une ville à 1h30 en train où se trouvaient d’autres ruines « Incas ». 

Le site de Ollotaybambo...

On n’a pas vraiment été enchanté par ce site. Après avoir vu le « Machu Pichu » les autres ruines « Incas » qu’il y a dans « la vallée des Incas » paraissent vraiment rudimentaires. Regardez plutôt les photos, elles parlent d’elles même.

Nous venions en 10 jours de voir des paysages et des sites absolument splendides. Les mots que je rédige dans ce récit sont vraiment sans valeur en comparaison de ce que j’ai pu ressentir au cours de ces quelques jours. J’espère au moins que vous en aurez capté une petite partie… On aura transpiré beaucoup, mais ça en valait la peine. Comment allait être la suite du voyage quand en si peut de temps on avait vécu tant d’émotions. En plus de ça, de retour à « Cuzco » deux changements majeurs s’annonçaient. « Romain et fanny » partaient en « Bolivie ». « Juana » retournait en « Equateur » et moi comme un con je devais patienter à « Cuzco » que ma nouvelle CB arrive. Je vous garanti que les 3 jours que j’ai passé seul à  « Cuzco » n’ont pas été évident. Je venais de passer 3 merveilleuses semaines et me retrouver de nouveau seul pour une fois ne m’enchantait pas. Mais bon ainsi est la vie, il fallait bien que j’ailles de l’avant. Je me suis tout de même bien occupé et en plus de ça mon ami « Spag » et sa copine étaient arrivés sur « Cuzco » après avoir fait le tour par « Nasca » et « Arequipa » deux sites que je n’aurais pas eu l’occasion de visiter au Pérou… Au moins les soirs je n’allais pas les passer seuls. 
La fontaine à Cuzco, Place des Armes
Le monastère de Santo Domingo, Cuzco

La cathédrale, Cuzco
La carte des sites Incas

Les constellations vénérées par les Incas

Les journées j’en ai profité pour faire tout ce que je n’ai pas eu le temps de faire comme, le blog, les photos, et la visite de quelques monuments à « Cuzco ». J’en ai noté un qui vaut la peine d’être visité. Il s’agit du « Monastère de Santo Domingo ».

Autrefois ce lieu était « LE » temple « Incas » le plus important en Amérique du Sud. Tous les murs étaient recouvert d’or et d’argent sur une épaisseur d’environ 2 pouces. Dans le temple, de nombreuses pièces étaient consacrées pour vénérer les dieux que les « Incas » idolâtraient. Peu d’ « Incas » étaient autorisés à entrer dans ce temple. Bien évidemment ce site n’est pas resté intact avec l’arrivée des Espagnols. Deux Espagnols dans un premier temps sont entrés dans le temple selon les recommandations du Roi d’Espagne. Ils devaient se charger de rédiger au Roi la description précise du site tel qu’ils l’ont visité la première fois. Ce sont les archives qui permettent maintenant aux guides de faire la visite… Lorsque ces deux Espagnols sont entrés dans le temple, les « Incas » en dehors du temple pleuraient la profanation du lieu qui pour eux était le plus important. Une fois leur petite visite terminée, les Espagnols sont entrés en masse et en ont fait leurs habitations personnelles. Avec tout cet argent et cet or a porté de main, ils sont devenus fous et ont commencé à tout démonter. Ils se sont fait une joie de faire fondre tout cet or et cet argent en 1 an. Puis ils ont construit sur le temple le monastère que nous voyons maintenant.
Les peintures et quelques plaques d’or qui sont restées dans le temple ne sont que de simple reproduction.
La peinture avec les étoiles représente en fait la connexion entre tous les sites « Incas » qui existent en « Amérique du Sud ». Chaque petit point est un site tel que l’ai le « Machu Pichu » ou bien ce temple, etc…
La seconde peinture représente différentes constellations que les « Incas » vénéraient comme le Lama, « Cruz del Sur » et d’autres dont j’ai oublié le  nom. La visite avec guide de ce temple a été très enrichissante, j’en ai appris beaucoup sur les « Incas » et la conquête Espagnole. Bien plus que dans les autres musés qui existent à « Cuzco »…  Je vous le recommande…

Finalement, la CB est arrivée. C’était le 25 janvier… Je pouvais reprendre la route. Il ne me restait que 20 jours pour arriver au « Brésil » à « Rio de Janeiro ». Donc direction « Copacabana » en « Bolivie » pour aller voir un autre site magique, le « Lac Titicaca ».

Vous avez compris, il faudra de nouveau attendre le prochain récit… J’espère en tout cas qu’en lisant ce récit vous aurez eu quelques frissons car mois pendant ces 14 jours passés dans « la vallée des Incas », je suis passé par tout un tas d’émotions qui ne n’ont pas été évidentes à retranscrire dans ce récit. En tout cas vous le saurez, avec les « Incas » il y a forcément une formidable aventure à vivre pour chacun d’entre nous.

Nico le Vagabond






mardi 17 janvier 2012

Pérou - Lima, puis le fabuleux trek de Choquequiraw




De « Huaraz » à Lima nous avons pris un bus de nuit avec la compagnie « CIAL ». Le premier vrai bus avec sièges inclinables qui m’a enfin permis de passer une bonne nuit. En effet après la Colombie et l’Equateur, je peux vous assurer qu’il y a une grande différence de confort dans les bus du Pérou. Tout d’abord les sièges s’inclinent et presque à 130°, pas mal du tout. En plus de ça vous avez de la place aux jambes. Fantastique. Et enfin on vous donne un petit repas même pour un trajet de 6 heures. Autant dire du grand luxe pour un prix quasi similaire. Une bonne nuit dans un bus c’est rare.

Nous sommes arrivés très tôt à Lima, aux alentours des 6 heures du matin. Là bas je devais retrouver mon ami « Spag » qui vient de « Metz ». Il venait de démarrer avec sa copine leur voyage pour 3 mois et demi en Amérique du Sud. Première étape, « Lima ». J’allais après tout ce temps passé en « Amérique du Sud » voir une tête française connue.  Le problème c’est que malgré Internet on s’était très mal organisé. Je connaissais le nom de leur hôtel mais ils ne nous avaient pas fait de réservation. A 6 heures du matin en plus ils dormaient. Bref leur hôtel étant plein, on a du chercher avec un taxi une auberge de jeunesse. Le problème c’est qu’en Janvier au Pérou c’est la haute saison sur les côtes pacifiques. On a du voir au moins 5 auberges avant finalement de craquer pour un prix exorbitant dans un hôtel situé dans les quartiers chics de Lima. On a payé 3 fois le prix normal. J’étais sur les nerfs et je sentais déjà que nous n’allions pas rester longtemps sur « Lima ».  Au moins on avait un toit pour la nuit et nous allions donc pouvoir commencer tranquillement la visite de la capitale puisque notre habitation n’était pas prête. Il nous fallait attendre 11 heures du matin. Autant dire que nous n’allions pas rester les bras croisés. Nous sommes donc parti arpenter les rues du quartier de « Miraflores », le quartier des touristes.  
Quartier de Miraflores


Pas grand chose à en dire, à part qu’il y a des commerces partout, que les bâtiments sont neufs, et que tous les prix sont très élevés. Seul le « Parc des amours » au bord de la plage laisse penser qu’il y a quelques coins tranquilles à « Lima »… Le plus amusant reste que « Lima » est construite sur une falaise, pour accéder à la plage il faut faire des détours impressionnants… a pied vous pouvez perdre au moins une heure avant de trouver un endroit pour descendre sur la plage. C’est ce qui nous est arrivé…
A 8 heures du matin, on avait fait le tour de ce quartier. On est donc retourné à l’hôtel de mes amis voir s’ils étaient réveillés. Pas de peau, ils ne l’étaient pas. On est donc parti visiter le second quartier touristique de « Barranco ». 
Quartier de Barranco à Lima

Enfin un quartier vraiment sympathique, en tout cas la journée, car les rues sont remplies de bar et discothèques qui laissent penser que le soir c’est une toute autre histoire. La petite rue piétonne le matin est bien tranquille, paisiblement elle nous a conduit jusque sur le sable de la plage, d’où on pouvait apercevoir des centaines de surfeurs en train de glisser sur les vagues. Il n’en reste pas moins qu’en une heure nous avions fait le tour, et de nouveau sommes retournés voir mes amis. Par chance cette fois ci, ils étaient prêts. On les avait loupé de peu une heure avant, mais bon tout s’était arrangé. Nous pouvions aller visiter ensemble tout le centre de « Lima » comme nous l’avions prévu sur internet.
Pour s’y rendre pas mieux que le métro, enfin le bus publique. En un peu moins d’une heure nous y étions.  Pratique ce bus mais seulement aux heures creuses. Aux heures de pointes c’est comme à « Bogota », un ENFER. Impossible d’entrer dans le bus avant d’en avoir laissé passer quelques uns. Un peu comme à Paris aussi, les bons souvenirs sur la ligne 13 à 8 heures le matin quand j’allais au travail…
Direction donc, le centre de « Lima » avec ses édifices coloniaux, ses musés et ses rues en pavés etc. Seulement avant d’y arriver il nous a fallu marcher au moins 20 minutes dans des rues commerçantes. Pas moyen de les éviter. Passage obligé des touristes qui ont gentiment suivi le guide touristique… Celui qui a conçu le métro n’était pas fou… Le tout était de ne pas s’arrêter, surtout pour les filles qui voyaient des prix attractifs et qui étaient à deux doigts de craquer. Surtout « Juana »... Heureusement j’étais là pour faire la police et lui rappeler les objectifs de la journée : « Visiter ».  
Le changement de la garde à Lima devant le palais présidentiel

Nous avons passé la matinée à nous promener dans les rues touristiques, vu le changement de la garde au palais présidentiel, puis nous avons visité un monastère de « San francisco » en dessous duquel il y avait des catacombes qui ont résisté à tous les tremblements de terre. 
Monastère de San Francisco à Lima

Le monastère de « San francisco » tient également une magnifique bibliothèque avec des œuvres qui datent des années 1500. Il était interdit bien évidemment de prendre des photos dans tout le musé. Un musé   fort intéressant quoique parfois un peu ennuyeux surtout quand l’estomac vous rappel qu’il est déjà bien tard dans l’après midi et que le petit déjeuné de 7 heures du matin est loin. Après être sorti du musé, il était donc temps de prendre un bon déjeuner. Rien de tel qu’un plat pas cher pour compenser le prix abusif de l’hôtel que nous allions devoir payer. Le ventre plein nous sommes parti en minibus sur les hauteurs de la ville pour admirer l’étendue de la capitale.  Pour y accéder on a du traverser les favelas, interdiction donc de sortir les appareils photos avant d’arriver sur le site. Pas la peine d’aller chercher les ennuis surtout que « Spag » et moi même étions équipés d’appareils qui attirent rapidement l’attention. Du mirador, la ville parait gigantesque, les cimetières sont immenses, et partout autour de la ville les favelas se sont installées. Au loin, on pouvait distinguer le port, qui paraît lui aussi gigantesque et tout au fond on apercevait des dizaines de pétroliers…
 "Favelas de Lima"
 "Cimetière de Lima"
"Nord de Lima"

Autant dire que cette ville n’est pas faite pour moi. A voir tout cela, je ne m’y sentais pas en sécurité. D’ailleurs tout le monde le dit, « Lima » est une ville dangereuse où il y a beaucoup d’agressions. Les photos parlent d’elles même, avec beaucoup de monde au même endroit et beaucoup de pauvreté par la même occasion, ça ne peut pas en être autrement…
Il ne nous restait plus qu’un parc à visiter et notre visite de « Lima » allait s’achever. On avait tous décidé de quitter la ville le lendemain. Il ne nous en fallait pas plus. Le Pérou est réputé pour ses beaux paysages pas vraiment pour sa capitale. Ce parc est un lieu très prisé, qui tous les soirs effectuent des spectacles de lumières avec des jets d’eau. La partie amusante c’est que pour s’y rendre on y est allé à pied. Pas très loin du centre, proche du stade on s’est dit que ça pouvait se faire surtout qu’on était un groupe composé de 4 personnes. Je peux vous assurer qu’on ne s’est pas vraiment senti en sécurité. A peine nous avions traversé la rue principale qui délimite le centre de la ville que la police avait disparue, les bâtiments devenaient hideux, le trafic s’intensifiait et les rues devenaient sales… Nous n’avons pas sorti les caméras avant d’être dans le parc.



Le parc des jets d'eau à Lima



Les jeux de lumières étaient fabuleux, des gens effectuaient des danses indigènes typiques, les enfants s’amusaient au milieu des jets d’eau. Bien qu’il y avait beaucoup de monde dans le parc, on s’y sentait bien, au calme loin de toute l’agitation métropolitaine. On a du y passer pas loin de 3 heures jusqu’à ce qu’une fois de plus l’estomac ne nous rappelle à l‘ordre.

Il était tard, on avait faim, on était fatigué surtout « Juana » et moi même qui avions vadrouillés toute la journée.
Il était donc temps de souhaiter un bon voyage à mes amis. Eux partaient par le sud le long des côtes. Nous partions directement pour « Cusco », loin enfoncé dans la cordillère, à plus de 1000 km de là. 22 heures de bus nous attendaient le lendemain. Une première dans mon voyage, 22 heures annoncées, qu’allait-il en être réellement quand parfois j’avais passé presque 2 fois plus de temps que prévu dans le bus. Nous appréhendions un petit peu le trajet et avons donc décidé d’opter pour la meilleur compagnie de Bus du Pérou «  Cruz del Sur ». Entre « CIAL » et celle ci il y a une différence de prix de l’ordre de 30%. On allait bien voir si nous avions fait le bon choix ou pas.  

Je n’avais qu’une hâte c’était de monter dans le bus et d’arriver au plus vite à « Cuzco » la capitale des « Incas » d’où nous allions aller visiter le « Machu Pichu ».  Le plan était d’arriver à visiter ce site en faisant la marche des « Incas » sans passer par les agences de tourismes qui demandent un prix délirant. Pour cela je suis passé par le site http://www.couchsurfing.org en espérant trouver des locaux qui allaient nous aider à réaliser notre plan. Nous allions bien voir où cela allait nous mener.  

Après cette longue journée passée dans la capitale, nous sommes donc monté dans notre premier bus « Cruz del Sur ». Les sièges larges, des écouteurs pour regarder les films en toute tranquillité, des toilettes propres… Bref ça valait le coup de mettre le prix. La route entre « Lima » et « Cuzco » est absolument splendide. Les premiers 400 kilomètres se font sur une magnifique route toute neuve qui longe la côte au milieu des dunes de sable. Dans quelques jours es voitures et motos du Dakar allaient s’éclater dans ce magnifique désert. J’aurais bien aimé voir la course mais il en était ainsi, le « Dakar » je le verrais une autre fois, mais une chose est sûre, je ne regrette pas le choix d’aller à « Cuzco » plutôt que d’aller voir le Dakar, vous allez très vite comprendre pourquoi.




Couché de soleil vu du bus, les plages au Sud de Lima

Dans le bus, nous avons assisté à un couché de soleil sur l’océan pacifique qui fait parti des plus beaux que j’ai vu. Les reflets rouges sur les dunes de sables, les palmiers, et une eau un peu agitée qui formait de magnifiques vagues me laissaient rêveur. Après cela, il était temps de fermer les yeux pour les 17 heures de bus qu’il nous restait.

A peine arrivé à « Cuzco » après seulement 21 heures de bus, comme quoi il arrive qu’on gagne du temps plutôt qu’on en perdre, je suis allé de suite sur internet voir les résultats de ma requête sur le site de Couchsurfing. Je n’avais pas de réponse des locaux, mais d’un couple de Belges qui souhaitent réaliser plus ou moins le même parcours que nous. C’est de là qu’a commencé une formidable aventure avec « Fanny et Romain ».

Dans leur email, ils me disaient la chose suivante. « Nous partons demain matin tôt pour aller visiter des ruines « Incas » au site de « Choquequiraw ». Avec nous il y aura deux chiliennes et un Péruano. Rendez-vous à 19 heures devant le Macdonald pour nous organiser. »  J’ai alors rapidement regardé sur Internet les avis et surtout ce qu’était ce site dont je n’avais jamais entendu parler. Ce site est le nouveau petit « Machu Pichu » découvert en 1834 en raison des caractéristiques tant architecturales que fonctionnellesConstruit vraisemblablement durant le règne de l'empereur inca Pachacutec (1438-1471), le site se dresse à plus de 3.000 mètres d'altitude au milieu de la chaîne de montagne de Salkantay, surplombant la vallée du Rio Apurímac qui produit un bruit impressionnant. (Ce n'est autre que le début de la formation du fleuve Amazone). Comme d'habitude, les Incas ont bien choisi leur emplacement et des ruines nous avons vue sur le canyon de l'Apurimac, offrant d'incroyables paysages ! Sur les quelques photos que j’avais vu, les paysages semblaient fabuleux. La décision était prise, si nous pouvions nous organiser dans la soirée, alors nous y allions. 

Il était 19 heures. Devant le Macdonald se trouvaient pas moins de 5 français. Qui était « Fanny » ? Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous trouver. Les deux Chiliennes et le Péruano n’étaient pas là. Ils venaient de déclarer forfait, ils ne savaient pas ce qu’ils allaient rater… Après une courte présentation de chacun d’entre nous, nous avons commencé à voir si nous pouvions nous organiser. Il était 19h30 et nous devions aller louer la tente, les matelas de sol, le réchaud, trouver des couverts, assiettes, verres, tickets de bus, et de la  nourriture. Une vraie course dans « Cuzco » jusqu’à 21h30 mais on y est arrivé. Quand on veut, on peut… Nous avions fixé le rendez-vous le lendemain à 6 heures au terminal de bus. La journée ne s’arrêtait pas pour autant. De retour à l’hôtel, on devait encore organiser les sacs. Pas une mince affaire. Mais avec mon expérience des « Légos » nous avons fini par faire entrer dans les petits sacs tout ce dont nous avions besoin. Les gros sacs allaient rester à l’hôtel car la marche s’annonçait difficile.  Entre 2000 et 3200 mètres d’altitude, presque 80 kilomètres à réaliser, on ne se voyait pas avec 20 kilos dans le dos. Je me demandais comment allait être ma condition physique. Sans acclimatation à l’altitude, j’avais quelques appréhensions. J’allais bien voir de toute façon il était hors de question de faire machine arrière.

C’est ainsi qu’à 6 heures du matin, billets en main nous avons pris le bus. Direction le village de « Cachora San Juan » d’où nous devions commencer la marche. Le seul point d’interrogation que nous avions était de savoir si nous allions trouver un local sur place avec une mule qui allait jouer le rôle de guide. Notre chauffeur nous a déposé à la seule agence de tourisme qu’il y a dans ce village. Ils ne doivent pas dépasser les 300 habitants. La mule devait nous aider à transporter la nourriture et tout notre matériel de camping. Pour 55 sols la journée l’option était trop belle pour que nous puissions profiter pleinement de trek. Crainte effacée en arrivant au village. On a attendu deux heures qu’il soit prêt mais on a finalement pu démarrer sans problèmes la marche après s’être enregistré au poste de police, enfin… si je puis dire. Le bâtiment tenait une pièce en bas, sans fenêtre, et les policiers n’étaient pas en uniforme. Ils allaient faire une partie de foot un peu plus haut dans le village. Sympa comme travail, il était tout de même 14 heures…

Chaussures de montagnes au pied, lacets serrés, dans l’après midi nous allions  réaliser 19 kilomètres, en partant à 2600 MSNM, on devait arriver dans la soirée à 1800 MSNM où nous allions passer notre première nuit dans la tente. C’était la journée la plus facile du trek, une bonne mise en jambe sous un soleil de plomb qui nous laissait perplexe. On était en plein dans la saisons pluies et le simple litre d’eau que nous avions chacun me paraissait bien peu. Heureusement le long du chemin, le guide nous a indiqué quelques chutes d’eau potable. Avec une pastille de stérilisation aucun problème. Plus nous marchions et plus paysage était grandiose.




Tout autour de nous, des montagnes aux parois rocheuses vertigineuses. Au fond du canyon coulait la rivière, à la couleur café au lait, et au puissant courant qui paraissait tout emporter sur son passage. Au loin parfois dégagés, parfois dans les nuages nous apercevions quelques volcans enneigés. Dans les airs quelques perroquets nous accompagnaient en chantant, quelques aigles survolaient la vallée à la recherche certainement d’une proie. Je ne cessais de chercher le condor, mais rien à faire, le premier jour s’achevait. Le soleil se couchait, le froid commençait à nous pincer, et il était temps que nous arrivions au camp installer les tentes et de se préparer un bon souper.


« Romain » était en charge du réchaud, je pense qu’on a bien attendu 30 minutes que l’eau ne se portait toujours pas à ébullition. On commençait à s’inquiéter. Comment allions nous faire ? D’une part l’eau devait bouillir pour tuer les microbes, mais faire cuire du riz ou des soupes dans l'eau à moitié chaude s’annonçait compliqué. Heureusement on a finalement touché au réchaud pour constater que la sortie de gaz était réglée au minimum. Soulagement, nous allions pouvoir manger correctement pendant ces quelques jours.
Les bons touristes que nous sommes, on en a bien rigolé. Voilà ce que c’est que de n’avoir pas fait les scouts. On s’en est tout de même bien sorti je trouve. Les tentes étaient correctement montées et notre ventre était plein. Il était à peine 19h30 mais nous n’avions qu’une envie, dormir. Le second jour de marche cette fois ci s’annonçait costaud. Nous devions descendre de 1800 MSNM à 1600 MSNM sur 2 kilomètres, traverser la rivière sur un pont suspendu, puis monter jusqu’à 3000 MSNM en 7 kilomètres. Ceux qui ont l’habitude de marcher en montagne se moqueront surement, mais pour nous simples touristes de la ville on s’attendait à souffrir.


Il est de nouveau 6 heures du matin que le guide vient nous réveiller. Nous avons une heure pour déjeuner et tout ranger. Un bon petit déjeuné : « Mate de Coca » pour aider avec l’altitude, du pain et de la confiture, un œuf dur suivi d’une banane chacun. Suffisamment et à la fois pas trop pour réaliser la grimpette. Les sacs étaient fait, les tentes rangées, nous étions prêt à transpirer. Ce n’est pas peu dire, jusqu’au pont tout allait bien. La température montait mais c’était encore supportable puisque nous étions à l’ombre. En revanche une fois le pont passé, la végétation se transformait en une sorte de pinède sèche, avec quasiment aucun arbre, les coins d’ombre se faisaient très rares. Sous mon chapeau Colombien je transpirait à grosses goûtes. Après 4 kilomètres de montée, le sac à dos me paraissait peser 20 kilos, et je sentais que le manque d’oxygène ne m’aidait absolument pas. En plus de ça ils ont eu la bonne idée d’installer des bornes tous les kilomètres, qui vous casse le moral. Il vaut mieux monter sans savoir ce qu’il reste à faire, plutôt que complètement cuit, savoir qu’il nous reste encore 3 kilomètres. Les 3 derniers qui plus est sont sur les pentes les plus raides. Je peux vous assurer que sous cette chaleur, monter s’est fait au mental et non à l’énergie. Pour tout le monde ces 3 derniers kilomètres ont été vraiment difficiles. Même « Juana » qui a l’habitude de monter des volcans à plus de 5400 mètres d’altitude souffrait. Ces conditions climatiques étaient un peu extrêmes. Le bon point était qu’au moins il ne pleuvait pas et donc le terrain n’était pas glissant ni dangereux. De plus, plus nous montions et plus les paysages était spectaculaires. 



Nous sommes arrivés exténués au premier campement. En tête avec « Juana », on ne s’est pas pressé pour commencer à cuisiner. On a gentiment attendu « Fanny » et « Romain » pour savoir si on déjeunait là ou bien au prochain campement qui se trouvait 3 kilomètres plus loin. On s’est douté de la réponse en les voyant arriver 15 minutes plus tard.  On a bien du passer 30 minutes à se reposer avant de commencer à songer à cuisiner. Vu l’heure « 12h30 », on était allé quand même relativement vite et il ne servait à rien de se presser. On pouvait dormir là, mais seulement 1h30 supplémentaire de marche nous séparait du campement proche du site de « Choquequiraw ». Nous avons donc pris le temps de nous reposer, et surtout d’admirer les paysages qui nous entouraient. A cette altitude, nous découvrions d’autres sommets enneigés, encore plus hauts que les précédents, et toute cette énergie dépensée prenait son sens. Seuls, isolés dans la montagne avec quelques habitants qui s’étaient installées dans les environs, nous étions loin des touristes qui pullulent à « Cuzco », du bruit des klaxons, des alarmes ou encore des moteurs. Le ciel était d’un bleu comme rarement je l’ai vu, et c’est dans cette atmosphère paradisiaque que tous nos déboires se sont effacés comme par magie. Après un bon déjeuné, nous avons donc réalisé les 3 derniers kilomètres. Ce terrain presque plat ne nous a pourtant pas paru si facile. Repartir à froid, après ces 2 heures de repos n’a pas été évident. Nos jambes étaient lourdes. Mais bon, tranquillement, en admirant les premières ruines et terrasses « Incas » nous avons rejoins le camp.
Terrasse Inca de Choquequiraw

La même terrasse mais vue de loin


La bonne blague lorsque nous sommes arrivés. On était allé à ce camp car nous n’avions pas à payer pour y camper et en plus de ça il y avait des douches, à l’eau froide certes, mais après avoir autant transpiré… le problème c’est qu’à ce camp il y avait deux terrains. L’un était réservé aux touristes comme nous qui venions sans agence de voyage, et l’autre aux touristes qui sont passés par une agence. Et bien notre terrain était incliné. Je ne sais pas si vous avez déjà dormi en tente avec sac de couchage sur un terrain en pente mais c’est vraiment pas génial. Enfin bref, on avait pas vraiment le choix, on allait pas retourner au précédent camp. On voulait être au plus proche du site pour voir le soleil se lever sur le site de « Choququiraw ». On allait bien voir quel type de nuit nous allions passer. Et bien ça n’a pas loupé, une nuit loin d’être excellente pour ne pas être impolis. C’était comme dormir dans un toboggan. On ne pourra pas dire que nous nous sommes bien reposés. On a tellement mal dormi pendant toute la nuit, que la fatigue a pris le dessus en fin de nuit et nous avons raté le levé de soleil. Le guide s’est bien marré en nous voyant sortir de la tente aussi tard. On avait préparé le déjeuné la veille au soir pour rien, quoique c’était toujours ça de moins à faire le matin. Heureusement, lorsque nous avons ouvert la porte de la tente à 7 heures, le temps était couvert. Nous étions dans la brume. On avait rien raté…

Cette journée allait être très tranquille. On devait juste se rendre au site de « Choquequiraw » à 30 minutes du camp, le visiter puis revenir dans l’après midi au camp précédent à environ 1h30. Le guide s’occupait même de démonter et remonter les tentes. Il n’était pas obligé de le faire, mais pour nous rendre service et pour que nous profitions au maximum de cette journée, il nous a rendu ce service.  
Lorsque nous sommes arrivés sur le site, tout était dans la brume. Nous avons marché, vadrouillant au milieu des ruines pendant au moins 2 heures avant que finalement la brume ne se lève… un peu. Pour prendre une photo du site complètement découvert, on a luté. 
Le site de Choquequiraw presque complet dans la brume


Cette photo est la meilleure que nous avons pu prendre…  Mais il y avait autre chose de fort appréciable. Nous étions les seuls sur ce magnifique site archéologique. 
Romain cherche la photo parfaite du site

Le seul animal de compagnie vu sur le site


Pour la première fois de ma vie, je me trouvais sur un site « Inca » extrêmement bien conservé. J’étais encore plus excité qu’avant d’aller visiter le « Machu Pichu ». Les  terrasses étaient en parfait état, on pouvait encore voir les canaux qu’ils avaient construits pour irriguer les cultures qu’ils réalisaient sur ces terrasses. Les maisons et leurs pierres parfaitement taillées s’emboitaient à la perfection donnant cette impression que ces constructions ne sont pas si vieilles que cela. Un travail titanesque qu’ont réalisé les « Incas ». Imaginez vous d’une part monter les blocs de pierres de la rivière jusque là, plus de 2000 mètres de dénivelé. Puis il a fallu les tailler avec une précision chirurgicale. Enfin il fallait les emboiter avec ce système spécifique aux « Incas » qu’on aurait bien fait de conserver quand on voit que ces constructions ont résistés à toutes les intempéries « pluie, vent, neige, végétation tropicale, et tremblements de terre… »

On en a pris plein la vue. Il ne me manquait plus qu’à voir le condor. On nous avait dit qu’il passait au dessus du site entre midi et 14 heures. On a attendu, attendu, attendu, mais non rien à faire ce jour là il a emprunté un autre chemin. On est donc tranquillement redescendu au campement. Arrivé sur place les tentes étaient montées comme prévu. On avait plus qu’à cuisiner notre soupe, accompagnée de riz au thon. Mais avant de souper, pour fêter d’une part la visite de ce magnifique site, les efforts fournis, mais aussi cette belle rencontre que nous avions faite avec les belges, rien de tel qu’une bonne bière. A 5 minutes de marche il y avait un petit commerce. Lorsque la maman nous a vu arriver nous n’avons pas tout compris. Elle parlait un espagnol basique, sa  langue maternelle étant le « Quechua ». Sa fille de 5 ans s’était coupée les doigts assez sévèrement la veille. Ils avaient mis autour de son doigt de l’albumine d’œuf mais sans désinfecter. Evidemment ça avait séché et ça s’était infecté dessous. Nous sommes donc retourné au camp chercher du désinfectant pour nettoyer comme nous pouvions sa plaie. On savait très bien que ce que nous faisions n’allait pas servir à grand chose. Elle allait certainement devoir perdre un doigt. On arrivait pas à retirer l’albumine, la jeune fille pourtant courageuse pleurait, et du pue sortait sans cesse. On leur a laissé des ampoules de désinfectant, des compresses stérilisées. Bref bien peu tant cette gamine devait souffrir. La maman nous a grandement remercié, et nous a fait une petite réduction sur la bière « 1 sol ». Au prix de la bière ce n’était pas énorme, mais bon c’est le geste qui compte. En plus de ça vu l’état de santé de sa fille, une allé retour à l’hôpital nous semblait indispensable. Pour eux c’était hors de question, c’est trop loin et trop cher…

Le ventre serré d’avoir vu cette pauvre enfant souffrir, on n’a finalement pas vraiment apprécié notre bière. Elle avait un goût amer jusqu’au moment où j’ai  levé les yeux au ciel et aperçu au loin dans la vallée un aigle gigantesque en train de remonter dans le ciel par les courants ascendants. Le condor venait de faire son apparition au moment où on s’y attendait plus du tout. Cet oiseau est absolument majestueux. Il a du monter de 2000 à plus de 5000 mètres en quelques minutes sans donner un coup d’aile. Puis aussi rapidement qu’il est apparu il a disparu, plongeant à une vitesse fulgurante dans la vallée pour disparaître derrière les montagnes. La journée ne pouvait pas mieux se terminer. On venait d’en prendre plein la vue pendant 3 jours et cette dernière journée avait vraiment été spectaculaire. A toutes celles et ceux qui sont amoureux comme je le suis des beaux paysages montagneux, je vous recommande fortement ce trek qui fait parti de loin des plus beau que j’ai réalisé jusque là.
Couché de soleil, avant dernière nuit

Le soleil allait se coucher dans environ une heure. Nous avons soupé, puis avons discuté jusqu’à ce que le silence de la nuit ne s’installe. Encore une fois il était relativement tôt, moins de 8 heures. La lune était cachée derrière les montagnes, mais pas les étoiles. Pas un nuage dans le ciel. Tout l’opposé de ce que nous avions eu dans la matinée. Des millions d’étoiles illuminaient le ciel. Un spectacle grandiose que je me suis acharné à prendre en photo dans un froid glacial. La tête pleine de belles images, je suis rentré dans ma tente, et paisiblement je me suis endormi avec un sourire que je n’avais pas perdu en me réveillant. Pourtant cette 4ième journée s’annonçait de nouveau difficile. Pour pouvoir prendre le bus le 5ième jour, nous devions dormir tout prêt du village de « Cachora San Juan ». Nous allions devoir faire la descente, la remonté et les 10 derniers kilomètres dans la même journée ? Au total un peu moins de 28 kilomètres. Passant de 3100 à 1600 puis remontée à 2800.

Nous avons décollé à 8 heures du matin. Encore une fois le soleil tapait fort. La remontée s’annonçait difficile. Heureusement nous nous étions acclimatés à l’altitude. Mâchouillant toute la journée des feuille de « Coca »,  comme des robots nous sommes arrivés à 17h30 au bord du village. 
Romain et fanny se restaurent après la dernière monté
Juana contente de ses exploits


Nico, ne cesse de contempler le paysage


On en avait plein les jambes, mais étions heureux de nos « exploits ». Nous étions vendredi, les villageois avaient terminés de travailler dans les champs. Ils étaient en petits groupes à jouer du TamTam et à partager des verres de « Chicha ». « Romain, Fanny et Juana » passèrent sans problèmes devant eux. 


Et moi qui me fait embarquer à boire de Chica et à jouer du tambourin...


En revanche moi, ils m’ont interpelés. Allez savoir pourquoi, le sourire certainement. Impossible de passer. Je devais partager avec eux la « Chicha », apprendre à jouer de leur instrument… J’ai passé au moins 15 minutes avec eux. Pendant ce temps là les autres installaient leur tente, le soupé… Pas très cool de ma part, je ne voulais pas les laisser faire tout ça… J’ai finalement pu me libérer pour aller les aider. D’autres villageois passèrent devant notre campement, certains s’arrêtaient pour discuter avec notre guide, d’autres venaient nous offrir des bâtons de canne à sucre… Nous étions de retour à la civilisation, mais dans un coin tellement perdu… Enfin au Pérou nous rencontrions des personnes aimables, gentilles qui avaient envi de partager quelques chose avec nous différent de l’argent…
Un dernier couché de soleil, quelques larmes de quitter se magnifique site

Bien fatigués de cette longue marche, nous nous sommes couchés pour partir tôt le lendemain prendre le bus. Nous avons offert un pourboire à notre guide « Samuel » qui nous a vraiment aidé à passer 5 jours formidables. Ce trek n’aurait certainement pas été aussi bien si nous n’avions pas eu ce guide, mais également la présence de nos deux amis belges. Comme on a dit, on s’était bien trouvé. Le même humour, les mêmes envies, toujours souriants, pas difficiles… Vraiment nous venions de passer 5 jours extraordinaires et personne ne voulait que ça s’arrête là. Nous allions rentrer sur « Cuzco » pour nous rendre ensuite au « Machu Pichu », toujours ensemble, et toujours en évitant les agences de voyage… Une belle aventure venait de se terminer pour bientôt en recommencer une autre. Comme on dit, on ne change pas une équipe qui gagne… Mais cette nouvelle aventure, vous vous en doutez, vous la connaîtrez dans le prochain récit.

A très bientôt,

Nico le vagabond.