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jeudi 29 décembre 2011

Colombie - Mes premiers jours à Pasto


Hola, je sais, je vous ai fait de nouveau patienter et veuillez m’en excuser, mais pour une fois j’ai décidé de partir sans l’ordinateur pour profiter au maximum de ce voyage en Colombie tout en évitant d’attirer l’attention, et je pensais qu’un MacBook aurait attiré bien des convoitises si vous voyez ce que je veux dire. Vous savez tous le passé et ce que les gens racontent sur la Colombie, un pays dangereux, où « Ingrid Betancourt » a passé une bonne partie de sa vie séquestrée par la « Guérilla ». Ca c’est ce qu’on vous montre dans les médias, les journaux et autres moyens de communication plus orientés les uns que les autres sur la violence plutôt que sur la magie que peut nous apporter notre monde. Arrivé depuis plus de 6 mois en Amérique du Sud j’en ai croisé des touristes qui ont parcouru la Colombie, et jusqu’à présent aucun ne m’a dit que ce pays était dangereux, bien au contraire. Tous en sont sortis enrichis, le sourire aux lèvres et l’envi d’y retourner voir même de s’y installer. En résumé, ici il se dit que c’est un pays qu’il ne faut surtout pas rater en Amérique du Sud. 

Ma décision était prise, avant de partir plus au Sud de ce continent, il fallait que j’aille visiter la Colombie, et je dois dire qu’ils avaient raison… Que d’émotions et de beaux paysages, un autre petit paradis sur terre. Il y en a pour tous les goûts, certes la drogue et la prostitution sont toujours d’actualité dans ce pays, mais citez moi un pays qui n’est pas touché par ces fléaux… et je vous l’assure celui qui a eu des problèmes en Colombie est celui qui les cherche.  Bref tout ça pour dire qu’une fois de plus on craint ce qu’on ne connaît pas mais qu’on fini presque toujours par constater qu’on se trompait.  Il est maintenant temps de vous ouvrir les portes de la Colombie une nouvelle aventure qui restera gravée à tout jamais dans mon esprit et qui je l’espère vous touchera suffisamment pour vous donner l’envi et le courage de passer cette frontière et de profiter des milles merveilles que vous réserve la Colombie.

Tant de choses se sont passées en si peu de temps. Un mois et demi en Colombie peut paraître énorme mais je vous l’assure ce pays est immense et qu’il ne manque pas de sites à visiter. Je n’ai pas pu tout voir, voyager en hiver là bas n’est pas une mince affaire, loin de là. Pour ceux dont le budget est immense l’avion est réellement une option qui s’avère la meilleur quoique, vous allez certainement rater des sites qui en bus valent le coup d’œil, d’autant plus qu’en Colombie la vitesse est de 80km/heure, mais que la majeur partie du temps on est plus entre 20 et 50. Et oui ici on vous indique dans les bus à l’aide d’un compteur la vitesse à laquelle le chauffeur roule. Quelle blague, ce n’est pas parce qu’on va à 20km/h que ça reste un voyage sûr. Il pleut tellement et c’est peu dire, il pleut comme jamais j’ai vu ça de ma vie. En cinq minutes les routes se transforment en piscines avec plus de 30 centimètres d’eau, la visibilité ne dépasse pas 5 mètres, la chaussée des routes se rompt surtout dans les montagnes, et généralement le précipice n’est pas loin. Ou bien se sont des avalanches de boues et de roches qui s’effondrent sur la route bloquant le trafic pendant des heures, mais c’est aussi l’imprudence des conducteurs qui provoquent une multitude d’accidents. Je ne connais pas les statistiques en France mais pour vous donner un exemple que j’ai lu dans le journal à Cali, en une semaine juste dans cette ville, pas moins de 25 morts et 80 accidents… Mes poils s’en sont hérissés, j’étais en Colombie depuis tout juste 5 jours et j’allais prendre le bus pendant des heures et des heures… Bref comme je l’ai dit plus tôt , si on s’arrêtait à ce qu’on lit ou entend on ne ferait pas grand chose… 

Ainsi le 7 novembre j’allais passer ma journée dans les bus pour joindre la Colombie et plus précisément Pasto à environ 90km de la frontière entre l’Equateur et la Colombie. Rien de tel que 10 heures pour arriver à Quito. Et oui j’étais à Cuenca…De là un taxi pour rejoindre le bon terminal terrestre au nord de Quito et de nouveau 5 heures de bus pour rejoindre Tulcan, la région la plus haute et froide d’Equateur. Des paysages splendides, Volcans, lacs, rivières tout ça à plus de 3000 mètres au dessus du niveau de la mer. Une température bien rafraichissante, une pluie diluvienne, mais un décor qui m’a fait oublier le sommeil et qui m’a permis de garder les yeux grands ouverts jusqu’à la frontière.  Le temps de déjeuner, de prendre le taxi et de me rendre au poste de frontière Equatorien et là j’aperçois cette longue file de voyageurs et de locaux. Tous attendent patiemment son tour pour tamponner le passeport. Une heure s’écoule et me voilà qui franchit le « pont de Rumichaca ». Accompagné de touristes slovaques je faisais mes premiers pas en Colombie en toute sécurité. Arrivé de l’autre côté du pont je me rapproche d’un Colombien pour changer 20$ en Pesos, la monnaie colombienne. Un conseil, aillez avec vous une calculette ou bien changez avant votre argent, sinon ce sont pas moins de 5$ que vous risquez de perdre pour changer 20$. Et oui, ils sont équipé de calculettes trafiquées… pas fou l’artiste, 20$ sont quasiment 40 000 pesos, il m’en proposait 27000, j’ai sorti le téléphone fait le calcul et finalement me voilà avec 38000 pesos en poche… Ca commençait bien, j’ai vite compris que j’allais devoir marchander beaucoup plus qu’en Equateur… Enfin après tout ce périple je foulais le territoire colombien, content et soulagé, il ne me restait plus qu’environ 2 heures et j’allais arriver à destination… Erreur, 5 heures, et oui là aussi il faut tamponner le passeport, puis prendre un minibus qui vous emmène au terminal terrestre d’Ipiales au milieu d’un trafic intense… mais tout se fait dans le calme et finalement à 16h j’étais au terminal. Le temps de boire mon premier café Colombien, quelle déception je demande un café noir et on me sert un café au lait sucré. Quelle horreur… j’en achète un deuxième et cette fois là bien servi et bien fort, mon palet ne s’en est toujours pas remis, un vrai délice. De quoi rester éveillé jusqu’à la fin de la journée. Plus qu’un dernier minibus de 2h à prendre jusqu’à Pasto. Quelle route splendide, et à ma grande surprise en très bon état, bien signalisée. La police et l’armée s’occupent de la sécurité tout au long du parcours dont les paysages sont à couper le souffle une nouvelle fois. Chevaux, vaches, et chiens vous accompagnent au bord de la route. Un peu dangereux… ils ont la fâcheuse manie de traverser devant les véhicules et ce n’est pas la compagne, on est bien sur la route principale… Sur votre droite comme sur votre gauche, les pentes escarpées des Andes, les sommets des montagnes se perdent dans les nuages, et au milieu de ces nuages par moment jaillit une cascade qui vient se jeter 500 mètres plus bas où coule une rivière à la couleur chocolat au lait dont le courant parait bien dangereux… Une arrivée en Colombie qui je vous l’assure valait la peine de voyager pas moins de 20h. Je n’ai pris aucune photo de cette région mais je vous recommande de voir quelques photos sur http://www.google.com.ec/imgres?q=pasto+ipiales+les+andes&um=1&hl=fr&biw=1201&bih=606&tbm=isch&tbnid=DdGATDkcOt6PXM:&imgrefurl=http://cyclingwithserendipity.blogspot.com/2011/06/hello-andes-goodbye-colombia-cali.html&docid=MwyG4NJ3o-rFcM&imgurl=https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiEEm4carrLEK1FlflYlJm0RQFSp_JDfupv91CKeRLOoOAXgOuq5cBfXb2N7Njg02l-EGT20AHw0iuG6S091O1C4zeqb5MbYYSOs9eh2G7yW3uj0ZBADrqn_g5bigfdlSnoFHwphaAWXwo/s1600/IMG_1933.JPG&w=1600&h=898&ei=CrjzTqPZNoHqtgei4dXQBg&zoom=1&iact=hc&vpx=782&vpy=354&dur=1299&hovh=121&hovw=215&tx=73&ty=77&sig=109452041756209999211&page=3&tbnh=89&tbnw=159&start=39&ndsp=19&ved=1t:429,r:4,s:39

Finalement après ces 2 heures de routes j’arrive enfin à destination, Pasto petite ville au bord dont les habitations s’étendent de la plaine jusque sur les flancs du volcan "Cumbal". Il est toujours « Actif » et une fois par an et qui aime cracher ses cendres pendant 2 3 jours en décembre… Apparament les éruptions sont violentes et dangereuses, j'espère donc éviter son prochain réveil... Je débarque au terminal, Il fait nuit noire, il fait froid et il me faut entrer en contact avec Guicel, une colombienne de 21 ans avec qui j’ai pris contact par le site CouchSurfing.org. Premier truc génial en Colombie, « MINUTOS », des gens dans les rues portent un gilet où est écrit « MINUTOS » avec le prix qui varie entre 100 et 250 pesos la minute, vous allez les voir demandez un téléphone, et là on vous donne un téléphone qui ne vaut rien auquel est attaché une chaine que la personne a soigneusement accrochée à sa ceinture. Vous passez votre appel et vous payez la durée de la communication. Pas besoin d’acheter une carte SIM qui vous coûte 5$ plus le forfait, ça vous revient plus cher qu’utiliser ces téléphones dans la rue. En plus de ça vous évitez qu’on vous pique le votre… le seul truc c’est qu’ils peuvent écouter votre conversation mais en ce qui me concerne je n’ai rien à cacher…
Bref par ce biais j’ai pu prendre contact avec Guicel qui m’a donné un rendez-vous dans un centre commercial… Aller là bas avec tous mes sacs ne me paraissait pas une très bonne idée, mais finalement j’ai vite compris pourquoi. Guicel vit avec toute sa famille dans un petit village à 25 minutes du centre. C’était donc une économie de temps et d’argent surtout pour elle. Moi je n’étais pas à ça prêt après tout le transport de la journée, 1 heure de plus ou de moins… C’est ainsi au centre commercial que j’ai fait la connaissance de Guicel et d’un de ses amis, Luis.  On a déposé mes affaires chez son ami puis sommes allé chercher d’autres amis pour aller boire la boisson typique de Pasto « la Guayusa avec de l’aguardiente ». Un mélange explosif, caféine et alcool. Boire de l’aguardiente en étant tant fatigué n’était pas vraiment une bonne idée. Je me suis arrêté au premier verre.  Nous avons passé environ 2 heures à parler de tout et de rien, et plutôt que de poser ce sont eux qui m’en ont posé. J’étais tout simplement le premier français qu’ils rencontraient. Deux choses m’ont marquées, d’après certains de ses amis, en France on n’a pas d’eau, on ne se lave pas, on utilise pour cela du parfum qui ne vaut rien en France, et enfin on mange des araignées. Quelle partie de rigolade… Et ces personnes qui m’on dit cela tous vont à l’université. Voyez un peu le travail des médias… félicitation vous faites un excellent travail. Il était temps de rentrer se reposer. J’en avais vraiment besoin, le cerveau fatigué d’autant plus qu’ils parlent plus vite qu’en équateur, les jambes engourdies par tout ces transports, je n’avais qu’une hâte, entrer dans un lit quel qu’il soit et dormir. C’est dans la petite maison de Guicel qui abrite pas moins de 8 personnes que j’ai passé la nuit. Une maison simple où la décoration se fait rare, mais où règne tranquillité et chaleur humaine.

Le lendemain matin m’attendait la visite de « La Laguna de la Cocha » annoncé comme étant le second plus beau lac de Colombie.  Premier petit déjeuner Colombien, une omelette avec tomates et oignons, pas trop salée, cuisinée par la grand-mère, un vrai régal et tout cela accompagné non pas d’un café mais d’un chocolat chaud avec « l’eau de Panela ». Un mélange qui la première fois que je l’ai bu m’a paru étrange mais je m’y suis fait rapidement puisqu’on vous sert cela partout en Colombie au petit déjeuner, enfin… lorsque vous êtes dans une famille, au restaurant bien évidemment on vous servira ce que vous souhaitez.  
Le ventre plein, à 10h du matin je montais dans mon premier taxi, mais pas n’importe quel Taxi, ils appellent cela les « taxis partagés ». C’est un service public, le chauffeur attend patiemment que la voiture soit remplie puis on part. Le tout est de monter dans le bon taxi pour ne pas se rendre au mauvais endroit. Bon dire que c’était un taxi me paraît exagéré, on avait du mal a fermer les portes, le moteur souffrait pour monter les pentes, et les freins avaient la fâcheuse tendance à grincer, un véhicule Renault je tiens à le préciser. Et oui parfois on achète français, mais un véhicule des années 80… Enfin cela reste économique,  pour 4000 pesos soit un peu plus de 2$ j’ai fait 40 minutes de voiture pour arriver au Lac. Sur la route, au col, une statue de la vierge, tous dans la voiture font leur signe de croix, je me suis retrouvé bien mal à l’aise lorsqu’ils m’ont regardé juste après. Je sui catholique mais pas vraiment pratiquant ça s’est vite remarqué…



Assez amusant parti seul au lac j’y ai rencontré 3 touristes qui étaient arrivés par le taxi précédent. Tous parlaient français mais pas un était de Français mais, Belge, Québécois et suisse.  Ca faisait du bien de parler un peu ma langue après tout ce temps passé à parler en Espagnol ou en Anglais… Le lac n’est pas si exceptionnel qu’ils le disent, mais c’est plutôt le petit village fait de maisons de bois qui vaut le coup d’œil et y déguster une truite saumonée fraichement pêchée a été un régal. Un village tranquille où pour le premier jour après ce long trajet m’a paru la visite idéale, rafraichissante et relaxante…



Comme d’habitude l’après midi après avoir mangé, il a commencé à pleuvoir, il était donc temps pour moi de rentrer en ville retrouver Guicel qui devait être sortie de l’université et rentrée chez elle. Quelle partie de rigolade dans le taxi, on a eu du mal à monter au lac et voilà qu’ils coupent le moteur pour redescendre en ville. Pas de petites économies surtout qu’en Colombie, il y a du pétrol, il y en a même beaucoup, mais aussi étrange que cela puisse paraître le prix à la pompe est de quasiment 5$ les 3 litres alors qu’en Equateur il ne vaut même pas 1.5$. Sur le chemin de retour, voilà que la police nous arrête chose qui ne m’étais encore jamais arrivé dans le voyage. Je me dis que je vais avoir des problèmes, je n’étais pas sûr d’avoir la copie de mes papiers avec moi… Mais en fait non, ils n’étaient pas là pour nous contrôler, ils ont arrêté le taxi juste pour lui donner des écouteurs MP3 à délivrer un peu plus loin à un autre policier en ville. J’ai encore du mal à comprendre comment ça fonctionne tout ça…

De là me sont venues quelques questions que je ne me suis pas gêné de poser à Guicel et ses amis lorsque je les ai retrouvé en ville. Les réponses sont fracassantes, et en conclusion je dirais que la Colombie subie une corruption écrasante qui s’exerce dans le gouvernement mais aussi dans la police. Tant d’argent par dans la corruption, mais je vous détaillerais ces problèmes dans un prochain récit.

Il était temps que je débute mon apprentissage de la salsa colombienne. Quelle partie de rigolade, je dansais plus que la plupart de ses amis. De là à dire que je dansais bien, non... il me manquait quelque chose d’essentiel pour danser la Salsa, le rythme. J’ai donc fait le pari avec Guicel que quand je repasserai par Pasto à la fin de mon voyage en Colombie je l’inviterais à danser et ce sera en rythme. Un pari risqué, mais je me connais, quand je veux je peux. Il y avait du boulot j’en étais conscient.


Je comptais partir le lendemain matin pour Cali, mais un évènement pas ordinaire se déroulait le lendemain partout en Colombie, une grève étudiante et une marche pour protester contre une réforme d’une loi qui risquait de pénaliser la quasi totalité des étudiants. Yeah nous ne sommes pas les seuls en France à protester contre l’éducation. Pour vous faire un résumé le gouvernement souhaitait se désengager du financement dans l’enseignement supérieur. Etant en parfait accord avec les étudiants, au petit matin je me suis donc joint à Guicel et à plus de 10000 étudiants pour défiler dans les rues de Pasto. Pour en savoir plus sur cette réforme je vous invite à lire cette pagehttp://www.legrandsoir.info/+non-a-la-ley-30-en-colombie+.html

Cette manifestation se sera faite sans encombre, sans violence juste que toutes les rues se sont retrouvées avec des graffitis « Non à la loi 30 ».  une horreur tant les étudiants ont peint les murs, mais bon comme ils disent, ce n’est pas grave à la prochaine élection régionale ou présidentielle le gouvernement aura tout repeint et tout masqué… 


Il était temps pour moi de quitter Pasto et de me rendre à Cali. Je comptais prendre le bus de nuit et arriver au petit matin. Mais voilà lorsque je suis rentré à la maison de Guicel et que j’ai commencé à faire mon sac, sa grand-mère est arrivée dans ma chambre toute tremblante. Je lui ai demandé ce qu’il se passait et elle m’a répondu cela : « Non nico, tu ne devrais pas partir cette nuit, part pitié, part demain c’est mieux ». Je lui ai alors évidemment demandé pourquoi, et sa réponse était très claire, « c’est une route dangereuse, il pleut beaucoup et il y a la guérilla qui chaque nuit réalise une opération commando ». Autant vous dire que je n’ai pas cherché plus loin, je me suis couché et au petit matin j’ai pris le bus pour Cali, et rien m’est arrivé « Gracias à Dios » comme ils disent, ce qui signifie : « Merci à Dieu ». Un grand merci  Guicel et toute sa famille. Mon arrivée en Colombie s’est faite dans les meilleures conditions possibles et c’est en grande partie grâce à eux. Ce n’est pas un adieu mais juste un au revoir, je devais les retrouver quelques semaines plus tard après avoir fait le tour de son pays.  

La suite dans le prochain récit.

Je ne sais pas si j’aurais le temps d’écrire le prochain récit sur Cali, ainsi je vous souhaite un peu en avance de très bonnes fêtes de fin d’année et j’en profite également pour remercier tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire. Je vous embrasse tendrement et vous dit à très bientôt.

Nico le Vagabond.

lundi 19 décembre 2011

Colombie - Les 3 dernières semaines, du Centre Ouest au Sud Ouest


Ainsi arrivé bien tôt au terminal de Medellin il me fallait attendre un peu avant de réveiller mes amis et leur dire que j’étais arrivé. Une nuit bien longue … Elle s’est terminée lorsque je suis arrivé à 7 heures du matin à « Rio Negro » une ville de la banlieue de Medellin chez mes amies. Exténué je suis parti directement me reposer 3 heures. c’était un mal pour un bien il leur faut pas moins de 2 à 3 heures pour se préparer. Ahh les femmes…
Un peu reposé j’ai fait la connaissance d’une bonne partie de la famille de Jey. Des gens forts sympathiques qui aiment, non qui adorent manger.




La maman s’inquiète tout le temps si on a faim ou pas. Des petits déjeuners fait d’une omelette, d’arepas au fromage (une galette de maïs qui ressemble à un pancake) de beurre, et d’un bon chocolat à l’eau de panela. Le ventre bien plein, en compagnie  de Jey, Erika et ses deux cousins nous pouvions attaquer la visite de « Rio Negro » et de ses environs.
Cette petite ville est fort appréciée des locaux qui viennent passer la fin de semaine dans ce qu’ils appellent « Una finca » sorte de petite maison de campagne. Nous sommes dans un premier temps parti voir la tante de Jey la fille qui m’avait hébergée à Cali. Celle-ci habite une petite maison de bois construite par son mari et ses enfants il y a de cela 5 ans.


Franchement elle est bien construite, il y a de nombreux trous, il n’y a pas d’extras dans la décoration et chose étonnante il n’y a pas de fenêtres… On se trouve tout de même proche des 2800 mètres au dessus du niveau de la mer. Je n’imagine pas comme il doit y faire froid la nuit. Après avoir bu un bon chocolat chaud à l’eau de Panela préparé avec soin par sa tante nous sommes rentrés sur « Rio Negro » pour voir les illuminations de la ville. 

Et oui à ce moment là, c’est la fête des lumières. Les gens décorent leurs maisons avec tout un tas de bougies, toutes les rues en sont pleines ce qui donne un charme fou à cette petite ville. Cela se passe partout en Colombie mais « Medellin » et sa banlieue sont les endroits les plus connus et splendides pour assister à cette fête qui a lieu chaque 7 décembre. Je vous laisse apprécier quelques photos…







Après avoir fait le tour du centre nous sommes partis à 10 minutes au village de San Antonio, également réputé pour ses illuminations et son artisanat. On a du passer environ 2 heures là bas, à faire les stands et à admirer les illuminations. Toutefois rapidement j’ai senti la fatigue qui prenait le dessus, et nous avons fini par rentrer à la maison. Je peux vous dire que je n’ai pas mis long feu pour m’endormir et que le lendemain j’ai ouvert les yeux à 9 heures, loin d’être frais comme un gardon!!!. Je commence doucement mais surement à prendre de l’âge et les nuits blanches ce n’est plus pour moi on dirait ? Jean-Vincent tu dois enfin avoir le sourire aux lèvres de voir que, tout comme toi, j’ai pris une claque… A parté faite…  
Le second jour nous sommes partis voir une autre tante. Combien en a t-elle je l’ignore, mais elle en a beaucoup et toutes vivent dans la région d’Antioquia. De chez sa tante, après avoir de nouveau bien mangé, nous avons fait une petite randonnée l’après midi histoire de digérer tout ça puis nous nous sommes rendu au village de « Carmen de Viboral » réputé pour le travail de la porcelaine et pour ses bières artisanales. Là bas, vit sa grand mère et vivait également son grand père récemment décédé. Il paraissait pourtant en bonne santé quand je l’ai rencontré. Une pensée donc bien forte pour lui et toute sa famille qui a du traverser ce dur moment pendant les fêtes de Noël. On n'est pas resté longtemps avec ses grands parents, ils étaient relativement âgés et avoir des visiteurs après le souper ne devait certainement pas les réjouir. Ainsi on est sorti de leur maison pour déambuler dans les rues. Sur chaque habitation ou commerce, à la base des murs, mais aussi sur les portes les poteaux d’éclairages, ......... il y a de la porcelaine incrustée: des mosaiques.





La rue principale en est remplie ce qui la rend vraiment magnifique. J’ai alors eu la curiosité d’aller voir un service complet. Attention les yeux ça laisse rêveur la finition de chaque assiette, verre, etc est fabuleuse. Un vrai travaille d’artiste. On a continué comme cela à marcher jusqu’à arriver dans une petite taverne. On a attendu un ami de Jey en dégustant une bonne bière artisanale « las 3 Cordilleras ». Son ami est un photographe professionnel qui allait nous héberger la nuit dans sa maison de campagne. 
J’étais toujours fatigué et me dire que nous allions passer la soirée à danser ne m’enchantait guerre, mais bon j’ai tenu le choc et c’est avec quelques pas de danse Salsa supplémentaires que je suis parti me coucher heureux une nouvelle fois d’aller dans un lit…

Le troisième jour nous sommes parti visiter la rétention d’eau la plus importante de Colombie. Pour cela nous nous sommes rendus au village de « Guatape ». Là bas il y a un énorme roché de 400 mètres de haut d’où on a pu observer ce lac artificiel, actuellement il pleut tout le temps. 



C’est absolument magnifique de voir cela de si haut, on se rend vraiment compte de l’envergure que le lac représente. Avec les montagnes aux alentours et les petites îles réparties un peu partout c’est une vue spectaculaire auquel j’ai assisté. Ca valait la peine de monter les 600 marches… A « Guatape » au dessus du lac les gens font du jet Ski, ou bien du ski nautique, des tyroliennes sont installées pour traverser le lac… bref un bon site touristique, mais il n’y a pas que ça. C’est aussi un petit village très tranquille où, sur les murs des habitations, sont dessinées des fresques qui représentent diverses situations de la vie, ou bien de simples symboles toujours très colorés… 




La majorité des maisons sont de toutes les couleurs et ce ,dans tout le village, ce qui lui donne un charme fou. Vraiment plaisant que de venir dans des endroits pareils. Jey jusqu’à présent a fait un sans faute comme guide.
Le dimanche, ce n’était pas le jour du seigneur mais le jour de repos. Enfin ça dépend pour qui. Allant déjà cuisiné à Cali pour Jey et Erika, elles m’ont demandé de préparer un autre plat de mon choix. J’ai évidemment accepté, seulement une fois le plat choisi je me suis repenti. Il fallait que je prépare à manger pour toute la famille qui vit dans la maison mais aussi pour le reste de la famille qui vit dans la même rue soit pour 13 personnes. Au menu crêpes salées (pommes de terre sautés avec jambon frit oignons et fines herbes), et crêpes sucrées (banane frite, avec glace à la vanille chocolat, coulis de fraise, arequipe, et couli de chocolat chaud…). On s’est régalé, certains gourmands ont voulu jouer au malin en mangeant deux crêpes salées et une sucrée. Ce n’est pas faute de les avoir prévenu que ça faisait beaucoup. Le ventre lourd ils ont eu du mal à dormir… Pour ma part une fois le bon plat typique breton dans l’estomac j’ai fait ni une ni deux, je suis parti me coucher. Les produits ne sont pas les mêmes ici mais on arrive à se rapprocher de ce qu’on a en France, et ça reste très bon…

Le lundi on a visité Medellin, enfin c’est beaucoup dire car le Lundi et bien tout est fermé ou presque à Medellin. On voulait aller au jardin botanique, au planétarium, à l’aquarium, etc… Fermé. Même une partie du métro était inaccessible pour se rendre au belvédère de la ville. On a donc juste visité la bibliothèque espagnole, puis le musée de Botero, la place de Botero où sont exposées de nombreuses statues de bronze, puis finalement on s’est rendu dans le quartier commerçant pour acheter ce dont nous avions besoin. 



Enfin moi ce dont j’avais besoin, les filles c’était plus ce qu’il leur faisait plaisir!!!!  3 heures là dedans j’en pouvais plus!. On a finalement terminé la journée en prenant le téléphérique pour voir la ville de nuit éclairée de millions de lumières bleues, rouges, jaunes… un vrai spectacle de lumière.




Je dois dire que « Medellin » est une très grande ville comme l’est Bogota ,mais en rien elles ne se ressemblent. Bogota est moche, les gens ne sont pas très accueillants et sont même méfiants, la ville est sale et il y a un trafic démentiel. Medellin c’est un peu tout le contraire. Une ville propre, les gens se respectent et aident les touristes, c’en est même impressionnant. Il y a parfois des files énormes et personne ne s’énerve, personne ne se bouscule. Dans le métro on laisse descendre puis tranquillement sans bousculer quand c’est notre tour on entre. Dans la ville le trafic est bien organisé, le métro est tout neuf et est même équipé de téléphériques, tout ça pour le même billet de métro. La vie est moins chère qu’à Bogota et enfin il y  a ce spectacle de lumière de Noel qui manque cruellement à Bogota et qui augmente considérablement le charme de la ville de « Medellin ». Bref je me demande pourquoi cette ville n’est pas la capitale de la Colombie.

Je devais partir le lendemain mais étant donné que je n’avais pas pu tout visiter le lundi, finalement on a repris la visite le Mardi. Direction le Jardin botanique. 



Après l’avoir visité nous avons attendu une de mes amies que j’avais rencontré avec son petit ami à Bogota. Une artiste qui m’avait demandée de la contacter lorsque j’arriverais à « Medellin ». Une fois Lucero arrivée, nous nous sommes dirigés vers le métro pour nous rendre dans le quartier où réside le gouvernement. Comme je leur ai dit,  vous m’emmenez au lieu où la corruption est la plus élevée du pays… Bref on a terminé la soirée le long de la rivière où étaient installées les illuminations de Noël. 3 kilomètres éclairés, environ 35 villages représentés qui correspondent chacun à un village de la banlieue de « Medellin ». On est finalement arrivé à la place des jets d’eaux où les fontaines jaillissent du sol et où les gens s’amusent à éviter de se faire mouiller, tout cela avec un jeu de lumière époustouflant qui embelli réellement la place.







Ma visite de Medellin s’achevait après cela. Il était temps de remercier Jey, Erika, et Lucero pour tous ces bons moments partagés. 



Une nouvelle fois les quelques jours passés avec Jey, sa famille et Erika auront été riches, non pas seulement pour les visites que nous avons effectués tous ensemble mais aussi pour les bonnes parties de rigolades que nous avons eues. Je le répète mais cette charmante demoiselle accueille vraiment les gens pour qu’ils se sentent bien et l’amour qu’elle a de son pays se ressent dans l’envie qu’elle a eu de me faire connaître son pays. Une nouvelle fois donc Jey, merci pour tous ces bons moments passés, merci également à toute ta famille. Vous m’avez accueilli les bras grands ouverts et j’espère un jour vous rendre l’appareil. Une bien belle rencontre qui laissera de nombreux souvenirs gravés.

Ainsi donc vers 20h j’ai pris le bus en direction « d’Armenia ». Une ville qui n’a rien d’exceptionnelle en revanche à ses environs se trouve deux sites que je voulais absolument visiter. Le premier site se somme « El parque nacional de Cocora », un parc national où grandissent des forêts de palmiers gigantesques. J’ai pas vraiment eu de chance lorsque j’y suis allé car comme souvent à cette période il a plu. Arrivé à « Salento » d’où on peut entrer dans le parc naturel j’ai donc patienté pendant une heure le temps que la pluie se calme. Il y avait quelques escaliers à gravir pour se rendre à un petit belvédère de la ville. Pour passé le temps je me suis donc empressé de monter. Pas grand chose, le temps étant couvert. Toutefois c’est un bruit familier qui m’a mis la puce à l’oreille. Quelqu’un était en train de jouer de la guitare un peu plus loin enfoncé dans la forêt, abrité dans une petite cabane. 



Discrètement je me suis approché et j’ai entamé la conversation. Il s’agissait d’un local qui était en train de pratiquer des exercices de guitare. On a passé l’heure à se passer des astuces de guitare, à refaire le monde puis on est parti manger ensemble. Ce Colombien m’a bien aidé pour trouver un taxi qui m’a emmené pour pas cher au parc de Cocora. Un de ces moments privilégiés que j’adore passer pendant mon voyage. Prendre le temps  à converser avec les locaux. J’y apprend toujours plein de choses, et ce sont ces moments là que j’apprécie vraiment de mon voyage. Je me rappelle toujours ce que me disait mon grand père quand j’ étais plus jeune : « Ici et maintenant », c’est tellement vrai… C’est une chose que j’ai réellement apprise au cours de mon voyage, apprécier le moment présent tel qu’il se doit et non pas l’apprécier plus quelques jours ou mois plus tard…

Arrivé à l’entrée du parc, la pluie avait cessée, une chance… Seulement voilà qu’un épais brouillard l’avait remplacée. Tellement épais que je me suis perdu à deux reprises. Mais bon j’ai finalement pu apercevoir ces gigantesques palmiers hauts de plus de 50 mètres de haut. 



Ca change des petits palmiers qu’on voit un peu partout et dont on ne prête plus attention. Le brouillard ne s’est jamais dissipé, pas de chance je n’ai donc pas pu voir la cime des volcans qui se situaient à moins de 100km… Je suis donc rentré à « Salento » un peu désappointé.
Arrivé sur la place centrale de « Salento » j’attendais un bus pour pouvoir repartir à « Armenia ». En bon touriste je sors l’appareil photo pour prendre quelques photos de la place et surtout du commissariat. 




Un édifice bien trop fleuri à mon goût et qui me laissait penser que le capitaine devait être quelque peu efféminé. Soudain j’entends des gens qui m’interpellent. Un groupe d’environ 20 personnes est en train de me faire des grands signes pour que je les rejoigne.



Je me suis donc approché et j’ai commencé à faire top model et à me faire prendre en photo, à danser et à converser avec tous ces gens. Il s’agissait d’un groupe de cadres hospitaliers qui effectuaient un voyage de 2 jours pour connaître la région. Ils organisent ce voyage une fois par an avec l’argent qu’ils ont tous collecté pendant l’année. Ils avaient réservé une nuit dans une maison de campagne « Una Finca » et m’ont invité à passer la soirée avec eux. Certains diront que c’est dangereux qu’il ne faut pas accepter, blablabla. J’y suis allé je sentais bien que ces gens n’étaient pas méchants. On est donc parti dans leur bus privatif pour dans un premier temps aller diner puis nous sommes allés danser dans la maison de campagne. 



Une bien belle maison de 15 chambres avec piscine, jardin, le tout entouré de champs de bananiers. On aura passé une bien belle soirée tous ensemble.
Le weekend s’achevait, ils devaient rentrer travailler et moi je devais me rendre au parc du café. Ils m’ont déposé devant l’entrée du parc. Arrivé un peu tôt, j’ai patienté avec les locaux l’ouverture du parc qui n’était pas à 8 heures mais à 9 heures. J’ai même eu le temps de voir qu’ils étaient en train de changer les prix d’admission. J’ai bien essayé d’acheter mon billet avant que les prix ne grimpent mais en vain… J’ai bien payé 22 pesos et non 20 comme c’était encore indiqué à 8 heures. Pour une fois pas de chance… Ils ont bien essayé de me vendre le paquet exclusif qui donne l’admission au parc du café, mais aussi à son parc d’attraction et à son téléphérique. Ils m’argumentent que la remontée est difficile mais bon, pas fou l’artiste, des kilomètres j’en fait tous les jours en marchant… Ce n’est pas une petite colline qui allait me faire peur.
Je suis entré le premier dans le parc du café. Une bien belle idée. J’ai déambulé tout seul pendant 3 heures sans croiser un seul touriste. J’ai pu observer des dizaines d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres ; perroquets, colibris, et d’autres espèces que je n’avait encore jamais vu. Je vous laisse apprécier les photos, moi j’en ai pris plein la vue. 






Vraiment ce parc vaut le coup, tôt le matin, sinon pour ce qui est du café et bien ils en ont planté partout, on vous explique rapidement comment ils le récoltent et ce qu’ils en font mais rien que je ne savais pas déjà… En gros le café de Colombie est réputé puisqu’il y a un bon climat pour le faire pousser, la préparation du grain de café consiste à le laver puis à le faire sécher et lors de sa commercialisation il se vend tout frais encore en grain. Il n’a pas encore été frit et donc chaque entreprise qui achète ce café peut le préparer à sa guise… Je ne pense pas vous apprendre grand chose, mais bon c’est ce qui m’a été enseigné là bas. J’ai terminé la visite en remontant la petite colline qui à son sommet permet d’avoir une vue sur toute la vallée « d’Arménia ». C’est splendide, des champs de café à perte de vue et au loin la cordillère des Andes qui se dessine.



Je suis rentré en début d’après midi à l’hôtel refaire le sac… et oui de nouveau. Il ne me restait que peu de temps en Colombie et encore un site à visiter. Direction Cali pour prendre tôt le lendemain matin un autre bus et me rendre à « Popayan », une ville coloniale dont ont dit qu’elle est la plus belle du sud de la Colombie. Un bon point de chute avant de rentrer en Equateur puisque je ne me trouverais plus qu’à 6 heures de Pasto où j’ai commencé le voyage en Colombie.
Pour me rendre à « Popayan » ce devait être un trajet de 2h30, ce sont finalement 5 heures que j’ai passé dans le bus. Donc un conseil, quand vous voyagez en Colombie utilisés bien les bus touristiques et non les bus locaux. Vous y perdrez de l’argent mais y gagnerez beaucoup de temps. C’est à la fin de la journée que je suis arrivé sur place… Enervant, il fallait de nouveau que je me lève à l’aurore pour visiter, tout ça à cause d’une mauvaise compagnie de bus... Ca a été en plus de ça une déception. La ville est belle mais sans plus, en comparaison de Cuenca ou bien de Cartagena… il n’y avait pas photo. J’ai donc rapidement pris la tangente pour me rendre à Pasto retrouver « Guicel » et passer la soirée avec elle et ses amis qui venaient se réussir leurs examens de fin d’année. Une dernière soirée Colombienne. Rien de tel pour bien terminer la visite de beau pays.

Pas évident de se dire que c’était mon dernier jour en Colombie… tant de gens rencontrés une nouvelle fois, tant de bons moments passés et tant de belles choses visitées. On m’avait prévenu que la Colombie valait le coup, j’en suis maintenant bien conscient. C’est un pays magnifique aux milles paysages et facettes et un mois et demie pour le visiter me paraissait correct mais finalement cela m’a paru bien trop court.
Une bien belle expérience que j’ai vécu là bas. J’espère en tout cas vous avoir convaincu de vous rendre en Colombie et que vos préjugés auront pris le large.

Le 19 Décembre au matin je repassais la frontière pour me rendre à Quito retrouver mon ami Luis et sa copine Natalie. 




On aura passé une simple journée ensemble mais on se sera bien amusé. Ca faisait plaisir de retrouver des têtes connues le temps d’une journée et c’est le 20 au soir qu’en avion j’ai remis les pieds à Cuenca.

Vous commencez à me connaître, la suite, dans le prochain récit.

Nico le vagabond.







mercredi 7 décembre 2011

Colombie - Les plages des caraïbes, la ciudad perdida et plus


Il était donc temps de quitter Bogota et son climat désastreux pour retrouver les plages du nord, les plages des Caraïbes. Pour cela je n’avais que deux options. Prendre le bus en repartir par la même route jusqu’à Cali… Et oui toutes les autres routes étaient fermées à cause de la pluie torrentielle qui n’a toujours pas cessée de s’abattre sur le pays, ou bien l’avion directement jusqu’à Santa Marta. La question ne s’est pas posée lorsque j’ai vu les prix d’avions beaucoup moins cher que le trajet à faire en Bus… Je n’ai aucune confirmation de cela, mais je pense que le gouvernement et les compagnies aériennes baissent les prix dans ces moments de catastrophes naturelles pour éviter de paralyser complètement le pays. En tout cas moi j’en ai profité pour voler 1h30 et arriver donc à Santa Marta. Enfin ça c’était ce qui était prévu… On a du passer 3 fois au dessus de l’aéroport avant d’atterrir. Pourquoi ??? La bonne blague, il pleuvait une nouvelle fois. J’ai donc du attendre que ça se calme pour enfin poser pied à terre. Seulement là bas il ne faisait pas froid comme à Bogota, pas moins de 32°C à 18h00.  Pluie chaude, chaleur humide. J’aurais bien aimé voir l’océan bleu turquoise de l’avion, mais c’est plutôt marron gris que je l’ai vu. Comme quoi aux caraïbes c’est comme partout, si le temps est moche, l’océan l’est aussi. Les eaux turquoises il me fallait attendre le soleil et donc le lendemain…
On m’avait recommandé de dormir sur Santa Marta. Sur le site www.hostelbookers.com j’ai réussi à retrouver le nom de l’auberge de jeunesse que des amis m’avaient recommandé nommée « La Brisa Loca » Je me suis ainsi retrouvé dans une petite auberge de jeunesse à + destination trouvée. Là bas j’y ai rencontré un couple de Colombiens fort sympatique. Ils m’ont donnés tous les bons plans de cette région de la côte, belles plages, Ville perdue « Ciudad perdida », parcs naturels…

La première chose que j’ai décidé de faire était de me rendre à Taganga, un petit village de pêcheurs à tout juste 15 minutes de l’autre côté de la colline. 

A bien oui, on j’avais beau être à la plage la montagne ne cessait de me suivre. Heureusement fini les cols à 2500 mètres, les routes sinueuses sur 300 kilomètres. Non là les trajets étaient courts et ça se voyait aux compteurs des taxis. Arrivé au village, c’est un endroit très tranquille que j’ai découvert. La plage n’est pas très belle, poluée par les pêcheurs et les centaines de personnes qui viennent déguster bières et glaces sur la plage. En revanche après 30 minutes de marche à pied, je suis sorti du village, passé une petite colline où derrière se trouvait la plage « Playa Grande ». Je me suis posé le temps de bronzer et de me baigner avant que le soleil ne chauffe trop. On a vite fait de bruler malgré la crème protectrice. Un peu avant midi je suis donc rentré à Santa Marta pour préparer le sac, le pied et l’appareil photo pour me rendre au « Parc naturel de Taganga ». D’après les locaux et de nombreux touristes, cet endroit est un petit paradis. Impatient dans le bus, j’étais tout content de descendre à l’entrée du parc où les touristes payent un prix fou « 40 pesos, soit un peu plus de20$  » pour juste passer la barrière et encore 5 pesos pour aller en mini bus à l’entrée réelle du parc… Le minibus était plein de touristes… je commençais à me demander où j’allais mettre les pieds… Avec tous ces touristes, pas moyen de voir ou d’entendre le moindre animal. On était pourtant bien en train de marcher dans une forêt tropicale, boue, fourmis, moustiques, et plantes gigantesques. Bien équipé avec mes chaussures de marche, je suis arrivé rapidement sur la première plage. On m’avait bien dit de ne pas m’arrêter à cette plage qui était loin d’être la plus belle. En effet d’une part les vagues sont fortes et il est interdit de se baigner, mais en plus de ça, les algues noires tâchent le sable blanc. Bref rien de bien fulgurant, j’ai donc continué la marche jusqu’à la prochaine plage qui se nomme « Playa de Arrecifes ».  Une petite marche au bord de la plage, abrité par les palmiers qu’il vaut mieux passer rapidement au risque de se prendre une noix de coco sur la tête… Arrivé à la seconde plage c’est avec joie que j’ai découvert une plage tranquille, sans touristes où il était difficile de ne pas s’arrêter. Un lieu privilégié des amoureux de la nature. 

Une petite heure le temps de sauter à l’eau avec le masque et le tuba pour observer des millions de poissons de toutes les couleurs et des coraux tous plus beaux et dangereux les uns que les autres. Il était tout de même pas loin de 5 heures de l’après midi je me suis donc remis en route pour atteindre la plage de « Playa  Cabo San juan de Guias » où il devait y avoir douches et hamacs pour y passer la nuit. Lorsque je suis arrivé c’est un terrain de foot, de volley, et des centaines de hamacs que j’ai aperçu…  Un paradis… j’en doute mais il faut tout de même relativiser, la plage était vraiment splendide. J’ai donc réservé mon hamac avec les touristes rencontré le long de la route et je suis allé me doucher avant que la nuit tombe et que les moustiques ne nous attaquent. Mieux valait donc bien se protéger pas comme certains touristes que j’ai vu rentrer rouges de piqures. La nuit nous l’avons passé sur la plage à observer les étoiles après avoir mangé, loin de tous ces touristes qui ne pensaient qu’à boire des bières et du vin à un prix exorbitant. Il faut dire que le seul moyen d’accès à la plage c’est à pied, à cheval ou en bateau… C’est une nuit splendide que nous avons eue. La pluie avait lavée le ciel et des millions d’étoiles éclairaient la plage. 

C’est relativement tôt que nous sommes allé nous coucher pour profiter pleinement du levé de soleil le lendemain. A peine réveillé j’ai sorti l’appareil photo, foncé à la plage et suis parti apprécier ce fabuleux levé de soleil. 


Personne sur la plage, juste moi et les oiseaux qui avaient fait leur apparition. Toucans, colibris et bien d’autres oiseaux chantaient en cœur. Je comprenais enfin ce qu’entendaient les gens par un petit paradis. J’ai alors décidé d’explorer les plages un peu plus lointaines pour fuir les touristes qui doucement allaient se réveiller et polluer ce magnifique écosystème. J’ai donc marché une heure et découvert des plages splendides où j’y ai passé la matinée. L’estomac vide qui criait famine j’ai fait demi tour pour aller déjeuner. Le ventre plein, bien reposé, j’étais prêt pour rentrer sur Taganga y passer la nuit puis le jour suivant j’allais entamer un trek qui s’annonçait difficile : le trek de « la ciudad perdida »,  une ville indigène perdue dans la jungle a environ 50 km de toute civilisation. 

Ainsi rentré le soir à Taganga  dans une auberge de Jeunesse tenue par un français, « La Casa de Felipe » je me suis mange un bon plat français histoire de faire le plein de forces pour le lendemain. Quel bonheur que de manger français après tout ce temps. Un excellent filet mignon avec frites, haricots verts, et une bonne sauce au poivre ». Je me suis régalé. Il était temps de préparer le sac à dos pour le trek. Surtout il ne me fallait rien oublier et en particulier les 2 antis moustiques, le short de bain, et pantalon et la frontale. Et oui perdu là bas sans moyen de communication, je ne pouvais conter que sur moi même.
Il était 8 heures du matin lorsque l’agence de voyage est venue me récupérer. Deux heures de routes sur des routes de terres où plus le temps passait et plus on s’enfonçait dans la jungle. A une altitude de 800 mètres au niveau de la mer j’allais attaquer ce trek qui à voir la tête des gens qui en revenaient s’annonçait costaud. C’est avec un groupe de 10 touristes plus le guide, sa femme et son fils que nous avons démarré sous une pluie battante. Première obstacle, nous devions attendre que la pluie s’arrête pour que nous puissions traverser la rivière. Ca paraissait vraiment dangereux… On a attendu une heure et la pluie ne voulait pas cesser. Les guides ont décidé qu’on pouvait quand même y aller. Je peux vous dire qu’on ne faisait pas les malins et qu’on a tous suivi les instructions à la lettre. Un faux pas et ça pouvait être la fin, le courant était tellement fort… Je vous laisse regarder la photo qui parle d’elle même…

On a finalement traverser sans encombre 3 fois la rivière puis avons commencer à vraiment marcher. On savait déjà où on avait mis les pieds. Des montées vertigineuses de plus de 2 heures dans une boue faite d’argile qui colle bien aux chaussures, avec des chaussures lourdes déjà puisque trempées, une chaleur étouffante et en plus de ça une humidité élevée. Après avoir monté je ne sais pas combien de dénivelé il nous fallait tout redescendre de l’autre côté. La plupart des touristes ne faisaient pas les malins d’autant plus que la nuit approchait, que le terrain était glissant et qu’on était encore loin d’arriver au premier campement. C’est à la frontale qu’on est arrivé au premier campement. On était tous exténués. On a bien pris le temps de se laver, de s’étirer pour éviter les courbatures. Nos vêtements étaient déjà bien sales, j’ai essayé de retirer le soir même les tâches rouges laissées par l’argile sur mes vêtements mais en vain. On allait passer 4 jours supplémentaires avec des habits qui n’allaient cesser de s’encrasser. Bon c’est un trek, mais lors du dîner on se demandait ce que ça alalut donner les jours suivants… On espérait en silence que ce premier jour était le plus difficile. A peine on avait terminé de souper qu’on à foncer dans nos hamacs respectifs. On devait se lever à 6h le lendemain pour marcher environ 6 heures bien conscient de ce qui pouvait nous attendre.


Finalement les 2 jours suivants on été plutôt tranquille, on a évité la pluie, la boue s’était retransformées en une terre solide, parfois même tranchante, un peu comme dans le désert de la Tatacoa que j’avais visité quelques jours auparavant. Ce sont des paysages magnifiques que nous avons traversé. La montagne couverte par la végétation de la jungle colorait d’une multitude de verts les différents versants qui apparaissaient devant nous, les rivières étaient redevenues calmes et transparentes, et sur le chemin de temps en temps on croisait une famille d’indigène qui vivait dans les environs. 



Ces indigènes sont vraiment hors du temps. Loin de la civilisation ils n’aiment pas trop que les touristes passent par là, même si le ministère du tourisme les paye pour nettoyer le chemin que nous empruntions. Impossible de prendre une photo, pour eux la photo tuait leurs esprits, il fallait donc jouer de patience et de subtilité pour en prendre une. Avec une colombienne rencontrée lors du trek on a fini par trouver une astuce infaillible avec les enfants indigènes…


Elle leur montre les photos que nous avions prises pendant ce temps là je prenais des photos des enfants et vis versa. Heureusement les parents n’étaient pas là sinon ça aurait pu dégénérer. Certains touristes ont reçus des flèches empoisonnées il y a quelques années juste pour avoir pris une ou deux photos… Ca on l’a appris après avoir fait la bêtise…
Bref on se rapprochait donc doucement de la ville perdue, et le quatrième jour nous montions enfin les 800 marches pour arriver sur les vestiges de cette ville qui a été construite environ 800 ans avant Jésus Christ… Un des plus ancien vestige d’Amérique du Sud. Pillée cette ville ne ressemble certainement pas à ce qu’elle était, il n’en reste pas moins que dans ce cadre c’est un endroit splendide où se dégage une énergie et une tranquillité fantastique. 


On a passé environ 3 heures sur le site, non pas plus puisqu’une longue marche nous attendait. En effet le guide avait réussi à négocier avec un indigène pour qu’on passe la soirée ensemble et qu’il nous explique sa culture. Ainsi on a marché 5 heures sous un soleil de plomb pour rejoindre la hutte de cet indigène chez qui nous allions passer la nuit.
Cette heure et demi passée avec cet indigène issu de la culture indigène « Los Koqui » nous en a appris beaucoup sur leur manière de vivre et sur ce qu’ils attendent de la vie. Je vais tenter de vous résumer tout ce qu’il a pu nous raconter.
 Ils vivent en communauté et donc tout le travail qu’ils effectuent est pour la communauté. Il existe plusieurs villages indigènes et tous on un chef aussi appelé le Shaman qui a une épouse. Mais il existe des chefs suprêmes qui gouvernent tous les villages, pour cela ils se réunissent une fois par mois pour différentes cérémonies mais aussi pour recevoir les nouvelles directives du mois. Si quelqu’un de la communauté ne réalise pas correctement son travail il va dans une sorte de prison pendant 3 semaines en guise de punition.
Les chefs de chaque village choisissent parmi tous les enfants du village une fille et un garçon qui seront lors du moment venu les nouveaux chefs de ce village. La fille va vivre dans la cabane de l’épouse du chef, le garçon dans la cabane du chef. Ils ne peuvent pas se mêler aux autres enfants, et chacun va recevoir une éducation stricte pendant des années. L’épouse et le chef vont leur apprendre tout ce qu’ils savent pendant ce temps.
Tous les garçons à 18 ans passent majeurs. A ce moment là deux choses vont leur être enseignées. Premièrement une femme majeure va leur enseigner le sexe pendant 5 jours consécutifs. A la fin de cet enseignement, ils pourront choisir une fille majeur ou pas et se marier avec elle. Mais il arrive qu’après le mariage comme chez nous ils divorcent. Dans ce cas là c’est très compliqué pour l’homme pour retrouver une femme.
La seconde chose qu’ils vont apprendre c’est la culture du « Poporo ». C’est un objet concave dans lequel il y a une poudre qui ressemble fort à de la cocaïne. A l’extérieur les hommes déposent avec un geste bien précis une résine qui est le résultat du mélange des feuilles de coca qu’ils mâchent et de cette fameuse poudre qu’ils nomment « Baba de Caracol »…  Cela les met un peu en transe, ils disent que cela les aide à effectuer les travaux difficiles sans penser à la douleur ou bien à marcher des heures sans réfléchir. Il a effectué ce rituel devant nous pendant prêt d’une heure. A la fin ses yeux étaient rouges, en mode chinois, il souriait de plus en plus, il était défoncé… Je pense que la poudre est de la cocaïne. Il nous a dit qu’une fois par mois le Shaman la prépare mais que la réalisation est un secret… Bref on en a pas plus su. La seule chose c’est qu’ils doivent environ réaliser un « Poporo » tous les 3 mois pour montrer qu’ils travaillent dur… Sinon de nouveau c’est la prison…
Normalement ils leur est interdit d’apprendre l’espagnol et donc de communiquer avec quiconque qui n’est pas de leur culture. Ainsi ils se préservent de notre culture. Parmi tous les indigènes que j’ai rencontré au cours de mon voyage ce sont ceux qui conservent le plus leur culture. C’est impressionnant. Nous est alors venu une question. Quel est son rêve ? Il nous a répondu que son rêve est de planter des arbres de Coca et des arbres de Café, de vendre les feuilles de Coca et les grains de café pour gagner suffisamment d’argent. Et avec cet argent il souhaite s’acheter une vache et avoir du lait frais pour nourrir sa famille mieux qu’il ne le fait actuellement. Autant dire que nos rêves sont loin des siens… Une culture impressionnante de nos jours qu’ils conservent à merveille.

Je tiens donc à remercier le Guide de notre tour qui était ami depuis longtemps avec cet indigène. Nous avons vraiment passé un moment exceptionnel qui nous a été offert, ce n’est pas donné à tout le monde. Ainsi donc Miguel, mille merci pour cette chance que tu nous a offert. Une expérience qui restera gravée.
           
Le dernier jour du  trek nous sommes rentré presque en courant jusqu’aux portes du village d’où nous avions commencé le trek quelques jours plus tôt. Non ce n’était pas l’envi de rentrer dans le monde tel que nous le connaissions mais plus l’envie de se baigner deux bonnes heures dans la rivière pour se détendre avant justement de revenir à la civilisation. Ce trek est vraiment beau, plongé dans la jungle pendant 5 jours on peut pas dire qu’on en a pas baver mais on a vu vraiment de beaux paysages, appris beaucoup de choses sur comment survivre dans la jungle, et sur la culture des « Kogui ».



Il était donc temps de rentrer à « Taganga » boire une bonne bière bien fraiche avec tout le groupe du trek, pour gentiment mais surement se mettre au lit complètement exténué.  

Le lendemain je partais sur « Cartagena », la ville annoncée comme étant celle tenant le plus beau quartier historique et le port le plus important de Colombie. Accompagné par deux Sud Africains rencontrés lors du Trek nous avons passé deux jours dans la ville et à visiter ses environs. 


Je dois dire que le centre historique est absolument splendide. Seuls des chevaux tirant des carrioles pour transporter les touristes circulent dans la ville. On a l’impression de revenir 500 ans en arrière. 


Les maisons coloniales avec ses balcons, ses rues piétonnes, ses églises et places splendides. Tout cela se mêle à merveille et  ceux qui y habitent vivent vraiment dans un cadre splendide au bord de la plage où le climat est toujours agréable. 


Une bien belle destination à visiter.
Lorsqu’on sort du quartier historique c’est une toute autre histoire. Après avoir passé le fort on arrive dans les quartiers pauvres. Plus de maisons coloniales, des pauvres maisons qui ressemblent à des petits bidons villes, et de l’autre côté de la rivière se trouve la nouvelle ville avec ses grattes ciel et son port dont les grues immenses gâchent le paysage.



Le second jour on a pris un bateau pour se rendre sur l’île de « Rosario ». Un attrape touriste. On voulait faire de la plongée, on est resté 45 minutes sur l’île. Autant dire rien, il n’y avait pas de plages, seulement un aquarium à visiter et une attraction avec des dauphins. Les dauphins on a eu la chance de les voir nous accompagner lorsque nous approchions de l’île, on allait tout de même pas payer pour les voir maintenant enfermés dans un bassin. Bref 3h45 de bateau pour pas grand chose. En plus de ça le temps s’est gâté, nombreux sont les touristes qui sont tombés malades, et pour courronner le tout quand on est arrivé sur la plage de « Playa Blanca » il pleuvait et des centaines de touristes étaient là à faire du Jet Ski ou d’autres attractions dont le bruit des moteurs ne cessaient de fonctionner. Bref on peut y dormir et je pense que tôt le matin comme à Tayrona cette plage doit être splendide. En revanche comme je l’ai vu… Rien à dire. Un autre attrape touriste, donc si vous allez là bas vous saurez qu’on peut y aller en bus, c’est plus économique, et que vous pouvez y dormir. On nous aurait dit ça avant c’est ce que j’aurais fait…
Bref avec les deux sud africains nous sommes rentré en ville, avons mangé ensemble et nous nous sommes séparés. Eux devaient partir pour l’Argentine, moi de mon côté je devais me rendre à Medellin, la seconde plus grande ville de Colombie où mes amies rencontrées à Cali m’attendaient pour me faire visiter. C’est donc tôt le matin que je suis parti en bus pour soit disant 12 heures de trajet. La bonne blague, après 9h de route nous étions de nouveau dans les Andes, bloqués par un accident et des éboulements. Au lieu d’arriver à 19h à Medellin c’est finalement à 3 heures du matin que j’ai posé les pieds dans le terminal. Heureusement je n’ai pas passé tout le trajet seul. Le bus était plein de militaires qui venaient de terminer leur service et qui passaient réservistes. 


On a passé tout ce temps là ensemble à boire de l’aguardiente pour se réchauffer. Et oui perché à 3000 mètres au dessus du niveau de la mer quand il pleut il y fait très froid, et le bus n’allant pas suffisamment de carburant à coupé le chauffage. Bref un voyage long et exténuant. Ceux qui disent que voyager n’est pas fatiguant n’y connaissent vraiment rien.
Ce dernier trajet terminait donc ma visite des côtes des caraïbes. Au final je n’aurai pas vu beaucoup le soleil ni la plage mais j’aurais vu des endroits splendides, rencontrés des gens charmants et aurait appris beaucoup de nouvelles choses. Ca valait vraiment le détour.  Ainsi s’achève ce récit. Le prochain parlera du Centre Est de la Colombie et plus particulièrement de la région d’Antioquia, la région la plus riche de Colombie.

Sur ce j’espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes de fin d’année, que la nouvelle année à bien commencée. Bon vent à tous et je vous dis à très vite dans le prochain récit.

Nico le vagabond.