vendredi 11 mai 2012

Argentine - De la côte à la Patagonie...


Après Colonia, il ne me restait plus qu’à traverser le « Rio Uruguay » pour me rendre à « Buenos Aires » en Argentine. Mon temps était écoulé en « Uruguay »… Je n’étais pas sûr de m’y rendre et c’est finalement avec pleins de bon souvenirs que j’en suis parti à une exception prêt. Elle est arrivée lorsque j’ai du partir du pays. Je ne savais pas qu’en Argentine le weekend du  1er Mai possédait également un jour férié. Lorsque je me suis présenté au guichet de « BuqueBus » pour prendre le ferry qui allait m’emmener à « Buenos Aires », toutes les places économiques avaient été vendues jusqu’au 3 Mai. N’aillant pas envi de rester à poiroter 3 jours de plus à « Colonia » et que les bus étaient pleins, j’ai donc du payer le prix fort pour traverser la rivière.  A peine une heure de bateau dans lequel j’ai dormi tout le long. Dommage, j’ai raté l’arrivé à « Buenos Aires » qui à ce qu’il paraît vaut le coup d’œil. Ca sera pour une prochaine fois. Il était prévu qu’une amie rencontrée en « Uruguay » me reçoive chez elle, mais étant donné que ce weekend durait 4 jours, tous les Argentins avaient pris le large mais surtout mon amie était partie en weekend, bien loin à « Mar del Plata ». Il ne me restait donc plus qu’à aller à l’auberge de jeunesse… La journée allait coûter bonbon… Bref une fois le pied à terre à « Buenos Aires », il fallait que je trouve où j’allais me loger pour pas trop cher. Une amie de « Buenos Aires » rencontrée en « Colombie à Bogota » m’avait spécifié de loger dans le quartier de « San Telmo ». Bien situé, pas trop loin du centre, bien desservi, c’est l’option que j’ai choisie. Le tout était de savoir comment s’y rendre. Heureusement, et comme souvent, les gens sur place m’ont bien aidé. Un jeune homme, son enfant dans les bras m’a indiqué où prendre le bus, et surtout où descendre. Il était tout de même 22h, et avec toutes mes affaires sur le dos, traverser « Buenos Aires » à pied ne m’enchantait guerre. Ca faisait un petit moment que je n’étais pas allé dans une auberge de jeunesse et je dois dire qu’en arrivant dans celle ci je suis bien tombé. Il ne restait plus qu’un lit disponible et dans l’auberge il semblait y avoir une bonne ambiance. Tout le monde semblait passer un bon moment dehors à danser sur de la Salsa. J’étais pourtant en « Argentine », pays de la Cumbia et surtout du Tango… Colombiennes, Mexicains, et Argentins étaient en train de fêter le départ de quelques uns de leurs amis qui le lendemain allaient rentrer en « Colombie ». Ils m’ont invité à me joindre à la fête. Ce n’était pas pour me déplaire. Ca faisait aussi bien longtemps que je n’avais dansé la « Salsa ». C’est ainsi que démarrait ma première journée ou plutôt ma première soirée en « Argentine », en faisant la fête. J’avais croisé de nombreux « Argentins » tout au long de mon voyage en « Amérique du Sud », et tous sans exception aimaient festoyer. Ce n’est pas chez eux que ça allait changer. En Argentine, les soirées commencent tard, et finissent au petit matin… C’est comme ça que ça fonctionne. Du coup la journée les gens sont bien fatigués et donc l’après midi entre 13h et 16h tout est fermé, c’est l’heure de la sieste. Partout où je suis allé c’était comme cela. C’est un peu différent dans les grandes villes, quoique, les petits commerçants ferment aussi. Bref direction à 3h du matin au Club de Salsa jusqu’au petit matin. Rentré exténué par toutes ces heures à danser, c’est tard dans matinée que je me suis réveillé. Je n’ai pas été très actif ce jour là… J’ai rapidement visité le quartier de « San Telmo » qui je dois dire n’a rien d’exceptionnel et la seconde partie de la journée je l’ai occupée en préparant l’itinéraire de la visite de « Buenos Aires » du lendemain. J’avais prévu de parcourir à pied du Nord au Sud Est la ville de « Buenos Aires ».

Cimetière de la Recoleta - Buenos Aires
Mercredi 2 Mai, je me suis levé bien tôt, et pris le bus direction « La Recoleta », le quartier le plus touristique de la ville. Je suis descendu en face de la faculté de droit, puis j’ai marché en direction du « Cimetière de la Recoleta » version miniature de celui du « Père Lachaise ». Y sont enterrés de nombreuses personnes connues dans l’histoire de « l’Argentine » comme des commandants de l’armée qui ont aidé à l’indépendance du pays, ou bien quelques présidents. La différence majeure avec celui de « Paris » c’est que les tombes sont parfaitement entretenues et restaurées et il n’y a pas d’espace vert. C’est un cimetière très dense construit en étoile. J’en ai rapidement fait le tour, puis me suis dirigé au « musée de la Culture ». Pas de chance j’étais arrivé trop tôt. Il n’ouvrait qu’à 14H00. Je suis donc retourné sur mes pas, direction le musée des « Bellas y Artes ». Là encore il n’ouvrait qu’à 13h00. Pas de problème, il y en a des choses à voir dans cette ville, en plus de ça il faisait très beau ce jour là. Marcher n’était pas un problème. 





Palermo Quartier résidentiel - Buenos Aires
Direction le quartier de « Palermo ». « Palermo » c’est le quartier résidentiel mais aussi le poumon de la ville. Il y a le Zoo et de nombreux parcs comme le « Jardin Botanique », le « Jardin Japonais »  et d’autres dont j’ai oublié le nom. Tout au long du chemin entre « La Recoleta » et « Palermo » j’ai traversé les quartiers résidentiels. J’étais impressionné par l’architecture des maisons. Maisons d’architectes, maisons coloniales, rues propres, jardins magnifiques, voitures pour la plupart allemandes, bref un quartier très chic où la police ne cesse de passer. J’ai discuté avec un résident du quartier qui me disait, le prix du mètre carré ici avoisine les 4000$. Je me croyais presque à Paris… 

Jardin Japonais - Buenos Aires
J’ai poussé ma marche jusqu’au Jardin Japonais. 
Après l’avoir visité et mangé quelques sushis, je suis alors retourné sur mes pas mais par une autre rue. J’ai traversé d’autres parcs et entre autre le parc des statues. Ca aussi c’est quelques chose que j’ai aimé de « Buenos Aires ». 
Une sculpture parmis tant d'autres - Buenos Aires

Il y a de magnifiques sculptures dans toute la ville et elles sont en nombre. Je ne pourrais vous dire combien j’en ai vu ce jour là mais ça dépasse la cinquantaine et je n’ai visité que 20% de la ville…
J’étais de retour dans le quartier de  « La Recoleta ».  Il était toujours trop tôt pour le « musée de la culture » en revanche j’ai pu m’aventurer dans le beau musée de « Bellas y Artes ». J’y ai vu une collection de peintures et de sculptures impressionnantes, un vraiment beau musée. Mais ce n’est d’art dont je souhaite vous parler maintenant. Depuis que j’étais à « Buenos Aires », soit un peut moins de 3 jours, j’en étais au moins à la cinquième personne qui me parlait des élections présidentielles et des problèmes de la France. Et oui à Buenos Aires et partout en Argentine je peux dire maintenant, les gens s’intéressent à ce qu’il se passe en Europe. Et étant donné que nous étions en plein dans les élections présidentielles en France, les gens me demandaient tous ce que j’en pensais. Mais là où j’ai été surpris ce n’est pas par cette question mais par la suivante « Vous Français, pourquoi êtes vous autant RACISTES ? Pourquoi êtes vous autant à voter Extrême droite ? ».  J’ai ma théorie, mais je préfère ne pas m’aventurer dans ce domaine surtout dans ce blog. Mais il a tout de même fallu que je réponde à ces questions, et je dois dire qu’elles m’ont mis mal à l’aise. On a finalement changé de Président, ce qui les a rassuré un peu, mais je vous laisse réfléchir comme je l’ai fait sur ce sujet si vous ne l’avez pas encore fait. Moi pour ma part j’en reste là, je ne suis pas en voyage, loin de tout problème et tout stress pour me lancer dans des débats politiques. Mais je tenais à vous en faire part, ce qui est maintenant fait.

Après avoir visité ce beau musée, j’ai repris le bus pour gagner un peu de temps et me rendre à la rue « Los Corrientes » ce qui signifie « les courants ».
L'obélisque - Buenos Aires
Là il n’y a pas grand chose à y voir, à part si vous chercher une rue comme la rue « Montgallet à Paris ». C’est plein  de restaurants rapides, de bureaux et de commerçants en informatique et photographie. Après l’avoir remonté sur environ 700 mètres j’arrivais donc à l’Obélisque. Un semblant de place de la Concorde… 
De là il je comptais me rendre, toujours à pied, à la place « 25 de Mayo ». C’est le quartier des banques, mais aussi et surtout du gouvernement. 
Place "25 de Mayo" - Buenos Aires
avec le Palais présidentiel au fond



Il y a le « Palais présidentiel surnommé « El Palacio Rosado » pour sa couleur rose, Ministère de l’intérieur… et j’en passe. Tout le gouvernement est logé dans des bâtiments coloniaux magnifiques. IL n’y a pas qu’à « Matignon » qu’on jette l’argent par les fenêtres… J’en avais terminé avec la visite du centre de la ville de Buenos Aires pour cette journée. 







Il me restait de nombreux quartiers à visiter, mais j’ai préféré quitter la ville pour me rendre à « Puerto Madero ». C’est un autre quartier de « Buenos Aires » mais de l’autre côté d’un canal. 
Canal de Puerto Madero - Buenos Aires

De nombreux grattes ciels y ont été construits, c’est aussi là qu’on y mange les meilleurs barbecue Argentins à un prix EXORBITANT mais ce n’est pas pour ça que j’y allais. Derrière ce quartier se trouve la réserve naturelle de « Puerto Madero ». 

J’y ai marché toute la fin d’après midi jusqu’au couché du soleil. Un petit coin loin de la circulation et du bruit de la ville où les oiseaux viennent en nombre.


Réserve écologique - Buenos Aires










La journée touchait à sa fin. J’avais marché toute la journée. Je marchais tranquillement pour rentrer à l’auberge mais dans les rues il en était tout autrement. L’équipe de « Boca Junior » allait jouer à domicile à 19h30. Klaxons, feux d’artifices, explosifs, et chants se mêlaient au bruit des bus, et des automobiles. Le quartier de « San Telmo» est voisin avec le quartier de « Boca ». Tout le quartier vibrait pour ce match. Je marchais dans la rue et je suis suivais en même temps le match. Tout le monde était devant sa télé ou devant a radio. Ca c’est aussi l’Argentine, tout comme l’Uruguay et le Brésil, le football est très important et peux sont les gens qui ne le suivent pas. Quand joue l’une des meilleurs équipes du championnat qui plus est rivaux de « Rivers », tout le monde le suit. Il y a ceux qui regardent espérant qu’ils vont perdre et ceux qui supportent leur équipe. Amusant, je ne me vois pas regarder les matchs de Paris, de Marseille… non merci J Bref, je peux vous assurer que j’étais content d’être retourné à l’auberge loin de toute cette agitation. Il était temps de prendre une bonne douche et de se reposer un peu avant que la soirée ne commence. Mon amie était rentrée de « Mar del Plata » et m’avait invité à manger un « Asado Argentin » ce soir là. Rendez-vous à 22h00 « Place d’Italie » dans le quartier de « Palermo ». 22h00 ce n’est pas une heure pour manger chez nous, un barbecue mais en « Argentine » c’est normal. C’est dans ces petits détails là que je me suis rendu compte que « l’Uruguay et l’Argentine » ont des cultures très similaires. Il existe une petite rivalité entre ces deux pays. Mais en réalité, tous aiment leur pays et ainsi le défendent en disant que tout vient de chez eux. Par exemple, le « Dulce de Leche » il va falloir que je cherche dans Wikipedia pour savoir si c’est Argentin ou Uruguayen, le foot qui sont les meilleurs les Argentins ou les Uruguayens, chacun à sa version, l’Asado c’est Argentin ou Uruguayen… Bref plein de cas comme ça où ils vous diront que c’est de chez eux et que le leur est le meilleur. Une arrogance qui fait fortement penser à l’Europe… La colonisation ne s’est pas arrêtée à la langue espagnole. Une dernière petite chose. L’Uruguay faisait parti de l’Argentine, et a obtenu son indépendance, ça explique beaucoup de choses. N’allez pas pour autant dire à un Uruguayen que l’Uruguay est une province de l’Argentine, vous pourriez vite vous rendre compte que c’est un sujet qui ne les fait pas rire, bien au contraire.
 Une dernière chose que j’ai apprécié à « Buenos Aires ». Vous vous demandez peut être comment j’ai pu réaliser tout ce trajet dans « Buenos Aires » à Pied alors que je ne connaissais pas la ville. C’est simple cette ville est construite comme l’est New York, c’est un damier. Chaque Bloc de maisons, « Quadra » comme ont dit en espagnole contient 100 numéros d’habitations. Il se peut qu’il n’y en ait que 4 mais les numéros se suivent ainsi.


J’avais visité une bonne partie de « Buenos Aires » et comme mon vol retour en Europe partais de cette ville, je me suis dis que j’aurais d’autres occasions pour la visiter. Ainsi j’ai pris le bus le Jeudi matin pour me rendre à « La Plata » où vivent deux amis que j’avais rencontré un peu plus tôt en Uruguay lors de mon volontariat.
Cathédrale de la Plata 

Juste le temps de leur faire un coucou, de visiter leur université, le musée des sciences naturelles qui détient des fossiles de dinosaures impressionnants et le prenais de nouveau le bus pour aller un peu plus au sud. Direction « Mar del Plata » où là encore vivent deux autres amis rencontrées en Uruguay.







J’ai passé quelques jours là bas. Logé dans la maison de « Sofie » qui vie avec son Papa, ses cousins et son chat. Station très touristique l’été, en automne c’est très différent. Pas de trafic, les rues sont calmes et c’est un plaisir de marcher le long de la plage. De nuit, de jour, la ville semble dormir attendant de nouveau le soleil et la chaleur. J’ai eu de la chance puisqu’on a eu quelques jours de soleil ce qui nous a permis de visiter les environs. 

Le port de Mar del Plata




On a marché des kilomètres pour arriver au port, où viennent se reposer les phoques. De nombreux pêcheurs viennent pêcher en famille, ou bien entre amis. Plus le temps passait et plus j’avais envi de pêcher. A tel point que je me suis finalement renseigné pour savoir dans quelle région la pêche à la truite pouvait encore se pratiquer en cette saison. 

Las ramblas de Mar del Plata

J’ai fini par trouver mon bonheur dans la province de « Neuquen » au centre de l’Argentine. Perdu dans la Patagonie, ça allait être ma prochaine destination. Mais avant ça pour remercier Sophie et sa famille, on s’est organisé une petite soirée crêpes. Les enfants étaient excités à l’idée de manger des crêpes et n’ont pas pu attendre que je les termine qu’ils entamaient déjà le plat.  Nous, nous allions aller les déguster chez un ami qui dans sa maison s’occupe des chiens abandonnés. Il en avait pas moins de 6 et pas que des petits. Le septième on venait de le donner à un autre ami après que le vétérinaire s’en soit occupé. Et oui en Argentine comme beaucoup d’endroit en Amérique du Sud, on voit de nombreux chiens errants. Ils courent dans la rue, sans savoir où aller, et finissent par avoir un accident avec une automobile… et s’il n’y a personne pour s’en occuper après ça, ils finissent par en mourir. Heureusement il y a quelques personnes qui aiment les animaux, comme l’ami de Sofie. Le temps de manger les crêpes et le lendemain je prenais donc le bus direction « Neuquen » et plus exactement la petite ville de « Cipoletti » où m’attendait « Romina » une amie rencontrée sur le site internet Couchsurfing. Un trajet long de 12 heures, et 1400 kilomètres à parcourir. J‘allais enfin voir ces fameux bus Argentins tant réputés en « Amérique du Sud ». Enfin une télévision qui marche avec un son correcte, un repas chaud, et en prime « Vin, champagne, jus de fruits » au choix… Je vous laisse deviner ce que j’ai pris.

Je suis arrivé avec presque deux heures de retard. « Romina » était déjà au travail. J’aurais bien pu me débrouiller seul pour me rendre à la maison de « Romina », mais l’instinct maternel si typique en « Amérique du Sud » a fait que sa maman était inquiète et est venue me chercher.  Le temps de faire connaissance et pour le grand bonheur de certains j’ai pris la décision d’aller chez le coiffeur.  Après avoir fait le tour du quartier j’ai finalement trouvé un coiffeur ouvert l’après midi. Il ne coupait que des personnes âgées mais bon un coiffeur reste un coiffeur. Ainsi me voilà à discuter avec cette personne qui était ravie de couper un jeune homme et qui plus est, Français. Il m’a parlé de nombreux acteurs français, passionné de cinéma, il me montrait sur son ordinateur ses films français préférés. Je n’ai jamais passé autant de temps chez un coiffeur. Il m’a également demandé de lui régler son internet et plus spécifiquement son compte Facebook. Et oui même à cet âge là, ils utilisent Facebook… On a du passer ainsi 2 bonnes heures ensemble. Au final je m’en suis sorti avec une coupe gratuite, un permis de pêche en souvenir, et des techniques de pêches à la mouche. Pas si mal non ?
De là il était temps de rentrer à la maison de « Romina ». Je ne devais pas passer beaucoup de temps dans sa maison, puisque le lendemain matin je partais avec « Facundo » et son ami « Nicolas » pour un weekend de pêche à la mouche. Direction « Piedra del Aguila » un petit village perdu dans la campagne Patagonienne à environ 200 kilomètres. Là bas, « Facundo » avait une petite maison loin de toute agitation, a quelques mètres de la rivière « Rio Limay ». On est parti tôt le matin pour profiter au maximum du weekend. Le temps était splendide et il ne faisait pas froid comme me l’avait dit « Romina » qui avait préféré rester à « Cipoletti ». Je découvrais la Patagonie impressionné par cette immensité sans vie humaine. On a passé seulement 3 villages avant d’arriver à destination. Dans cette  région ont été découverts les plus grands dinosaures, il y a même un musée. La Patagonie on peut dire que c’est désertique. La végétation y est rare et épineuse, le sol est sableux, et certaines plantes retiennent encore les restes des cendres du volcan rappelant la tragédie du Volcan qui a recouvert la Patagonie de cendre et tué un nombre incalculable d’animaux. D’ailleurs il y a de nombreux cadavres d’animaux un peu partout. Un vrai paysage de Western.

On n'est pas dans un western ??
Nico prêt à en découdre avec les truites...
A quelques kilomètres avant d’arriver à destination, nous nous sommes arrêtés à quelques mètres d’un barrage hydro électrique pour observer les truites. Elles étaient d’une taille immense. Elles n’attendaient plus que nous. Cette région est très aride et très seine. Ca se voit à la rivière. Elle était d’une couleur limpide. Une eau si pure qu’elle pouvait se boire. 

L'eau limpide de "Rio Limay"

Nous étions tous impatient d’aller lancer nos lignes à l’eau. Le temps de manger un bout, et nous voilà qui préparions les cannes, direction la rivière. On y a passé pas moins de 5 heures. 
Nico tente le tout pour le tout au milieu de la rivière...
Pas une touche. Le comble du pêcheur… mais il n’en reste pas moins qu’on avait passé une bien belle journée. Entre les aigles, les martins pêcheurs et tout un tas d’autres oiseaux, on en a pris plein la vue. On a pêché jusqu’à ce que le soleil se couche. Mais rien à y faire, les truites ne mordaient pas ce jour là. Un peu déçu, nous sommes rentrés de nuit, sous un ciel étoilé spectaculaire. 







La voie lactée... sans commentaires
La voie lactée se voyait comme jamais je ne l’avais vu. La lune n’allait apparaître que bien plus tard dans la nuit et pourtant nous avons marché jusqu’à rentrer à la maison. Il fallait juste se méfier de la végétation épineuse et des rochers instables qui pouvaient nous faire basculer à l’eau. 



Le repas du soir avec la famille de Facundo















La voie lactée... sans commentaires


Il ne faisait pas froid lorsque nous avons commencé à marcher mais en quelques minutes la température est descendue proche de zéro. Un froid glacial… heureusement lorsque nous sommes arrivés, le père de « Facundo » avait installé un chauffage au gaz, et les oncles avaient cuisiné un bon plat de pâtes qui allait nous permettre de reprendre des forces.

La Patagonie au levé du soleil à Piedra del Aguila












Fatigués de la journée, nous sommes partis nous coucher tôt espérant nous lever tôt pour retourner à la pêche. Cette fois ci il fallait qu’on en pêche au moins une… C’est donc à 7h du matin que nous nous somme levés. Un bon petit déjeuné et nous voilà de nouveau au bord de l’eau. Mais rien à y faire, les truites ne mordaient pas. Les experts disaient que lorsque la luminosité est telle la nuit, les poissons  mangent pendant la nuit… En ce qui me concerne il n’y avait pas que cet unique facteur… Il me manquait considérablement de technique et de pratique pour prétendre savoir pêcher à la mouche. J’avais tué toutes mes mouches artificielles en 2 jours… pauvre « Facundo » qui me prêtait tout son matériel… Nan sérieusement, c’est une pêche magnifique la pêche à la mouche, mais avant de devenir un bon pêcheur il va en passer des jours et des heures… certains experts m’ont dit qu’il faut 20 ans de pratique pour se prétendre bon pêcheur… Heureusement j’ai toute la vie devant moi, enfin je l’espère…
C’est donc bredouille, une nouvelle fois que nous sommes rentrés. Heureusement pour nous remonter le moral, un Asado était en cours de préparation. Mon premier Asado en campagne. On m’avait prévenu qu’il serait différent mais on ne m’avait pas dit en quoi. J’ai vite compris. Il n’y a que de la viande, la sauce, et du pain à manger. Chorizo, viande de vache, poulet, tout y passe tout ça accompagné avec la sauce « Chimichuri » typique en Argentine. Pas une salade ou des fruits, non juste de la viande en très grande quantité. On était pas moins de 12 à manger et on a pas tout terminé… Imaginez un peu… La digestion allait être longue. 
Les oiseaux vont se coucher le ventre plein, nous on devra se contenter de biscuits


L’après midi je l’ai passé à prendre des photos et à marcher dans les environs pour profiter au maximum de ce paysage qui pour moi était nouveau et magnifique. En résumé pendant ce weekend, on a rien pris, mais on avait pris un bol d’air J



Ce n’est que tard dans la soirée que nous avons plié bagages et que nous sommes rentrés à « Cipolletti ». J’avais envoyé un message à « Romina » pour la prévenir de l’heure de notre arrivée mais lorsque nous sommes arrivés à destination elle ne répondait pas. C’est donc dans la maison de « Facundo » que j’ai passé la nuit et la journée suivante. Après avoir passé un moment avec sa famille, on est parti rapidement visiter le centre de « Neuquen ». Pour ce qui est de la ville, non sérieusement elle n’est pas belle, mais pour ce qui est de la région qui l’entoure, les amoureux de la nature s’y plairont. En fin d’après midi, « Facundo » m’a raccompagné à la maison de « Romina ». Elle nous avait invité à manger des « Empanadas Arabes ». Je m’attendais à manger du mouton, mais non encore une fois c’était de la viande de vache. Il n’en reste pas moins qu’on s’est régalé et qu’on a passé tous ensemble une bien belle soirée. J’ai bien évidemment remercié « Facundo » pour cette bien belle excursion que nous avons faite ensemble, mais je n’avais pas envi d’en rester là avec la pêche à la mouche. Je me suis donc mis à chercher sur internet quelqu’un qui pourrait m’enseigner la pêche à la mouche. Je m’étais bien rendu compte pendant le weekend que sans cours et quelques techniques il me serait difficile de pêcher correctement. C’est finalement le lendemain matin que j’ai trouvé mon bonheur. Un jeune homme de 28 ans, « Mathias », pêcheur à la mouche professionnel allait me donner 3 heures de cours tous les jours de la semaine. Patient, et amoureux de la pêche, j’ai parlé à « Facundo » de « Mathias » et de ses cours qui en quelques heures m’avaient permis de lancer bien mieux. Les 3 jours sui suivirent, « Facundo » et moi même avons donc reçu des cours. N’allez pas croire que je lance bien, mais rien à voir tout de même par rapport à mes débuts. Il n’y a plus qu’à pratiquer J. Les soirées je les passais en compagnie de « Romina » et de ses parents avec qui j’avais bien sympathisé.  

Cette semaine à « Cipolletti » fut riche. C’est d’une part, un rêve qui s’était accompli avec cette initiation à la pêche à la mouche, mais aussi de part les gens que j’ai rencontré. Entre Romina, Facundo et leur famille respective avec qui j’ai passé des moments formidables, on aura vraiment tous passé une belle semaine. Il était temps pourtant de les abandonner. Je devais me rendre la fin de semaine à « Pucon » au Chile à une dizaine d’heure de route où j’avais rendez vous pour aller marcher dans les montagnes, profiter d’autres paysages qui paraissaient spectaculaires. Mais ce n’était pas des adieux, je comptais bien repasser par là avant de rentrer à Buenos Aires…

Il ne me reste plus qu’une vingtaine de jours avant que ne s’achève ce voyage. Je peux vous assurer que je n’ai pas vraiment envi de passer beaucoup de temps sur l’ordinateur, mais c’est bien parce que je vous aime et que je pense fort à vous  que je continuerais à rédiger jusqu’à mon retour. Je vous embrasse et vous dit à bientôt.

Nico le vagabond



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