mercredi 22 février 2012

Brésil - Carnaval de Rio de Janeiro - Première semaine




« RIO », « Lun Laaa lunlalalahhhhh Lun Laaa lunlalalahhhhh ». J’ai tellement vu ce film « Rio » que je ne pouvais attaquer ce récit sans une petite dédicace. J’adore ce film !!! Il aura animé pas mal de mon voyage, et m’aura suivi un peu partout en Amérique du sud. Après l’avoir vu en Français, puis en Anglais, en Espagnol, me voilà qui l’ai vu en portugais. Dédicace faite revenons à nos moutons…

Il est 18h je suis en Argentine, à l’aéroport de « Puerto Iguaçu ». Après avoir vu les chutes, j’avais maintenant un avion qui m’attendait pour me rendre à « Rio de Janeiro » pour le carnaval. Je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais, mais le voyage c’est fait pour ça… Découvrir et profiter des opportunités qui se présentent. J’ai eu la chance qu’une charmante demoiselle « Karen » m’accepte dans son appartement pendant toute la durée du Carnaval. L’occasion était trop belle. Le 16/02 à 22h00 je mettais donc les pieds de nouveau au Brésil, mais cette fois ci, à « Rio de Janeiro ».  Voir les chutes du ciel était déjà un cadeau. Un spectacle fabuleux. Pas la peine de payer un hélicoptère pour les voir…

L’arrivée de nuit sur « Rio » a déjà été impressionnante. De l’avion je voyais des feux d’artifice un peu partout dans la ville. La fête avait déjà commencé. Le christ qui domine la ville était éclairé et me tendait les bras en signe de bienvenue. Arrivé à l’aéroport j’ai vite compris que mon espagnol n’allait pas servir à grand chose. Le portugais n’a rien à voir dans la prononciation avec l’espagnol… La galère commençait. Je venais de passer presque un an à apprendre l’espagnol et me voilà de nouveau débutant en Portugais… Un flash back qui m’a rappelé mes débuts en Amérique du sud qui n’avaient pas été si évident… Mais bon s’il y a une chose que j’ai appris au cours de ce voyage, c’est à m’adapter à n’importe quelle situation. Ca allait se faire tout seul, un peu de patience était de mise voilà tout.

Première conversation, avec les chauffeurs de taxi. Imaginez vous négocier un taxi pendant le carnaval. Quasi impossible… et bien non, j’ai finalement trouvé un chauffeur qui terminait son service et qui m’a emmené en ville pour le tarif normal hors carnaval… Tout de même 25 euros. Ca rappelle un peu les tarifs européens… Mais bon je n’allais pas m’amuser tard le soir, en plein carnaval à tenter le bus… J’arrivais en terrain inconnu… la prudence était de mise mais pas pour tout le monde. Les taxis, les bus et les motards roulent comme des fous en ville. Apparemment les mini-vans sont pires et m’ont rapidement été déconseillés…
Je ne dirais pas que je suis arrivé tranquillement devant l’appartement de « Karen » tant il a roulé comme un fou dans la ville, mais bon j’étais sein et sauf. C’est le principal… Rouler comme ça en ville, c’est vraiment de l’inconscience surtout que pendant le carnaval les gens boivent beaucoup et pas que de l’eau…  Bref j’étais au pied de l’appartement de « Karen » et j’attendais qu’elle descende m’ouvrir la porte. Le chauffeur sortait pendant ce temps mes sacs, puis quand la porte s’est ouverte il a redémarré avec mon chapeau colombien à l’intérieur de son véhicule. J’étais dégouté !!! A peine arrivé que je perdais déjà quelque chose… C’est la vie… mais bon je l’aimais bien, il m’avait accompagné un peu partout celui là et en avait vu des beaux paysages en m’évitant de me bruler la nuque et les oreilles. Plus qu’à en trouver un nouveau… Heureusement l’accueil de « Karen » et de sa maman « Barbara » m’aura vite fait oublier toute cette histoire. Je venais de tomber chez des gens adorables chez qui je me suis tout de suite senti à l’aise.  La maman me parle comme si je suis son fils, et même parfois  m’engueule si j’ai mal fait quelque chose. Heureusement ce n’est arrivé qu’une fois… et quand à « Karen » elle m’aide à comprendre sa maman en me traduisant en anglais ce qu’elle me dit. A l’heure qu’il est je comprend beaucoup plus le portugais …  Enfin c’est tout de même loin de mon niveau d’espagnol…

Ainsi j’étais à « Rio ». J’ai du mettre plus d’une semaine à réaliser que finalement j’étais au « Brésil ». Ce n’était pas du tout prévu dans le voyage, je ne pensais faire que les pays hispaniques. Mais bon comme souvent dans le voyage, les plans changent. Et je peux vous assurer qu’encore une fois je ne regrette rien. C’est certes plus cher, mais il y a tellement de belles choses à faire et à voir dans ce pays que bon, l’argent passe en second plan. En plus de ça j’allais vivre pour un premier carnaval, celui de « RIO », le plus beau du monde.
Le premier soir étant arrivé relativement tard, et fatigué du voyage, j’ai préféré ne pas sortir. Il n’a pas été évident de s’acclimater à cette chaleur, et surtout à tous ces moustiques. Je me suis fais dévorer la première nuit dans ma chambre. Du coup, anti moustiques sur la peau et anti moustiques dans la chambre m’ont accompagnés depuis que je suis au « Brésil ». Ce sont mes compagnons de voyage lol. Il n’empêche qu’il n’y a rien à faire, ils me piquent moins mais j’en ramasse toujours un peu plus tous les jours… Ca a d’ailleurs bien fait rire tout le monde, car je suis le seul qu’ils piquent autant. C’était l’inverse avant… ils ne mettent rien et moi je me fais dévorer. Ce n’est pas juste… Enfin je m’y suis habitué. J’ai juste un antiseptique en plus histoire de calmer les démangeaisons.
Rio - Quartier de Lapa

Après m’être reposé la première nuit de mon arrivée, « Karen » et moi même sommes partis faire un petit tour dans la ville. Premier lieu le quartier de « Lapa ». C’est le quartier historique mais aussi le quartier où dans la soirée allait réellement commencer le carnaval. Les rues étaient presque vides dans l’après midi, mais vers 17h les gens affluaient par milliers. De tous les âges, étudiants, enfants, parents, grands-parents… un mélange de tous les âges au même endroit. Un endroit pas franchement sein pour les enfants plus le temps passait car le carnaval c’est la fête, mais c’est bien plus, les gens se lâchent. Par exemple, les hommes se déguisent en femmes, les femmes sont déguisées de costumes et masques. Pour certaines c’est très léger ce qu’elles portent… Bikini ficelle, mini short, et j’en passe. Il y a aussi toutes ces bières, et la « Cachaça », un alcool typique du Brésil. Il n’y a pas de poubelles comme souvent en Amérique du Sud,  on jette tout directement dans la rue. Les gens marchent, dansent, courent, sur ces montagnes de déchets qui longent les trottoirs…   Après il y a tous les gens des favelas qui viennent les récolter pour après les revendre aux entreprises de recyclage. Je peux vous dire que la rue la nuit est une vraie poubelle, mais vous revenez le lendemain matin, c’est presque propre.  Vous n’avez juste qu’une envie en arrivant à la maison c’est vous doucher. Entre le sol dégueulasse, les vêtements trempés de transpiration, tâchés d’alcool, la douche est un plaisir.

Tous ces détails sont vites oubliés une fois qu’on se mêle à la fête, une bière dans la main gauche, la seconde doit rester libre pour traverser toute cette foule. Il y a des gens partout. Il y a aussi un jeu auxquels les brésiliens et brésiliennes s’amusent. C’est comme une compétition. A celui ou celle qui obtiendra le plus de baisés pendant le carnaval. Les hommes viennent sans aucune gène, discutent 5 minutes avec les filles qui m’accompagnent et repartent avec tous ou presque avec un baisé… La première fois que ça s’est passé je me suis demandé où j’avais mis les pieds. Le pire c’est pendant ce qu’ils appellent les « Blocs ». Ce sont des chars sur lesquels un groupe de musique va mettre l’ambiance dans la rue. Les gens se rassemblent autour, des milliers de personnes s’agglutinent pour danser toute l’après midi, Salsa, Rock, Pop, tout y passe. Il y en a pour tous les goûts.
Il m’est très difficile de décrire le carnaval et tout ce qu’il s’y passe. Mais je dois dire que le faire au moins une fois dans sa vie, ça marque !!!
La belle histoire dans tout ça c’est qu’on rencontre énormément de gens d’un peu partout pendant le carnaval. Karen et moi même avons fait la connaissance de deux français « Caroline et Pierre ». Perdus dans les rues de Rio, ils cherchaient à rejoindre le Carnaval mais ne savaient pas par où aller. Ils nous ont donc accompagnés pendant toute l’après midi et avons bien rigolé. Surtout quand « Ana » une amie de « Karen » est arrivée. Habituée à faire la fête, la demoiselle est arrivée avec sa bouteille de Cachaça !!! J’allais gouter mes premières Caipirinha !!! Un mélange de sucre de canne, citron vert, et cachaça. Je revois Pierre qui disait, que c’est comme un Mojito, et moi qui lui disait, fait attention, il fait chaud, on est fatigué, et c’est un alcool que tu n’as pas l’habitude de boire… 
Ajouter une légende
Rio - Plage de Ipanema
Rio - Plage de Copacabana
Ca n’a pas loupé, Pierre était complètement soul à 22h00. Il a du rentrer accompagné de Caroline. On a donc terminé la première soirée à 3 dans les rues de Lapa, à nous défouler en dansant presque toute la nuit. Nous venions de passer notre première journée de carnaval, une journée bien fatigante… Il était temps de rentrer à la maison et de se reposer. Le carnaval dure 5 jours… Pas la peine de démarrer sur les chapeaux de roue.
Rio - Plage de Ipanema avec les amis
On s’était donné rendez vous avec Caroline et Pierre à la plage de Ipanema. Une des plages très connues à Rio. Personnellement j’ai été très déçu par toutes ces plages où on se bat pour avoir un centimètre carré pour poser sa serviette, où il y a des vendeurs partout qui proposent un peu tout et n’importe quoi. C’est très bruyant, et très sale… De plus l’eau de la mer à Rio est congelée. Un courant marin du sud de l’Amérique du Sud vient se jeter juste sur le département de Rio… Pas vraiment l’idéal donc ces plages, et il allait falloir que je sorte de Rio pour découvrir les plus belles plages du Brésil, en espérant ne plus être trop déçu !!! Nous nous sommes baignés rapidement, puis somme parti visiter la plage de Copacabana, qui selon moi est pire car le paysage autour ne vaut pas celui de Ipanema… Tous ces bons moments partagés avec « Caroline et Pierre » ont fait que Karen leur a proposé de venir vivre la fin du Carnaval dans sa maison. Ils ne se sont pas fait prier… Normal en même temps. Entre vivre le Carnaval avec des touristes et le passer avec les locaux… Nous quittions donc Ipanema pour nous rendre à leur hôtel chercher leurs affaires. Direction la maison de Karen pour déjeuner.
Sur le chemin de retour, nous avons rencontré un brésilien dans le métro. Il souhaitait vendre ses places pour le Sambodrome, soit disant son père avait fait un arrêt cardiaque la nuit précédente, et il ne souhaitait donc plus ses places… Il préférait rester avec sa famille. Karen a tout géré. Ce n’était pas nous avec notre pauvre niveau de portugais qui allions réaliser la négociation. En quelques minutes la transaction était faite. Nous étions en possession de 4 places. Parfait !!!  
Ma place pour le Sambodrome

Il s’est avéré après vérification sur Internet que ces places valaient 350 réales, nous les avons acheté à 150… Une bien belle opportunité… On n’était juste pas certain qu’elles allaient fonctionner.
Arrivé à la maison, Karen a tout raconté à sa mère qui n’y croyait pas du tout… Pour elle, nos places étaient fausses. Nous allions bien voir, le soir même ces places devaient nous permettre d’entrer dans le fabuleux Sambodrome pour assister au Carnaval.
Je nous revois, tous excités à l’idée de vivre ce spectacle, mais aussi anxieux à l’idée que nos places puissent être fausses. La délivrance lorsque nous avons franchis tous les contrôles. Nous allions vivre une nuit de spectacle. Seuls les photos et vidéos peuvent décrire ce que nous avons vécu. De 21h à 7h du matin nous avons assisté au défilé de quelques écoles de Samba.

Rio - Sambodrome avant que ça ne débute











Ce n’étaient pas les meilleurs, mais apparemment pas les plus mauvaises non plus. Les tribunes se remplissaient doucement, l’ambiance montait jusqu’à ce que le premier feu d’artifice n’éclate et que la musique prenne place dans toutes les tribunes. De la folie, les gens dansaient, chantaient, et pendant ce temps là, nous assistions à un spectacle vraiment de qualité. Les jeux de lumières, toutes ces couleurs, des chars fabuleux, décorés à la perfection, et tous ces gens si heureux de défiler sur des rythmes plus entrainant les uns que les autres… On en a pris plein la vue, et j’aurais pour ainsi dire usé l’appareil photo cette soirée là. Pas moins de 1000 photos, quelques vidéos, pour vous présenter un petit peu ce qu’est le Carnaval de Rio de Janeiro. La nuit passa rapidement, nous avions vu passer 10 écoles de samba, avons appris un peu plus de samba, tout ça sous un ciel étoilé. Pas de pluie, un petit vent juste pour ne pas avoir trop chaud. La nuit aura été parfaite. Un souvenir extraordinaire. On a du en parler pendant des heures après. Impossible de décrire toutes les émotions par lesquelles nous sommes passés. Vraiment c’était magique. Je me revois petit avec mes parents à voir le carnaval de Pornichet… Comment dire ! Ca n’a vraiment rien à voir… Et vraiment si vous voulez voir un jour le Carnaval de Rio, n’hésitez plus, comme je l’ai dit. Il y en a pour tous les goûts et vous ne pouvez donc pas être déçus.

Après cette longue nuit, il était temps d’aller dormir quelques heures. Le carnaval ne s’arrêtait pas là. Il restait encore de nombreuses choses à vivre, comme le « Bloc » des Beatles et le soir une nuit dans un club de Samba. Je dois dire que l’énergie manquait cruellement. Nous étions tous très fatigués et la dernière nuit du Carnaval aura pour nous été beaucoup plus calme que prévue. Mais il n’en reste pas moins que grâce à Karen, sa maman et ses amis, nous venions de vivre un fabuleux Carnaval. Une expérience inoubliable, qui m’a permis de prendre conscience à quel point les Brésiliens sont des gens heureux, qui aiment rire, faire la fête, et qui vous en apprennent beaucoup sur comment vivre heureux sans pour autant tout avoir. Une vraie leçon de vie, d’amour et de joie. Merci Karen, Barbara et Ana pour ces fantastiques souvenirs.

Je n’avais pas visité grand chose de Rio, mais j’avais besoin de calme après tous ces jours de fêtes. Caroline, Pierre et moi même avions décidé de poursuivre ensemble un petit peu le voyage. J’allais revenir un peu plus tard sur Rio pour viiter correctement la ville et ses environs. Direction donc « Itaunas », un petit village situé entre la province de Rio et de Bahia. 1400 km de bus nous attendaient. Lorsque nous nous rendions au terminal de bus, tous les gens étaient devant la télé. Les résultats du carnaval allaient apparaître. Chacun attendait avec impatience de voir si son école de Samba allait gagner. Il a fallu que ce soit l’école de Tijuca qui gagne. L’appartement de Karen se trouve dans ce quartier. Le trafic était impossible, tous les gens faisaient la fête dans la rue. De nouveau… Le carnaval ne s’arrêtait donc pas encore. Ils allaient encore profiter jusqu’à la fin de la semaine… je me demande où ils trouvent toute cette énergie. Moi j’étais dans le taxi, et j’attendais avec impatience le bus pour me reposer… Le temps de jouer aux cartes, puis le sommeil a pris le dessus et ce n’est que tôt le lendemain matin que je me suis réveillé. On arrivait à destination. Tout simplement parfait !!!
Lorsque nous sommes arrivés, c’était exactement ce que nous attendions. Un village très tranquille, avec de magnifiques plages. Rien de tel pour se détendre et refaire le plein d’énergie. On a juste passé une nuit sur place puis le lendemain on reprenait le bus pour de nouveau faire 1400 km. Cette fois là direction Salvador. J’avais entendu beaucoup de choses bien différentes sur « Salvador ». Il fallait donc que je me fasse ma propre opinion. 

Comme nous quittons le département de Rio, je vais m’arrêter là pour ce récit. La suite viendra bien évidemment dans le prochain. Une première semaine au brésil qui aura été riche en émotions et en belles rencontres. La suite promet ...

Je vous souhaite à tous un bel hiver pendant que moi je me fais bronzer sur les plages…

Je vous embrasse

Nico le vagabond.




mercredi 15 février 2012

Argentine - Bresil - Paraguay - Tout en 3 jours



Bon et bien je ne m’étais pas trompé. Les jours qui ont suivi ont été « Intenses » mais fabuleux aussi. Une fatigue pas toujours très seine mais toute cette fatigue accumulée valait la peine. En quelques mots, «  3 jours, 3 pays, 3 lieux fabuleux » qui d’après les mails et commentaires sur Facebook ont fait quelques envieux… ils se reconnaîtront en lisant ce récit, mais spécial dédicace à toutes et tous. J’espère que vous aurez vous la chance de vivre et voir ce que je vais maintenant vous raconter.

Ainsi j’arrivais tard le soir à « La ciudad del Este » au « Paraguay », une petite ville pas franchement agréable, qui paraît même un peu malfamée la nuit… Il n’en reste pas moins que c’est un lieu auquel on ne doit s’arrêter si on emprunte cette route. Fatigué par le voyage, en plus de ça j’avais bossé tout le trajet dans le bus, une bonne nuit de sommeil s’imposait. Elle fût relativement courte, à 6h00 le réveil sonnait… Il était temps d’aller prendre le petit déjeuné, de ranger les sacs, et d’aller chercher où prendre le bus pour aller au « barrage de Itaipu ».
Le barrage de Itaipu côté Paraguay 
Une turbine en fonctionnement du barrage de Itaipu

Toujours accompagnés de mes amis français, « Patrick et  Mickael » on est donc parti voir le second plus grand barrage hydroélectrique du monde, mais aussi le plus rentable. Encore 12 ans et le crédit sera remboursé. Il produit l’électricité pour tout le Paraguay, et pour 20% de ce que consomme le Brésil. 18 turbines, une hauteur de quasiment 200m, une construction humaine qui a nécessité 30 ans d’ouvrage 24/24, 30000 ouvriers, et des milliers de tonnes de béton. Impressionnant par sa taille, c’est aussi un projet qui s’est fait en accord entre le Brésil et le Paraguay. 50% appartient au Brésil, le reste au Paraguay.

Bien que la construction soit démentielle, il ne l’a pas non plus été aussi époustouflant qu’on ne l’espérait. Le lac artificiel était pourtant plein, mais en saison sèche, et au moment où nous sommes venu le voir, une seule turbine fonctionnait. A ce qui paraît, en saison des pluies, le barrage fonctionne à plein régime, il y a même trop d’eau qui tombe au Brésil et ils sont obligés d’ouvrir les vannes pour vider le lac. L’eau s’échappe et s’écoule alors sur de grands toboggans à plus de 200km/h faisant un bruit tout aussi fort que le tonnerre. Si j’ai l’occasion je repasserais donc le voir un jour, mais, sous la pluie…
La visite a été relativement rapide, mais « Gratuite », c’est rare pour être noté, En même temps ça peut se comprendre. Construire un ouvrage pareil a causé pas mal de dégâts naturels, et une bonne partie de la population indigène "Les Guaranis" a été déplacée. Selon moi, pour se donner bonne conscience, la visite est gratuite, et il y a même d’autres attractions gratuites comme un musé sur ces indigènes, un zoo pour montrer ce qu’on peut trouver dans la région comme faune et flore.. « Ce qu’on trouvait, excusez-moi ». Enfin ils ont aménagé un parc soit disant écologique. Je vous avouerais que je n’y ai pas mis les pieds. Tout ça pour dire qu’ils essayent de donner une bonne image suite à tous les dégâts que ce projet a causé.
La visite a duré tout au plus une heure. On serait bien entrer à l’intérieur du barrage mais cela se faisait côté Brésil et non côté Paraguay. Raté…
Après cette dernière visite au Paraguay, il était temps de le quitter, direction la frontière Brésilienne. J’avouerai que je n’ai pas vu grand chose du Paraguay, mais il est aussi évident pour l’avoir traversé qu’il n’y a pas non plus grand chose à y voir. Je pense plutôt que vu le peu de touristes qui le visitent, il doit être fantastique d’y vivre un temps pour découvrir un peu plus le pays. Pourquoi pas avec du « Woofing », un travail en temps que volontaire dans une ferme.

Il était à peine 14h quand on a franchi la douane. Absolument personne à la frontière, on comprend vite pourquoi quand on voit les premiers prix s’afficher. Tout est beaucoup plus cher au Brésil que dans le reste de l’Amérique latine. Mais je vous rassure ce n’est pas non plus l’Europe, c’est très abordable, fini juste les jus de fruit à moins d’un dollar… Mais quand j’entendais les voyageurs parler du Brésil je m’attendais vraiment à des prix comme en Europe. Enfin bref, direction les « Cataractes d’Iguaçu » côté Brésilien. Après avoir bien négocier avec notre chauffeur de taxi, on fini par s’entendre sur le prix. Un prix tant raisonnable que ça nous est revenu aussi cher que si on avait utilisé les bus locaux…
On a du arriver vers les 15h à l’entrée su parc d’Iguaçu. Pour changer, le soleil tapait fort sur nos têtes, l’humidité était pesante, et la forte concentration de moustiques ne m’enchantait guerre. J’ai depuis quelques temps la fâcheuse tendance à les attirer…  Je ne sais pas ce qui a changé en moi, mais ça devient un peu agaçant. Je suis le seul qu’ils piquent. Allez savoir pourquoi… Enfin, suffit jusque que j’achète un peu plus d’anti moustique et que je me couvre un peu plus. Avec « la  dengue » qui revient au Brésil, pas moyen que je choppe ce truc là même si ils disent que ce n’est que dans le nord qu’on la rencontre, il vaut mieux prévenir que guérir, surtout que ça c’est une denrée qui n’est pas si évidente que ça à guérir. Bref, arrivé au parc sans monnaie locale, la première chose à faire a été de retirer quelques sous pour vivre la journée au Brésil, et surtout pour payer l’entrée du parc qui vaut tout de même la somme de 30 euros. Quand j’ai vu à la fin de journée le nombre de personnes qui travaillent dans ce parc j’ai compris pourquoi il était si cher mais tout de même, payer 30 euros pour passer 3 heures dans un parc, c’est CHER !!!
Billet d’entrée en poche nous voilà dans un bus du parc. Encore 6km à parcourir et nous allions pouvoir voir l’un des plus belles chutes d’eau au monde. J’entends encore l’extase des gens quand on a aperçu les premières. On a beau venir de partout dans le monde, le « WAAAOHHHH » est universel. 
Les chutes de Iguaçu au Brésil, WHAAAOOUUU



Les chutes de Iguaçu au Brésil, vu d'en bas d'une des chutes

Les chutes de Iguaçu au Brésil, vu d'en haut d'une des chutes


Une fois sorti du bus, c’est une petite randonnée de 2h le long des chutes que nous avons fait. Devant nous, derrière nous des japonais mitraillaient les chutes avec leurs appareils photos. On a laissé passer la tempête pour pouvoir les apprécier pleinement sans tout ce brouhaha causé par des dizaines de touristes plus bruyants les uns que les autres. Je dois bien avouer que le spectacle est impressionnant, magique et grandiose. Toute cette eau, ce bruit, cette bruine causée par la chute crée une atmosphère magique tant par sa beauté que par le bruit que les chutes produisent. C’est comme entendre le tonnerre, sauf que la chute tombe à vos pieds. D’ailleurs faudrait pas qu’un tronc d’arbre déboule d’en haut sinon on pourrait avoir de sérieux problèmes. Je ne sais pas s’ils y ont pensé en amont des chutes mais ça serait intéressant de se renseigner… On a du passer 3 heures à déambuler, prendre des photos, accompagnés de quelques « Coatis » le long de la route qui sont à la recherche de la nourriture. Normal vu la quantité jetée par les touristes, ces petits animaux ont la vie facile. Ils ont juste la fâcheuse tendance à venir renifler nos parties intimes. « Non, ça !!! Ce n’est pas à manger… Après avoir bien profité des chutes, il était temps de repartir, direction le soir en « Argentine » pour d’une part est proche des chutes côté Argentin le lendemain, mais aussi pour payer un peu moins cher la nuit d’hôtel ou de camping. Il n’y a pas de petites économies dans le voyage…
Ainsi à 19h on passait de nouveau la frontière mais cette fois là pour l’Argentine. Une journée et 4 coups de tampon sur le passeport, un peu de la folie mais pas vraiment le choix… En arrivant sur la petite ville de « Puerto Iguaçu » j’ai commencé par chercher un hôtel pas trop cher et retirer de nouveau de l’argent. En un jour j’ai utilisé 3 monnaies différentes. Comment perdre les pédales dans les calculs mentaux… Avec ses 5000 habitants, pas évident de trouver une place dans ce petit village d’autant plus qu’on était encore ne plein dans les vacances en Amérique du Sud. J’ai du parcourir la moitié du village avant enfin de trouver un hôtel décent, et pas trop cher. « 10 euros la nuit », et en prime la piscine. Un luxe qui n’en est pas un là bas. Le climat étant très agréable quasiment toute l’année, tous les hôtels en sont équipés. On a donc pausé nos affaires, rassuré que nous aillons trouvé à ce prix. On me proposait des nuits à 450 pesos pour 3 soit environ 70 euros par personne. De la folie, mais une fois de plus la chance a été avec nous… enfin presque. On est sorti après ça chercher de quoi faire à manger. Pas de peau, tous les commerces étaient fermés… Pas le choix donc, direction le restaurant. En même temps vu ce qu’on avait mangé les jours précédents, me manger un bon vrai repas ne me déplaisait pas du tout.
On ne va pas en Argentine pour manger du poisson. Direction mon premier « Vrai » barbecue Argentin « la Parillada Argentina ». Quand on vous donne la carte c’est le dilemme. Que choisir !!! Tant de choix !!! Heureusement le jeune serveur m’a bien conseillé et je me suis régalé d’un succulent pavé de bœuf cuisiné à la perfection. Vous connaissez tous mes goûts pour la viande. Définitivement les Argentins peuvent être fier de cette culture du barbecue qu’ils réalisent avec un talent que nous n’avons pas…  Le ventre plus que plein, on est rentré lentement à l’hôtel pour digérer tout ça. Encore une fois, après cette longue journée on n’a pas fait long feu pour aller nous coucher. En plus de ça, le lendemain on devait remettre ça.

Un joli Iguane qui a failli venir me chatouiller les fesses

Les chutes d'Iguaçu en Argentine, ça en jète non ???
J’avais réglé le réveil à 7h, rare mais ça arrive, je ne l’ai pas entendu. On s’est réveillé à 9h. Heureusement ce n’était pas trop tard pour aller visiter les chutes. Ca ferme à 17h, le seul truc c’est que côté argentin, il y a beaucoup plus de choses à voir que côté brésilien. Une bonne journée dans le parc est nécessaire. On s’est donc empressé de manger le petit déjeuner pour filer au parc. Un petit bus vous emmène pour 10 pesos à l’entrée du parc. De là, vous on a payé notre billet d’entrée, avons récupéré un plan du site et c’était parti pour de longues heures de marches. Il y a plein de petits chemins à emprunter, un petit labyrinthe qui vous emmène au bord, au pied de dizaines de magnifiques cascades. Le seul truc qui m’a un peu soulé, c’est qu’il y avait vraiment beaucoup trop de monde sur le site. C’est parfois impossible de s’approcher de certaines chutes tant les touristes se battent pour avoir la meilleur place, la meilleur photo, … On peut ne s’en prendre qu’à nous même de nous être levé si tard… 
D'autres chutes d'Iguaçu en Argentine 
Les chutes d'Iguaçu en Argentine, "La gorge du Diable"

Il n’en reste pas moins que les chutes Argentines sont plus belles, plus impressionnantes et plus nombreuses que du côté Brésilien. Par exemple la « Gorge du Diable » est un lieu magique, vous êtes sur une plateforme, quelques mètres sous vos pieds l’eau commence à chuter pour venir s’effondre 100 mètres plus bas créant des nuages de brume qui vous trempe complètement en 5 minutes, tout ça avec un bruit qui la nuit en effrayerait plus d’un…
Avoir vu le côté Brésilien puis le côté Argentin valait vraiment le coup surtout si vous le faite dans cet ordre.
3 jours s’étaient écoulés, j’avais vu 3 pays, 3 endroits impressionnants et pour certains vraiment splendides. Le cerveau plein de belles images de beaux paysages, il était temps de prendre l’avion qui allait m’emmener dans un des endroits les plus fabuleux en Février, « le Carnaval de Rio de Janeiro ». Le temps de dire au revoir à mes compagnons de voyage, et me voilà qui m’envolait pour « Rio ». « Blue » je viens te chercher…  Mais pour cette nouvelle histoire il faudra patienter un petit peu… Le Carnaval se sont 5 jours de fêtes… un peu de patience les amis. Vous allez le vivre avec moi J

Sur ce je vous dit à bientôt dans le prochain récit.

Nico le Vagabond.

PS : N’aillant pas souhaité en temps et en heure l’anniversaire de ma maman, je me permets de l’écrire ici. Je te souhaite un joyeux anniversaire Maman. Le colis arrive bientôt. Je t’aime. Ton petit Nico qui grandit de toutes ses expériences qu’il a vécu et qu’il ne cesse de vivre. Bises



lundi 13 février 2012

Bolivie - Des mines d'argent de Potosi, puis Sucre jusqu'au Paraguay


Bon allé j’y suis presque, vous vous demandez de quoi je parle, mais j’avais pris tellement de retard sur mon blog qu’aujourd’hui j’ai passé ma journée ou presque sur l’ordinateur pour récupérer ce retard. Je suis actuellement dans le bus entre « Asunción » et « Ciudad del Este » au « Paraguay ». Un bus bien confortable pour une fois. Vous allez comprendre quand vous lirez ce récit… Ha la « Bolivie » c’est magnifique, mais le transport est tout simplement « catastrophique ».

Ainsi j’étais avec « Luigi, Andres, Fanny et Romain » à Potosi. L’équipe de titans… l’agence tous risques… On nous avait recommandé de faire le trajet de jour entre « Uyuni » et « Potosi ». Soit disant les paysages étaient magnifiques. Un conseil, faites le de nuit si vous venez de faire le « Sur Lipez »… J’ai passé l’après midi dans un livre. Les paysages ne valaient vraiment pas grand chose. Pour les malheureux qui sont malades en bus, ce trajet est dans la montagne, il n’y a pas moins de 4000 virages…

Les rues de Potosi

« Potosi » c’est une jolie petite ville, propre et colorée. L’ambiance est chaleureuse surtout qu’on y est tombé au moment du Carnaval. Tous les enfants se battent avec des bombes à eau. Les touristes, on n’y échappe pas. On se fait arroser avec ces bombes par les enfants mais aussi par les chauffeurs de bus…  La plupart du temps ce n’est que de l’eau, mais quand vous allez rentrer dans un musée et qu’on vous asperge de mousse, c’est déjà moins amusant… Enfin bon c’est le carnaval et les gens le vivent comme ça. Qu’est ce que ça va être à « Rio de Janeiro ». En tout cas avec mes deux acolytes Italiens, on n’a pas loupé l’occasion pour s’acheter quelques bombes, histoire d’arroser dans un premier temps « Fanny » mais aussi pour se venger de tous enfants qui n’en loupent pas une pour vous tremper. On est Européens mais on s’est aussi viser !!!

Potosi, c’est aussi la ville où il y a le stade de foot le plus haut du monde à 4300 mètres d’altitude. Allez faire une partie de 90 minutes là-bas, on va se marrer. « L’Argentine » a joué en « Bolivie », ils ont perdu 6 à 1. Depuis il y a une loi qui interdit les grands matchs à plus de 2800 d’altitude. Quels mauvais perdants qu’ils sont ces Argentins vraiment…
Mais de cette ville ce qu’il faut visiter ce sont les mines d’argent. Ces mines ont tuées 6 millions de personnes. Ils sont morts des éboulements, des explosions de souffre dans la mine ou bien peu de temps après y avoir travaillé… Un vrai génocide… Encore aujourd’hui 15000 personnes y travaillent. Ca va d’enfants de 12 ans jusqu’aux personnes de 60 ans. Evidemment l’âge légal est fixé à 18 ans. Lorsqu’on a demandé aux mineurs pourquoi ils ont choisi cette voie, la plupart n’ont pas eu le choix. « Il faut faire rentrer de l’argent au prix de ma vie pour faire vivre ma famille ». Ils sont bien conscient des risques mais ne changeraient pas leur vie contre une autre pour autant. Encore un truc que j’ai du mal à comprendre. Ils gagnent 100 bolivianos par jour, soit un peu plus de 10 euros par jour pour 8 heures passées dans la mine. Ca c’est pour ceux qui ont un employeur. Il y en a d’autres qui travaillent à leur compte. Ils sont payés en fonction de ce qu’ils extraient de la mine. Pour cela il y a 33 entreprises dans la ville qui se chargent de traiter les roches et d’extraire l’argent, le zinc, l’étain selon leurs désirs. La plupart d’entre eux s’en sortent difficilement maintenant. Il faut dire que la mine est exploitée depuis l’arrivée des Espagnols en « Bolivie ». Il ne reste quasiment plus rien à extraire et dans 10 ans ils comptent la fermer. Ca ne sera je pense pas une mauvaise chose tant ce que je vais vous raconter va vous paraître indécent de nos jours. Beaucoup d’entre vous connaissent surement les mines exploitées avec les moyens technologiques de notre temps. Pour nous « Germinal » c’est loin, pour eux ils sont en plein dedans.
De l'alcool potable à 96° pour les mineurs... 
2 euros la dynamite, le détonateur et un sulfate pour augmenter
la force de l'explosion... Qui en veux??

Avant d’entrer dans la mine on a commencé par aller visiter le marché des mineurs. Un marché où il est possible d’acheter des casques, de l’eau, mais surtout de la « TNT » et tout ce qu’il faut pour que ça explose. Un enfant peu l’acheter dans ce marché, un terroriste aussi, par contre c’est interdit de quitter « Potosi » avec. Mais bon tout de même… laisser les enfants acheter ça, c’est du n’importe quoi… Il y a de nombreux commerces comme celui que nous avons visité dans la ville.
Pendant cette première visite, le guide nous ait enseigné comment faire exploser de la dynamite. Il nous a également expliqué que les mineurs, pour la plupart, étaient bourrés dans la mine pendant qu’ils travaillent. Tout ça pour ne pas penser aux conditions de travail… Pour cela, ils boivent de l’alcool potable à 96°. Efficace, on a gouté ça vous nettoie le gosier… Enfin ils ne mangent pas non plus dans la mine, ils boivent et ils mâchent de la feuille de Coca. Un petit déjeuner le matin et c’est tout.

Les broyeuses de roches 
Enfin l'argent apparaît après le traitement

Bref nous n’étions pas encore entré dans la mine qu’on avait peur d’y mettre les pieds tellement les conditions paraissaient difficile dans la mine… On a visité un peu avant d’entrer dans la mine, une usine d’extraction des minerais. Ces usines sont chargées d’extraire les minerais et de les revendre ensuite, généralement à l’étranger, au Pérou et au Brésil si je me rappelle bien. Encore une fois les machines utilisées sont rudimentaires, les procédés sont ceux inventés en 1600 par les Espagnols. Imaginez tous les produits toxiques qu’ils utilisent et qu’ils vont jeter je ne sais où un peu plus loin de la ville histoire que ça ne se voit pas trop. Le guide nous a dit qu’il y avait des contrôles très stricts, avec des usines très contrôlées qui se chargent de traitées ces déchets toxiques. Si c’est vrai tant mieux, mais avec tout ce que j’ai vu au cours du voyage j’ai vraiment du mal à y croire. La corruption prédomine le plus souvent. Un petit chèque par ci, un autre par là et le problème n’existe plus… En tout cas, c’était tellement toxique qu’en dix minutes je commençais à avoir mal au crâne, l’altitude n’aidant pas évidemment.
Le chariot est vide, le mineur est dehors, tout va bien mais jusqu'à quand?
Ca c'est nous avant d'entrer dans la mine, encore avec le sourire aux lèvres 
Il n’était pas loin de 11h du matin prêt à entrer dans la mine. On y a passé 1h ou 2. On en pouvait plus. Ce qu’on y a vu n’est en rien une mine. C’est une décharge, un four, et le risque pris par ces mineurs est démentiel.
Au 3ième level il fait très chaud déjà... 
Ca s'éffondreeeeeee !!!! Comment on passe maintenant?

Les murs s’effondrent. Il n’y a pas de renforcement des parois en béton. Il y a seulement des bouts de bois fendu qui tentent de maintenir un peu tout ça.
Les mineurs travaillent à la force musculaire pour charger et décharger les blocs de pierre dans les wagons puis pour les pousser dans la mine. Seuls quelques uns ont des chariots qui fonctionnent avec des batteries… La lumière est artificielle, ils sont tous équipés avec des torches au front. Un conseil, attention à la tête et ne pas taper le casque trop fort comme l’a fait « Romain ». Sinon la lampe se casse et vous vous retrouvez perdu dans l’obscurité complète…
Il fait vraiment très chaud dans les mines...
 Au troisième niveau au fond il fait déjà 40°C, au quatrième niveau plus de 60°C. Bref des conditions de travail qui m’ont rappelées le film « Germinal ». Les ouvriers que nous avons croisés dans la mine entre le 3ième et 4ième niveau sont transpirants, ne parlent pas beaucoup, ne sont pas très aimables, certains sont bourrés, et pour les plus vieux, certains portent des cicatrices sur tout le corps qui en disent long sur la vie qu’ils ont mené. Ce n’était pas vraiment agréable à voir tout ça.
Une fois sorti j’étais vraiment soulagé. Je venais de visiter une mine vraiment dangereuse… Une première mais aussi une dernière. Plus jamais je remettrais les pieds dans un « Enfer » pareil. Impressionnant, choquant tout ça en 2h et eux qui y passent des années à une moyenne de 6 jours pas semaine… Vraiment je me dis qu’une fois de plus j’ai de la chance d’être née là où je suis né…On a passé l’après midi à en parler… Les images pour une fois ne reflètent en rien ce que nous avons vu dans cette mine. Je ne recommande pas la visite tant le site me paraît dangereux… mais l’expérience par contre permet vraiment de prendre conscience de certaines choses qui ne devraient plus exister de nos jours…

L’après midi une fois rentré à l’hôtel on a pris une bonne douche, non pas méritée mais fort agréable. Le problème c’est qu’avec tout ce qu’on a respiré dans cette mine, on ne cessait de sentir ces odeurs de souffre, et d’autres produits peux communs. On avait toujours l’impression d’être dans la mine… De tout ce que j’ai vu de mon voyage, cette visite restera gravée tant elle m’a choquée.

Je devais aller faire un tour sur Internet, c’est là que je me suis rendu compte que nos amies « Helena et Marion » étaient à « Potosi ». Elles ont pu faire la connaissance de nos amis Italiens. On s’est de nouveau fait un bon restaurant. Décidemment en « Bolivie » on ne fait pas d’économies. On se fait juste un peu plus plaisir que dans les autres pays. Une bonne soirée de nouveau, loin de l’enfer de la mine… Comme à leur habitude les italiens se sont bien arrosés de vin et ont terminés la soirée bien joyeux. Au moins les filles n’ont pas mis longtemps à les connaître…

Le lendemain les filles étaient parties sur « Tupiza » faire le tour que nous avions fait dans le « Sur Lipez » quelques jours plus tôt. Pour nous il était temps d’aller sur la plus belle ville de « Bolivie », la ville de « Sucre ». A 3 heures de route, dans l’après midi nous sommes donc partis.
Arrivé sur place à 19h30, dans l’hôtel recommandé par « Helena et Marion », devinez qui je croise. Mon pote « Spag » et sa copine en train de diner. Le monde est vraiment petit dans le monde du voyage. J’étais en train de me dire dans le bus qu’il fallait que je lui écrive pour lui donner les bons plans des différents sites que j’avais visité. Pas eu la peine de se prendre la tête, la chance une nouvelle fois s’en était chargée. On a passé évidemment la soirée à s’échanger les bons plans, à raconter les mauvais. Le lendemain une nouvelle fois on s’est séparé. Pas de grande accolade ; pas la peine, si on se revoit toutes les deux semaines comme ça c’est plus fréquent que ce qu’on fait en France donc bon… Juste un « A la prochaine » et nous étions de nouveau à partir chacun de notre côté.
La mairie de Sucre !!! Pas mal non ? 
Sur les toits de Sucre

Il était temps de visiter la ville de « Sucre ». Elle est vraiment magnifique et y règne une tranquillité bien agréable. Tellement tranquille qu’à part jouer au Pingpong à l’hôtel, ou bien manger les succulentes lasagnes préparées pas nos amis Italiens, il n’y a quand même pas de quoi y  passer plus de deux jours. 
Les amis font les pitres devant le musée de la libération... 
J'approche du carnaval on dirait... 

Sucre vu sur des toits...

Les faignants ou les amoureux de ces villes paisibles s’y sentiront bien. Pour ma part mes jours étaient comptés. Déjà le 9 février, il ne me restait que 7, 8 jours pour être à Rio. Pour me rapprocher du « Brésil », je devais dans un premier temps aller à « Santa Cruz », une ville à 15h de bus environ plus à l’Est.

Il était donc temps de dire au revoir à mes compagnons Belges et Italiens. « Fanny et Romain » devaient rentrer sur « La Paz » pour reprendre dans une dizaine de jours leur avion pour la Belgique, quand à « Luigi et Andres » ils devaient remonter sur « Copacabana » voire le « Lac Titicaca », « le Pérou », puis « l’Equateur ».  Aillant passé de nombreuses semaines là bas, je me suis chargé de leur programmer leur voyage. C’était la moindre des choses, ils ont tout de même cuisiné « Pates à la bolonaise,  Lasagnes, et Café italien pendant les deux derniers jours. Les gérants de l’hôtel ne se sont pas privés d’ailleurs pour demander leur part. On a mangé comme des rois pendant deux jours et retrouver dans nos assiettes des plats Européens, ça fait sacrément plaisir.

Comme toujours les bonnes choses ont une fin. Il était temps de donner de grandes accolades, les mots n’étaient pas faciles à prononcer, je venais tout de même de passer pas loin d’un mois avec les amis Belges. Une des plus belle rencontre de mon voyage et j’espère bien les revoir, en Belgique, ou en France pour partager, bières, frites, et andouillettes. Bien évidemment je n’oublie pas mes amis Italiens chez qui un jour je passerais avec mon VTT pour dévaler les Alpes Italiennes avec eux.
Le sourire au lèvre, mais le cœur serré je suis monté dans mon taxi avec mes nouveaux compagnons de voyage rencontrés à l’hôtel. Deux Nantais « Patrick et Mickael ». Une nouvelle aventure commençait. Direction « Santa Cruz » puis « Le Paraguay ».
Le Paraguay, pas grand chose à y voir... 
Le Paraguay lors du couché de soleil...

A l’heure qu’il est, je suis dans le bus, « Patrick ». Il me raconte dix milles conneries pour me déconcentrer, espérant que quelques unes de ces imbécilités apparaitront dans mon blog. Voilà chose faite vu la quantité de fautes qu’il doit y avoir dans ce récit. Veuillez m’en excuser !!! Il vous embrasse et vous souhaite tout le bonheur du monde. Signé « Pat ». On vient de passer deux nuits dans les bus. Un premier à « Santa Cruz », puis un second de « Santa Cruz » à « Asucion » la capitale au Paraguay. De là, on a passé une courte nuit à l’hôtel pour prendre un dernier bus, celui dans lequel je me trouve en ce moment. On est sur le point d’arriver à la « Ciudad de l’Este », une petite ville à la frontière entre le Nord de « l’Argentine » et le sud du « Brésil ». Dans quelques heures nous allions aller visiter le « Barrage hydroélectrique de « Itaipu », mais surtout ensuite les « chutes d’Iguaçu ».
Mickael et Patrick dans le bus, qu'il faisait chaud, rien à voir dehors, pas de télé, pas de clim, 27h de bus mémorables... 
Une seule chose à faire dans le bus... Dormir ou rédiger le blog...

Il est temps pour moi de vous laisser, je dois ranger l’ordinateur, on est enfin arrivé. En plus de ça il fait très chaud et l’ordinateur me chauffe les jambes.
Je vous dit à dans quelques jours ou semaines, car les jours à venir vont êtres intenses.

Je vous embrasse,

Nico le vagabond.