lundi 31 janvier 2011

Cambodge - Mes premiers pas, et mes premières impressions !!


Qu’il est bon de voyager, plus on avance dans le temps et mieux c’est. A chaque fois que je change de pays j’ai un petit regret de le quitter pour tout ce qu’il a pu m’apporter. Mais en quelques jours voir même quelques heures cette sensation disparait. Et oui  le Cambodge comme la Thaïlande et le Laos est un pays très accueillant bien que leur langue paraisse un peu plus compliquée que les précédentes. Mais bon s’il n’y a que ça.

Au premier contact avec la population locale, bien que dans une ville, quel accueil. A peine quelques heures que je suis dans le pays et me voilà à bavarder avec un moine qui habite dans la province de « Stung Treng » et quelques uns de ses amis sur la terrasse du quasi unique restaurant de la ville. Une bonne partie de rigolade. Merci à la bière « Angkor », non non pas « Encore » quoi que… A cause de cette bière, impossible de retenir les quelques mots qu’ils m’apprennent. Le Laos revient sans cesse… j’ai donc tout noté dans mon téléphone histoire de pouvoir l’assimiler à tête reposée. J’ai maintenant tout ce qu’il me faut pour vadrouiller dans les villages avoisinant. Ce maigre vocabulaire m’a toujours servi dans les autres pays. Pourquoi pas là… Après cette longue journée rien ne valait qu’un bon lit bien confortable et une bonne nuit de sommeil. Et oui le lendemain il fallait reprendre un minibus pour aller plus à l’Est dans la ville de « Banlung ». C’était mon premier véritable point de chute au Cambodge. Là allait commencer ma découverte de ce pays.

Un minibus encore une fois bien inconfortable. 4 heures de routes assis entre 2 chaises la sécurité de la ceinture dans les fesses. Ouille, aille, ils ont bien rigolé de voir que je me tenais à moitié debout dans le minibus tellement j’avais mal. Un bien pour un mal puisque cela a lancé la conversation… tout du moins de nombreux fou-rires. L’un d’entre eux était un guide qui parlait plutôt bien anglais. Nous avons pas mal discuté surtout de la déforestation au Cambodge. Je n’ai pas osé prendre de photos tellement cela me faisait mal au cœur de voir tous ces arbres coupés. Des champs à perte de vue avec pour seule végétation des troncs coupés à quelques centimètres du sol, ou bien des forêts d’arbres replantés il n’y a pas plus de 10 ans. Un paysage saccagé tout le long de la route. Le guide m’expliquait qu’avant il n’y avait pas de route, on passait là à moto et on devait se frayer un chemin dans la jungle. On en était bien loin. C’était absolument désertique d’arbres et la route était en train d’être aménagée telle une autoroute. Bref je ne m’attendais pas à cela, quel désastre écologique. Il m’a également conseillé quelques bonnes Guesthouse dans la ville de « Banlung ».

A peine arrivé j’entreprenais ma recherche de celles-ci sans plan bien évidemment… je ne les ai pas trouvé bien que la ville ne soit pas bien grande. Les tuc-tucs toujours à l’affut me suivaient à la trace en espérant que je leur prenne une course. Raté, j’ai fini par apercevoir quelques occidentaux devant l’une d’entre elles. Ceux ci étaient à la recherche de touristes pour faire un trekking sur 4 jours. Personnellement mon expérience des trekking n’est pas formidable j’ai donc refusé. Cependant me voilà devant une Guesthouse où les gérants paraissent vraiment sympathiques. Je me suis donc arrêté là. On a commencé par aller visiter les chambres, discuter des prix, puis rapidement la conversation s’est débridée. Quelques minutes plus tard me voilà parti avec eux gratuitement… c’est rare pour être noté. Où j’allais ? Je n’en savais pas grand chose, à un lac apparemment… Je n’en savais pas beaucoup plus mais celui-ci était référencé dans le « Lonely Planet » … d’après eux. Après étude c’était vrai il s’agit du lac « Ya Laom ». Quelques kilomètres de moto et nous voilà donc au pied du lac. Il était temps de manger un morceau. Rien de tel qu’un bon repas Cambodgien. Le soleil rayonnait de milles feux,  la température avoisinait les 33°C, une bonne baignade dans ce lac s’imposait. Ce lac composé d’une eau transparente plutôt chaude est fait en cercle et est entouré d’une jungle dense. Vraiment magnifique, mais c’est surtout l’histoire autour de ce lac qui est passionnante. Il s’agit d’un lac créé après l’extinction d’un volcan. De nombreux habitants sont morts lors de la dernière éruption et d’après eux leurs esprits hantent le lac. Ils ne s’y aventurent pas la nuit. D’ailleurs chaque année 2 Cambodgiens, une femme et un homme se noient dans ce lac ce qui entretien cette légende. Ils ont fait venir de nombreux moines pour faire fuir les esprits et maintenant tant qu’il fait jour les gens s’y risquent, mais peu encore se baignent. Comme au Laos ici on garde le T-shirt pour se baigner. Mon bronzage ne va pas s’améliorer de si tôt... Nous avons passé la plupart de l’après midi à parler chacun de ce qu’on connaissait et je commençais doucement mais surement à en savoir plus sur le Cambodge. Une histoire bien difficile à entendre parfois, les gens ici ne sont pas fières de ce qui s’est passé et cela reste très frais dans leur tête. Ils ont encore du mal à en parler.

Après quelques heures passées là, on a repris la moto pour aller visiter un petit village tout proche habité par une ethnie « Tampoun ». Impressionnant de voir le temps qu’ils passent pour faire un T-shirt avec leur machine à tisser. Il faut aux femmes du village 1 mois, à moyenne de 3 ou 4 heures par jour tout cela pour 25$. Il leur faut 1 an quand les enfants sont jeunes pour apprendre à tisser au bambou. Autant dire qu’en quelques minutes, j’ai tenté d’apprendre mais j’ai vraiment rien compris. Comme souvent ils ne vivent de pas grand chose. 50 personnes dans une maison, tout en sachant que le village comprend 120 personnes. Nous ne pouvions rester que quelques minutes, le soleil n’étant pas loin de se coucher et la route étant dangereuse, pas le temps de vraiment créer des liens avec les villageois. Je n’ai donc pas osé prendre des photos dans ce village. Je pense visiter un village du même type à Kratie et je l’espère par moi même. Les routes sont meilleures là bas. Mais bon, au Cambodge on ne peut s’aventurer comme au Laos dans les villages de minorités sans être accompagné d’un guide, cela ne se fait pas. Je suis donc reparti un peu frustré, moi qui est pris tant de plaisir au Laos dans ces petits villages. Il fallait que je me renseigne à ce sujet avant d’entreprendre quoi que se soit de plus au Cambodge.

On est donc parti de ce village sur ces routes si dangereuses. Heureusement qu’ils ont l’habitude de rouler dans ces ornières, tous ces trous, et cette terre qui vole. On en prend plein la figure et surtout dans les yeux. Mieux vaut donc être bien équipé, lunettes ou visière obligatoire. Bref rien de tel qu’un bon cocktail de noix de coco pour se remettre de cette folle virée en moto. Quel délice, c’est tout simplement excellent d’autant plus qu’ils nous ont emmené dans le bar qui fait les meilleurs de la région. Le soleil couché nous somme rentré à la guesthouse. Deuxième jour au Cambodge, et me voilà déjà intégré mais je n’avais aucune idée de ce que je pouvais bien faire le lendemain. Je n’ai pas eu le temps d’étudier le guide encore… comment je me débrouille, j’en sais rien, mais je n’ai jamais le temps de le lire. A croire qu’on en a vraiment pas besoin. C’est pas si faut puisque le lendemain quand je me suis levé, « Roon », le guide de la veille était là et m’attendait de pied ferme pour glandouiller toute la journée. Ca ne faisait pas de mal que de se prendre un peu de repos. On est donc parti avec ses amis faire des parties de pétanque. Enfin… presque de la pétanque, c’est un peu plus complexe sur un terrain de terre parfaitement lisse… mais pour une fois la chance m’a sourie et j’ai gagné toutes les parties au point de les frustrer. Ils ont alors voulu me mettre la raclée au ping-pong. Haha, la bonne blague, on ne me bat si facilement. Après 10 parties ils étaient dégoutés. Ils méritaient bien une bière, je ne voulais pas non plus leur pourrir la journée. Ils ne voulaient pourtant pas en rester là, qu’est ce qu’ils sont mauvais perdant... On a donc ensuite joué aux échecs. Ca ne se joue pas comme chez nous, c’est encore plus stratégique. On peut dire que depuis longtemps j’ai du faire fonctionner les neurones, et ça n’a pas suffit. 3 parties perdues. Je ne veux pas avoir un jour à me battre avec eux, à coup sur ils gagneront. L’après midi, après une bonne assiette de riz sauté, on s’est dirigé à une cascade. Elle est réputée pour permettre aux gens de se faire masser sous la cascade. C’est efficace, mais ça fouette tout de même un peu trop à mon goût. Je n’ai pas tenu une heure mais plutôt 10 minutes. Ca ça les fait bien rire, ils nous prennent pour des douillets. On n’aime pas l’eau froide, ça fait mal, blablabla… Les français sont réputés pour être moqueurs mais que dire des Cambodgiens…

On a terminé l’après midi au sommet de la ville pour assister au coucher de soleil. Une vue splendide sur la vallée, même si, encore une fois, toute cette déforestation n’est vraiment pas belle à voir dans la région. Ils en sont conscients, c’est déjà bien, mais ça n’empêche pas les truands d’en couper encore la nuit tombée. Il y en a du travail à faire là bas au niveau écologique, ils n’utilisent même pas le composte pour leurs champs, ils préfèrent les bruler pendant la saison sèche. Pour information cette pratique est interdit au Cambodge… personne ne semble respecter la loi. C’est triste. Entre les forêts qui sont devenues des champs, et ces champs tous gris brulés par endroit, c’est parfois presque un paysage lunaire. J’exagère un peu mais sérieusement c’est tout de même dramatique.

Il était temps d’aller prendre une bonne douche avant d’aller diner. Je me suis aventuré dans la rue guitare sur le dos pensant pouvoir me trouver un coin tranquille où aller jouer. Pas eu le temps de faire deux pas que j’avais tout un tas de gens qui me demandaient de jouer, juste là, devant leur restaurant. Il faut croire qu’ils n‘y connaissent vraiment rien, je suis loin de pouvoir jouer dans un restaurant… Ce fut amusant mais ça m’a tout de même permis de rencontrer beaucoup de monde, de manger gratuit et de finir par jouer aux cartes avec eux. Cet instrument est vraiment magique… moi pas. Je ne me suis pas éternisé, j’avais sommeil et les journées suivantes s’annoncent éprouvantes, au programme visites de cimetières Tampoun, de villages Laos et chinois, de carières de pières précieuses, de la moto, du bateau, et des randonnées en montagne avec en prime le nouvel an chinois à fêter. Autant vous dire que ça promet.

A très vite et désolé pour les photos, je ne peux pas tout mettre sur internet. Il faudra surement atteindre la capitale pour cela.

A très vite

Nico le vagabond

vendredi 28 janvier 2011

Laos - La fin de mon parcours dans ce beau pays


Me voilà prêt à quitter cette ville de fou qu’est « Vang Vieng ». Un bus m’attend dans l’après midi. J’arrive une heure en avance histoire d’avoir une bonne place. Haha la bonne blague, ne surtout pas discuter avec les gens qu’on rencontre à la station de bus. Me voilà bon dernier à monter dans le bus. Evidemment il n’y a plus de place et je me retrouve donc assis au milieu du bus sur une chaise en plastique. Très pratique, mais vraiment inconfortable surtout dans un bus qui ne cesse de freiner et d’accélérer. Autant dire que dormir pendant ces 3h de trajet était tout simplement impossible, regarder le paysage tout autant. Je me suis donc plongé dans mon livre. Une des rares fois où j’ai l’occasion de lire. On peut dire que le trajet fut calamiteux mais c’est tout de même passé vite. On s’habitue vraiment à tout.

Il est maintenant 18h00. J’arrive à « Ventiane », que dire ce cette ville. Pas grand chose, c’est tout simplement une capitale morte. Je voulais attraper le bus de nuit directement ce soir là pour « Pakse », mais on est arrivé trop tard. Quel dommage tant il n’y a rien à y voir et c’est très moche. Une capitale reconstruite par la « France » ça promet pour la suite. La nourriture n’est pas exceptionnelle non plus malgré qu’on soit à la frontière avec la Thaïlande. On aurait pu espérer mieux de la capitale de ce beau pays. Autant dire que c’était juste pour un transfert que je suis passé par là. Même le Mékong à cet endroit n’est pas beau, il est large, avec beaucoup de bancs de sable tant le niveau de l’eau est bas à cette période de l’année.  
Il n’y a donc vraiment pas grand chose à retenir à l’exception tout de même de la de la rencontre d’un jeune couple de français. On s’est croisé dans un tuc-tuc à la gare routière. Comme d’habitude après quelques minutes on sait rapidement ce que les uns ou les autres ont envi de faire. On allait à peut prêt dans la même région voir les mêmes choses dans le sud du Laos. On a donc décidé de poursuivre un bout de notre aventure ensemble. Direction « Pakse » à 700km plus au sud en bus de nuit.

Hou que ce fut agréable ce trajet en bus de nuit. Un confort longtemps oublié. Un bus magique comparé à tous ceux que j’ai pu emprunter ces dernières semaines. Confortable, avec des gens sympathiques, le repas du soir fourni et pas de retard. Que demande le peuple ? Rien de plus on en a eu pour notre argent. En plus de ça on est arrivé à 6h45 le matin ce qui nous laissait la journée complète pour envisager une excursion. On a dans un premier temps cherché des Guesthouse mais on a rien trouvé de transcendant. On a donc décidé de laisser les bagages au magasin de location de moto et de partir en excursion 2 à 3 jours dans la « Plaine des Bolovens ». C’est la région la plus pauvre du Laos. A en lire le guide ça vaut le coup d’œil. On allait donc se faire notre propre idée.

La première étape consistait pour moi à apprendre à conduire une moto manuelle. En quelques secondes on s’y fait. Finalement, c’est bidon. On s’en fait toute une montagne mais il n’y a rien de difficile vu qu’il n’y a pas d’embrayage. Bref quelques secondes et c’était parti pour 200km à parcourir le long des villages, montagnes et champs de bananiers, de café et des rizières du sud du Laos.



Nous avons roulé prêt de 50km pour arriver dans une ville indiquée dans le guide du routard… « Paksong ». La bonne blague, c’est presque une ville fantôme qui pourrait ressembler à une ville américaine. Une seule grande rue, et au moins 5km pour traverser la ville. Bref, on y a juste mangé une excellente soupe puis on est reparti un peu plus loin voir la plus haute cascade du Laos.

Encore une fois on a été un peu déçu. On devient exigeant peu être… Certes c’est haut mais on ne peut pas l’approcher ni descendre la voir de plus prêt. C’est pas faute d’avoir essayé mais la falaise nous a vite fait comprendre que sans cordes d’escalades c’était impossible. On a donc rebroussé chemin et sommes tombé nez à nez face à notre premier champ de café. Ils font sécher leurs grains de café à même le sol devant leur maison. Par contre si vous voulez en acheter accrochez vous. Ils ne savent pas le préparer. Direction donc les marchés. Et la encore la bonne surprise ils vendent du Nescafé « Café du Laos de la Plaine des Bolovens ». Du grand n’importe quoi. On est donc reparti bredouille du marché et avons repris la route. Au vu des paysages pour le moment, et des déceptions accumulées, on se demandait si on poursuivait ou bien si on rentrait sur « Pakse ». Finalement notre curiosité nous a poussé à continuer. Direction plus au Nord à environ 50km de là où nous étions pour aller dans un petit village indiqué sur le guide où apparemment ils avaient des traditions bien particulières.

On est arrivé sur place à 14h00 quand le soleil est bien chaud. Il a fallut qu’on se gare devant l’office du village. La bonne idée que voilà. On doit maintenant payer l’entrée dans le village. Quelques centimes certes, mais bon… on aurait pu nous prévenir. Au final ce n’était pas si mal de payer puisqu’un guide nous à accompagné toute l’après midi. Ils se sont très vite adaptés au tourisme c’est peu dire. Il a pu nous expliquer comment ils vivent, et quelles sont leurs traditions. C’est tout simplement impressionnant de voir ses gens qui vivent de rien, qui ne sont jamais sorti du village excepté quelques uns pour vendre leur riz. Même dans leur famille il y a quelque chose d’étrange. Ils ne peuvent se marier qu’avec des gens issu d’un même village. Et un homme peut avoir plusieurs femmes, même si se sont deux sœurs. Bref je n’imagine pas ce que ça peut donner toute cette consanguinité.
Le côté amusant dans ce village c’est qu’on est tombé en plein milieu de l’un de leur festival. Un festival en quel honneur ?? Et bien ils abattaient une vache le lendemain matin pour nourrir le village. Leur tradition veut qu’ils dansent autour de la vache une journée durant avant de la tuer. On peut dire qu’ils ne sont pas tendre avec l’animal. Coups de machettes, coups de pied, et ils hurlaient dans leurs dialectes des chansons bien buillantes… Bref nous voilà donc embarqué à danser avec eux, un bouclier de métal tourné vers le soleil dans la main gauche, une lance de bambou avec des gris-gris au sommet qui font du bruit dans la main droite. Danser en plein soleil, c’est une chose mais ajoutez y des verres de « Lao Lao » vous ne faites pas long feu. On peut dire qu’ils ont de l’endurance. Heureusement qu’on ne s’est pas attardé. On aurait encore mal fini.
J’ai ensuite pris un peu de temps pour amuser les enfants. Ce coup ci pas le temps de faire l’école. Je me suis donc attaqué à une dure tâche. Faire tomber des fruits des arbres. Pas évident de secouer un arbre de 50 ans. Il fallait ni plus ni moins lancer des bouts de bois en visant les fruits. Les enfants n’étaient pas beaucoup plus doués que moi. On a bien rigolé avant que le premier fruit ne se décroche. Encore une fois ces enfants étaient d’une extrême gentillesse, et certains très polissons. Ils ont fini par me faire craquer. Je leur ai acheté des fruits et une bonne distribution de cookies. Ils étaient si contents, vous auriez vu leur tête. Pour s’acquitter de leur « dette » ceux ci m’ont apporté des écorces de bois à mâcher. Ce n’est pas mauvais quoiqu’un peu acide, et ça colore la bouche de rouge. Vous m’auriez vu, on aurait dit un vampire. Ainsi donc après avoir vidé nos sac de tout ce qu’on pouvait leur donner, nous revoilà sur la route. Prudence était de mise. Les routes se rapprochaient plus de la terre que du goudron… Prochaine étape ? Trouver un toit où dormir. On s’est orienté dans la ville de Saravane. Mauvaise idée, c’était encore pire que « Paksong ». On a donc rebroussé chemin pour rejoindre la cascade de « Tad Lo ». Encore une bonne surprise, un soleil magnifique sur cette eau transparente, une eau presque chaude, et très peu de touristes. Un petit coin de paradis. On a pausé nos affaires dans un bungalow tout simple puis sommes parti en ville nous chercher un bon petit restaurant dans la rue.

Hummm que ce fut bon et quelle partie de rigolade. Dans un premier temps on a on a demandé un « Fried rice with eggs » et un verre de « Lao lao » chacun.  Voici ce qu’on a eu. Une omelette avec  5 œufs chacun. Très digeste. Et une bouteille d’un litre de « Lao Lao ». Autant dire qu’on était pas très content. En plus de ça on avait vraiment les crocs. Les jeunes filles qui tenaient le restaurant s’en sont certainement aperçues. Pour caler mon gros estomac rien ne valait une bonne glace en dessert. Je traverse la rue ramène à chacun sa glace. Et là voilà, notre chère serveuse prête à tout pour en avoir un bout. Enfin c’est ce que je pensais. Elle l’a avalée goulûment à ma grande déception. On a alors commencé à tenter de communiquer. J’ai vite compris à ce moment là pourquoi notre plat correspondait aussi peu à notre commande. On a fini tous ensemble la bouteille de « Lao Lao » puis sommes rentré dans nos appartement si je puis dire. Une bonne soirée donc même si le réveil allait être dur. Peu de sommeil, un ventre presque creux et de l’alcool dans le sang sans compter toute la moto dans la journée. Autant dire que je n’ai pas mis longtemps à m’endormir.

Après une bonne nuit de sommeil rien de tel qu’un bon bain rafraichissant dans la cascade avant de partir visiter les environs. Cette région est vraiment surprenante, la végétation varie si rapidement. Finalement nous sommes rentré tranquillement sur « Pakse » dans la journée pour aller faire quelques courses en ville. Ce périple dans le « Plateau des Bolovens » aura été de toute beauté, et enfin me voilà qui commence à bronzer. Merci les 10h de moto J je suis un vrai camionneur maintenant.

A « Pakse » on peut dire que c’est un petit « Ventiane » même si les environs ouest de la ville promettent quelques randonnées assez agréables. Je n’avais toutefois pas la motivation de rester dans les environs et souhaitait rejoindre une région encore moins touristique. Direction la ville de « Champassak » où se trouve l’un des plus vieux temples Khmer. Autant dire un petit avant goût de ce qu’allait m’offrir le « Cambodge ».  Après 2h passé dans un taxi local, plus de monde dans le taxi tu meurts. J’ai compté on est soit disant 12 maximum, on était 26 sans compter le chauffeur. Des routes en cour de construction, de la poussière épaisse, des nids de poules plus gros que des pâtes d’éléphant. Un vrai bonheur. Au moins nous on est arrivé  à destination sans encombre.  Le bus local que la plupart des touristes utilisent est tombé en panne. On est passé à côté d’eux. Ils allaient devoir parcourir les 4 derniers kilomètres sous un soleil de plomb avec tous leurs sacs. On n’était pas si mal dans notre boîte de sardines…

On est finalement arrivé à Champassak. Nais et David souhaitaient visiter un village d’éléphant. Pour ma part les éléphants maintenant je veux les voire dans la nature, pas attachés à des poteaux. On s’est donc séparé à ce moment là. Pour ma part direction le temple « Wat Phu » à juste quelques kilomètres. Rien de tel pour faire tourner les jambes sur un vélo voilé à tous niveaux,  mais qui reste toutefois suffisant. Je fus époustouflé dans un premier temps de voir l’ampleur que devait avoir ce temple et sa complexité. C’est un monument classé, je comprends maintenant pourquoi. Et à en croire les touristes ce n’est rien par rapport à « Angkor » au Cambodge. Ca promet. J’ai parcouru le temple et ses environs en long et en large. Le soleil commençait à sérieusement me cramer j’ai donc décidé de rentré au village. J’ai tenté de trouver un pêcheur prêt à m’accepter sur son bateau mais sans succès. Je me suis donc contenté d’une bonne baignade dans le Mékong avec les enfants du village. Tickets de bus en poche pour le lendemain j’étais prêt pour de nouvelles aventures un peu plus au sud, à seulement quelques kilomètres de la frontière avec le « Cambodge » dabs un coin se nommant « Les 4000 îles ». C’est un site où le « Mékong » se répand sur 18km de large et où de nombreuses îles sont accessibles en bateau. Un petit paradis pour celui qui souhaite se reposer.

Dans le bus j’ai rencontré un charmante chinoise de la province de Beijing « Yang ». On a passé les 2h de bus à discuter. Une jeune femme de 31 an qui travaille à « Ventiane » et qui souhait passer du bon temps sur les rives du « Mékong ». On s’est bien trouvé on peut dire, on cherchait tous les 2 le calme et non les touristes. Seulement voilà, on ne s’est pas arrêté sur la bonne île. Ca c’est l’Asie, on voulait aller à « Don Khong » qui est l’île la plus paisible et aussi la plus vaste mais nous voilà à « Don Khone ». La bonne blague qui finalement n’était pas si mauvaise. On a trouvé un bungalow au calme sur la rivière avec tous les services à proximité et peu de touristes. On a posé les sacs et sommes parti visiter l’île en vélo.  Quelles bonnes journées à flâner au bord du « Mékong », petite balade en bateau pour aller voir les dauphins d’eau douce, et enfin une vue sur des plus belles cascade que j’ai vu jusqu’à présent. Ils l’appellent les chutes du Niagara d’Asie. On comprend pourquoi. C’est splendide mais aussi très dangereux. Un bruit assourdissant, un débit d’eau phénoménal, bref tout simplement magnifique. La galère c’est que sur ces îles il vaut mieux être bien préparé financièrement. Aucun distributeur j’ai donc perdu quelques dollars pour aller dans une banque. Rien de bien méchant mais c’est à savoir pour ceux qui souhaiteraient y mettre les pieds. J’allais oublier sur l’île « Don Det » allez vous réfugier dans la guest house « Bon Hom ». Les gens sont adorables, et ils cuisinent divinemeent bien. Un service un peu long mais vous comprendrez vte pourquoi. Elles y mettent tout leur cœur. Je me suis même permis d’entrer dans leur cuisine et d’appendre un de leur plat favori la « Laap Salad au poulet ». Que c’est bon. Ca vaut notre « Bœuf Bourguignon. Et celle que je le suis préparé n’était pas mauvaise loin de là. D’excellents professeurs, même si leur anglais reste très approximatif. Autant dire qu’on aura passé des moments inoubliables avec cette petite famille. Je leur ai acheté un cahier pour qu’ils commencent un livre d’or. J’ai eu en retour un nouveau bracelet en tissu, c’est la tradition ici au sud du Laos, quand on vous apprécie on vous donne ce genre de bracelet. En tout cas je n’ai qu’une chose à dire, « Je leur souhaite bonne chance »  « Kop Die » comme on dit ici au Laos.

Seulement voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. « Yang » doit retourner à « Ventiane » et mon visa expire le 27/01. Pas le choix il est temps de mettre les voiles et de me diriger à la frontière du Cambodge. Que ce fut épique. Dans un premier temps départ prévu à 8h de la guest house. A 8h45 personne ne s’est encore présenté. J’ai donc pris tous mes sacs et me suis dirigé à la station de ferry. Après plusieurs tentatives infructueuses j’ai finalement trouvé quelqu’un qui pouvait m’aider. Il m’avait tout simplement oublié. J’étais persuadé que j’avais manqué mon bus, mais non, c’était la même pour tout le monde. A l’Asie tu ne finiras pas de me surprendre. On s’est tous accumulé dans un petit bus. Vu le nombre présent la climatisation ne servait vraiment pas à grand chose. On a finalement atteint la frontière à 11h30. Et la attention les yeux, vous voilà prêt à remplir tout un tas de formulaire. On vérifie même que vous n’avez pas de la température… et pour chaque papier bien évidemment on vous demande de payer. On devait repartir à midi, à 14h00 on repartait. Le temps de goûter mon premier repas au « Cambodge ». pas mal du tout je dois dire. Ca fait plaisir surtout qu’on était à la frontière. On aurait pu tomber plus mal. Ce n’est finalement qu’à 16H00 que j’ai atteint la ville de « Stung Treng » à 50km de la frontière. Pas si mal mais trop tard toutefois pour envisager quoique ce soit. Me voilà donc sur la terrasse de la Guesthouse avec vue sur le « Mékong » à rédiger cette mise à jour sur le blog. Et oui il est long ce fleuve, ça ne fait qu’un mois et 1000 km que je le suis et ce n’est pas fini.

J’aurais passé 27 jours au Laos, certains le font en quelques jours, je vous promets qu’un mois n’aura pas suffit. Une destination de plus qui vaut le coup d’œil.

Je vous laisse à vos occupations moi je dois prendre un nouveau bus pour rejoindre la région de Ratinakiri. patientez pour les photos, j'ai pas de débit ici non plus. A bon entendeur. Salut !!!

Nico le vagabon.

mercredi 19 janvier 2011

Laos - Du nord au Sud 3 semaines fantastiques


Après un premier de l’an bien fêté dans un bar reggae à Chiang rai, il était temps pour moi de refaire le sac et de quitter la Thaïlande. Dernière après midi en compagnie de Seagame. Encore une fois, qu’il n’est pas évident de dire au revoir et merci pour tous ces bons moments partagés. Ce garçon a vraiment le cœur sur la main. Ce souvenir restera gravé à tout jamais. Et pour sûr, on va se revoir. La date sera à fixer, peut être ce coup ci en France. Ce n’est pas l’envie qui lui manque de voir notre beau pays.

Me voilà donc dans le bus direction Chiang Kong. Passage obligé pour passer la frontière et me diriger au Laos. Allez comprendre le bus ce coup ci était confortable alors que j’ai moins payé que la première fois. Bref pas bien grave bien au contraire.

Je suis arrivé trop tard dans la soirée à la frontière. J’ai donc passé ma dernière nuit dans une charmante Guest house à proximité du Mékong.  La ville était tellement petite et la précédente nuit tellement courte qu’à peine arrivé je me suis couché. Bonne idée puisqu’à 6h30 j’étais debout pour voir le levé du soleil sur le Mékong. Tout simplement grandiose.



La frontière n’ouvrant qu’à 8h30 j’ai patienté en compagnie d’un chauffeur de tuc-tuc qui m’a raconté ses dernières vacances en chine. Appareil photo en main, nous nous sommes racontés et échangés nos souvenirs. Un dernier moment donc partagé avec un thaï et me voilà sur le petit bateau pour traverser le Mékong. A peine 2 minutes de traversée et me voilà au « Laos » Visa en main et 1 mois pour voir ce qu’est ce pays qui fait parti des pays les plus pauvres de la planète.

J’avais décidé de commencer par « Luang Prabang ». Une petite ville reconstruite par la France après la guerre. Pour m’y rendre 2 choix, le premier en bus… le second 2 jours de bateau pour descendre le Mékong. A la vue des paysages et de ce formidable levé de soleil le matin même, j’ai pris l’option du bateau. Tant pis si c’est un peu long, je voulais voir les paysages qu’offre cette balade sur le Mékong. Tickets en main je me dirigeais donc vers l’embarcadère. Un bateau à quai était là, chargé comme une mule de touristes. Sensation bizarre que de voir tous ces occidentaux au même endroit. Ca faisait longtemps…




Histoire de prouver une nouvelle fois que le monde est petit voilà la petite histoire marrante qui a décidé de mes 10 prochains jours. Je me retrouve à bord d’un bateau avec la famille de Tania, la jeune demoiselle que j’avais rencontré à Bangkok « Pierre, Cécile et leurs deux enfants Theo et Noah ». La première journée sur le bateau s’est formidablement passée. Des paysages à couper le souffle, un couché de soleil tout aussi magnifique sur les rives du Mékong au beau milieu des montagnes. Au cours de ce petit trip en bateau j’ai appris à Théo et Noah à faire des bracelets brésiliens. Rien de tel pour occuper des enfants quand il est impossible de se dégourdir. Merci à Bernadette, une charmante allemande de m’avoir réappris à faire ces bracelets. Ne vous attendez à me voir en faire pour toute la famille, il faut 6h pour faire un bracelet niveau 3… autant dire que la patience et du temps sont de mises. Nous sommes arrivé le soir au couché du soleil dans le petit village de « Pakbeng ». Une seule rue, mais un charme fou. Bernadette, Pierre sa femme et ses enfants m’ont accompagné pour manger notre premier repas Laos. Je dois dire que ce n’est pas aussi bon que la nourriture Thai, mais on s’y fait vite. Il faut juste ajouter quelques épices et on s’en rapproche. Un bon repas que nous avons partagé tous ensemble. J’ai poursuivi la soirée avec Bernadette à regarder les étoiles. Un ciel dégagé, des étoiles par milliers et des étoiles filantes de partout. Et oui il a fallu que ça tombe la nuit des météorites. Merci l’Asie de nous offrir tant. C’était un spectacle magnifique que malheureusement mon appareil photo était incapable de photographier.

Le lendemain nous reprenions le bateau pour « Luang Prabang ». Ce coup ci, 9h nous attendaient. Assis sur une planche de bois… pas très confortable ce voyage, mais quand on aime on ne compte pas. Les paysages sont tellement magnifiques. A chaque virage de la rivière on se croit ailleurs. Et ces montagnes ne sont pas là sans nous rappeler notre belle France. Tant d’étrangers et de personnes avec qui discuter que finalement, le voyage est passé bien vite. C’est une fois de plus au couché du soleil que nous sommes arrivé à destination à « Luang Prabang ». Autant dire que ce fut encore un sacré spectacle. Plus j’avance dans mon voyage et plus c’est beau. C’est impressionnant.



Une bien belle ville « Luang Prabang » telle que décrite dans le guide touristique. Pas très grande, calme, et avec beaucoup de charme. Nous avons passé le premier jour avec Tania et sa famille par visiter la ville. Une architecture complexe où se mélange maisons traditionnelles et maisons francophones. Par endroit on se serait cru en Normandie ou en Bretagne. La rivière « Nam Ou » d’un côté, le « Mékong » de l’autre. Une atmosphère paisible règne dans cette ville. On s’y sent bien.


Le lendemain nous avons été dans une des plus belles cascades de la région. C’est peu dire. Un pique-nique et une belle randonnée, sans compter une baignade dans un endroit paradisiaque. Un vrai bonheur sous ce beau soleil.



Le troisième jour je voulais prendre un peu de temps pour moi, faire du sport et me ressourcer. J’ai donc loué un VTT et suis parti dans la montagne. Je me suis retrouvé à une autre cascade. J’ai randonné autour sans trouver le village d’éléphant qui ne se trouvait certainement pas très loin. J’ai rencontré un guide Laos dans la forêt qui m’a fait exploré les environs et expliqué un peu plus les différents arbres et ce qu’ils en faisaient. Il est intéressant de noter qu’ils savent maintenant ce qu’est la déforestation et que donc il utilisent plutôt les bambous pour construire des maisons que les magnifiques arbres qui ornent leurs forêts. Ils commencent même à replanter.

Sur le retour je me suis arrêté dans un village où les enfants jouaient à la pétanque. Je me suis fait battre à pleine couture. Apparemment les français on apporté ce sport et les « Laos » sont devenus les champions d’Asie. Je comprends mieux cette lourde défaite mais ça ne nous a pas empêché de bien rigoler.







Le soleil était sur le point de se coucher il fallait donc que je rentre. Un magnifique couché de soleil sur les montagnes et me voilà de retour en ville la tête pleine d’images et d’motions.   La nuit tombée nous avions envi d’assister à un spectacle de danse « Laos ». Un restaurant proposait de manger et de voir 1h30 de ce show. Un vrai moment de détente tant ces danses sont douces et belles à regarder. Une belle journée bien remplie encore une fois.





Le quatrième jour nous avons tous pris le bateau sur la « Nam Ou » et nous sommes rendu bien plus au nord ouest du Laos à « Nong Khiaw ». Un petit village très sympathique entouré d’un cirque de montagnes. Tout simplement splendide.  





Les gens ici ne parlent pas anglais. Mais ils sont adorables. Nous sommes resté 3 jours dans la région. C’est vraiment sympa de voir à quel point ils se dévergondent une fois la barrière de la timidité dépassée. Tous les jours nous allons dans les mêmes restaurants, les gens apprennent à nous connaître et nous aussi. Que de beaux sourires et bonnes parties de rigolades.

Le premier jour nous avons fais une randonnée le long de la « Nam Ou » où nous avons eu le plaisir de tomber dans des petits villages où nous avons joué avec les enfants au badminton, au football et nous nous sommes baignés tous ensemble. Pas évident de quitter tous ces enfants si content que des occidentaux passe un peu de temps avec eux.  Ils les ont apprécié nos bananes… au point que nous on avait bien faim. La nuit tombait et il fallait rentrer. Amusant que ce retour dans la pénombre. Des bruits étranges, un chemin défoncé, et une lampe sans trop de piles… mais encore une fois de beaux souvenirs plein la tête. Au cours de cette randonnée nous avons longé une montagne qui paraissait accessible à pied. Après avoir discuté tant bien que mal avec les Laos, il semblait possible de la gravir par nous même.



Le lendemain donc réveil tôt et départ à 9h pour gravir cette montagne. Un seul but, atteindre le sommet et obtenir un beau point de vue. Après 4h30 de marche une barre rocheuse nous a barré la route au ¾. Vraiment frustrant, surtout que la végétation est tellement dense dans ces forêts qu’on n’a jamais pu avoir une belle vue. Il était temps de manger un peu et de redescendre avant que la nuit ne nous piège. C’était une belle balade, bien sportive tant ça montait sans répits mais qui restera frustrante tout de même surtout qu’en arrivant en bas dans le village j’ai croisé un guide qui m’annonçait qu’il était impossible d’atteindre ce sommet. Rassurant, mais on aurait bien aimé qu’on nous le dise avant…

Enfin le troisième jour avec Tania, nous avons loué des VTT pour reprendre la balade du premier jour et aller dans les autres villages qui se trouvaient un peu plus loin. Nous avions envi de passer plus de temps avec ces enfants. Chance pour nous, ils n’étaient pas à l’école ce jour là, le dimanche tout comme nous il n’y vont pas. Ce fut un vrai bonheur. Un accueil timide au début comme à leur habitude, puis après avoir partagé le repas que nous avions pris à emporté, nous avons passé du temps avec les enfants. Il est amusant de voir qu’on s’est assis dans un jardin où une petite famille commençait à manger. Ils n’étaient que 3. Après quelques minutes nous étions pas loin de 15 dans ce jardin. Tous les enfants du village apparaissaient un par un, intrigués par notre présence. On leur a appris les bracelets brésiliens, fait l’école, puis on a fini par se faire une partie de football. Donner et recevoir tant d’amour et de joie… c’est vraiment extra. Il fallait maintenant rentrer à « Nong Khiaw » les jambes lourdes sur le vélo tant on s’était dépensé avec ces enfants et la route montagneuse n’était pas là pour nous aider. Qui aurait cru qu’on avait parcouru autant de bornes… En plus de ça la nuit est tombée rapidement, le temps devenant menaçant. Faire du VTT la nuit sur ces chemins de terre avec de nombreux trous,  avec en plus la randonnée de la veille et toute cette dépense d’énergie avec les enfants, je peux vous dire qu’on a pas fait long feu le soir même. Juste pris le temps de bien nous étirer et le lit nous a accueilli lui aussi les bras grand ouverts.

Avant hier nous avons repris le bateau sur la « Nam Ou » pour partir toujours un peu plus à l’ouest dans le village de « Muang Ngoi ». On réduit de plus en plus la taille des bateaux sur lesquels on navigue. Pirogue maintenant à moteur. Ne pas se pencher, ne pas poser ses pieds n’importe où non plus. Et oui la direction du bateau se fait avec une tige de bambou… donc ne pas poser les pieds dessus. Ils sont fort, très très fort pour les système D.
Nous y avons réservé un trekking sur 2 jours pour aller voir un festival de la tribu « HMong ». Cette tribu est exclue du monde « Laos » par le gouvernement et vit retranchée au fin fond de la campagne ne vivant que des rizières qu’ils cultivent abondamment. Après une petite randonnée de 2h sur des chemins bien boueux, nous sommes arrivés dans ce petit village. Autant dire que c’était petit, plutôt sale et très boueux. Mais l’ambiance festive nous a fait oublié tout cela. Ils fêtaient le nouvel an « HMong ». 



Nous avons partagé le repas puis nous avons essayé leur instrument de musique. Une sorte de flute de pan, mélangée à de la flute classique. Bien étrange et vraiment pas évident. Tout ça autour de la table avec comme compagnie des locaux qui n’arrêtaient pas de nous servir leur alcool local le « Lao Lao ». Un alcool de riz. Nous avons fini la soirée dans une salle pleine de boue, pied nu à danser avec les locaux sans pouvoir refuser cet alcool qui commençait à sérieusement nous monter à la tête. Trop de « Lao Lao » et à minuit on était au lit, vraiment pas frais ce qui les a bien fait rire surtout quand on s’est levé le lendemain matin la tête dans les chaussettes.

Il était temps de rentrer à « Muang Ngoi », le trekking touchait à sa fin. En plus de ça la température était voisine de 10°, la pluie abondait… autant dire qu’une bonne douche bien chaude nous faisait avancer à grands pas. Finalement nous n’avons pas trouvé de guest house proposant l’eau chaude, on est donc rentré le soir même sur « Nong Khiaw ». Quel joie que de se sentir propre. Supprimer cette odeur et cette boue. Hum rien de tel pour se ressourcer.

Mon aventure avec Tania et sa famille est maintenant terminée. Nous sommes tous rentré sur « Luang prabang » et nous sommes séparés. Toutes les bonnes choses ont une fin, c’était vraiment extra de partager tout ça avec eux et leurs enfants. Tania est partie en Indonésie, la famille au Vietnam et moi je poursuis ma route au « Laos » pour rejoindre « Vang Vieng » plus au sud où le climat je est plus chaud. Ces quelques jours passés tous ensemble étaient de toute beauté, et je leur souhaite à toutes et tous bon vent pour la suite de leur voyage. Et oui en voilà encore qui sont en train de voyager autour du monde, et ce, avec leurs enfants de 6 et 9 ans.  Elle est pas belle la vie ???

Me revoilà parti pour 6 heures de bus au milieu des montagnes. Splendide encore une fois. Les montagnes ici sont beaucoup rudes et sèches. Beaucoup de roche, le paradis pour ceux qui aiment la varappe. Pour ma part j’ai pas trop confiance dans leurs équipements je me contente donc de randonner autour. Vang Vieng c’est une ville de fou. Faite pour faire la fête, une vraie débauche. Voilà comment le tourisme n’apporte pas que du bien. Mon dieu tous ces gens bourrés de partout dans la ville dès le début d’après midi. Heureusement il a fait très beau et j’ai pu aller me balader le long de la rivière et profiter un peu du soleil. Le bronzage de camionneur… ça suffit. Du coup j’y ai passé 2 nuits.

J’ai aussi fait la fête le temps d’une journée avec les occidentaux dans ce qu’ils appellent ici le tubing. Mais c’est tellement dangereux ce truc. Boire de l’alcool et nager en même temps n’ai vraiment pas une bonne idée surtout sous cette chaleur. Au moins ça m’a donné un aperçu de ce que pouvait être les « Springs breaks ». Je suis donc rentré assez tôt à la Guest house. La bonne idée que voilà, les gérant allaient commencer à manger. J’ai partager le repas avec eux en compagnie de deux canadiens que j’ai rencontré dans l’après midi. On a mangé notre meilleur repas au « Laos » ce soir là. Succulent. Tant de parfums différents dans la bouche, pas trop épicé, le tout accompagné dune bière « Laos ». Le pied. Mais les voilà parti pour faire la fête. On a rien compris, ils ont été chercher leur voiture. On monte à l’arrière du pickup et on se retrouve sur les routes de terre à l’extérieur de la ville. Devinez quoi ? Et bien oui Karaoké time. Qu’est ce qu’on a rigolé. Les gens ici sont vraiment extraordinaires de générosité. On a voulu payer nos consommations mais pas moyen. Ils n’ont rien voulu savoir.  On est donc allé se coucher et je les rembourserai le lendemain en pourboire.

Le jeune garçon de la guest house voulait apprendre la guitare on a passé 2h le premier soir ensemble à jouer. Il était tellement content qu’on a échangé nos emails. Je sais très bien qu’il ne l’utilise pas, il ne sait même pas comment ça fonctionne.  Du coup je suis parti au magasin lui acheter de nouvelles cordes et un accordeur pour qu’il puisse mieux pratiquer. Sa guitare n’était pas vraiment exceptionnelle, mais ça suffit bien pour un début.

Malgré tous ces bons moments partagés avec les gens de la guest house il n’en reste pas moins que l’ambiance qui règne dans cette ville est malsaine.  Quel dommage tant la région est belle aux alentours. J’ai donc décidé hier de partir sur la capitale pour pouvoir prendre un bus de nuit et me diriger beaucoup plus au sud du « Laos » à « Thakhek ». Je compte y louer une petite moto et faire le tour des villages par là bas.

Il est temps pour moi de vous laisser et de prendre un peu de temps pour  me remémorer tous ces moments et ces belles images.  Je fais au mieux pour ajouter les photos. Je vous embrasse.

Nico le vagabon.