jeudi 29 mars 2012

Brésil - Mes deux dernières semaines dans la province de Rio de Janeiro



Me revoilà à « Rio de janeiro », cette fois ci hors de question de payer le taxi. Un simple bus et le métro et je rentrais calmement à la maison de « karen ». il était tout juste midi. La maman « Barbara » devait m’attendre à la maison, mais non, il n’y avait personne. Une fois de plus ce sont les voisins qui se sont occupés de moi en attendant qu’elle rentre à l’appartement. Intrigué par ma manière de voyager nous avons passé une bonne demi heure à converser du voyage, de mes expériences, tout ça autour d’un café accompagné de pain au « dolce de leche ». Encore un petit truc qu’ils ont en « Amérique du Sud » et qui à mon retour va me manquer. C’est très sucré mais qu’est ce que c’est bon. Au petit déjeuné, avec le café c’est un vrai régale. Finalement « Barbara » est arrivée. Contente de nous retrouver nous avons partagé le déjeuné ensemble. « Karen » devait rentrer tôt… C’est vers 17h qu’elle est arrivée. Le temps pour moi de commencer à rédiger le blog, et surtout de jouer un peu de guitare. Le soir direction le centre de « Lapa » avec ses amis pour assister à une soirée Jazz le « Lapa Jazz ». Tout se passe dans la rue, des centaines de personnes se rassemblent et dansent ou chantent sur ces rythmes endiablés. Evidemment fatigué par le voyage de la veille nous sommes rentré relativement tôt, vers les 2h du matin tout de même…
Les jours suivants j’allais attaquer la visite de « Rio de Janeiro ». La ville est énorme. Lorsqu’on la traverse en métro on ne s’en rend pas vraiment compte. Mais dès lors qu’il s’agit de marcher, ou même de prendre le bus on en prend tout de suite conscience. J’ai commencé par aller visiter les lieux les plus touristiques comme « le Pan de Azucar ». Situé entre la plage de « Copacabana », et la plage de « Botafogo », on prend un téléphérique pour monter en haut de deux rochers bien avancés dans la mer pour donner une vue spectaculaire sur « Rio de Janeiro ». Très touristique et donc très prisé, ils ne rigolent pas sur les prix. Mais la vue en vaut la chandelle. 

Le téléphérique du Pão de Azucar à Rio de Janeiro
Vue Pão de Azucar à Rio de Janeiro sur les plages de
Ipanema et Copacabana
Vue Pão de Azucar à Rio de Janeiro sur la plage de Botafogo
Je me suis aventuré dans les petits sentiers qui existent sur le rocher et qui m’ont emmenés de l’autre côté pour apprécier l’océan mais aussi les plages surplombées des montagnes du « Moro do Pico ». 
Vue Pão de Azucar à Rio de Janeiro sur le "Morro do Pico" 


Le Singe Ouistiti sur le Pão de Azucar à Rio de janeiro


Sous un ciel bleu, les oiseaux volaient au dessus de ma tête comme si j’étais une future victime, les singes s’amusaient à venir voir ce que je faisais là.


Le Singe Ouistiti sur le Pão de Azucar à Rio de janeiro
Après ça, je suis redescendu dans la ville pour me rendre au second lieu très touristique, pour le couché du soleil, le fameux et fabuleux « le Corcovado ». Ca ne doit pas beaucoup vous parler, il s’agit du Christ qui surplombe « Rio de Janeiro ». 
Corcovado - Le jour de la femme à Rio de Janeiro


Vue du Corcovado sur le Pão de Azucar à Rio de Janeiro


Le reflet du Corcovado dans les nuages à Rio de Janeiro


Le train du Corcovado à Rio de Janeiro






La lune se lève sur Rio de Janeiro - Vue du Corcovado

Impressionnant par sa taille, impressionnant par la vue qu’il donne sur la ville, je suis arrivé là bas le seul jour où il n’était pas éclairé en blanc ou en vert. C’était la journée de la femme, et pour cette occasion ils l’ont éclairé en rose, violet… Là haut le vent souffle fort, et la température est nettement inférieure qu’en bas dans la ville. Je me suis gelé, mais j’ai pu apprécier un magnifique couché de soleil. Le vent poussant les nuages, il n’a pas été évident de sortir des photos de la vue. Toutefois cela donnait beaucoup de charme à ce lieux où j’ai rencontré de nombreux couples qui allaient pour la plupart se marier. Ma visite de la ville pour cette journée s’arrêtait là. Comme vous pouvez le constater, je n’ai fait que 2 lieux dans la même ville en une journée complète. Cela vous donne une idée de l’envergure de la ville je pense. IL était tard quand je suis rentré à l’appartement. « Barbara » était inquiète. J’ai pourtant prévu « Karen » ce jour là sur son téléphone, mais faut-il encore qu’elle le regarde… Enfin bref, j’étais bien content de cette journée. Même si j’ai dépensé une fortune pour voir ces lieux mythiques, il n’en reste pas moins que j’en ai d’excellents souvenirs.

La fin de semaine approchait. Il était prévu que nous allions chez la grand-mère de « Karen » mais au dernier moment les plans ont changé. La grand-mère venait sur « Rio de Janeiro » avec ses deux fils pour fêter tous ensemble son anniversaire.
Avant de me rendre à son anniversaire, avec « Karen » nous avions décidé d’aller au Sud de la « plage de Ipanema » pour monter le rocher qui domine la plage, le « Morro Dos Irmãos ». Ce sont deux petites montagnes jumelles qui dominent « Neblon » et la plage de « Ipanema ». La montée devait durer 45 minutes à pied. Le problème c’est que nous n’avons pas commencé la  monté au bon endroit. Après une grosse heure de grimpette, on s’est retrouvé au pied d’une falaise qu’il fallait escalader. Il ne nous manquait qu’une quarantaine de mètres à monter mais nous ne pouvions pas les monter sans matériel d’escalade.  Nous avons donc rebroussé chemin. Sur le chemin du retour nous avons croisé eux Brésiliens. Ils nous ont expliqué comment procéder. Il n’y avait rien de logique. L’une des deux montagnes se trouve dans le parc « Parque Dos Irmãos ». C’est celle que nous avons essayé de grimper. La seconde se trouve en dehors du parc. Et pour la gravir ??? Il faut sortir du parc, et s’approcher de favelas... Allez comprendre… Il n’en reste pas moins que cette petite marche a été très agréable. 


Un perroquet vient nous rendre visite au Morro dos Irmãos à Rio de Janeiro


Une des vue sur Rio de Janeiro vue du Morro Dos Irmãos

On a même pu approcher de très prêt un perroquet. Je ne l’ai pas vu voler, ce qu’il me laisse à penser qu’il ne pouvait plus voler. Il s’est régalé de la banane que je lui ai déposé à quelques mètres… Un moment privilégié comme on sait les apprécier. On a bien du passer 15 minutes avec ce perroquet. Enfin bref l’heure avançait rapidement, et il ne nous restait que peu de temps pour nous rendre à une heure correcte à l’anniversaire de la grand-mère. On est donc redescendu puis avons pris le taxi pour nous y rendre… 
A environ 25 minutes de route de « Rio de Janeiro » dans le quartier de « Barra de Tijuca » plus au Sud de « Rio de Janeiro » nous nous sommes rendu dans l’appartement de la sœur de « Barbara ». Là bas toute la famille s’était réunie. Un bon barbecue, de bonnes salades, et de bonnes parties de rigolades. Je ne comprenais pas tout ce qu’ils disaient mais je voyais que mon Portugais s’améliorait. D’ailleurs ils ont tous fait la remarque que c’était impressionnant de voir qu’en si peu de temps j’avais assimilé tout ça. Je n’aurais pas la chance de parler le Portugais comme je parle l’Espagnol, en tout cas pas pour le moment. Mais ça fait toujours plaisir de voir que les gens sont contents et apprécient les efforts que j’ai pu fournir pour apprendre cette langue. Partager ces moments là en famille, même si ce n’est pas la mienne, ce sont des moments privilégiés. Autant au début de mon voyage cela me rendait nostalgique, autant maintenant ce sont des moments que j’apprécie et qui m’en apprennent beaucoup. D’autre part être accueilli comme cela, c’est vraiment fantastique.  C’est comme si je les connaissais depuis toujours. C’est une expérience que j’espère vous aurez la chance de vivre un de ces jours… Avant de partir et de rentrer dans le centre de « Rio de Janeiro », heureux d’avoir fait ma connaissance et d’avoir échangé, ils m’ont tous proposé de les rejoindre la fin de semaine suivante dans leur maison de campagne à « Rio das Ostras ». La proposition était trop belle, évidemment que j’allais y aller. Une grande accolade, et des remerciements réciproques et nous quittions cette famille avec laquelle nous avions passé une formidable après-midi.

Le lendemain j’avais décidé de passer tranquillement la journée à la plage mais le jour suivant c’était une autre histoire. Une longue journée de marche m’attendait.J’avais décidé de participer à un événement Couch Surfing qui consistait à visiter la ville de « Rio de Janeiro » pour connaitre son histoire.


Notre guide de la vieille ville à Rio de Janeiro
Escalier Selaron à Rio de Janeiro


Il n'y a pas qu'en france qu'on fait la grève !!!

Un aperçu de la magnifique bibliothèque  que la Cinelandia
On a marché du quartier de Botafogo jusqu’au quartier de « Carioca » en passant par les quartiers de « Lapa » et de « la Cinelândia ». Le tour était organisé par un jeune homme « Carioca ». C’est comme ça qu’on nomme les gens qui sont nés à « Rio de Janeiro ». Il était impressionnant. Tout simplement passionné par sa ville il la connaissait sur le bout des doigts. Que se soient les dates, les noms, la politique, tout a été passé en revu. Accompagné pas de nombreux Couch Surfeur, on a passé ainsi la journée. Fatigué par cette longue marche, on a terminé en dégustant ensemble une bonne bière. 

Au cours de cette visite j’ai rencontré 2 polonaises. Elles allaient le lendemain partir pour la ville de « Buzios », un lieux où les plages sont dites magnifiques. Elles ont proposé à tout le monde si nous souhaitions les accompagner, sympathique proposition. Le soir quand je suis rentré à l’appartement je me suis renseigné auprès de « Barbara et Karen » pour savoir si ce lieux valait vraiment la peine. Apparemment oui, la décision était donc prise. Je devais préparer le sac pour quelques jours dans la région de « Buzios ».  J’étais censé aller visiter le « parc naturel de Tijuca » qui se trouve à proximité de « Rio de Janeiro » mais finalement je partais pour la plage de nouveau.

8 heures du matin, le bus est là et je n’ai toujours pas le ticket, un peu trop de trafic, comme souvent dans Rio, et me voilà qui court dans le terminal pour arriver à temps au bus. Chargé de mon petit sac à dos et de ma guitare, ce n’était pas un problème. En revanche, faire la queue au guichet me laissait penser que j’allais rater le départ. Mais, heureusement, d’une part grâce à la gentillesse des Polonaises qui ont demandé au chauffeur de m’attendre, et aux gens dans le bus qui n’ont pas rallé, j’ai pu le prendre. Je me suis évidemment excusé en entrant dans le bus et me suis fait tout petit ensuite. Ce n’est pas dans mon habitude d’être en retard…
On était prêt, il ne restait plus qu’à attendre deux petites heures et nous allions arriver à « Buzios ».  Une fois sur place le plan était dans un premier temps d’aller chercher une auberge de jeunesse puis de nous rendre sur une des nombreuses plages que propose ce site.
Quelle mauvaise surprise !!! C’était comme à « Praia do Forte ». Les prix étaient exorbitants, et cette fois là je n’avais pas la tente pour aller camper. Je suis donc entrer dans le mode débrouille. J’ai demandé à tous les gens où nous pouvions dormir pour un prix raisonnable. Les réponses se succédaient et étaient toutes les mêmes. Il semblait qu’une nuit allait nous couter les yeux de la tête. Mais, après avoir fait plusieurs blocs de maisons, j’ai finalement trouvé une petite ruelle dans laquelle il y  avait une habitation de libre, tout ça chez l’habitant. L’habitation avait le strict nécessaire, un canapé, un lit, et un matelas sur lequel j’allais dormir. La gérante a passé au moins 30 minutes à sortir ses affaires, pour que nous puissions nous installer. Ce n’était pas du luxe, loin de là mais au moins nous avions un toit pour un prix dérisoire.
Il était donc temps de partir à la plage. 

Vue de la plage " Praia de las tartarugas"
Direction la plage « Praia de las Tartarugas ». On y a passé la journée. De nombreux Argentins étaient en vacances à « Buzios ». La raison c’est que les vols internes en Argentine sont plus chers que de venir au Brésil. Allez comprendre… La plage était pleine de familles et de couples argentins. Le maté dans la main, la bouteille thermo dans l’autre, nous avons passé l’après midi tous ensemble.





Le soir après avoir diné nous sommes rentré. En arrivant, nous avons découvert que nous avions des voisins. Il s’agissait d’Argentins qui travaillaient comme saisonniers dans un bar sur la plage. Nous avons fait connaissance et avons passé la soirée tous ensemble. Je commençais déjà à aimer ce lieu…
Le lendemain les filles étaient censées repartir sur « Rio de Janeiro ». Seulement aimant « Buzios » et n’aillant vu qu’une infime partie de cette ville, elles ont décidé de rester une nuit de plus. Une chance pour moi, puisque j’étais censé payer l’habitation tout seul… Nous n’avions vu qu’une seule plage au Nord Est, il n’en restait pas moins de 11 à voir. Le choix nous l’avions. On est donc parti faire une marche pour rejoindre la plage la plus au Nord, la plage de « João Fernandes » où justement travaillaient les Argentins. Pour rejoindre cette plage nous avons traversé le centre ville, qui je dois dire, est charmant de jour comme de nuit. Puis nous avons marché le sur les quais jusqu’à la plage de « Amação ». 


Statues de pêcheurs sur la plage de Amação


Brigitte Bardot, en statue à Buzios
















Sur le chemin il y a quelques statues de bronze dont une de « Brigitte Bardot », ou d’anciens présidents Brésiliens. Merci à eux, maintenant les prix sont élevés sur ces belles plages… Il y a aussi ces statues de pêcheurs qui rappellent ce que devait être « Buzios » avant que les touristes n’arrivent et que les hôtels ne s’installent. Après 45 minutes de marche nous sommes arrivé à notre première destination. Nous avons évidemment fait bronzette et un peu de plonger toutes ces espèces qui vivent dans le milieu marin de la baie de « Buzios ». Mais notre route ne s’arrêtait pas là. On souhaitait voir également les plages plus à l’Est. On a donc repris notre marche jusqu’à ce que les jambes nous demandent de se reposer. Nous avons ainsi marché des heures pour découvrir de magnifiques sites qui n’ont pas encore étés détruits par les nombreux entrepreneurs… A l’Est le vent soufflait beaucoup plus, il faisait limite froid, les vagues étaient importantes et de nombreux surfeurs s’amusaient dans ces environs. Je vous laisse contempler quelques photos des plages.


Un joli couché de soleil sur les plages de Buzios
Et oui il y a de beaux et grands bâteaux qui viennent à Buzios

Rentré à la maison, nous étions tous bien fatigués, mais les Argentins habitués à festoyer, ne le voyaient pas comme cela. Ils avaient cuisinés, et préparés des cocktails pour tout le monde. L’invitation était trop belle et de nouveau nous avons donc partagé la soirée avec eux. Au programme « guitare et boissons »… 
Bon appétit :) en compagnie des amis Argentins
J’ai appris de nombreux thèmes à la guitare qu’il me reste maintenant à pratiquer. Ils en connaissaient des dizaines, et parmi tous les argentins que j’ai rencontré en Amérique du Sud je dois dire qu’ils ne sont pas les seuls. Ils aiment la musique et ça se sent. Tous connaissent les paroles ce qui fait qu’on a réussi à se faire une belle soirée de nouveau. Les Argentins comme à leur habitude ont continué la soirée bien tard dans la nuit. Il est dit qu’en Argentine, les soirées débutent à 4h du matin et certaines se terminent dans l’après-midi… Pour ma part à 1 heure du matin je n’en pouvais plus et il était temps d’aller me reposer…

C’était ma dernière journée sur « Buzios », dans l’après-midi je devais partir pour « Rio das Ostras » chez la Grand-Mère de « Karen » pour passer le weekend là bas. Il me restait donc quelques heures pour aller découvrir les plages du Sud. Une petite marche de 4 heure devait suffire. Toujours accompagnée de « Olga » et de sa copine dont décidemment je n’aurais jamais réussi à retenir le nom, nous sommes donc parti visiter les plages de « Ferradura » et de « Foca » et de « Olho da Boi ». Pas grand chose à dire sur ces plages, l’eau est froid, mais transparente comme rarement j’ai vu l’océan Atlantique. Dépourvu de vagues, c’est un lieu fantastique pour nager et faire du snorkeling. J’ai beaucoup moins apprécié en revanche tous ces restaurants en bord de plage dont les employés ne cessent de nous interpeler pour aller manger un morceau…

Olho do Boi à Buzios, la séparation des plaques tectoniques
Je dois aussi vous parler du site de "Olho do Boi ". A cet endroit la plaque tectonique africaine s’est séparée avec la plaque Américaine. La falaise s’arrête nette, l’eau a polie les rochers, et d’une profondeur inimaginable l’eau à la surface est d’un bleu turquoise et en dessous noir comme si la lumière ne pénétrait pas. Ca vaut le détour. 








L’heure de notre bus approchait. Le temps de retourner prendre les sacs, saluer les Argentins qui ne travaillaient pas ce jour là, la pluie aillant faite son apparition… Je n’avais pas vraiment envie de partir, accompagné par de gens sympas j’ai donc pris la décision de partir le weekend voir la famille de « Karen » et de revenir le dimanche soir pour quelques jours de plus. Je n’étais qu’à une heure trente de route, autant dire rien du tout… enfin ça c’est ce qu’on m’avait dit. J’ai mis 4h… les explications qu’on m’avait donné n’étaient pas les bonnes. Et je me suis donc retrouvé à partir au Sud au lieu d’aller au Nord. Pendant que j’étais dans le bus, « Karen » attendait patiemment mon arrivée au terminal. Sa mère et un cousin étaient eux partis faire un petit tour à pied. En arrivant je me suis bien entendu excusé et j’ai raconté comment j’ai fait pour venir, tout le monde s’est foutu de moi… Mais bon le principal était que j’étais arrivé à destination. Le temps importe peu… La seule chose c’est qu’en 4 jours, voilà deux fois que je suis retard… C’est suffisamment rare pour être noté…

J’étais donc à « Rio das Ostras » pour deux nuits. Installé dans la maison de la grand-mère, une maison gigantesque, avec vraiment tout pour que les enfants s’amusent. Piscine, billard, babyfoot, barbecue, et j’en passe… Ca change des favelas derrière la ville de « Rio de Janeiro »… Très proche de la plage nous avons passé 3 jours à visiter les plages, mais surtout à bien manger. 
Un pêcheur sur le ponton de Rio Das Ostras

Je m'initie à la pêche en mer :)

Un des frères m’a aussi emmené pêcher sur le ponton principal. Plutôt que de pêcher les gens conversent, rigolent, boivent des bières mais sortent peu de poissons. Pour ma part, après le premier essai de pêche en mer, je dois dire que ça n’a pas été très concluant. J’ai cassé le bas de ligne et je n’ai rien pris. Comme quoi, j’ai beau avoir pêché des heures durant en rivière, la mer n’a rien de comparable. La manière de pêcher, les appas, les montages de ligne, tout est très différent. C’est plus une pêche passive. 
On lance la ligne et on attend… Réellement je préfère la pêche en rivière. Me retrouver seul au bord de l’eau me convient beaucoup plus et c’est beaucoup plus actif…  Au moins j’aurais essayé, et même si ce n’a pas été un succès j’ai passé un excellent moment. Il faut aussi dire que comme souvent les poissons sont capricieux. La vieille au soir j’étais sur ce même ponton avec « Karen » et les gens sortaient un poisson toutes les 2 minutes. Nous on est resté plusieurs heures, et on en a pris 3… Comme on dit quand on pêche, ce n’est pas prendre beaucoup de poisson qui importe, le tout c’est de prendre du plaisir.

Le jour suivant, le dimanche toute la famille était présente. En cette occasion, rien de tel qu’un bon barbecue. Comme d’habitude, en Amérique du Sud, les gens savent cuisiner la viande. On s’est régalé. On a du passer deux bonnes heures à table pour manger tout ce qu’ils avaient préparé. Autant dire que le bus le soir, je savais déjà que j’allais luter pour rester éveillé. 
Une partie de la famille de Karen 

Une partie de la famille de Karen, et moi même :)

J’ai été magnifiquement accueilli dans cette famille. Un des enfants m'a offert un petit pins de sagittaire en argent, et m'appelait mon frère. Il était en larme lorsque je suis parti... Comme souvent en « Amérique du Sud ». Nous avons partagé une magnifique fin de semaine, sous un soleil de plomb caractéristique du « Brésil ». Une bien belle expérience encore une fois qui en dit long sur comment sont les Brésiliens. La fin de semaine s’achevait, je devais retourner à « Buzios » retrouver mes amis Argentins. Cette fois ci hors de question de refaire le même itinéraire. La famille de « karen » m’a aidée pour prendre les bons bus, a prévenu le chauffeur pour qu’il s’arrête au bon endroit d’où je pouvais prendre la correspondance et au cas ou, « Barbara » m’avait écrit sur un papier tout l’itinéraire, les changements, etc. Comme dit « Karen », il voyage seul depuis plus d’un an, arrête de faire la maman poule. Mais il n’y a rien à y faire, elle est comme ça et on l’aime comme elle est. Cependant c’est amusant que malgré mes 28 ans, elle agit comme ci j’étais adolescent. Je veux bien que je paresse plus jeune que je ne le suis vraiment, mais tout de même…
Mon bus arrivait en premier, celui de « Barbara et Karen » devait passer un peu plus tard. 
De grandes accolades et des remerciements chaleureux et j’étais de nouveau sur la route. Je n’allais pas les quitter bien longtemps puisque le mardi je devrais retourner sur « Rio » pour fêter l’anniversaire d’une amie de « Karen ». J’ai du arriver vers 20h le dimanche soir à « Buzios ». Je suis directement retourné où mes amis vivaient et je me suis installé cette fois là dans leur habitation. La gérante n’étant pas là, je ne pouvais pas retourner dans la même habitation que celle que j’avais eu quelques jours plus tôt. D’un autre côté, c’était avec mes amis que je voulais être, et donc rien de tel que de vivre ensemble pour mieux se connaître.
Comme a leur habitude, nous avons joué de la guitare jusque tard dans la nuit puis sommes partis nous coucher. Il n’y avait pas suffisamment de lits, j’ai donc dormi dans le Hamac. Un hamac grand confort, prévu pour deux personnes et long de 3 mètres 50, j’ai passé une excellent nuit. Au petit matin nous devions tous nous lever car ils devaient aller travailler. Seulement voilà qu’à 8 heures, il se met à pleuvoir. Je revois leur tête. Cool il pleut, aujourd’hui c’est la journée de repos… Toute la journée il a fait gris mais cela ne nous a pas empêché de profiter de la plage. 
La sortie de l'eau après de bonnes heures de Body Surf

Les vagues de la plage de Geriba à Buzios
Etant donné que je ne les avais pas toutes vues, nous nous sommes donc rendu sur une plage ou peu de gens vont à part les surfeurs, la plage de «  Geriba ». Il faut dire que les vagues là bas étaient impressionnantes. Ils m’ont enseigné un sport que je connaissais mais que je n’avais jamais pu pratiquer correctement car jusqu’à présent les vagues que j’avais rencontré ne me le permettaient pas. Il s’agit de surfer les vagues sans planche de surf. Avec le corps, la position du bras et de la main correctement positionnée sur la vague et vous pouvez suivre la vague de tout son long. On a passé 3 heures dans l’eau. On en est sorti exténué mais avec un grand sourire aux lèvres. Normal chacun d’entre nous avons eu la chance de se faire au moins une vague gigantesque et de la surfer pendant quelques secondes. On s’en est pris plein la figure. Certaines vagues dépassaient largement le mètre 50, et venaient s’éclater sur nous, mais avec un peu d’expérience on s’y fait vite et on apprend à ne pas se faire embarquer. Deux argentins sont sortis de l’eau avec de belles contractures, un autre s’était explosé au fond de l’eau et sa jambe lui faisait mal. Pour ma part je m’en sortais indemne, et heureux.
Un dernier couché de soleil sur Buzios
L’après midi, nous nous sommes reposés et l’avons passé à préparer la soirée. Faire les courses, cuisiner, et préparer les chansons que nous allions jouer plus tard. Un Band était en train de naître. Il faut dire qu’en un qui joue de l’harmonica, et l’autre qui joue du Jumbe, un qui connaît toutes les chansons, et deux guitaristes, pas bien dur de monter un groupe… On a passé une excellente journée, et si le temps le permettait, on espérait refaire la même le lendemain, même si je devais prendre le bus dans l’après-midi. Finalement le soleil était réapparu. Je les ai accompagné à leur travail puis j’ai passé la mâtiné sur une planche de surf avec une rame pour naviguer dans la baie de la plage de « João Fernandes ». A midi il était temps de partir. J’avais relevé tous leurs contacts. La fin de saison approchait. Ils allaient tous bientôt rentrer en Argentine. Habitants a « Cordoba », « Mendoza » y dans la région de « Saltar » j’étais certain que j’allais les revoir avant que je ne rentre en Europe. Encore de belles expériences à vivre par là bas. J’ai hâte… Ce n’est qu’un au revoir J

Je remontais dans le bus pour « Rio ». A 17h j’arrivais sur place. « Barbara » comme à son habitude m’attendais à la maison. Toujours aussi curieuse de savoir ce que j’avais fait, si j’avais bien mangé, si j’avais du linge à laver,… bref un million de questions avant que « karen » ne rentre du travail et que la curiosité de « Barbara » ne se rabatte sur sa fille. OUF, J ‘étais libre d’aller prendre ma douche :p L’anniversaire de son amie avait été annulé, on s’est donc rendu au « Lapa jazz » écouter quelques heures de Jazz.
Le lendemain je ne souhaitais rien faire, il faisait chaud à mourir. Je me suis juste rendu au stade de football « La Maracaña ». Avec mon short et mes claquettes ils ne m’ont pas laissé entrer. De plus ils sont en train de le réaménager pour la prochaine coupe du monde de football. Je ne l’ai donc vu que de l’extérieur. Le stade de France paraît vraiment ridicule… Si je vous l’assure, le Stade de France est minuscule. Celui-ci peut accueillir 200 000 spectateurs… pas comme chez nous ou à 80 000 nous sommes au complet… Le Brésil est grand par sa taille mais aussi par ses terrains de football. Il y en a un peu partout dans la ville et il est rare qu’ils soient inoccupés. Le Football au Brésil presque tout le monde aime ça. Mais pas comme chez nous, ils le vivent au jours le jours, que se soit dans les journaux, aux infos, au stade ou devant la télévision le football est omniprésent. Il y a aussi tous ces gens sur la plage qui font tout un tas de jongles avec la balle. Je m’y suis essayé, et ??? Et bien j’ai vite abandonné. Le foot n’a jamais et ne sera jamais un sport pour moi. En tant que spectateur pas de problème, mais avec mes grands panards et mes pieds carré il n’y a rien à y faire… Bref je suis donc rentré à l’appartement sans avoir vraiment visité mais tout de même satisfait.

Le lendemain avec « Karen » direction l’île de « Ilha grande ». Cette île est à environ 2 heures de route au Sud de « Rio  de Janeiro » puis il faut encore prendre un ferry pendant 1h30 pour arriver à destination. Lieux touristique mais moins que d’autre car l’accès n’est pas aussi évident, il n’en reste pas moins que beaucoup de gens s’y rendent pour la fin de semaine.
une des plages accessible seulement en bateau sur l'île "Ilha Grande"

La première journée nous avons marché par la forêt jusqu’à la plage de « Lopes Mendes ». Pour ca 3 bonnes heures auront été nécessaires. 
Un babouin vient nous rendre visite sur "Ilha grande"
En traversant la jungle, en montant de petites montagnes nous aurons eu  la chance tomber sur quelques singes comme « le Ouistiti » et «  le babouin » qui manquait à ma liste. Nous avons eu un soleil magnifique et des vues splendides sur l’île. La plupart des gens vont en taxi sur cette plage en utilisant de petites embarcations. Pour ma part je ne regrette absolument pas cette marche à pied. En revanche revenir en bateau était notre unique solution. Nous étions sans lanternes et il était impossible de rentrer  à pied avant la tombée de la nuit.



Plage sur l'île de Ilha grande
Autre plage sur l'île de Ilha Grande
Couché de soleil avant l'arriver au Port sur Ilha Grande
En arrivant au port principal nous nous sommes rendu dans une agence de voyage pour réserver un tour le lendemain. Direction le nord de l’île pour découvrir la « Lagoa Azul ». C’est un lieu ou l’eau est bleue turquoise, et où de nombreux poissons se rendent pour s’alimenter. 


Lagoa Azul avec les Argentins qui font la fête sur Ilha Grande
 Quand nous sommes arrivé sur place une autre embarcation était déjà présente. Remplie d’Argentins, ils étaient tous là pour faire la fête. Ils faisaient un bruit démentiel en poussant la sono au maximum, en buvant des bières qui pour la plupart terminaient au fond de la mer… 




Bref nous n’avons vraiment pas vu ce que nous souhaitions sauf avant de partir, la différence est notoire... 
Lagoa Azul après que les argentins soient partis
Pour éviter la foule avec « Karen » nous avons alors décidé de ne pas retourner au centre ville mais de nous arrêter sur une des plages où il était possible de dormir, la plage de «  Japariz ». Une fois que le bateau avait filé avec tous les touristes, il ne restait que les locaux. On a profité pour une fois d’une belle plage sans que personne ne vienne nous importuner. A 30 minutes de marche il y avait un petit village de pêcheurs le village de « Saco Séu ». On est parti marcher tranquillement là bas. En arrivant les gens nous regardaient avec des yeux tous ronds. Mais qu’est ce que ces touristes font là.. Le village était un village de pêcheurs tels qu’ils devaient exister il y a quelques années. Les animaux tels que les poules, les oies, … tous étaient dans les rues. Les maisons n’avaient pas de fenêtres, les gens passaient leur journée au pied de la porte à déguster je ne sais quelle boisson rafraichissante, le terrain de foot ressemble plus à un terrain de boue, un marécage même, pas de bateaux touristiques, seuls de petites embarcations rudimentaires qu’ils sont en train de réparer avec les moyens du bord… Bref c’était la première fois de ma vie que je voyais ça.  Pas un hôtel, rien… J’espère qu’il restera ainsi… Ca vaut le coup d’œil. 
Les enfants rentrent au village en bateau... 

A 17h les enfants arrivaient de l’école sur un bateau qui ressemble plus à un bateau de pêcheur qu’à un bateau taxi. Le soleil de nouveau n’était pas très loin de se coucher, et comme il fallait tout retraverser à pied dans cette jungle qui grouille de moustiques à la tombée de la nuit il valait mieux ne pas trop tarder… 







Sur le chemin une plante à retenue toute mon attention. En marchant sur le chemin le parfum de cette fleur m’a enivré. Si quelqu’un peu me dire son nom et s’il est possible de la faire pousser partout je lui en serais vraiment reconnaissant… D’une part elle est magnifique mais vraiment son parfum est des plus exquis.

Une fois rentré à notre hôtel, le soir il n’y avait le choix qu’entre deux restaurants. L’un était un buffet au kilo, le second un restaurant qui proposait des plats à la carte. En nous voyant arriver au restaurant au Kilo le gérant nous a tout de suite baissé les prix. Il vaut mieux vendre pas cher que de tout jeter sans rien gagner. Au final pour 15 reals je mangeais à volonté. Quel bonheur… Pour le coup on s’est donc offert une petite bière pour accompagner tout ça. Le gérant était vraiment sympa mais il parlait tellement rapidement que je ne comprenais absolument rien à ce qu’il racontait. Même « Karen » n’arrivait pas à tout comprendre, pour dire… Le lendemain matin nous avons marché de nouveau dans la jungle qui longe la côte en espérant voir quelques animaux. A part des araignées géantes et quelques fourmis, nous n’avons finalement rien vu. Il fallait que nous retournions à l’hôtel pour prendre le bateau qui allait nous ramener au centre ville. Quelques heures plus tard nous étions donc de nouveau au milieu de la foule. Nous étions samedi et il y avait beaucoup plus de monde que lorsque nous sommes arrivé le Jeudi. Toutes les auberges de jeunesses paraissaient pleines, heureusement nous en avons trouvé une à un prix  attractif. Nous y avons passé la nuit puis le lendemain nous nous sommes laissé bronzer sur la plage à proximité du port pour ne pas rater le dernier départ du ferry.
Impossible de rater le ferry, en revanche il était possible de ne pas avoir de billet. Quand j’ai vu la fille de personnes qui voulaient monter dans le bateau je me suis demandé comment nous allions entrer. On a attendu au moins une heure d’avoir un ticket et encore bien 20 minutes avant de monter dans le bateau. Une une fois tout le monde entré, le bateau était plein a craqué. Stratégiquement avec « Karen » nous nous étions placé à l’avant du bateau pour descendre plus rapidement du bateau lorsque nous serions à quai. Nous avions peur de ne pas avoir de place dans le bus pour rentrer sur « Rio ». La stratégie a complètement échoué. Plutôt que de nous faire débarquer à l’avant on a débarqué par l’arrière du bateau. Le contraire de ce que nous avons fait à l’allé. Heureusement on a pu trouver des sièges dans le bus et rentrer tranquillement sur « Rio ».  Quand je dis qu’il ne faut rien planifier dans un voyage, car on ne sait pas ce qu’il peut se passer. En voilà une preuve de plus…
Le lundi était mon dernier jour au Brésil. Le mardi j’avais mon avion qui allait m’emmener proche de la frontière avec l’Uruguay. Avec « Karen » pour terminer en beauté ma visite du Brésil, nous souhaitions aller voir une partie de football. Ce fut un échec total. C’était une partie pourtant amicale, mais le stade était plein. On s’est retrouvé à aller au cinéma et à manger des Sushi. Raté le Hot-dog, bière devant le match…
Ainsi s’achevait ma visite du Brésil pour ce voyage. J’aurais vécu des moments inoubliables du début à la fin, aurais vu des paysages splendides, rencontrés des gens formidables, et j’espère que j’aurais la chance d’y retourner pour la coupe du monde de football en 2014 par exemple. Je tiens à remercier tout particulièrement « Barbara » et « Karen » qui m’ont accueilli vraiment les bras grand ouvert. Vous m’avez permis de vivre des moments inoubliables, de rire et d’apprendre beaucoup sur le Brésil. Grace à vous je connais un peu le Portugais, un peu de la culture et des problèmes que rencontre votre pays. Je sais « Barbara » que tu as peur de prendre l’avion, mais j’espère que tu viendras me voir en Europe et partager des moments au moins aussi bons que ceux que vous m’avez permis de vivre. La porte est ouverte, même si je ne sais pas encore où je vous recevrais. Et oui vous le savez je n’ai pas d’appartements en France J Mais on trouvera une solution. « Karen » à bientôt, puisque nous nous revoyons en Juillet en France.

Milles merci, et pour une fois je ne terminerais pas ce message par un au revoir de Nico le Vagabond, mais par « Fishão, ele filho generico »

Je vous embrasse et à très bientôt pour les aventures que j’aurais vécu en Uruguay.