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mercredi 15 février 2012

Argentine - Bresil - Paraguay - Tout en 3 jours



Bon et bien je ne m’étais pas trompé. Les jours qui ont suivi ont été « Intenses » mais fabuleux aussi. Une fatigue pas toujours très seine mais toute cette fatigue accumulée valait la peine. En quelques mots, «  3 jours, 3 pays, 3 lieux fabuleux » qui d’après les mails et commentaires sur Facebook ont fait quelques envieux… ils se reconnaîtront en lisant ce récit, mais spécial dédicace à toutes et tous. J’espère que vous aurez vous la chance de vivre et voir ce que je vais maintenant vous raconter.

Ainsi j’arrivais tard le soir à « La ciudad del Este » au « Paraguay », une petite ville pas franchement agréable, qui paraît même un peu malfamée la nuit… Il n’en reste pas moins que c’est un lieu auquel on ne doit s’arrêter si on emprunte cette route. Fatigué par le voyage, en plus de ça j’avais bossé tout le trajet dans le bus, une bonne nuit de sommeil s’imposait. Elle fût relativement courte, à 6h00 le réveil sonnait… Il était temps d’aller prendre le petit déjeuné, de ranger les sacs, et d’aller chercher où prendre le bus pour aller au « barrage de Itaipu ».
Le barrage de Itaipu côté Paraguay 
Une turbine en fonctionnement du barrage de Itaipu

Toujours accompagnés de mes amis français, « Patrick et  Mickael » on est donc parti voir le second plus grand barrage hydroélectrique du monde, mais aussi le plus rentable. Encore 12 ans et le crédit sera remboursé. Il produit l’électricité pour tout le Paraguay, et pour 20% de ce que consomme le Brésil. 18 turbines, une hauteur de quasiment 200m, une construction humaine qui a nécessité 30 ans d’ouvrage 24/24, 30000 ouvriers, et des milliers de tonnes de béton. Impressionnant par sa taille, c’est aussi un projet qui s’est fait en accord entre le Brésil et le Paraguay. 50% appartient au Brésil, le reste au Paraguay.

Bien que la construction soit démentielle, il ne l’a pas non plus été aussi époustouflant qu’on ne l’espérait. Le lac artificiel était pourtant plein, mais en saison sèche, et au moment où nous sommes venu le voir, une seule turbine fonctionnait. A ce qui paraît, en saison des pluies, le barrage fonctionne à plein régime, il y a même trop d’eau qui tombe au Brésil et ils sont obligés d’ouvrir les vannes pour vider le lac. L’eau s’échappe et s’écoule alors sur de grands toboggans à plus de 200km/h faisant un bruit tout aussi fort que le tonnerre. Si j’ai l’occasion je repasserais donc le voir un jour, mais, sous la pluie…
La visite a été relativement rapide, mais « Gratuite », c’est rare pour être noté, En même temps ça peut se comprendre. Construire un ouvrage pareil a causé pas mal de dégâts naturels, et une bonne partie de la population indigène "Les Guaranis" a été déplacée. Selon moi, pour se donner bonne conscience, la visite est gratuite, et il y a même d’autres attractions gratuites comme un musé sur ces indigènes, un zoo pour montrer ce qu’on peut trouver dans la région comme faune et flore.. « Ce qu’on trouvait, excusez-moi ». Enfin ils ont aménagé un parc soit disant écologique. Je vous avouerais que je n’y ai pas mis les pieds. Tout ça pour dire qu’ils essayent de donner une bonne image suite à tous les dégâts que ce projet a causé.
La visite a duré tout au plus une heure. On serait bien entrer à l’intérieur du barrage mais cela se faisait côté Brésil et non côté Paraguay. Raté…
Après cette dernière visite au Paraguay, il était temps de le quitter, direction la frontière Brésilienne. J’avouerai que je n’ai pas vu grand chose du Paraguay, mais il est aussi évident pour l’avoir traversé qu’il n’y a pas non plus grand chose à y voir. Je pense plutôt que vu le peu de touristes qui le visitent, il doit être fantastique d’y vivre un temps pour découvrir un peu plus le pays. Pourquoi pas avec du « Woofing », un travail en temps que volontaire dans une ferme.

Il était à peine 14h quand on a franchi la douane. Absolument personne à la frontière, on comprend vite pourquoi quand on voit les premiers prix s’afficher. Tout est beaucoup plus cher au Brésil que dans le reste de l’Amérique latine. Mais je vous rassure ce n’est pas non plus l’Europe, c’est très abordable, fini juste les jus de fruit à moins d’un dollar… Mais quand j’entendais les voyageurs parler du Brésil je m’attendais vraiment à des prix comme en Europe. Enfin bref, direction les « Cataractes d’Iguaçu » côté Brésilien. Après avoir bien négocier avec notre chauffeur de taxi, on fini par s’entendre sur le prix. Un prix tant raisonnable que ça nous est revenu aussi cher que si on avait utilisé les bus locaux…
On a du arriver vers les 15h à l’entrée su parc d’Iguaçu. Pour changer, le soleil tapait fort sur nos têtes, l’humidité était pesante, et la forte concentration de moustiques ne m’enchantait guerre. J’ai depuis quelques temps la fâcheuse tendance à les attirer…  Je ne sais pas ce qui a changé en moi, mais ça devient un peu agaçant. Je suis le seul qu’ils piquent. Allez savoir pourquoi… Enfin, suffit jusque que j’achète un peu plus d’anti moustique et que je me couvre un peu plus. Avec « la  dengue » qui revient au Brésil, pas moyen que je choppe ce truc là même si ils disent que ce n’est que dans le nord qu’on la rencontre, il vaut mieux prévenir que guérir, surtout que ça c’est une denrée qui n’est pas si évidente que ça à guérir. Bref, arrivé au parc sans monnaie locale, la première chose à faire a été de retirer quelques sous pour vivre la journée au Brésil, et surtout pour payer l’entrée du parc qui vaut tout de même la somme de 30 euros. Quand j’ai vu à la fin de journée le nombre de personnes qui travaillent dans ce parc j’ai compris pourquoi il était si cher mais tout de même, payer 30 euros pour passer 3 heures dans un parc, c’est CHER !!!
Billet d’entrée en poche nous voilà dans un bus du parc. Encore 6km à parcourir et nous allions pouvoir voir l’un des plus belles chutes d’eau au monde. J’entends encore l’extase des gens quand on a aperçu les premières. On a beau venir de partout dans le monde, le « WAAAOHHHH » est universel. 
Les chutes de Iguaçu au Brésil, WHAAAOOUUU



Les chutes de Iguaçu au Brésil, vu d'en bas d'une des chutes

Les chutes de Iguaçu au Brésil, vu d'en haut d'une des chutes


Une fois sorti du bus, c’est une petite randonnée de 2h le long des chutes que nous avons fait. Devant nous, derrière nous des japonais mitraillaient les chutes avec leurs appareils photos. On a laissé passer la tempête pour pouvoir les apprécier pleinement sans tout ce brouhaha causé par des dizaines de touristes plus bruyants les uns que les autres. Je dois bien avouer que le spectacle est impressionnant, magique et grandiose. Toute cette eau, ce bruit, cette bruine causée par la chute crée une atmosphère magique tant par sa beauté que par le bruit que les chutes produisent. C’est comme entendre le tonnerre, sauf que la chute tombe à vos pieds. D’ailleurs faudrait pas qu’un tronc d’arbre déboule d’en haut sinon on pourrait avoir de sérieux problèmes. Je ne sais pas s’ils y ont pensé en amont des chutes mais ça serait intéressant de se renseigner… On a du passer 3 heures à déambuler, prendre des photos, accompagnés de quelques « Coatis » le long de la route qui sont à la recherche de la nourriture. Normal vu la quantité jetée par les touristes, ces petits animaux ont la vie facile. Ils ont juste la fâcheuse tendance à venir renifler nos parties intimes. « Non, ça !!! Ce n’est pas à manger… Après avoir bien profité des chutes, il était temps de repartir, direction le soir en « Argentine » pour d’une part est proche des chutes côté Argentin le lendemain, mais aussi pour payer un peu moins cher la nuit d’hôtel ou de camping. Il n’y a pas de petites économies dans le voyage…
Ainsi à 19h on passait de nouveau la frontière mais cette fois là pour l’Argentine. Une journée et 4 coups de tampon sur le passeport, un peu de la folie mais pas vraiment le choix… En arrivant sur la petite ville de « Puerto Iguaçu » j’ai commencé par chercher un hôtel pas trop cher et retirer de nouveau de l’argent. En un jour j’ai utilisé 3 monnaies différentes. Comment perdre les pédales dans les calculs mentaux… Avec ses 5000 habitants, pas évident de trouver une place dans ce petit village d’autant plus qu’on était encore ne plein dans les vacances en Amérique du Sud. J’ai du parcourir la moitié du village avant enfin de trouver un hôtel décent, et pas trop cher. « 10 euros la nuit », et en prime la piscine. Un luxe qui n’en est pas un là bas. Le climat étant très agréable quasiment toute l’année, tous les hôtels en sont équipés. On a donc pausé nos affaires, rassuré que nous aillons trouvé à ce prix. On me proposait des nuits à 450 pesos pour 3 soit environ 70 euros par personne. De la folie, mais une fois de plus la chance a été avec nous… enfin presque. On est sorti après ça chercher de quoi faire à manger. Pas de peau, tous les commerces étaient fermés… Pas le choix donc, direction le restaurant. En même temps vu ce qu’on avait mangé les jours précédents, me manger un bon vrai repas ne me déplaisait pas du tout.
On ne va pas en Argentine pour manger du poisson. Direction mon premier « Vrai » barbecue Argentin « la Parillada Argentina ». Quand on vous donne la carte c’est le dilemme. Que choisir !!! Tant de choix !!! Heureusement le jeune serveur m’a bien conseillé et je me suis régalé d’un succulent pavé de bœuf cuisiné à la perfection. Vous connaissez tous mes goûts pour la viande. Définitivement les Argentins peuvent être fier de cette culture du barbecue qu’ils réalisent avec un talent que nous n’avons pas…  Le ventre plus que plein, on est rentré lentement à l’hôtel pour digérer tout ça. Encore une fois, après cette longue journée on n’a pas fait long feu pour aller nous coucher. En plus de ça, le lendemain on devait remettre ça.

Un joli Iguane qui a failli venir me chatouiller les fesses

Les chutes d'Iguaçu en Argentine, ça en jète non ???
J’avais réglé le réveil à 7h, rare mais ça arrive, je ne l’ai pas entendu. On s’est réveillé à 9h. Heureusement ce n’était pas trop tard pour aller visiter les chutes. Ca ferme à 17h, le seul truc c’est que côté argentin, il y a beaucoup plus de choses à voir que côté brésilien. Une bonne journée dans le parc est nécessaire. On s’est donc empressé de manger le petit déjeuner pour filer au parc. Un petit bus vous emmène pour 10 pesos à l’entrée du parc. De là, vous on a payé notre billet d’entrée, avons récupéré un plan du site et c’était parti pour de longues heures de marches. Il y a plein de petits chemins à emprunter, un petit labyrinthe qui vous emmène au bord, au pied de dizaines de magnifiques cascades. Le seul truc qui m’a un peu soulé, c’est qu’il y avait vraiment beaucoup trop de monde sur le site. C’est parfois impossible de s’approcher de certaines chutes tant les touristes se battent pour avoir la meilleur place, la meilleur photo, … On peut ne s’en prendre qu’à nous même de nous être levé si tard… 
D'autres chutes d'Iguaçu en Argentine 
Les chutes d'Iguaçu en Argentine, "La gorge du Diable"

Il n’en reste pas moins que les chutes Argentines sont plus belles, plus impressionnantes et plus nombreuses que du côté Brésilien. Par exemple la « Gorge du Diable » est un lieu magique, vous êtes sur une plateforme, quelques mètres sous vos pieds l’eau commence à chuter pour venir s’effondre 100 mètres plus bas créant des nuages de brume qui vous trempe complètement en 5 minutes, tout ça avec un bruit qui la nuit en effrayerait plus d’un…
Avoir vu le côté Brésilien puis le côté Argentin valait vraiment le coup surtout si vous le faite dans cet ordre.
3 jours s’étaient écoulés, j’avais vu 3 pays, 3 endroits impressionnants et pour certains vraiment splendides. Le cerveau plein de belles images de beaux paysages, il était temps de prendre l’avion qui allait m’emmener dans un des endroits les plus fabuleux en Février, « le Carnaval de Rio de Janeiro ». Le temps de dire au revoir à mes compagnons de voyage, et me voilà qui m’envolait pour « Rio ». « Blue » je viens te chercher…  Mais pour cette nouvelle histoire il faudra patienter un petit peu… Le Carnaval se sont 5 jours de fêtes… un peu de patience les amis. Vous allez le vivre avec moi J

Sur ce je vous dit à bientôt dans le prochain récit.

Nico le Vagabond.

PS : N’aillant pas souhaité en temps et en heure l’anniversaire de ma maman, je me permets de l’écrire ici. Je te souhaite un joyeux anniversaire Maman. Le colis arrive bientôt. Je t’aime. Ton petit Nico qui grandit de toutes ses expériences qu’il a vécu et qu’il ne cesse de vivre. Bises