vendredi 25 mai 2012

Chile - Une semaine dans une région splendide - Pucon


Direction donc « Pucon » et la région des lacs au Chile. Il n’était pas prévu que je me rende au Chile tant je manquais de temps. Mais une fois de plus j’ai changé l’itinéraire du voyage. Certes j’avais une bonne dizaine d’heures de bus à faire pour m’y rendre, mais le programme proposé par « Jorge » un chilien qui vit à « Pucon » et membre de Couch Surfing, me paraissait vraiment quelque chose qui vaille la peine. D’une part les gens présents venaient de différents horizons « Canada, Australie, France, Italie, Chile, Argentine… » D’autre part il avait prévu que nous visitions une communauté « Mapuche » et que nous participions avec eux à une réunion sur les différents problèmes que ces gens rencontrent. Enfin nous devions marcher à la cime d’une montagne pour admirer la vue sur les volcans chiliens… Tout ça en 3 jours. Le programme était chargé mais il y en avait pour tous les goûts ou presque.
C’est donc tard le vendredi soir que je suis pour « Pucon ». Quelques heures de bus, et j’étais à « Junin de las Andes ». Une petite heure d’attente dans le terminal, bien au chaud avant de prendre un second bus en direction donc de « Pucon » au « Chili ». A peine deux heures de routes. Il état 7h30, le soleil commençait à se lever mais plus nous avancions et plus le ciel se couvrait. Doucement je commençais à voir apparaître le paysage. En arrivant à la frontière, quelle sensation !!! Il neigeait, un froid glacial mais je revoyais pour la première fois depuis plus d’un an, des arbres couverts de neige fraiche. Quelques heures auparavant j’étais dans une région aride proche du niveau de la mer, et j’étais maintenant au milieu de la cordillère des Andes « Pour changer », mais cette fois là, elle était toute blanche. Des sapins à perte de vue mais différents des nôtres, regardez les photos. Tout était couvert de neige fraiche. Les habitations étaient construites de bois et de pierres comme on le retrouve chez nous dans les stations de ski des Alpes. Des petits chalets. Un paysage magnifique, un air frais, et une odeur que j’avais presque oublié. Ca sentait la neige fraiche… Quel bonheur, quel plaisir, quelle sensation. Mes sens étaient en extase. Comme si mon corps réagissait à  ce qui lui avait manqué. Le froid avait beau transpercer mes vêtements je ne pouvais remonter dans le bus, après avoir fait tamponner mon passeport, sans apprécier cet environnement qui m’avait tant manqué. Toutefois, je ne pouvais rester là, les amis m’attendaient à « Pucon », il fallait donc que je remonte dans le bus. On a passé le col et une heure et demi plus tard nous étions plus bas, la neige avait disparue et la pluie l’avait remplacée. Une pluie torrentielle. A peine descendu du bus je me suis orienté vers le centre d’informations touristique pour savoir comment rejoindre le site où je devais me rendre. Facile un minibus, et 15 minutes plus tard et j’arrivais dans la cabane de « Jorge ». Un grand chalet qui pouvait accueillir jusqu’à 8 personnes. J’étais le premier arrivé sur le site. Etonnant puisque j’étais le seul à venir d’Argentine et que tous les autres venaient du Chili. Mais bon il n’y avait pas à s’en faire. Je me suis installé dans la cabane, puis suis allé discuter avec « Jorge ». Un nom bien difficile à prononcer en Espagnol qui s’est donc vite transformé en « George »… avec son accord bien entendu.
« Jorge » et moi même avons passé une bonne partie de la matinée à faire connaissance. Tout comme moi il avait réalisé un long voyage de 2 ans en Amérique du Sud. Parti avec sa copine ils ont parcouru le pays du Sud au Nord jusqu’à ce qu’un heureux événement les arrête. Sa copine « Paola » était tombée enceinte pendant le voyage et ils ont donc du rentrer. La petite est maintenant née et à 5 mois. Un bébé au large sourire qui en dit long sur l’amour que lui apportent ses parents. Nous avions beaucoup de points communs et une vision du voyage identique. Nous n’avons certes pas fait le même voyage mais le résultat est identique. C’est une expérience à unique, à vivre et à apprécier dans les moments difficiles comme dans les moments exceptionnels. La vie se vie et non se supporte. C’est finalement vers midi que les autres Couch surfeurs ont commencé à arriver. Canadien, Chiliennes, puis Australiens, Français, Anglais, et Chiliens se sont succédées jusqu’à 15H. On a rapidement fait connaissance mais le groupe qui était maintenant composé de 9 personnes s’est très vite soudé. On était en harmonie. 

"Réunion avec les communautés Mapuche"
La journée pouvait commencer. On devait se rendre dans une communauté « Mapuche » pour assister et participer à la réunion qu’ils avaient organisée. Il fallait qu’on s’active rapidement pour ne pas arriver trop tard. On est parti faire les courses, d’autres ont commencé à préparer le repas, et finalement une heure plus tard nous étions fin prêt. Direction donc le petit village « Mapuche »





On est arrivé sur place au moment où commençait la réunion. Le thème était la culture organique de cette communauté qui est maintenant en situation difficile suite aux plantations transgéniques que de nombreuses entreprises ont planté dans les environs. Tout leur travail est impacté et le gouvernement ne se préoccupe en rien de leur problème. Leur idée était donc de commencer à s’organiser avec toutes les régions impactées pour faire ensuite front au gouvernement. Il a été très intéressant de suivre la discussion et d’y participer. Au court de mon voyage j’ai pu assister à ce type de réunion, et je remarque que les problèmes les thèmes sont différents mais qu’au final les problèmes qu’ils rencontrent sont identiques. Il y a un manque crucial de communication, d’information, d’organisation et de prises d’initiatives.
Ces gens vivent isolés. Ils n’utilisent pas les moyens de communication comme internet, le téléphone, la radio ou l’internet. Tout se réalise de bouches à oreilles. Ils ne mettent pas sur papier et ainsi ils ne diffusent pas correctement l’information.
Une personne disait qu’il y a de ça 10 ans ils savaient qu’ils allaient rencontrer des problèmes avec ces cultures transgéniques. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’ils sont dos au mur qu’ils commencent à s’organiser…
Autre exemple, beaucoup de villages qui sont maintenant en situation critique ont protesté dans la rue contre ces entreprises qui les pénalisent. Mais jamais ils ne se sont regroupés pour manifester. Rien n’a été écrit, si ce n’est quelques articles dans les journaux locaux et rien n’est remonté jusqu’au gouvernement.
            Si tous les villages, toutes les communautés, tous les agriculteurs se rassemblaient ils auraient un poids bien supérieur. Ils seraient en nombre pour faire face au gouvernement. Ils sont si nombreux dans cette situation… C’est comme se battre sans armes…
            Il leur faut donc démarrer de rien. Je leur disais que le problème qu’ils rencontrent aujourd’hui est un problème que nous avons affronté dans de nombreux endroits dans le monde. Qu’il existe des moyens de communication aujourd’hui qui leur permettraient de savoir comment se sont réalisés les choses par exemple en France. Qu’il faut prendre contact avec ces gens qui se sont battus et qu’ils allaient les aider d’une manière ou d’une autre en leur enseignant la stratégie, la loi qui a été proclamée… Sans ça leur bataille pourrait durer des dizaines d’années. Le message a été reçu comme l’a dit le chef du village, reste à voir comment ils le mettront en action. Le problème c’est qu’il y a urgence. Ces gens vivaient de la vente de ces produits biologiques et qu’à l’heure actuelle il leur est très difficile de faire face à ces entreprises qui produisent en masse. Aujourd’hui ils vendent tout juste pour nourrir la famille qu’avant ça ils vendaient en masse. Ils sont en mode survie… Ca fait peine à voir, mais il y a de l’espoir. Nous étions pas moins de 50 personnes de nombreux horizons, et ce n’était que la première réunion. Ainsi que je leur souhaite beaucoup de courage, ils en auront besoin. C’est une bataille qu’ils entament. Non c’est une guerre. La première bataille sera qu’ils s’organisent. Je leur ai laissé mon contact. Je n’ai pas d’expérience dans le monde politique, ni dans l’agriculture, mais j’ai le moyen de communiquer et de faire passer l’information. Ainsi que si parmi vous il y a des gens prêt à les aider d’une manière ou d’une autre, n’hésitez pas à me contacter et je leur transmettrais l’information ou vous mettrais en relation avec eux.

Après avoir vu un court documentaire sur les problèmes d’environnement que rencontre le Chili, il était temps pour nous de les quitter, non sans regrets. Nous devions aller faire les courses pour la soirée et pour le lendemain. Une longue marche était prévue pour monter à la cime d’une montagne et apprécier le paysage Chilien de la région de « Pucon ». Hors de question donc que nous nous couchions tard. Il fallait être en forme. Sous la pluie toujours aussi torrentielle nous sommes donc rentré dans nos quartiers respectifs. Le temps de diner tous ensemble un fabuleux plat de courgettes préparé par notre amie Australienne et nous allions nous coucher.

8h le réveil sonne.  Le temps de prendre un bon petit déjeuné bien calorique, de préparer notre sac et sandwiches et nous étions prêt. Nous n’attendions plus que 4 Chiliens qui devaient arriver avec une camionnette qui allait nous transporter jusqu’au pied de la montagne. Je leur avais promis de cuisiner français s’ils arrivaient à 9h tapante, et non 9h Sud Américain comme je l’ai souvent remarqué. Et oui en Amérique du Sud les gens ont la fâcheuse tendance d’être en retard ce qui toujours eu le don de m’agacer. Ils sont arrivés à l’heure. Comme quoi quand ils veulent ils peuvent… Suffit juste de leur mettre la carotte au bout du nez. Non sans rire nous étions tous content qu’ils soient à l’heure, ça allait nous permettre de profiter pleinement de la journée. En plus de ça le soleil rayonnait, il ne faisait pas très froid, et une belle journée s’annonçait. 

Prêt à monter
A 10 heures nous étions sur place, prêt à grimper. Sur le chemin nous avons aperçu le magnifique volcan « Villarica » qui surplombe la ville de « Pucon ». Je ne l’avais pas vu la veille le temps était couvert, mais là… j’étais sans voix. 









"Volcan de Villarica surplombant Pucon"
La cime était parfaite, la neige sur presque toute sa hauteur. Il était tout simplement magnifique.  A peine arrivé nous avons commencé directement à grimper. Pas évident sans s’être échauffé de monter sur cette pente qui n’en finissait pas. 

"On grimpe on grimpe dans le parc national de Chinay"
A un bon rythme, le groupe a fini par se séparer en deux. Du moins sur les premiers cents mètres. Il y avait ceux qui ont l’habitude de grimper et ceux qui souffraient. Je n’avais pas fait d’exercices depuis un bon moment et je me demandais bien si j’allais pouvoir les suivre jusqu’au bout. Arrivé au premier refuge, nous nous sommes ravitaillés. On a attendu quelques minutes voir si le second groupe arrivait mais il faisait tellement froid, qu’on a préféré repartir avant de nous refroidir.


"On arrive au refuge"
 Le paysage commençait à changer, en bas la forêt avait été bien dévastée par les humains. De nombreux arbres avaient été coupés et il n’en restait que peu et pour la plupart bien jeunes. La terre sur laquelle nous marchions était passée de l’état de boue séchée à une terre gelée.




























"Ca grimpe 
De la neige apparaissait par ci par là. En revanche au dessus du refuge la forêt était dense et vieille. Des arbres bien plus vieux que moi nous protégeaient du vent glacial. Parfois de la neige nous tombait sur le coin de la figure histoire de nous rappeler que nous étions en montagne. 















Le chemin commençait à être bien enneigé. On marchait sur une épaisse couche de neige qui craquait sous nos pas. Le paysage est alors devenu magique. 

On en prend plein la vue, le paysage est splendide !!!

Les arbres couverts de neige et de glace rendaient le paysage blanc et glacial comme dans le film « Les Chroniques de Narnia ». Tout simplement magique. On avançait à bon pas pour ne pas arriver trop tard à la cime de la montagne. Sur le chemin on a atteint un premier lac gelé. Recouvert de neige il n’était pas bien prudent de s’aventurer sur celui-ci. Juste le temps donc de prendre quelques photos de discuter avec les quelques touristes qui s’étaient arrêter la pour pique-niquer et nous repartions de plus belles. 

Un lac gelé mais pas au point de patiner !!!

Des arbres centenaires !!! 

Plus nous montions et plus les arbres se faisaient rares mais plus leur taille était impressionnante. La neige fraiche nous montait jusqu’au genoux et il nous restait encore un bon 200 mètres de dénivelé à monter. Qu’est-ce que ça allait être en haut… Encore quelques efforts, les jambes commençaient à être lourdes d’autant plus qu’il fallait enjamber des marches hautes comme mes jambes. On s’accrochait à ce qu’on pouvait. 
"Vue de la cime sur le volcan Vallerica"
Ce n’est que vers 13h30 que nous sommes arrivé à la cime. Je crois que les photos parlent d’elles mêmes pour décrire ce que j’ai vu. Un paysage exceptionnel, montagnes, volcans, lacs, forêts sous un soleil magnifique. 

Au sommet, une bien belle photo de groupe

Magnifique paysage non ??
Un panoramique absolument grandiose qui nous a laissé sans voix pendant de longues minutes. On devinait au loin l’Argentine de l’autre côté des Andes, et le Chile derrière nous tout plat. Une plaine qui nous emmène jusqu’à la côte pacifique. On avait tous la pêche pour monter, après avoir vu ça, je peux vous dire que l’adrénaline était à son summum. Pendant de longues minutes nous avons profiter de cette vue exceptionnelle, bien évidemment on a pris quelques photos, puis nous nous sommes ravitaillés de nouveau. Il nous fallait maintenant tout redescendre… On était monté en 3h avec 30 minutes de pauses au total. On avait fait 1000 mètres de dénivelé. La partie marrante commençait. On avait décidé de descendre rapidement, pour aller nous baigner dans les eaux thermales proches de ce site. C’est donc au pas de course que nous sommes revenus sur nos pas. Dans la neige on s’est amusé à descendre sur les fesses comme en luge. La pente était telle qu’elle nous entrainait comme si nous étions en Bobsleigh. Le reste on l’ fait en courant. 1h15 minutes pour redescendre. Je n’avais plus de jambes mais les eaux thermales allaient remettre tout ça en place. Juste le temps de faire 15 minutes de voiture et nous arrivions à la piscine. Le long d’une rivière à l’eau glaciale, se trouvait la piscine. On a quitté les habits, nous sommes changés et avons plongé lentement dans cette eau très chaude. On y a passé au moins une heure. Certains se sont amusés à aller dans la rivière à plusieurs reprises. Pour ma part j’ai préféré rester au chaud dans l’eau dont une odeur de gaz de soufre se dégageait.
La nuit commençait à tomber, et oui au Chili, à cette époque de l’année à 17h30 le soleil disparaît. Les journées en sont que trop courtes tant il y a de belles choses à voir. Mais bon on en avait bien profité. Et ce n’était pas terminé, enfin, pour moi… Il fallait maintenant que je me mette à cuisiner. J’avais décidé de faire un plat pas trop chère pour qu’il convienne à tous les budgets, mais il n’en reste pas moins qu’il fallait faire un plat de montagnard. Vous avez devinés ? Non ce n’était pas une fondue, il n’y a pas le fromage adéquat pour faire cela. Leur plastique non merci… Mais une bonne tartiflette ça oui. 4Kg de pommes de terre, 1 litre de crème fraiche, du lait, de la bonne pense de cochon, des oignons, et du fromage local avec du parmesan en plus. C’était ma première tentative, mais il ne fallait pas que je me ratte. On était tout de même 19 à manger ce soir là. Rien de tel donc qu’un petit tour sur internet pour vérifier la recette. L’astuce, et je m’en souviendrais à été de couper les pommes de terre très finement et de laisser cuire au four à feu doux pendant 1h45. Avec tout ce monde, on s’en est sorti à préparer les plats en 25 minutes. Les uns coupaient la viande, les autres épluchaient les pommes de terre, les autres les coupaient en fines rondelles… et pour qu’on ne manque pas de nourriture, un Italien avait préparé des pates à l’italienne, et d’autres une bonne salade Chilienne, et pour couronner le tout, un gâteau à la carotte dont j’ai maintenant la recette. Il ne me restait plus qu’à préparer la Sangria, le plus rapide… on était fin prêt à manger. Tous très en appétit, on s’est régalé. Il n’en restait rien. Comme quoi nous n’en avions pas fait trop. Il faut dire qu’avec les efforts fournis dans la journée et l’heure à laquelle on a mangé, (Pas loin de 23h) il ne pouvait en être autrement. Une journée de plus dans ce voyage qui restera mémorable. Tout le monde avait tenu sa promesse, on avait vu des paysages splendides, on avait mangé comme des rois. Bref une belle journée s’achevait là. Je tiens à remercier tous les gens qui étaient présent, et tout particulièrement « Jorge » sans qui tout ceci n’aurait pas été possible. On a tous passé un weekend formidable. Merci donc à toi. A la revoyure l’ami J.

Un petit maté au bord du lac !!

Le temps d'un ASADO !!!
Le lendemain matin certains sont partis très tôt. Pour ma part j’avais décidé de rester une journée de plus dans la région profiter de ce beau soleil autour du lac. En plus de ça « Jorge » avait prévu un Asado… On est donc parti avec ceux qui restaient autour du lac boire un Maté puis sommes rentrés manger l’Asado. On a de nouveau passé une bien belle journée même si au fur et à mesure que le temps passait nous étions de moins en moins nombreux. Au cours de cetet journée j’ai passé beaucoup de temps à discuter avec Mauricio, un Chilien qui était présent pendant ces deux jours. Il m’avait fait tant d’éloges sur sa région de « Paillaco » et « LLifen » au Chili que j’avais décidé d’aller le retrouver le lendemain chez lui. De plus il fallait que j’aille l’aider. Il souhait entreprendre un voyage de quelques mois en Amérique du Sud mais en moto. Je pouvais bien lui donner quelques conseils. Je ne manque pas d’expérience maintenant même si je n’ai rien fait ou quasi en moto.

Tôt le lendemain matin je suis donc parti pour « Paillaco ». Mauricio m’attendait là bas, il avait du rentrer s’occuper de son commerce. Je pensais arriver tôt. Raté, les bus étaient pleins et surtout il n’y en avait pas beaucoup. Je me suis retrouvé à attendre quelques heures dans un village perdu au milieu du Chili. Pas un chat, juste les gens qui attendaient le même bus que moi. Je me suis tout de même occupé en lisant mon lire et surtout en mangeant les meilleurs « Empanadas » de tout mon voyage. La sauce piquante qu’ils ont au Chili fait vraiment toute la différence. Même la pâte des « Empanadas » est croustillante et donne une tout autre saveur. Un régale. Ce n’est qu’à 19h30 que je suis arrivé à  la maison de « Mauricio ». Presque une journée de perdue. Mais pour éviter qu’elle ne le soit complètement, « Mauricio » avait décidé de partir dans la soirée pour la région de LLifen à environ 1h30 de route en bus. Après avoir mangé un sandwich préparé par sa maman, nous avons donc été de nouveau au terminal. Comme de vraies pipelettes on a passé tout le voyage à converser. Il m’expliquait tout sur sa région, et j’essayait tant bien que mal de tout enregistré. Mais il a un tel débit que je pense que personne n’en ait capable. Un vrai moulin à paroles. Lorsqu’on est arrivé à destination, il faisait un froid, mais un froid. Je me suis vêtu de tout ce que j’avais emmené. Il faisait nuit, les étoiles une nouvelle fois en nombre illuminaient le ciel et c’est sous cette nuit d’étoiles que nous sommes parti marcher dans son village de vacances. Lieu touristique l’été l’automne il est presque désert. Seuls les habitants y vivent. Pas un touriste, les rues sont désertes, en même temps, à cette heure et dans ce froid ça se comprend. On est rentré vers minuit dormir dans sa maison de vacances qui se trouve au bord de la plage du « Lac de LLifen ». Pas de chauffage et donc à l’intérieur un froid qui ne vous donne qu’envie d’aller se mettre au chaud dans le duvet. On ne pourra pas dire qu’on a passé une nuit reposante. Il avait fait tellement froid qu’on s’est réveillé je ne sais combien de fois. Mais on s’est tout de même suffisamment reposé pour aller marche la journée.

Au programme monter deux petites collines « Cerro » en espagnol pour profiter de la vue. La première se trouve à l’Est du lac. On y est monté rapidement donnant une vue sur tout le lac et ses petites îles. 

Vue sur le lac de LLIFEN !!!

Le renard nous a vue...
En arrivant au point de vue, en bas nous avons aperçu un renard qui nous a surprit et qui s’est vite enfuit. Mais j’ai tout de même pu vous le prendre en photo. Pourtant loin il n’a pas mis longtemps à nous repérer. 








On est ensuite redescendu dans le village pour monter à un autre point de vue. Pour cela on a du demander à une famille de paysan leur autorisation pour traverser leur champ. 
Le village de LLIFEN
Dans un chemin très pentu, glissant et pas du tout entretenu nous sommes donc monté pour admirer la vue sur tout le village. Nous ne pouvions pas monter plus haut. C’était trop dangereux. On a donc préféré faire marche arrière et rentrer à « Paillaco ». Enfin ça c’était ce qui était prévu. 







Nos amis pêcheurs !!
En retournant sur nos pas nous avons croisé deux jeunes hommes équipés d’une canne à pêche faite de bambou. Ni une ni deux, « Mauricio » a commencé à converser avec eux pour savoir si nous pouvions les accompagner. Il était évident qu’ils n’allaient pas refuser. 








Pas besoin de matériel pour pêcher le saumon
une canne de bambou et une boite de conserve!!
Au programme pêche de saumons. Le temps d’aller chercher notre matériel de pêche et nous les avons retrouvé à l’arrêt de bus. Direction la rivière de « hjhkkj » qui se trouve à moins de 20 minutes de bus. Seul touriste je me suis bien fait remarqué avec ma canne à pêche. Tout le monde me regardait avec de grands yeux, surpris de voir un touriste à cette saison de l’année. On a fini par descendre du bus et commencer à marcher. On a enjambé je ne sais combien de champs, et sommes arrivé au bord de la rivière. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. On a continué à marcher jusqu’à ce qu’ils soient certains que personne ne nous voit ce qui me laissait penser qu’ils allaient pêcher de manière vraiment illégale… Je me suis donc permis de leur pauser la question suivante : « On peut pêcher à cette période de l’année ? Vous savez s’il faut un permis de pêche? » Et ils m’ont répondu : « On pêche pour manger… pas besoin de permis, et s’il en faut un, on a pas les moyens de se le payer. S’ils veulent nous embarquer nos cannes de bambou on en refera d’autres, ce n’est pas ce qui manque dans la région, HAHA. » Comme souvent donc en « Amérique du Sud », il existe des règles pour que les gens les enfreignent. Ce n’est pas la première fois ni la dernière fois que je vois ça. Et comme ils me disent fréquemment « Somos un desastre, pero bueno, somos asi, lo sabemos, y no va a cambiar » ce qui signifie : « Nous sommes un désastre, mais bon, on est comme ça, et ça ne va pas changer ». C’est sur ces mots qu’on a commencer à  mettre nos lignes à l’eau. 

On aura passé 2  heures au bord de la rivière avec ces deux jeunes hommes et « Mauricio ». Mais résultat on a rien pris… On a bien failli sortir un saumon mais il s’est échappé. On avait donc rien fait de mal… si je puis dire. 









Il était temps pour nous de plier les lignes et de retourner sur la route principal attendre un bus. Il faisait de nouveau froid, et donc pour ne pas geler sur place on a donc commencé à marcher espérant qu’un automobiliste allait nous prendre en stop ou qu’un bus allait passer. On a bien marché une heure le long de cette route. Puis finalement le bus nous a ramené à « LLifen ». 

Le lac de LLIFEN au couché de soleil !!

Juste le temps de récupérer nos affaires et nous sommes repartis à « Paillaco ». « Mauricio » devait s’occuper de son commerce et moi je comptais bien prendre une douche. Déjà deux jours que je ne me suis pas baigné, et entre tous ces bus et ces heures de marche je ne me sentais pas très à l’aise. En arrivant à sa maison sa maman était couchée. J’ai donc attendu le lendemain matin pour prendre ma douche. J’évitais ainsi de la réveiller. On s’est de nouveau réveillé bien tôt. « Mauricio » m’accompagnait à « Valdivia » pour visiter un peu sa famille et me faire connaître la ville. De là je devais dans l’après midi prendre le bus pour « Bariloche » en « Argentine ». mal heureusement le bus partait d’une autre ville que je devais donc rejoindre avant 15h. On a donc rapidement parcouru « Valdivia ». 

Au port,, ou plutôt au marché les phoques attendent le poisson invendu
Merci Mauricio pour ces belles journées ensemble


Valdivia !!
Juste le temps de voir les coins sympathiques de la ville, comme les bords du fleuve, le port, et la place centrale. J’aurais rencontré sa sœur et son époux le temps d’un café et je remontais dans le bus… frustré. Mais il en était ainsi j’avais un autre rendez-vous le vendredi à « Bariloche » et je devais donc m’y rendre le jeudi.
J’aurais appris beaucoup de choses avec « Mauricio » qui en connaît long sur l’histoire de son pays, et de son avancement. Fière de son pays, il ne s’est pas gardé de détruire l’Argentine et surtout la manière qu’à l’Argentine de faire les choses, (je vous en parlerais dans le prochain message). Et oui il existe une rivalité là aussi avec les « Argentins ». Ce n’est pas la première fois que je la constate. Par exemple lorsque je suis arrivé au « Chili » j’avais l’accent « Uruguayen, Argentin » qui est qu’on parle beaucoup avec la «  CHHHH ». Ils m’ont tous demandé, et ce sans exception de retirer cet accent, que j’avais appris l’espagnol en Equateur et que là bas ils parlent comme eux, et que donc ça ne sera pas difficile pour moi de le supprimer. Imaginez !!!
Bref il était temps pour moi de quitter « Mauricio ». Pour sa gentillesse, sa culture, et sa passion pour son pays, je lui dis également un grand merci. Que ton voyage en « Amérique du Sud » se réalise. Soit prudent en moto, et si tu as besoin de quoi que se soit, tu sais à qui parler J.

Comme vous pouvez le constater j’ai passé seulement 5 jours au Chile. Je manque de temps et je préfère connaître mieux « l’Argentine » plutôt que de devoir courir sur la fin de ce voyage. Mais il n’en reste pas moins de que je n’ai que de bons souvenirs du « Chili » et que comme ils disent « Si Dios quiere » ce qui signifie « Si Dieu le veut » j’espère y retourner. Merci à vous tous pour ces magnifiques moments. Vous habitez une bien belle région.

Sur ces bonnes paroles je vais vous laisser. Je vous laisse apprécier les photos. A la revoyure les amis.

Nico le vagabond



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