Me revoilà sur la route mais ce coup ci en Amérique du Sud et plus particulièrement en Equateur. Désolé à toutes celles et ceux qui attendaient des nouvelles depuis un petit moment, mais les journées sont sacrément bien remplies depuis mon arrivée. Petit pays mais tant de choses à voir et à y faire.
Les premiers jours n’ont pas été évidents. Entre l’altitude (2800 m à Quito la capitale, tout de même et donc le manque d’oxygène, la pluie et le froid la nuit, le soleil qui brûle la journée et j’en passe), le décalage horaire et les 36 heures sans dormir pour arriver sur place, la barrière de la langue, le choc culturel… bref un tout qui a fait que les premiers jours pour s’acclimater et s’habituer à tout cela n’ont pas été faciles. Comparé à l’Asie, tout paraît un peu plus compliqué ici. Mais bon, comme tout Homme, on s’y fait et après quelques jours, à part le fait que je n’ai pas passé une seule nuit correcte je peux vous assurer que je suis bien content d’être dans ce pays et surtout de l’avoir choisi pour commencer mon périple en Amérique latine.
Pour ceux qui ne le savent pas je suis ici pour apprendre l’espagnol. Je suis inscrit depuis mon arrivée dans une ONG non gouvernementale qui est exceptionnelle. Un accueil fantastique, de la qualité et du bon sens dans tout ce qui est entrepris par la fondation. Les cours d’espagnol sont d’une qualité que je n’imaginais pas. Me voilà à la fin de la seconde semaine de cours et je peux enfin communiquer en espagnol. Bon il reste un travail long et fastidieux avant que je ne sois fluent comme en anglais, mais tout de même je ne pensais pas parler aussi rapidement. D’autant plus que c’est encore plus facile de les comprendre tant cela ressemble au français. Evidemment les bases que j’ai acquis en cours aident considérablement. Cette ONG organise également des excursions culturelles les après-midi et weekend. Bien entendu je ne me suis pas privé d’y participer. L’école comporte un peu plus d’une vingtaine d’étudiants de tous âges, dans un cadre vraiment sympa, une ambiance studieuse et chaleureuse, je m’y sens vraiment bien. Juste un problème qui n’est pas moindre, parler français, espagnol, anglais, dans une même journée on finit par parler un franco-anglais ou franglish comme on dit ici et maintenant je parle le franco-espagnol ou fragnol… C’est bon signe me direz vous mais tout de même… un peu frustrant de perdre ses mots. Bref tout ça pour dire que j’ai rencontré en quelques jours beaucoup de monde surtout locaux, américains et canadiens et qu’on s’entend tous très bien. Un petit paradis dans un cadre fantastique excepté les nuits qui sont dangereuses. Je n’ai pas eu de problème car je joue la carte de la prudence, mais mes copines ont pour la plupart eu le droit de se faire voler ou agresser. Les locaux le disent à la nuit tombée, on ne rentre pas tout seul ou on prend un taxi, conseil que j’applique à la lettre. Mais si ce n’est ça, être ici c’est tout simplement exceptionnel. Je vous laisse apprécier les paysages dans la galerie photo qui au passage a changé de lien… http://www.flickr.com/photos/62719589@N02/sets/ petit problème technique et je n’ai ni le temps ni l’envie de chercher pourquoi cela ne fonctionne plus sur l’ancien site. Pour ceux que ça intéresse voilà l’adresse du site web de l’ONG : http://www.yanapumaspanish.org/
Il est temps de vous raconter tout ce que j’ai pu vivre depuis mon arrivée. Pas évident tant les journées et semaines sont remplies. Je ne suis pas en vacances, c’est le moins que je puisse dire… enfin un peu tout de même :p
Je suis arrivé le dernier weekend de Avril, chargé comme une mule. Sur internet la météo annonçait un temps froid, humide, venteux, bla bla bla. Merci internet… depuis mon arrivée, il a fait beau tous les jours sauf les soirs où la plupart du temps il fait tout juste frais et je n’ai eu seulement que 2 jours de pluie… J’ai donc quelques achats à faire sur place pour m’équiper correctement. Un détail…
J’ai commencé par visiter la ville la première semaine. Quito est divisée en 3 parties, je me suis concentré sur la vieille ville. On se croirait en Espagne. De belles bâtisses coloniales, de splendides églises, basiliques, statues, parcs. Dès les premiers mètres, on se rend vite compte que ce pays est très catholique. (Voir photos du 2 mai).
Le lendemain j’ai commencé les cours avec 3 autres étudiantes. Un petit groupe de 4 personnes et un professeur compétent. Les cours sont tous les jours de la semaine sauf les weekend et ce pendant 4 heures le matin. L’après midi avec l’école on visite différents lieux touristiques. Le lundi j’ai revisité la vieille ville avec un guide, le mercredi on s’est rendu à « La mitad del Mundo », lieu incontournable de l’équateur. Le 6 mai on a visité le musé de l’artiste Guayasamín. Je vous laisse apprécier quelques une de ses œuvres et la magnifique vue sur le Volcan « Cotopaxi ».
Le soir même incontournable moment en équateur. L’équipe de Quito affronte une équipe d’Argentine pour qualification en demi finale de la ligua. Je ne pouvais rater une telle occasion. Une expérience inoubliable. C’était de la folie. 50000 personnes qui doivent tous passer par la même porte d’entrée, des insultes, surtout envers la police (A cheval s’il vous plait, merci pour les odeurs de crottins), la foule qui pousse pour entrer plus rapidement… les gens qui vous font les poches, d’autres qui jouent des percussions au dessus de votre tête et qui de temps en temps ratent la grosse caisse et c’est votre tête qui reçoit un coup… Là j’ai enfin vu ce qu’était la « Sangre Caliente » ils sont chauds bouillant. Une fois entré dans le stade quelle joie, enfin de l’air. Je me demande comment ils s’organisent dans un stade qui peut contenir 100 000 personnes. Le match en lui même était pas mal mais c’est surtout l’ambiance avant et pendant le match qui m’a marqué. En comparaison, en France on est vraiment des petits joueurs.
La semaine se terminait, il était temps de quitter Quito pour le weekend, fuir cette foule, cette pollution ambiante, ces klaxons. Bref partir à la campagne me semblait la meilleure chose à faire. Quelques étudiants et moi même sommes partis à Otavallo. (Voir photos du 7 et 8 et 9 mai, il faut que je règle l’heure de ma caméra, on est parti que 2 jours…). Là bas, on s’y est rendu pour voir le marché artisanal le plus connu de l’équateur, faire un peu de randonnée autours des volcans, voir une cascade… une de plus, des volcan, un lagon. Le soir on dormait dans une maison d’une communauté indigène. C’était tout simplement génial, on a beaucoup appris sur leur façon de vivre, leurs coutumes. Ce sont vraiment des gens adorables qui aiment la vie sans vouloir détruire ce qui les entoure. La nature est leur vie et leur vie appartient à la nature. Bref une expérience à renouveler dès que mon espagnol me le permettra, un guide était vraiment de mise pour tout nous traduire.
Sur le chemin aller et retour nous avons vu 2 accidents. Autant dire qu’ici je ne vais pas me risquer à louer une moto. C’est bien trop dangereux. Ils conduisent comme des dingues, aucune règle n’est respectée correctement. Ils doublent dans les cotes, les virages. Bref mieux vaut bien choisir son chauffeur. On est rentré de ce weekend exténué. Marcher en altitude à plus de 2000 mètres n’a vraiment rien à voir avec une randonnée ordinaire d’autant plus qu’on a un soleil de plomb qui nous tombe sur la tête toute la journée. Ecran total Obligatoire.
La semaine suivante je n’ai visité que le jardin botanique de Quito (12 mai). J’ai passé mes après-midi à travailler les cours d’espagnol, discuter avec les étudiants, et à prendre des cours de danse « Salsa ». Quelle joie que de enfin connaître quelques pas. Il va en falloir des heures pour dire que je sais danser la Salsa mais qui ne tente rien n’a rien. Tous les soirs ou presque maintenant, nous sommes dans des clubs de Salsa histoire de pratiquer une petite heure. Beaucoup d’étudiants sont motivés pour apprendre à danser correctement ce qui fait qu’on se retrouve tous les soir à être un bon petit groupe. C’est vraiment sympa. Tout ça pour dire que je m’amuse bien ici, j’apprends beaucoup et il ne me reste plus qu’à vous dire à très vite.
Nico le vagabond.




