Me revoilà parti vers de nouvelles aventures un peu plus au Sud. Je
devais prendre l’avion de « Rio de Janeiro » jusqu’à « Porto
Alegre » à quelques heures de la frontière avec l’Uruguay. Je suis arrivé
à 11h00 au terminal de bus de Porto Alegre. Je souhaitais me rendre à
« Punta del Diablo » un village de pêcheurs situé à 20km de
« Chuy ». Pour cela je devais
donc prendre un bus. Sur internet ils disaient qu’il y en a un toutes les
heures. Je ne sais pas qui a mis le site à jour mais il y avait 2 bus par jour,
un à 20h30 et l’autre un peu plus tard. J’ai donc fait le pigeon pendant
quelques heures dans le terminal… Il n’y avait absolument rien à visiter dans
cette ville. A part de gros bateaux pétroliers et de transport de marchandise,
c’était à peu prêt tout. Heureusement un uruguayen était dans la même situation
que moi et nous avons passé l’après midi ensemble. Mais que le temps à paru
long… Je suis arrivé à 4h du matin à
« Chuy ». Pas de bus avant 5h45 du matin pour « Punta del
Diablo ». J’ai donc marché quelques heures pour connaître la ville. A part
le fait que cette ville sépare le côté Uruguayen du coté Brésilien par une
grande avenue, il n’y a rien d’autre que des magasins qui ouvrent tard dans la
matinée… Mais bon ça m’a occupé jusqu’à ce que le bus arrive. Finalement à 7h00
du matin j’étais enfin à destination. 24h de voyage au lieu de 10 prévues…
Bref, arrivé fatigué, j’ai rapidement demandé aux locaux où je pouvais dormir
pour un prix raisonnable. Ils m’ont recommandé «l’auberge de jeunesse « Hostal
del Diablo ». Tenue par un américain, je n’étais pas vraiment pour mais vu
le prix, je m’y suis installé.
Ma première matinée à consisté à profiter des plages et à marcher dans
le village pour prendre mes repères.
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| Punta del Diablo et sa plage de pêcheurs |
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| La plage de "Playa Grade" magnifique !!! |
Il est 9h lorsque nous sommes parti dans une camionnette vieille des
années 70. Avec le chauffeur et la guide nous étions au total 8 touristes.
Après 25 minutes de voiture et la traversée du parc national de « Santa
Teresa » nous sommes arrivé au bord de la plage.
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| Les cormorans de Punta del Diablo |
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| A la recherche d'or ? non non juste de souvenirs |
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| Une des plages de La Rocha !!! |
Nous avons donc commencé à marcher sur la plage croisant des dizaines
d’oiseaux comme le cormoran, ou bien des mouettes, des cigognes, et bien
d’autres dont les noms me sont sortis de la tête. Mais voici un lien qui vous
montrera un peu tout ce que j’ai vu en Uruguay http://avesdeuruguay.blogspot.com.
Il y a aussi les crabes, les couleuvres, et des centaines de coquillages qui se
sont échoués sur la plage. Je serais en vacances, je serais rentré avec une
magnifique collection de coquillages. Mais ce n’est pas tout, nous avons aussi
croisé des animaux morts que la marée a transportée jusque sur la plage comme
des pingouins, des bébés phoques et des tortues. « Melissa » m’a
également parlé toute la journée d’une ONG qui s’occupe des tortues. Nous
allions passer en fin de journée à cette ONG dans laquelle est a travaillé.
Elle m’en a tellement parlé que quand nous sommes arrivé au centre j’ai demandé
s’ils étaient à la recherche de volontaires. Sans se faire prier j’ai effectué
la réservation et le dimanche soir j’allais rejoindre l’ONG de
« Karumbe » dont le site internet est http://www.karumbe.org/web/frances.htm.
Avant de me rendre là bas je souhaitais passer un jour supplémentaire à
« Punta del Diablo ». Les vagues là bas étaient belles et je comptais
faire une session de surf. Seulement le jour « J » les vagues étaient
telles que j’ai préféré me résigner. Du coup direction de nouveau la plage de
« Playa Grande ». Les vagues là bas étaient moins fortes mais surtout
lorsque je suis arrivé j’ai aperçu les dauphins qui s’amusaient à surfer les vagues.
Quand je suis entré à l’eau, ils s’étaient enfuis un peu plus loin dans la
baie. J’ai bien essayé de les rejoindre à la nage mais c’était peine perdue.
J’ai passé l’après-midi à les attendre mais comme bien souvent, les animaux sont
actifs tôt le matin et beaucoup moins l’après-midi. J’ai donc fait demi tour en
fin d’après-midi à l’hôtel. Une bonne douche, et un bon repas et il était temps
de prendre le bus pour me rendre dans le village de « La Coronilla ».
Il fallait vraiment être motivé pour se rendre là bas. J’ai du attendre
2h30 dans le noir qu’un bus arrive. Le premier était tombé en panne, le second
était plein, et finalement je suis monté dans le troisième… Je suis arrivé à
21h30 à l’ONG. Tout le monde était en train de diner. Les volontaires étaient
nombreux, au moins 15 personnes étaient rassemblées autour de la table. J’avais
beau avoir déjà mangé, ça sentait tellement bon que je me suis laissé tenter
par la soupe de soja. Il était tard, j’ai tout juste le temps de faire un petit
peu connaissance et surtout d’écouter
« Danny » un des responsables de l’ONG « Karumbe » qui
nous présentait le planning du
lendemain, et il était temps d’aller se coucher.
6h30 le réveil sonne pour les premiers volontaires qui doivent aller travailler.
Pour ma part ils ont été tolérants et j’ai du me lever à 7h30 puisque j’avais
été placé dans le groupe de l’après-midi. Etant donné que je dormais dans un
dortoir avec un australien d’une taille gigantesque, je dormais avec les
bouchons. J’avais demandé au staff de venir me réveiller. C’est finalement
« Lucia » une volontaire qui s’en ai chargée les 12 jours où je
suis resté là bas… Motivée pour prendre une douche tous les matins avant que
tout le monde se lève, elle était contente d’avoir quelque chose à faire.
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| Le centre de Karumbe |
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| Les vaches sur la plage, non non ce n'est pas une erreur |
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| Allez allez on installe le filet de pêche |
Ainsi le matin la première équipe était chargée d’aller installer le
filet de pêche pour capturer les tortues. Nous pendant ce temps devions
nettoyer le centre, et surtout devions nous occuper des tortues qui avaient été
capturées au préalable. Changer leur eau, les laver, faire des massages, laver
les bassines, leur donner à manger, et enfin préparer le repas de midi
pour un peu plus de 20 personnes.
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| On écoute les instructions du chef, oui mais on rigole quand même |
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| Nico l'instructeur à propos des tortues |
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| Gabi fait une présentation de l'étude de la tortue, non non ce n'est pas du sang sur la boîte... |
Il faut aussi s’occuper du magasin et
recevoir les visiteurs, et leur enseigner ce que nous savons et notre rôle. Les
premières fois ça n’a pas été évident mais il y avait toujours quelqu’un qui
avait un peu d’expérience pour faire la visite. De là il suffisait d’écouter
pour apprendre et ensuite de le répéter. La troisième journée n’aillant pas pu
aller capturer, « Danny » s’est chargé de nous donner une formation
très complète. Après ça nous étions prêt pour recevoir les visiteurs
correctement et répondre à toutes leurs questions. Bref comme vous le voyez,
nous avions tout un tas de tâches pour nous occuper jusqu’à ce qu’à 12h30. Il
était alors temps de nous diriger vers « Cerro Verde », une plage à
environ 5km du centre où les tortues viennent s’alimenter. C’est un lieu situé
dans la réserve naturelle de « Cero Verde ». Créée il y a quelques dizaines
d’années, beaucoup de gens viennent encore avec leur véhicule sur la plage même
si cela est interdit. C’est un autre problème que « Karumbe » tente de
résoudre. Faire comprendre aux gens que ce lieu est maintenant une réserve et
que si les gens veulent continuer à voir autant d’animaux, ils doivent
respecter la réserve. Le problème c’est que la commune n’est pas en accord et
organise des tours en voiture là bas… Bref un combat compliqué comme souvent
c’est le cas…
Lors du premier jour de capture, c’est là qu’a commencé réellement mon
initiation. « Danny » et « Gaby » m’ont aidé à capturer ma
première tortue. C’est tout un savoir. Il faut dans un premier temps apprendre
à la sortir du filet sans la blesser et sans trop endommager le filet. Ensuite
il faut la donner à un autre nageur qui va la rapatrier à une ultime personne
au bord de la plage. C’est assez physique et heureusement nous étions nombreux
puisqu’il est arrivé qu’en une journée nous en capturions plus d’une dizaine.
Les tortues vont alors rester un bon moment hors de l’eau pour que nous
puissions vérifier leur état de santé. La plupart des tortues que nous avons
capturées sont des tortues qui n’ont pas encore atteint l’âge adulte. Elles
pesaient de 2 à 15 kg… et il était donc impossible de déterminer leur sexe.
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| Ma première capture, elle est pas belle la NicoTortuga?? |
La première chose à réaliser pour l’analyse de l’animal est de vérifier
s’il a déjà été capturé. Pour ça sur ses ailes il doit y avoir des plaques de
métal ou bien des cicatrices de ces plaques qui ont une durée de vie d’environ
5 ans alors que les tortues ont une durée de vie de plus de 100 ans pour les
plus chanceuses. Si la tortue a déjà été capturée les tests que nous réalisons
consiste premièrement à vérifier d’où elle provient pour ça il existe une base
de donnée internationale. Avec la plaque il est facile de la retrouver. Sinon
il faut regarder les photos de sa tête et de sa carapace et les comparer.
Chaque tortue est unique et la photo permet de l’identifier. En revanche si la
tortue n’a jamais été capturée l‘équipe effectue tout un tas de mesures comme
la taille de la carapace dessus et dessous, la taille de la queue, la taille de
la tête… On prend également les photos de la tête de la carapace des deux
côtés, et enfin on la pèse. Enfin il
faut la laver de tous les animaux qui ont pu s’installer sur sa carapace comme
les œufs de moules par exemple. Pour ça on la nettoie avec de l’alcool. Il y a
aussi parfois des traces de tumeurs dans ce cas là elle va directement au
centre pour être soignée. Enfin les experts relèvent leur ADN en effectuant une
prise de sang. Pas facile de faire la prise de sang… Impossible de voir les
veines il faut donc prendre son mal en patience… Cette prise de sang ils la
réalise pour voir l’évolution de l’ADN des tortues. Avec tous les produits
chimiques qu’on trouve dans l’eau, les scientifiques essayent de comprendre
l’impacte sur les animaux marins et la façon la plus efficace est de relever
leur ADN. A « La Coronilla », il y a un canal artificiel qui déverse
dans l’océan de l’eau douce qui contient tout un tas de produits chimiques ,
d’algues et d’animaux qui n’ont rien à faire dans l’eau salée. En plus de ça il
a tellement mal été construit que des maisons commence à s’effondrer, il n’y a
pas de traitement de l’eau et les ordures arrivent directement sur la plage de
« la Coronilla » ce qui à long terme va détruire tout un écosystème.
C’est un autre sujet que « Karumbe » avec quelques habitants tente de
résoudre… Une longue bataille s’annonce puisque ce canal permet d’éviter de nombreuses
inondations dans le pays et que d’autres canaux comme celui-ci sont en voie
d’être construits… Bref revenons-en à nos tortues. Si celle-ci paraît en bonne
santé, alors nous allons la marquer par les fameuses plaques de métal. Pour les
tortues qui paraissaient en mauvaise santé nous les rapatrions au centre pour
les soigner. Les moyens du centre sont rudimentaires puisque le gouvernement ne
fourni aucune aide. A « Montevideo » le centre « Karumbe » se
trouve dans le Zoo. Il existe donc plus d ‘équipements pour soigner les
tortues, mais pour m’être rendu là bas un peu plus tard, ça reste rudimentaire.
Ainsi, dans le cas où le diagnostique du problème que rencontre la tortue n’est
pas concluant, celle-ci est alors envoyée au centre de « Montevideo ».
En espérant qu’ils puissent la sauver. La plupart retournent à la mer, mais il
y a des fois ou il est trop tard pour la sauver…
Pendant mes quelques jours là bas nous avons capturé plus de 30
tortues, et avons réalisé 3 recaptures dont une tortue qui avait été capturée
il y a plus de 3 ans.
C’est un travail passionnant et très intéressant. D’une part, c’est un
travail qui est valorisant. D’autre part le cadre de travail est absolument
magnifique et l’équipe est soudée. « Danny » avait organisé le centre
de telle manière que chacun puisse profiter et apprendre un maximum tout en
participant du mieux qu’il pouvait. Un vrai travail d’équipe. Beaucoup de
sociétés devraient apprendre à manager ainsi… Nous étions soudés et je peux
vous assurer que relâcher ces tortues après en avoir pris soin que ce soit pour
quelques heures ou quelques jours, c’était un moment émouvant. Il y a aussi les
paries sur tout et n’importe quoi. Combien pèse la tortue, quelle est la tortue
qui va gagner pour retourner en premier à l’eau, … On s’amusait tout en
travaillant. Un vrai bonheur.
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| Moi m'occupant des enfants lors du festival de pêche à Punta del Diablo |
Au cours de ces quelques jours, j’ai eu également la chance de
participer au « Festival de la pêche » qui se déroulait à
« Punta del Diablo ».
Il s’agissait d’aller présenter le centre de
« Karumbe » aux touristes, de leur enseigner un peu les problèmes que
rencontrent les tortues et les espèces maritimes en général. Une
sensibilisation surtout pour les plus jeunes qui étaient très content de voir
de prêt une tortue. Pour ça nous nous sommes donc rendu au village voisin,
accompagné de « Gaby, Katie, et de 3 canadiennes ». Nous avons passé
l’après-midi sur la plage en compagnie de nombreux enfants très excités.
Cette
tortue nous devions la relâcher en fin d’après midi. L’important dans la
démarche n’était pas que de rendre les enfants heureux. Notre but était de leur
faire comprendre comment l’homme par ses agissements est capable de perturber
considérablement l’écosystème. Par exemple, les statistiques disent que la
plupart des tortues meurent de sacs plastiques qu’elles ingèrent en grande
quantité. Elles ne font pas la différence entre les algues et le plastique. Cela
a pour effet d’obstruer leur appareil digestif. Elles ne sont alors plus
capables de s’alimenter et meurent. Ce n’est que quand la marée monte qu’on
retrouve ces tortues sur la plage pour la plupart en très mauvaise santé voir mortes.
Etant donné que beaucoup de tortues se retrouvent sur la plage, ce qui n’est
pas normal, il faut aussi leur enseigner ce qu’il faut faire dans ce cas là.
C’est valable pour beaucoup d’animaux maritimes… En réalisant cette
sensibilisation, on espère qu’ils agiront en conséquence dans le futur
puisqu’ils sont ceux qui feront notre futur…
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| Les enfants, les parents tous veulent voir la tortue |
Lorsqu’est venu le moment de la libération nous avions organisé
quelques jeux. Des dizaines de personnes se sont rassemblés pour y participer.
J’ai d’ailleurs une chanson bien marrante à vous enseigner les enfants.
Ce
n’est qu’en fin d’après-midi que la tortue a été remise à l’eau. Ce fût tout un
spectacle. Elle avait une énergie impressionnante. Normalement elles vont
lentement à l’eau. Celle ci en s’aidant de ses ailes sautait. On a même eu peur
qu’elle se retrouve sur la carapace. Mais non tout s’est bien déroulé. Ce fut
une explosion de joie. Un vrai moment de bonheur pour tous. Cette journée avec
les enfants a été vraiment enrichissante sur bien des points. Un bien beau
souvenir que les photos et ce message ne peuvent que refléter brièvement. ![]() |
| Une libération de tortues de nuit |
Le dernier jour j’ai demandé d’avoir un jour libre. Un local de la
commune de « La Coronilla » allait m’enseigner la pêche à la mouche.
On a passé toute l’après-midi à pratiquer le lancé. Je peux vous dire que je
suis bien loin de sortir mon premier poisson avec ce type de pêche. Mais
j’avais envi depuis très longtemps de l’apprendre et ces premières heures de pêche
à la mouche n’ont été qu’une mise en bouche. J’en redemande. Donc vous le
savez, quand je rentre en France je m’y met sérieusement. Merci à
« Raul » pour cette belle après-midi et tout ce savoir qu’il m’a
enseigné.
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| Une soirée ASADO !!! On s'est régalé, vous vous en doutez |
Comme vous pouvez le voir, ces quelques jours passés à « La
Coronilla » ont été remplis de belles expériences qui font parties des
plus belles au cours de ce voyage. Mais ce n’est pas tout. C’est aussi le
groupe qui s’était formé. Une magnifique entente entre nous tous, de la joie,
de la générosité et vraiment que de bons souvenirs. Que se soit pour les tâches
ménagères ou pour s’amuser tout le monde participait. J’ai enseigné je ne sais
combien de jeux de cartes, pour au final toujours perdre… Des recettes de
cuisine j’en ai appris de partout. Vraiment au cours de ces quelques jours il y
a eu un échange culturel des plus naturel et des plus beaux de mon voyage. Nous
y avons tous gagné à donner de notre personne. Il va de soit que nous avons
tous gardé contact. Formé d’Australien, de Canadiens, d’anglais, d’Argentins,
Espagnols, Uruguayens, Québécois, Français… vraiment on a tous pris beaucoup de
plaisir et il n’a pas été évident de nous séparer. Entre larmes et joie, les
sentiments et les liens qui s’étaient formées étaient forts. C’est d’ailleurs
pour ça que nous allions nous retrouver de nouveau au cours de mon voyage. Un
immense merci donc à « Karumbe » et tout particulièrement au staff
« Danny, Gabi, Karine » qui m’ont permis de passer quelques jours
mémorables à tout point de vue.
![]() |
| L'équipe de Karumbe - Vamos EQUIPOOOOOO !!! |
Il était temps de mettre les voiles et de repartir vers de nouvelles
aventures. J’avais décidé de me rendre dans un petit village de pêcheurs perdu
en Uruguay, le village de « Cabo Polonio ».
Situé dans une autre réserve
naturelle, il n’y a pas d’électricité. Les quelques maisons utilisent des
panneaux solaires et en guise de lumières quelques diodes. Seul le phare est
alimenté en électricité. Une soixantaine de personnes y vivent à l’année.
Je
suis arrivé là bas après l’été lorsque les touristes ont laissé place aux
plages et dunes de sable désertes. Pas un chat à l’horizon. J’ai juste croisé
quelques touristes et surtout des phoques et des centaines d’oiseaux. Arrivé
tôt le matin, j’ai posé mes sacs dans une auberge de jeunesse qui paraissait
plus une maison familiale et je suis parti avec mes sandwichs.
J’ai marché sur
les dunes de sables et sur la plage pendant plusieurs heures. Le paysage était
splendide, mais lorsque je suis arrivé au sommet de la plus haute dune après 3
heures de marche il était tout simplement spectaculaire. ![]() |
| Les phoques de Cabo Polonio |
A gauche des dunes à
perte de vue tel le « désert du Sahara », derrière moi se trouvait
l’océan d’un bleu et d’une transparence à laisser rêveur, A ma droite
j’apercevais le petit village de « Valizas » et enfin devant moi une
longue et belle forêt de pins. Ce n’est qu’en fin d’après midi que je suis
rentré à l’hôtel.
Le temps de prendre une bonne douche après toutes ces heures
passé au soleil puis je suis reparti pour aller visiter le phare et profiter à
sa cime du couché de soleil sur le village de « Cabo Polonio » et ses phoques.
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Le phare de Cabo Polonio
|
Lorsque je suis rentré à l’hôtel, le gérant et son fils m’ont proposé
avec deux autres touristes de manger tous ensemble un bon plat typique.
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| Dans l'hotel, une belle soirée à Cabo Polonio |
La
soupe de rognons aux légumes. Bien évidemment ils n’ont pas oublié le vin et
les bières… Nous avons passé la soirée tous ensemble. Tard le soir, de nuit, on
a même été pêcher. Jamais je n’avais pêché comme cela. Equipé d’une lampe
torche et d’une épuisette nous avons capturé quelques « Raies
Mantas ». Trop petites pour être mangées, nous les avons remis à l’eau
mais ce fût impressionnant. En quelques minutes nous en avions plus d’une
dizaine… Facile et efficace comme technique de pêche non ?
Il état tard, j’étais de nouveau fatigué par cette longue journée de
marche sous un soleil de plomb. Le bus pour la capitale « Montevideo »
partait tôt le matin à 7h30 ce qui n’aidait pas. Il était donc temps de dormir.
J’ai vraiment aimé cet accueil à l’auberge de jeunesse. Manger tous ensemble et
ne pas se battre pour la cuisine, passer un moment comme celui là avec les
locaux était vraiment encore une fois un beau souvenir…
Je peux vous dire
maintenant que cela se vit presque partout en Uruguay J Mais le
temps me manquait et je suis donc parti pour « Montevideo ». Là bas les amis de « Karumbe »
m’attendaient. Je devais arriver en début d’après midi, finalement je suis
arrivé à 16h… Je ne sais pas pourquoi puisque j’ai dormi tout le long du
trajet… Mais les amis étaient de nouveau occupés par l’université et je me suis
donc rendu avec tous mes sacs au centre de « Karumbe » qui se
trouvait à quelques minutes du terminal dans le zoo. Là bas j’y ai retrouvé mes
amis Argentins « Manue et Gonzalo » ainsi que « Danny et Gabi ».
On a passé la fin d’après midi ensemble jusqu’à ce que mes amis
« Uruguayens » sortent de l’université et du travail. On est alors
tous allé chez « Mati » pour commencer la soirée puis direction le
centre de « Montevideo » et ses bars où peu de gens se trouvent dans
le bar mais plutôt dans la rue. Il faut dire que cette ville ne ressemble en
rien à une capitale.
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| Mati, Nico et Fede me font visiter Montevideo y "Tu cosas Bien ? La casa Bien ? El pero Bien ? Bueno" porque "NO PUEDO CREER" |
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| La ramblas de Montevideo |
Il n’y a pas de trafic, la plage est splendide et propre,
les gens sont patients et accueillants… Bref on a passé quelques heures là bas
avant de rentrer nous coucher.
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| Mati au centre, son père à droite, et un ami du père à gauche |
Le lendemain le père de « Mati » nous a invité à un barbecue
typique avec tous ses amis. J’allais manger mon second « Asado » en
une semaine.
C’est de la viande rouge avec de la salade le tout cuisiné avec du
sel au barbecue. On s’est régalé mais on s’est aussi bien amusé. Les amis de
son père avaient tous entre 45 et 75 ans. Des gens qui je vous l’assure avaient
une sacrée énergie malgré tout ce qu’ils avaient bu… Autour de verres de whisky
à l’eau, et de bières, ils racontaient milles histoires, se mettaient à
chanter, à rire… Une ambiance très festive. On est resté avec eux jusqu’à ce
que mes amis « Fede et Nico » arrivent en voiture.
Il était temps
d’aller prendre quelques photos de la ville et de connaître la côte de « Montevideo »
qui se nomme « Las Ramblas ». Rien à voir avec ceux de
« Barcelone ». J’ai adoré les parques et les jardins au bord de la
mer. Ce n’est pas comme en Europe où on utilise jusqu’au dernier centimètre
carré l’espace vert. Non dans « Montevideo » il y a beaucoup
d’espaces verts, de maisons avec jardins, et finalement il y a peu d’édifices
qui viennent chatouiller le ciel.
Cette ville est vraiment tranquille.
Seulement 1.5 millions de personnes y vivent, soit un peu moins de la moitié de
la population d’Uruguay, mais ça ne se remarque pas. Après ça nous nous sommes
rendu à un concert d’un groupe d'Uruguay « Once Tiros » au bord de la
plage. Tous les samedis soir il y a un concert gratuit là bas. Des centaines de
personnes se rassemblent pour danser et boire quelques bières. Après ça, le
père de « Mati » de nouveau organisait un barbecue mais cette fois ci
en famille avec ses enfants et sa femme. Vous commencez à comprendre ce qu’est
la culture Uruguayenne. Les gens reçoivent avec plaisir pour manger un bon
« Asado ». Mais avant « l’ Asado » il y a l’apéritif.
Et qu’est ce qu’on y mange ? Chorizzo, fromage fondu et pain frais. Bref
encore une belle soirée que nous avons passé là. Je suis sorti de table le
ventre plus que plein. Boire n’était plus une option. J’étais comme on dit
« FULL ». Mais la soirée ne s’arrêtait pas là. Des amis nous avaient
invité à passer la soirée dans leur maison. Pour nous y rendre rien de tel
qu’une longue marche digestive d’une heure. Mais je pense que, fatigué par tant
de nourriture, je n’ai pas pu tenir toute la soirée. Avec « Mati » on
est rentré pendant que les autres continuaient jusqu’au petit matin… Ici donc
en Uruguay, on mange bien, on boit bien et les soirées commencent tard et se
terminent tard. C’est très proche de ce qui existe en « Argentine ».
Le lendemain matin le petit frère de « Mati » avait une
partie de Basket au gymnase. Un derby… Agé entre 7 et 12 ans ils se
débrouillaient déjà pas trop mal. Surtout le petit frère de « Mati »
qui m’a fait forte impression. Paniers, rebonds, passent décisives, il a le
sens du jeu en équipe et motivé comme il l’’est il pourrait aller loin ce
petit. Après ça nous avons fait un tour chez la tante de « Mati »
puis chez la grand-mère. On a mangé rapidement puis il était temps de retourner
à l’appartement de « Mati ». Celui-ci avait acheté des places pour le
concert de « Paul Mc Cartney ». Toute la ville était en
effervescence. On écoutait partout des chansons des « Beatles ». Dans
les voitures, les bus, les appartements, tout le monde vibrait et ne faisait
que parler de ça. Ils sont pour la plupart de grands fans. En plus de ça
c’était la première fois qu’une star aussi connue venait en « Uruguay ».
50000 places se sont vendus en 45 minutes. Un record en « Amérique du Sud ».
Pour ma part je n’allais pas au concert. Je suis resté à l’appartement avec
« Fede » jouer de la guitare. Passionné
de guitare, et surtout faisant parti d’un groupe de musique il m’a enseigné
quelques astuces et chansons. Le temps a passé rapidement et dans la soirée je
devais prendre le bus pour me rendre à « Salto » la seconde plus
grande ville « d’Uruguay » réputé pour ses centres thermales et la
pêche. Ce n’était pas un adieu avec mes amis de « Montevideo ». Nous
allions nous revoir à la fin de semaine suivante pour visiter le centre
historique mais aussi « Neptuña ».
Ce n’est que tard dans la nuit que je suis arrivé à
« Salto ». J’ai cherché longtemps une auberge de jeunesse à un pris
abordable. Dans la rue avec tous mes sacs, je n’étais pas vraiment en confiance
à 5h du matin. Mais dans cette ville il n’y a rien à craindre contrairement à
« Montevideo » qui subit une forte hausse de vols ces derniers temps.
J’ai du dormir quelques heures avant de me réveiller pour le petit déjeuner. Le
lit était abominable, j’avais mal au dos. Direction donc avec les touristes de
l’hôtel au « parque aquatique de Salto » où se trouvent de nombreuses
piscines thermales. Rien de tel pour se remettre en forme. Nous sommes rentré
en fin d’après midi juste le temps pour moi d’aller me renseigner sur la pêche
de la Dorade. J’ai bien essayé de me rendre au port et de trouver quelqu’un qui
allait m’emmener avec lui, mais rien à y faire. Il fallait passer par un
organisme de pêche. Je m’y suis donc rendu et est bouclé le tour pour l’après
midi du lendemain.
13h30 la camionnette arrivait. Derrière elle le bateau était attaché.
L’équipement de pêche était prêt. Il n’y avait plus qu’à attendre les conseils
de « Juan » le pêcheur qui allait m’emmener passer l’après-midi la
plus impressionnante de ma vie. Vous le savez tous j’aime la pêche. Mais ce
type de pêche c’est la première fois que j’allais le pratiquer. Les dorades
sont en grand nombre dans cette région. Il y avait donc une chance que j’en
sorte une. Mais ce poisson est capricieux. Il aime les eaux avec beaucoup de
courant. En ce moment, c’est la fin de l’été ici. Il n’a donc pas beaucoup plu,
et la pêche ne s’annonçait donc pas si facile.
C’était parfait. Je n’aime pas la pêche facile. Peu m’importait d’en
attraper un, je voulais juste en sentir un au bout de la ligne pour mesurer
l’impressionnante force de poisson. On a passé 4h sur l’eau. Pendant 3 heures
rien ne s’est passé. J’en ai tenu un en ligne quelques secondes mais il était
tellement loin que je n’ai quasiment rien senti. On a donc persévéré en
changeant d’appâts en changeant de coin. Rien à y faire. Ce n’est qu’au dernier
coup de lancé ou presque que finalement j’en tenais un. Une bataille d’environ
15 minutes.
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Heureux Non non !! hahaha
|
Le bateau n’était pas très grand, et tanguais dangereusement au
début. Heureusement « Juan » a pris les commandes et a orienté l’embarcation.
Sans moteur nous étions en train de remonter le courant. Le poisson avait une
force telle qu’il nous tirait nous et le bateau. La canne était pliée à presque
180° lorsque le poisson était proche de l’embarcation. Avec précaution on l’a
alors sorti de l’eau. Le temps de prendre quelques photos et le voilà de
nouveau à l’eau. Il a tout de même fallu le ré oxygéner pour qu’il reparte. Je
pense que la photo parle d’elle même.
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| Couché de soleil sur la rivière Uruguay à Salto |
Après cette formidable expérience il était temps pour moi de rentrer à
l’hôtel, manger un dernier bon repas avec tous les touristes. Eh oui en
Uruguay, dans les auberges de jeunesse, il est courant qu’on mange tous
ensemble. Un système fort pratique et qui plus est fort sympathique. La
première soirée à »Salto », un barbecue typique cuisiné par le gérant
de l’hôtel. Accompagné de 7 touristes on s’est explosé la pense de chorizo,
fromage fondu, de mais, de poivrons et de viande rouge. Tout ça à la braise. Un
délice. La seconde soirée je me suis mis à la cuisine. Poisson à la braise
sauce au beurre avec haricots vert et pommes de terre et pour le désert, une
bonne tarte aux pommes à la cannelle. Encore une fois on s’est régalé. Et le
dernier soir, une bonne paella Espagnole. Autant dire qu’on s’est régalé
pendant toute la semaine. J’aurais pu ramener la dorade et la cuisiner à la
braise mais j’ai préféré la laisser vivre. Une belle bataille mais qui ne
méritait pas qu’on la mange, bien au contraire.
Du début à la fin en Uruguay, c’est comme cela que j’aurais passé mes
soirées dans les auberges de jeunesse. Je n’y est pas passé beaucoup de soirées
je l’avoue mais tout de même, cet accueil fait plaisir…
Bref il était temps pour moi de retourner à « Montevideo ».
6h de bus de jour cette fois ci pour voir le paysage. Autant dire que
l’Uruguay, il n’y a pas de montagnes la plus haute étant de 500 mètres de haut,
mais le paysage reste beau. Sur des centaines de kilomètres il n’y a rien.
Juste des vaches, moutons et cochons qui se partagent tout cet espace
verdoyant. Même les quelques villes si je puis dire que j’ai aperçu
paraissaient vraiment petites. C’est ce qui fait aussi le charme de l’Uruguay.
Sa tranquillité, et l’amabilité des gens que j’ai rencontré tout au cours de ce
mois passé dans cet accueillant pays.
De retour à Montevideo je suis retourné à la maison de « Mati ».
Je devais y passer 3 jours, mais avec tout ce qu’ils avaient prévu pour moi j’y
ai finalement passé une semaine de plus. Direction « Neptuña », à 45
minutes de « Montevideo » dans la maison d’un de leurs amis.
On y a
fait évidemment un « Asado » et on a joué de la guitare jusqu’à ce
que mes doigts ne suivent plus.
Perdu et pourtant si proche de la capitale cet
endroit est un petit paradis. Dunes de sables, rivières, pins et une
tranquillité… Limite effrayante. Seuls les oiseaux et chiens venaient perturber
ce calme. On y a passé la fin de semaine avant de rentrer à « Montevideo ».
La semaine pendant qu’ils travaillaient moi j’arpentais les rues du quartier
historique de « Montevideo » et le soir on se retrouvait tous
ensemble pour jouer de la guitare, ou bien se manger un bon diné. Une belle
semaine que j’ai encore passé avec eux. On est allé voir la partie de foot du
club « Nacional » de « Montevideo », la finale de
« basket » où malheureusement pour eux, leur équipe favorite a perdue…
On a également passé une soirée supplémentaire avec la famille de
« Mati » où on a encore sacrément bien mangé. Je crois que j’ai pris
du poids dans ce pays… Enfin il serait normal que j’en ai pris tant on a bien
mangé…
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| La pace de Colonia |
A l’heure qu’il est je suis parti pour la ville de « Colonia ».
Très jolie, très tranquille, très petite, mais surtout c’est de là que je vais
passer en Argentine ce soir. Direction « Buenos Aires ».
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| Le port touristique de Colonia |
Il est temps de vous laisser, nous sommes le Lundi 30 Avril, et le blog
est à jour.
J’espère vous avoir transmis un peu de tous ces magnifiques moments que
j’ai pu passer en Uruguay. Un pays que je n’étais pas sûr de visiter mais que
je ne regrette en rien d’y avoir mis les pieds. A très bientôt.
Des bises à toutes et tous.
Nico le Vagabond
PS: Un exemplaire des photos de nuit prises à la Coronilla
































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