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mardi 10 janvier 2012

Equateur - Noël et premier de l'an


Je suis finalement rentré en Equateur après ces quelques semaines passées en Colombie. Le 20 Décembre, un jour juste avant mon anniversaire je remettais les pieds à Cuenca, ma ville de cœur dans ce beau pays.
J’étais exténué de toutes ces heures passées en bus mais heureux de retrouver tous mes amis et d’aller passer mon anniversaire avec eux. C’était un bel anniversaire, moi qui n’ai pas l’habitude de le fêter, c’était une belle surprise qu’ils m’avaient réservée. Tous les amis étaient là, prêts à écouter toutes mes péripéties vécues en Colombie et à faire la fête. Surtout à faire la fête d’ailleurs… il m’avaient manqué mais c’était réciproque, et pout les retrouvailles rien de tel donc que de se rendre dans notre repère, un bar dans le centre historique « La cigale ». Quelques bières et un bon diner  puis nous sommes parti à la « Mesa » un bar de Salsa. Là il était temps de montrer mes progrès et c’est tout fier que j’ai prouvé que j’avais réellement progressé. J’en étais même stupéfait moi même, j’arrivais enfin à danser en rythme, tout en plaçant correctement les pirouettes, les pas suivaient, c’est comme si tout ce que j’avais appris depuis que je suis en Amérique du Sud s’était d’un coup mis en place. Enfin bref, pas peu fière j’ai dansé jusqu’à ce que la fatigue me rattrape. J’étais sur les rotules à 2 heures du matin, temps de rentrer à la maison dormir. En comparaison donc de l’anniversaire passé l’an dernier rien à voir, mais une très bonne soirée encore une fois. Un grand merci à tous les amis venus partager ces formidables moments avec moi, de beaux souvenirs une fois de plus et  un retour en Equateur qui en dit long sur l’accueil et la gentillesse des gens que j’ai pu rencontrer en Equateur. Elle est pas belle la vie ?

L’anniversaire passé, il était temps pour moi d’aller arpenter les rues de Cuenca pour chercher les cadeaux de Noël à offrir à la famille de Juana, on devait être une bonne quinzaine. Un petit cadeau pour chacun afin de les remercier de me permettre de partager avec eux mon premier Noël en Amérique du Sud. La ville était en fête, et c’est surtout le jour de Noël que ça s’est vu. Tous les villages de la banlieue de Cuenca, toutes les universités défilaient dans la rue pour ce qu’ils appellent « El paseo del niño » «  Le chemin de l’enfant ». Les gens descendaient doucement la rue, sur des chars ou des chevaux, tous déguisés de tenues typiques de la région. Même les animaux étaient déguisés de la tête aux pates. Un vrai défilé qui a duré 6 heures sous un soleil de plomb. Un festival de couleur qui me mettait à la bouche ce que j’allais voir prochainement au brésil en février pour le carnaval de Rio.



Noël en Equateur, au final ce n’est pas si différent de chez nous, le sapin est installé, la crèche au pied su Sapin prend par contre une place immense dans le salon, rien à voir avec nos petites crèches ridicules. Ici toutes les familles achètent des dizaines de figurines toutes plus belles les unes que les autres, la paille vient recouvrir le sol, des crèches comme je n’en avais encore jamais vu auparavant. La grand-mère et une des filles travaillaient ce jour là jusqu’à 21 heures au restaurant pour offrir des plats de Noël à emporter aux différents clients. Il en restait juste assez pour nous lorsqu’elles sont arrivées. Une bonne dinde appelée ici « el Pavo ». On s’est régalé.
Mais pendant ce temps là les enfants étaient intenables. C’est surtout cela que je retiens de ce Noël. Sur les derniers instants avant que le Papa Noël ne passe il était déjà tard, pas loin de 22h30. Les deux plus petits de 3 ans ne cessaient de pleurer, mais la bonne technique était de leur dire que s’ils pleurent le père Noël ne va passer pour leur donner des cadeaux. 


Immédiatement les pleures cessaient mais pour quelques minutes seulement. On a finit par les faire monter dans leur chambre d’où ils pouvaient observer avec attention l’arrivée du père Noël. Ils sont resté cinq minutes ne haut le temps qu’on installe tous les cadeaux. Pendant ce temps là Victor, un argentin et beau frère de Juana s’amusait à imiter le père Noël sous le pas de la porte. Quelle bonne partie de rigolade, surtout quand on a dit qu’il était passé. C’est comme ci la terre s’était arrêtée de tourner. Le calme avant la tempête. Les enfants ont dévalés les escaliers, et toute la maison s’est mise à vibrer. A pourtant 3 ans… je peux vous dire qu’ils n’ont pas mis longtemps à voir les cadeaux et à chercher les leurs. Toute la famille et moi même autour du sapin attendions avec impatience que les enfants s’extasient devant leurs nouveaux jouets.
Une seule et unique règle avant que les plus petits n’ouvrent leurs cadeaux. Ils devaient jurer au père Noël qu’ils se porteraient bien, qu’ils mangeraient tout ce qu’on leur demande et qu’ils arrêteraient de pleurer pour un rien. Quelle partie de rigolade, « Lucas » le fils de « Victor et Marie » n’a pas mis deux secondes à répéter. « Nicolas » le fils de « Juana » était tellement euphorique qu’il n’y arrivait pas. 



Au point qu’on a fini par le laisser ouvrir ses cadeaux. Tous les deux passionnés de petites voitures ils en ont eu une sacrée collection… Impressionnant de voir tous ces jouets. Je sais bien que j’étais gâté dans mon enfance mais je ne m’attendais pas à ce que des Equatoriens en achètent autant… Enfin bref moi même j’ai reçu des petits bracelets et caleçons portent bonheur. C’était un joyeux Noël que nous avons passé même si comme l’an passé ma famille m’a manqué. Quelques coups de blouse, mais avec des amis pareils ça n’a pas duré. En plus de ça j’ai du passer je pense presque une heure à chercher comment transformer le robot « transformer » en voiture. 


Je n’étais pas le seul, « Victor » s’acharnait également sur le robot de son fils, pour au final le donner à une de ses filles qui s’y est collée. C’est un coup de main à prendre… mais il faut une sacrée patience. Pour des jouets destinés à des enfants de 4 ans… bon courage… surtout qu’on doit finalement passer notre temps à les transformer de voiture en robot et vis versa selon les désirs des deux gamins. Un excellent exercice de patience… Bref tous heureux et fatigués de cette longue journée nous sommes tous partis nous coucher espérant que les enfants allaient eux aussi passer une bonne nuit et qu’ils allaient nous laisser profiter du sommeil qu’il nous manquait cruellement.

Pour le 31 décembre je partais avec la famille de « Juana » à Machala au bord de la plage passer le nouvel an chez son frère. Machala il n’y a rien à en dire, comme la plupart des villes de la côte l’architecture ne vaut rien, les rues et le port sont sales. Seuls quelques enfants s’occupent sur les trottoirs à  faire des maquettes de tout et n’importe quoi comme ce que montre la photo. 


Le plus amusant ce sont les gens qui ont posé un mannequin sur le toit de leur voiture. Des « Bart Simpson » à « Hulk » en passant par les « stroumph », ou « Donald »… Il y en avait pour tous les goûts. Parfois attachés de manière très précaire, j’avais peur qu’en roulant certains ne tombent. Mais rien de cela ne s’est passé, enfin… pas devant moi.




Le nouvel an, une nouvelle fois cela a été une sacrée expérience et j’en ai appris beaucoup sur moi même. Je sais que j’avais de la patience mais je n’imaginais pas à ce point là… ce n’était plus 15 qu’on était mais 20 juste de la famille et ça sans compter les amis et leurs enfants. Au final pas loin de 40 personnes dont 20 enfants… « Victor » s’occupait du barbecue, un travail d’Argentin qu’il a réalisé une fois de plus à merveille, bœuf, côtes de porc, saucisses, foie de je en sais quoi, et j’en passe, tout était succulent.


Comme d’habitude il y en avait beaucoup trop, ils font tout dans la démesure ces Argentins quand il s’agit de manger, trop de viande, et trop de vin… Mais bon c’est dans leur culture et je dois dire qu’elle ne me déplait pas.

A 23h55 on est tous sorti dans a rue. Je me demandais bien ce qu’on allait y faire si c’était pour aller souhaiter la bonne année aux voisins, si on allait faire un tour en voiture klaxonner dans les rues… Mais non rien de tout ça. Les enfants faisaient éclater des feux d’artifices, et les parents s’occupaient de faire brûler un pantin recouvert d’habits tout ça au milieu de la rue. 



Le fameux pantin qui avant était sur le toit des voitures. Impossible pour les quelques véhicules de circuler pendant pas moins de 20 minutes. Toute la rue était en feu tant il y avait des pantins qui flambaient.  C’est ensuite qu’ils m’ont expliqué cette coutume. Ni plus ni moins c’est pour se souhaiter bonne chance pour l’année à venir. Les gens achètent un pantin de carton qui est fourré de plein de pétards, et après cela ils l’habillent comme ils le souhaitent avec des vieux habits qu’ils leurs appartenaient. Par exemple un forgeron mettra sa tenue de travail, une infirmière également, mais la plupart du temps les gens l’habillent de vieux jeans avec un masque également acheté dans la rue. C’est un peu dangereux tout de même car on ne sait pas de quoi est rempli le pantin il arrive donc parfois que ça pète vraiment fort et avec tous ces enfants pas très loin je n’étais pas rassuré. En revanche pour eux rien de plus normal. La coupe de « champagne », enfin un vin qui devrait s’en rapprocher, on s’est tous souhaité la bonne année dans la rue. Rien à voir donc avec les voisins ou un tour un voiture… En même temps après qu’ils aient bu autant de whisky, ou de bières ça aurait vraiment été une mauvaise idée.  Je pensais qu’on allait ensuite rentrer dans nos quartiers mais non, le barbecue à tourné jusqu’à 4 heures du matin accompagné d’un Karaoké qui aura je pense duré pas loin de 3 heures sans oublier la bière, le vin ou le whisky. 


En Equateur on ne fait pas la fête sans boire. Il a été difficile de leur faire accepter que je n’aime pas le whisky et que j’allais me contenter de boire quelques verres de vin. C’était un sacrilège pour eux mais bon, je n’allais pour une fois pas me forcer à boire et c’est donc tranquillement contrairement à certains que j’ai passé la soirée.
Le lendemain on s’est de nouveau tous retrouvé pour déjeuner ensemble. Rien de tel pour eux qui avaient bien bu hier qu’un « Ceviche ». C’est un plat typique de la côte qui consiste en une sorte de jus de tomate avec beaucoup d’oignons et un mélange de produits de la mer comme du poisson, des crevettes, du poulpe, calamar et j’en passe. C’est un peu comme chez nous la soupe à l’oignon. Je pense qu’ils en avaient bien besoin. L’après midi on n’a pas fait grand chose tout le monde était bien fatigué de la nuit précédente et c’est donc relativement tôt que nous sommes partis nous coucher d’autant plus que pour « Juana » et moi même le lendemain on partait en bus pour passer ensemble 3 semaines à visiter le pays voisin.

C’est donc 13 jours que j’ai passé de nouveau en Equateur, ou de nombreuses fêtes se sont enchainées avec encore une fois une quantité impressionnante de moments inoubliables. Merci donc à mes amis Equatoriens et Français qui m’ont permis de passer de formidables fêtes de fin d’année.

Il était temps de reprendre la route, direction ? le Pérou, mais ça vous le saurez dans un prochain récit.


Nico le vagabond







lundi 7 novembre 2011

Equateur - Les fêtes de Cuenca, et la visite de Loja, Vilcabamba, Giron et San Fernando


Derniers instants en Equateur, aujourd’hui je quitte le pays pour me rendre en Colombie. Pas moins de 20h de bus et 4 bus pour arriver à destination. Cela fait parti du voyage, courir n’est pas une option, le VTT avec un genou qui vient tout juste de se remettre non plus, et l’avion à cette période est extrêmement cher. Et donc grand départ ce soir, à 22h dans un froid glacial pour traverser de nouveau la cordillère des Andes. Je vais la parcourir sur pas moins de 1000km et la traverser 5 fois. Couverture de survie et un tas de sandwichs m’attendent mais comme on dit ici ça en vaut la peine « vale la peina.

C’est donc après avoir passé 5 mois et plus dans ce pays que je refais le sac, plus chargé que jamais. J’ai cependant comme le sentiment que je vais y revenir. Et oui, ce n’est pas sans rien que je quitte le pays. Non je ne parle pas du « Panama » que je me suis acheté, ou bien des bracelets qui me couvrent les poignets, mais bien de toutes les rencontres et tous les souvenirs que j’ai pu avoir dans ce beau pays. Certes je quitte le pays pour visiter un peu plus l’Amérique du Sud, mais je me dis que revenir ici pour y passer Noël et le premier de l’an pourrait être une belle expérience. L’avenir nous le dira…

Mais il me reste une dernière chose à vous raconter de ce qui s’est passé ces 20 derniers jours. Premièrement je me suis rendu dans le sud proche de la frontière du Pérou, à Loja et Vilcabamba, une petite ville coloniale et un petit village encastré dans les montagnes. Un climat chaud, et pour une fois pas trop humide, mais qui attire sans demi-mesure une quantité de moustiques… 3 jours là bas et j’avais les jambes couvertes de piqures, bine plus que lorsque je suis revenu de la Jungle… autant vous dire qu’il ne fait pas bon dormir là bas les fenêtres ouvertes. Mais bon, tout ça on l’oublie quand on se penche sur ce qu’on à pu y voir et y visiter. Des parcs splendides, une vue à 3000m d’altitudes sur la Cordillère blanche, des incendies de forêts, et aussi des couchés de soleil à couper le soufle.




Bref un petit weekend qui valait le détour et qui me met la puce à l’oreille pour traverser cette frontière et arriver au Pérou. Mais avant tout je veux connaître la Colombie, et oui je veux voir les plages des caraïbes, je veux apprendre mieux à danser la Salsa, et surtout je veux me faire une idée de ce pays dont tout le monde parle ici en bien. Certains vous diront que c’est dangereux, mais comme je le dis le 18ième arrondissement de Paris n’est pas franchement recommandé la nuit. Donc bon, un peu de prudence et tout devrait bien se passer.

De retour à Cuenca, il ne restait plus qu’à attendre la semaine que tout le monde attend. Les fêtes de Cuenca, tout le pays se déplace à Cuenca pour y participer. On y trouve des marchés venus de tout l’équateur. Ils se réunissent ici à cette occasion et envahissent les rues de tout un tas d’article plus attrayant les uns que les autres. Sombreros, ponchos, tableaux, bijoux, et j’en passe. Les rues se ferment à la circulation automobile. Enfin on commence à respirer !!! Jusqu’à ce les artistes venus parfois d’Argentine, de Colombie, et bien évidemment d’équateur viennent mettre le feu sur la scène. C’est à ce moment là qu’on se dit que vraiment « la Sangre Caliente » porte tout son sens. Jusqu’à 5 heures du matin les gens dansent, boivent,  mangent tout un tas de cochonneries, et s’en donnent à cœur joie jusqu’à ce que la police vienne mettre un terme à la fête. A j’allais oublier aussi, ils ont des jeux qui font froid dans le dos. Ills s’amusent avec des feux d’artifices accrochés à une vache au milieu de la foule. Ils l’appellent la vache folle « La Vaca Loca ».


On enchaîne alors avec le château de feu d’artifices « El Castillo », où certains artifices ne partent pas dans la bonne direction, bref une vraie folie au milieu du public.

La journée heureusement c’est plus calme. Expositions de voitures de collections, fêtes foraines, cirques, défilés, ouvertures des fermes pour des démonstrations d’équitation, stands gastronomiques … bref la ville s’enflamme et cela pendant 5 jours.




Je ne sais pas ce qu’ils s’est passé les deux derniers jours je suis parti me reposer un peu plus à l’ouest de Cuenca dans la ville de Giron admirer quelques cascades et lacs à 3000 mètres d’altitudes. Une région magnifique proche des villes de Giron et de San Fernando où le ciel ce couvre l’après midi pour laisser place à une épaisse brume.  Au milieu des chevaux et des Lamas rien de tel pour récupérer de tous ces jours de fête.







Je peux vous dire que dimanche soir lorsque je suis rentré sur Cuenca je n’ai jamais vu la ville dans cet état. La ville était comme morte… Pas un chat dans les rues, tout le monde était rentré chez soit se reposer. C’ ‘était vraiment une belle dernière semaine et rien de tel pour quitter le pays avec le sourire et des images plein la tête.  

Je terminerai ce récit par ceci : « Que VIVA CUENCA, QUE VIVA »


Nico le vagabond

jeudi 29 septembre 2011

Equateur - La jungle de Cuyabeno


 de réalisé. Impossible de faire le reste vous comprendrez un peu plus loin dans le récit J.

Ainsi donc vous devez vous demander ce que j’ai bien pu faire. La plage ?? Et bien non raté… Je me suis rendu une semaine dans la jungle. Vous vous souvenez certainement que le mois dernier je souhaitais déjà y aller que ça s’était résumé par un échec complet avec un guide incompétent. Et bien ce coup ci était la bonne. Je peux vous dire qu’entre la jungle protégée (les parcs naturels) et la jungle habitée il y a des différences qui ne sont pas des moindres. 

Dans le sud le mois passé je n’ai pas vu un seul animal, j’ai navigué sur une rivière polluée où même les poissons ont disparus. Ne reste au bord de l’eau que les arbres décorés de sac plastiques. Et oui la bêtise humaine, jeter tout par dessus bord, et ne pas prendre soin de l’environnement. Pas un oiseau, plus un singe à observer, même les moustiques sont moins nombreux. Bref on a été capable de détruire tout un écosystème et les gens s’étonnent que le climat change et qu’il n’y a plus de saison bien marquée…  Heureusement pour pouvoir apprécier la beauté de la jungle, reste donc ces espaces protégés qui en équateur représente pas moins de 25% du territoire.

Pour effectuer cette expédition j’ai bien pris le temps de savoir où et avec qui j’allais mettre les pieds. Pas moyen de faire deux fois la même erreur. Ainsi donc j’ai passé plus d’une semaine à chercher l’agence de voyage avec laquelle j’allais effectuer cette excursion. Entre internet, les guides touristiques,  et l’office du tourisme j’ai finalement trouvé mon bonheur. Je pensais me rendre dans la réserve de Yasuni, vous en avez certainement entendu parlé. C’est un parc naturel dans lequel le gouvernement a décidé de ne pas exploiter le pétrole… Apparemment ça va changer, en tout cas c’est la rumeur qui court ici…  Après avoir effectué toutes ces recherches, je me suis rendu compte que finalement ce n’était pas la région la plus belle et la plus adaptée pour découvrir la jungle. Vous vous demandez pourquoi ??? Yasuni est traversé par la rivière Napo. Cette rivière est très large et est utilisée pour le transport de marchandise… Allez vous baladez en canoë au milieu des péniches pour observer des animaux, j’avais du mal à m’imaginer que nous pourrions voir des animaux et un environnement propre. J’avais déjà donné dans le sud sur ce type de rivière. Il me fallait donc trouver une alternative… Pas mieux que d’aller plus au Nord de « Yasuni » dans « la réserve naturelle de Cuyabeno ».

Petite rivière qui va se jeter dans le rio « Napo », pas plus de 10 mètres de large et surtout des centaines de kilomètres de labyrinthes qui vous permettent de naviguer en évitant les bruits des petits bateaux à moteur qui naviguent avec tous les touristes qui ont choisis de visiter la même région. Non loin de la frontière Colombienne et Péruvienne, ce parc naturel nous a permis d’en prendre plein la figure à tous niveaux.  Unique point et non négligeable 2 jours de voyage pour arriver là bas. Et oui tout à un prix, pour cette fois il n’a pas été vraiment financier, mais bien le transport. De bus en bus sur des routes plus pourries les unes que les autres avec des contrôles de papiers que je n’avait pas sur moi mais de simples copies. Une petite galère… mais rien de bien grave puisque c’est sous un soleil rayonnant et une température de 30°C que je suis arrivé sur place. Un dépaysement total, plus de voitures, ni de motos ou de vélos, seuls de petites embarcations à moteur ou à la rame. Un vrai paradis. Bercé par un chant constant qui s’intensifie la nuit. Entre les insectes, les singes, les oiseaux et j’en passe un havre de paix qui vous fait oublier d’où vous venez… Seuls les touristes vous rappel que vous n’êtes pas seuls. Là encore j’ai eu de la chance, j’aurais pu me retrouver dans des « lodges » bondées de touristes, et bien non, la notre était quasiment vide. Nous étions 3 touristes plus le staff.  Rien de mieux pour profiter au maximum de la nature et des activités qu’ils proposent. Et là commence l’aventure.

A certes ce n’a pas été de tout repos pour se rendre là bas.  Se rendre à « Quito »  puis à « Lago Agrio » , ce ne sont que 20h de bus, sur des routes plus abimées les une que les autres. On commence par traverser les Andes, parfois dans un froid glacial pour atteindre la jungle où là il commence à faire une chaleur humide. Même lorsqu’on arrive à 7h du matin on a l’impression d’étouffer.  Heureusement nous sommes resté en ville le temps de prendre un petit  déjeuner puis l’agence de voyage nous a pris en charge. On n’était pas au bout de nos peines… Encore 3 heures de bus. Vivement le bateau qu’on puisse enfin profiter pleinement des paysages et des animaux que cette région avait à nous offrir. 

Ce n’est finalement que lundi à midi que nous sommes arrivé au bateau. Petite embarcation précaire mais stable. Celle-ci n’est pas vraiment typique, heureusement car le peu que j’ai pu faire sur celles-ci, alors là vous prenez peur. Enfin bon, 2 heures supplémentaires nous attendaient mais rien à voir avec le bus. Petit vent frais, des paysages à couper le souffle et à peine 15 minutes que nous avons commencé à naviguer que les premiers singes et paresseux apparaissent. Les papillons volent, les oiseaux chantent, les singes crient, les grenouilles, bref un chant splendide qui je le savais déjà allait me bercer toute la semaine. C’est aux environs de 2heures de l’après midi que nous avons atteint les Lodge dans lesquelles nous allions passer la semaine. Formidables je dois dire. Simples mais typiques, faites de bois et de feuilles de palmier, un havre de paix. Je crois que je n’ai jamais vu autant de papillons. Impossible de s’arrêter sans qu’au moins un vienne se poser dans vos cheveux, sur vaux épaules, bottes… Bref je me sentais bien.



Le temps de déjeuner et nous partions sur le bateau pour aller nager avec les dauphins roses, assister à un coucher de soleil splendide, et commencer à chercher les caïmans. Pas de chance le premier soir, dès qu’on s’approchait un peu trop prêt avec le bateau à moteur ils s’enfuyaient. Le soir après le diner ne restait plus qu’à aller se coucher. Exténué par tout ce transport et cette chaleur, il valait mieux se reposer car le mardi s’annonçait chargé d’après les guides. Ainsi donc après une inspection minutieuse de la chambre… Y a t-il des scorpions ou araignées, tarentules… dans mon lit ?? Non tout va bien ne restait plus qu’à fixer la moustiquaire et tomber dans un sommeil profond.

Et paf, 6h du matin debout, il était temps de voir le réveil des oiseaux et d’assister à ce fantastique balais à la cime de la tour de bambou qui a été construite au pied des loges. Toucans, perroquets, aigles, et tout un tas d’autres oiseaux dont je n’ai pas retenu le nom nous passent devant, chantent, se nourrissent… Equipé de ma caméra autant vous dire que prendre de belles photos n’a pas été évident. Heureusement la lunette binoculaire dont disposaient les guides nous a bien aidé à apprécier tout ça. Ce n’est finalement qu’à 8h du matin que le petit déjeuner nous attendait. Rien de tel que s’en mettre plein la pense avant d’aller ramer puis marcher toute la journée dans la jungle.



Petits sentiers… non je n’irais pas jusque là, les guides ont leurs repères qu’évidemment ils se font un malin plaisir à ne pas vous montrer. A peine le guide m’a demandé de prendre la relève pour revenir sur nos pas que nous nous sommes perdus… Dans cette jungle on ne voit pas le soleil, les arbres, les plantes vous entourent et tout paraît identique. Heureusement le guide ne m’a pas laissé continuer très longtemps mon rôle de guide, on se serait certainement réellement perdu. Passionnant que de voir ces arbres immenses, d’écouter ce bruit incessant d’animaux, de feuilles qui tombent, de marcher dans cette boue qui vous pèse après quelques heures de marche. Dans cet jungle si humide il n’est pas rare qu’on vous demande de jouer l’équilibriste pour traverser ces marais de boue. Amusant quand on ne tombe pas. Mon amie Carine n’a pas trop appréciée d’en avoir presque jusqu’à la ceinture. Moi comme à mon habitude ça m’a bien fait rire.
Après mettre régalé de fourmis au goût de citron, nous retournions à la Lodge pour déjeuner et se reposer dans les hamacs une petite heure avant de partir de nouveau en bateau pêcher ces poissons qui vous font si peur, les piranhas.  J’ai certes une certaine expérience de la pêche, je peux vous dire que ça n’a rien à voir.  Pas besoin de ligne une simple tige de bambou, un gros fil, un très gros hameçon, et surtout beaucoup de viande rouge avec vous. Pas besoin qu’elle soit fraîche… Ils se régalent à tel point qu’à peine la viande accrochée à votre hameçon tombe au fond de l’eau qu’il n’y a plus rien lorsque vous relevez le tout. Vous les sentez attaquer la viande, mais rien à faire, il faut jouer de la chance et de vrais réflexes pour les extirper de l’eau. Le guide bien sûr en a pêché au moins 5 que nous étions bredouilles. Finalement c’est par l’œil qu’une touriste qui nous accompagnait à finalement réussi à en pêcher un. Un réel fun surtout lorsque le guide vous propose de nager là où vous avez pêché. Ce n’est finalement que lorsque le guide s’est jeté à l’eau que j’ai retrouvé un peu de confiance et me suis jeté à mon tour. Rien de tel pour se rafraichir, faire monter l’adrénaline avant d’aller à la recherche des caïmans.


Cette fois là pas de moteur, juste les rames. Excellent. Dans un noir total, une nuit sans lune, nous nous sommes aventurés dans les petits courts d’eau pour enfin trouver notre bonheur. Avec un guide d’expérience et je dois préciser Génialissime nous avons pu nous approcher de très prêt et après deux tentatives il a finalement réussi à le capturer. A certes ce n’est pas un monstre, tout juste 50 cm. Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est un animal impressionnant malgré sa petite taille, toucher cette peau si dure, sentir sa respiration, écouter son souffle et le retenir lorsque celui cherche à s’échapper… Impressionnant, je ne m’imagine pas la force que peux avoir les montres de 4 5 mètres qui certainement n’étaient pas très loin mais que je n’ai pas eu la chance d’apercevoir. Seules les filles qui étaient avec nous dans l’embarcation étaient mortes de peur. Ce n’est pas le seul animal que nous n’avons pas eu la chance d’observer ; l’Anaconda par exemple, le Manati sorte d’éléphant des eaux douces mais bon ce ne sont que de bonnes raisons pour visiter de nouveau cet écosystème.



Les jours suivants nous avons été visiter une communauté. Très loin une fois de plus de ce que j’imaginais. Si je dois faire une comparaison entre l’Amérique du Sud et l’Asie c’est que définitivement l’Asir est beaucoup plus pauvre et conserve mieux sa culture. Cette communauté avait des engins électriques pour tondre, couper les arbres, seule une habitation était primaire. Les autres paraissaient déjà beaucoup plus récentes et équipées. Quel dommage et en même temps on peut les comprendre. Quand je vois toutes ces ouvertures dans les murs… il y a tant d’animaux qui peuvent s’infiltrer, et quand on sait qu’il y a tant d’espèce venimeuses voir même dangereuses comme le Jaguar… oui s’équiper un peu mieux me paraît raisonnable. Nous n’avons pas eu la chance de voir le Shaman celui ci était parti en expédition dans la jungle faire ce qu’il avait à faire comme ils disent. Méditation, récolte de plantes dont la liane « d’Hayahusca ». Orthographe à définir…  Je me suis également fait un ami singe.

Il voulait juste me piquer mes lunettes de soleil, pas fou l’animal, des lunettes à 50$ il l’ a de suite vu… heureusement j’ai maintenant une certaine expérience avec les singes et malgré son manège il ne m’a rien piqué, enfin que je n’ai noté. Dans cette communauté nous avons préparé des sortes de crêpes à base de farine de « Yuca ». Une préparation facile et naturelle, pas de sel, pas d’huile, pas de beurre. Suffit dans un premier temps d’extraire les racines, retirer la peau, les laver et de les râper. Ensuite on extrait l’eau et on obtient la farine, qu’on étale sur un plat bien chaud et si possible propre et on obtient cette belle crêpe. Mangez en une vous n’avez plus faim. Rapide simple et efficace, et bien bon. Avec un peu de riz, du ton et du jus de tomate on s’est régalé.


Il était temps de rentrer aux Lodge et de chercher d’autres caïmans. On en a pas vu un seul, les moteurs les effraient, par contre au lieu de voir les yeux orange à la surface de l’eau c’est dans les arbres que notre regard s’est porté. Deux yeux oranges, non ce n’était pas un caïman, mais bien un Boa blanc de plus de 3 mètres. Que je déteste ces animaux… le temps de quelques photos et je me suis retrouvé à l’arrière de l’embarcation, loin de cet animal qui me donne la chaire de poule. Quelle mauvaise idée, voilà qu’un bateau passe forme une petite vague, et je me retrouve quasiment nez à nez. J’en ai encore des frissons.
Rien de tel que de se mette autour de la table avec quelques verres de « Chicha » la bière de là bas. Une bonne manière de vous faire oublier ce que vous avez vu et que vous êtes maintenant prêt à effectuer une marche nocturne. Je ne vous raconte pas l’angoisse lorsqu’on a éteint toutes les torches pendant 5 minutes.  Avec tout ce qu’on a pu voir durant ces quelques jours… que pouvait-il se passer. Rien de bien violent, seuls quelques papillons viennent vous effrayer, lorsqu’on marchait il fallait juste être prudent, éviter d’avoir les mains hors des poches pour ne pas sentir le contact de ces plantes qui hébergent tant d’araignées et autres insectes … bref une belle expérience mais que j’aurais vraiment du mal à effectuer seul.  Une dernière nuit dans ce havre de paix et ne restait plus qu’à rentrer sur Quito. Je vous l’assure en Equateur, il y a les Galápagos mais la Jungle vaut également vraiment le coup.

Bref je vous disait précédemment que je souhaitais faire la route du soleil en vélo, il me faudra attendre ou qui sait d’autres projets… mais là en ce moment  j’ai le genoux en vrac. Rien de bien grave je viens de terminer les examens. Tendinite, ainsi donc réhabilitation pendant un mois et nous verrons la suite plus tard.
Je vous souhaite à tous bon vent.

Nico le vagabond.

mardi 23 août 2011

Equateur - Des plages aux Andes en passant par la Jungle


Me revoilà ; Non je ne vous ai pas oublié, seulement la paresse a pris le dessus pendant tout ce temps. Cela n’empêche pas que j’ai pas mal de choses à vous raconter. Après tout ce temps à voyager, je ne vous cache qu’il arrive un moment où on a envi de se poser. Lorsque je suis arrivé en équateur ce ne devais être que pour quelques semaines. J’arrive bientôt au 4ème mois et je n’ai pas encore terminé de le visiter… Plus j’avance et plus je suis lent. Mais là j’en arrive à un point où je loue l’appartement. Je recherche également un travail ici dans la ville de Cuenca. Je n’ai pas choisi l’endroit le plus facile pour cela… En premier lieu, l’équateur de délivre pas facilement le visa de travail, et de plus ce n’est pas la capitale… Seulement voilà, au milieu des montagnes et proche de quasiment tout, j’ai décidé de tenter l’aventure. Je me suis fixé jusqu’à septembre, octobre pour trouver un emploi suffisant. Ici tout fonctionne plus ou moins lentement. Les gens me disent d’attendre jusque là. Donc on verra bien… En attendant cela me donne du temps également pour visiter le pays, et pour gagner un peu ma vie je donne par ci par là des cours de français et d’anglais. ; J’en ai vu du pays…Plages, montagnes, volcans, rivières, cascades, jungle… et tout un tas d’activités sportives qui vont de la marche au saut à l ‘élastique.

Toutefois pour réaliser cela, il me fallait un nouveau Visa. Et oui 3 mois ça passe vite… Ainsi donc je me suis rendu à Quito pour effectuer les papiers mais aussi pour passer voir toutes les personnes que j’ai pu rencontrer à Quito le premier mois. Comme la coutume Equatorienne le veut bien, on a bien mangé et bien bu d’autant plus que mon Ami Luis a intégré un nouveau boulot ce qui nous a donné l’occasion de fêter ça. On a tout de même pris le temps de visiter un peu plus Quito et plus précisément de monter sur le volcan Pichincha. Petite balade a 4800m d’altitude. Une vue sur la ville impressionnante, des reliefs splendides, une végétation éphémère mais qui donne tout son charme à cet endroit. Passionné de chevaux, Luis m’a quelques peu forcé la main à monter à cheval, enfin à Poney… pour visiter un peu plus cet endroit. Encore une nouvelle expérience… Moi qui ne suis jamais remonté sur un cheval depuis mes je pense 10ans, et bien rien à changé. Le cheval ne m’écoute toujours pas. De gauche à droite pour brouter, mais pour ce qui est de suivre mes instructions, rien à y faire. Je n’ai aucun talent avec ces animaux. Ce fût tout de même une belle expérience seulement un peu douloureuse quelques heures plus tard, si vous me suivez. Je vous laisse apprécier les photos du 16 juillet.
Une fois le Visa en main, je suis rentré sur Cuenca chercher un appartement et poursuivre la recherche d’emploi. Un bon barbecue Argentin le 23 juillet pour l’anniversaire de la maman d’une amie, rien de tel pour se donner de l’énergie…  

Plus j’avance dans le temps et plus je me dis qu’heureusement que j’ai de la patience. Il n’est pas rare ici qu’on vous fixe un rendez vous et qu’après la 4ième fois que vous obtenez ce rendez-vous et que la personne ne se présente pas… il faut savoir garder son calme. Bref j’ai également repris le VTT. Mais je vous en dirais plus un peu plus tard. Patience… J

Je suis ensuite parti quelques jours à la plage. Montanita, Puerto Lopez, Las Frailes. Tous ces noms ne vous disent certainement rien. Ainsi je vous laisse apprécier les photos du 29, 30 et 31 Juillet. Je vous disais précédemment que ces plages ne sont pas si celles, en plus de ça nous n’avons pas eu de chance, le temps était très moyen… toutefois, mais ces plages accueillent une quantité incroyable d’oiseaux, et en plus de ça à 15 minutes en bateau on a pu observer les baleines de « Très prêt ».

Un peu inconscient le capitaine de l’embarcation… mais par contre sentir tant de puissante et de crainte au même moment vous rappelle à quel point l’adrénaline est puissante et pourquoi le sport vous apporte beaucoup.  Vous les voyez sortir de l’eau produisent un bruit puissant avec leur souffle, respirent et vont sous l’eau quand d’un coup vous les voyez jaillir une par une et s’écraser avec tant de grâce provoquant une vague et une pression impressionnante. A vous en donner froid dans le dos. Un véritable ballet. Nous avez vraiment été chanceux nous en avons vu pas moins d’une dizaine. Capitaine chapeau, on a vraiment vu quelque chose de fantastique. C’est le seul moment de l’année ou ces baleines viennent dans la région pour s’accoupler. Une chance donc que nous avons eue.
Pour ce qui est différents lieux, Montanita,

c’est un lieu de débauche, les gens et plus particulièrement les touristes viennent faire la fête sur la plage. Tous les équatoriens vous disent que c’est fantastique, seulement voilà, ça l’était peut être 10 ans auparavant mais maintenant, ce n’est plus qu’une simple ville où il n’y a pas tant à voir ni à faire. Venez faire la fête, manger et dormir. Voilà ce qui vous attend, et tout de même de belles vagues pour les surfeurs. Ainsi je ne suis resté qu’un jour là bas. Puerto Lopez, là vous avez les baleines, et également le parc naturel Machalilla et plus particulièrement les plages naturelles de « Las Frailes » et le paysage d’ « Agua Blanca ».


Un paysage magnifique,  il paraît mort mais ne l’ai pas bien au contraire, des arbres blancs, des arbres verts tout ça sur le même lieu. Absolument splendide. Voir Photos du 30 et 31 juillet. Bon à noter tout de même qu’on mange bien là bas. Des plateaux de la mer normalement frais. Sauf les « corviche ». J’en ai mangé, je suis rentré à Cuenca, mal d’estomac et intestins dans un triste état. Première fois que je suis malade depuis le début du voyage je ne vais tout de même pas me plaindre.
Tout ça pour dire que je n’ai vu que 70 km de côtes sur les 600 que contient l’équateur… une idée m’est alors venue. Pourquoi ne pas faire la route du soleil en VTT. Pour cela il me faut un bon entrainement. Rien de tel donc que de revenir dans les montagnes et pratiquer. J’ai acheté un VTT d’occasion, bien moins bien que celui que je possède en France, mais tout de même suffisant. Jusqu’à présent aucun problème à détecter sur 450km effectués. J’ai effectué des randonnées VTT autour de Cuenca histoire de faire tourner les jambes tout ça pour entreprendre un tour de 250km dans les Andes et l’Orient en 3 étapes. Ainsi le samedi 6 août dernier après la dernière randonnée, j’ai fait le sac équipé le vélo et je suis parti en bus de nuit à Riobamba. 2800 d’altitude, un froid de canard, mais aussi et surtout le plus haut volcan d’équateur le « Chimborazo » qui culmine à plus de 6300m.




Le premier refuge se situe à 5000m, je suis monté en camionnette à cette altitude, et nous avons ensuite redescendu 3000m en VTT. Que de sensations et un paysage qui se passe de  commentaire. Voir photos du 7 août. Si vous aimez la lune, je pense que ça va vous plaire. J’ai effectué cela avec une amie « Vilma » qui est architecte et artiste à Riobamba. On a vraiment passé une journée sympa au rythme du folklore.  Petite maison sur les hauteurs de Riobamba avec une vue sur le volcan… WAoh… lorsque les nuages viennent cacher la cime et que le soleil se couche ça se passe de commentaire.
Après une petite randonnée dans les hauteurs, nous avons terminé par un bon diné et je l’ai tué à la « Quarenta » qui est un jeu de carte local. Je crois que j’ai un talent dans ce jeu. Je perds peu souvent. Un peu comme le poker et la coinche, un bon jeu à vous apprendre. Ca les énerve que je puisse gagné alors qu’ils jouent depuis l’enfance. Mais bon je crois que comme à mon habitude j’ai de la chance. Ainsi donc s’est achevée la préparation VTT et le lendemain a commencé mon périple dans les Andes. Première étape ?De « Riobamba » à « Baños », une petite ville à 1900m d’altitude où on peut y pratiquer tout un tas d’activités sportives de la plus extrême à la plus simple. 55km à faire, avec un dénivelé total de 1400m à monter et 2500 à descendre tout ça au milieu des volcans et au bord de la rivière. Le sac accroché à l’arrière de la bicyclette je me suis éclaté sous un soleil rayonnant. Tout simplement parfait. (Voir les photos du 8 août). Arrivé sur Baños en début d’après midi après 3h30 de VTT, rien de tel que de bonnes pâtes à l’italienne, un bon massage, et un bain dans les eaux chaudes naturelles de Baños. Juste le temps le soir de chercher une agence de voyage pour effectuer le lendemain dans la jungle un parcours d’aventure. Au programme, Tyrolienne, Rappel dans les cascades, (canyoning), marche à pied, escalade, rafting et tout ça avec un guide qui nous a fait découvrir sa jungle. Un terrain privatif, sans touristes, fantastique. Seuls les moustiques m’ont fracassés les jambes. Avec ou sans répulsif, rien à y faire, ils aiment mon sang. Une journée bien fatigante et intéressante, pour mes premiers pas dans la jungle, je suis rentré sur Baños très satisfait. (Voir les photos du 9 août) Ne me manquait plus le lendemain qu’à sauter à l’élastique et j’avais quasiment fait le tour des attractions.


Ainsi donc je me suis levé, refait le sac, payé l’hôtel et me suis rendu sur le pont Santiago. 70m de saut. Pas tant que ça me direz vous mais pour un baptême… Le cœur à 200 battements minutes, me voilà qui m’élance. Adrénaline à son summum. (Voir la vidéo du 10 août). Rien de meilleur pour remonter sur la bicyclette et effectuer la descente sur la route des cascades entre Baños et la ville de Puyo. Une multitude cascades le long de cette route qui vous permet de sortir des Andes et vous emmène tout droit aux frontières de la Jungle.  Je sais vais me répéter mais encore une fois ces paysages me rendent fou. C’est absolument magique. Je peux vous dire que les jambes ont tournées mais par pour rien. J’aurais vraiment regretté de faire tout ça en bus. (voir les photos du 10 août). Parti après le déjeuné, je suis arrivé sur Puyo juste à temps pour voir la partie de Fou entre l’Equateur et la France en coupe du monde des moins de 20 ans. Non je ne perds pas mes habitudes. J’aime toujours le foot… Après avoir gagné ma nuit pour avoir parié sur la victoire de la France avec le gérant de l’hôtel je suis parti me coucher bien fatigué de ces 4 derniers jours.

Ce soir là j’ai rencontré un Canadien ou plus exactement un Québécois avec qui j’allais visiter les alentours de Puyo le lendemain. Une journée de repos. Au programme Jardin botanique, Le refuges des animaux et une cascade. On tout vu même la cascade mais quelle déception, sous cette chaleur et humidité pesante, celle ci était sèche. Rien de tel donc qu’une bonne bière bien fraiche en terrasse… (Voir les photos du 11 août).


Avant les 130km qui m’attendaient le lendemain entre Puyo et Macas, rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil. Parti à la fraiche, je me suis lancé sur la route après un bon petit déjeuné. A 9h il faisait déjà 28°C. Je peux vous dire que le mental à joué… mais cela en valait la chandelle. Lorsque je suis arrivé sur le belvédère au dessus de la jungle avec la vu sur le volcan « Sangay » on oublie qu’on a souffert.




(Voir les photos du 12 août) Une fois arrivé à Macas j’ai rencontré les amies de Noémie, une française avec qui j’étais au collège, et qui est volontaire depuis un an en Equateur. Il fallu que j’arrive le jour de l’anniversaire de l’une d’entre elles. Avec 130km dans les pâtes, danser me paraissait une bien mauvaise idée. Bonne surprise le lendemain lorsque je me suis réveillé frais comme un gardon pour aller manger un bon barbecue avec toute la famille de Véronique pour le second jour de fête de son anniversaire. A oui ici un anniversaire se fête sur 3 jours… (Voir les photos du 13 août).
Le lendemain je suis partir pour effectuer un tour dans la Jungle proche de « Santiago » sur la rivière « Yaupi ». Une histoire de plus à vous raconter, je suis rentré dans la journée sur Macas. Pourquoi me direz vous. C’est simple payé pour rien, on a rien fait le premier jour, et qui plus est, le guide était bourré le soir avec ses amis. Bref une première pour moi. Je suis donc rentré sur Macas, et me suis rendu à l’office du tourisme faire une dénonciation. Il se trouve que je n’était pas le premier touriste qui se plaignait de se guide. Ainsi son agence à été fermée et j’ai pu récupérer une bonne partie de la somme que j’avais payé. J’ai profité de ces deux derniers jours sur Macas pour faire des tours en VTT dans les environs. (Voir les photos du 16 août).
Je suis maintenant rentré sur Cuenca. Le temps aujourd’hui de vous faire partager tout ça, trier les photos, et de cuisiné un bon petit plat français pour accueillir les amis ce soir.
Après 10 jours me voilà avoir parcouru 350km de VTT, quelques un en plus en bus et taxi et j’ai découvert de magnifiques régions. Un petit moment privilégié comme je sais maintenant les apprécier. Ne me manque plus que le reste des plages à parcourir en vélo ainsi que le nord du Pays à visiter et plus précisément l’Amazonie dans le parc Yasuni. Si rien ne change c’est pour Septembre.

Sur ce je vous laisse et vous à bientôt en espérant que toutes et tous allez bien et que vous profitez bien de votre été.

Des bises,

Nico le vagabond

samedi 18 juin 2011

Equateur - 2 semaines aux Galapagos


Hola, j’en ai des choses à vous raconter sur ces 3 dernières semaines. Que d’aventures. Mais en quelques mots, ce fut 3 semaines inoubliables. Je me suis rendu aux  îles Galápagos comme je vous l’ai indiqué dans mon précédent récit. Que de bons souvenirs. Vais tenter de vous faire partager ces heureux moments :D

Nous sommes parti de Quito le Lundi 31 mai. Après 2 heures de vol nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas choisi le bon aéroport lors de la réservation des billets d’avion… Nous arrivions sur l’île de Santa Cruz au lieu de l’île de Saint Cristobal où nous devions commencer le volontariat… Nous avons donc pris un bateau dans l’après midi pour aller sur Saint Cristobal. Sympathique, c’est sur ce petit bateau à moteur mais bien rapide,  que pendant deux heures au milieu d’une mer agitée, avec 18 personnes à son bord nous nous sommes rendu à Saint Cristobal. Le côté moins sympa n’était pas la mer agitée, j’adore ça, mais plutôt les gens à bord. La moitié a été malade, ce fut épique. Le bateau fonçait à plus de 60km/h, se fracassait contre les vagues toujours plus importantes plus on avançait et s’éloignait des côtes, les vitres du bateau étaient fêlées, pour vous dire à quel point ça tapait fort. Bref cela donnait un aperçu de ce qu’allait être la visite des îles Galápagos. Nous sommes finalement arrivé à bons ports en fin d’après midi complètement exténués.

La personne qui s’occupe de la maison des volontaires nous attendait sur le quai. Avec son chapeau de paille on ne pouvait pas le manquer. Un super bonhomme. Toujours prêt à nous expliquer tout un tas de choses. Comment il a créé cette fondation, pourquoi et surtout comment il arrive à la faire fonctionner. Le but de cette fondation est d’aider les locaux et de préserver la nature sur l’île de Saint Cristobal. La majorité du travail consiste à aider des paysans en nettoyant leurs champs à l’aide d’une machette pour qu’ils puissent planter plus d’arbres fruitiers. Entre les ronces et les moustiques sous un soleil de plomb c’est loin d’être un travail passionnant mais quand on voit qu’en l’espace d’une matinée nous avons dégagé plusieurs hectares et qu’on voit la joie du paysan on se dit que ça valait le coup.








Nous avons également créé du  composte qu’ils distribuent ensuite aux paysans ou bien nous avons nettoyé ce qui trainait autour des écoles pour éviter aux enfants de se blesser. Une semaine qui a été très riche. Nous travaillons avec une quinzaine de volontaires. Une ambiance super sympa dans la maison. Juste une bataille permanente pour les 2 seules douches que nous avions. Une à l’eau brulante, et l’autre à l’eau froide… Je vous laisse imaginer la file d’attente… Lors de nos fins d’après midi nous allions tous ensemble à la plage pour nous détendre. Snorkling dans des eaux transparente au milieu de familles de phoques.






Rien de tel pour se remettre et passer un jour de plus à souffrir des piqures de moustiques, des coups de soleil, des griffures de ronces… Mais bon quand on aime on ne compte pas. J’ai appris beaucoup sur la culture écologique, et sur tout un tas de choses à faire pour éviter d’utiliser tous ces produits chimiques. Je regrette juste de n’avoir fait qu’une semaine là bas. Ce fut tellement rapide, c’est comme si j’avais l’impression de n’avoir rien accompli. Donc mon prochain volontariat sera de plus longue durée, c’est certain.

Le dimanche qui suivait nous partions pour une expédition de 4 jours 3 nuits sur un bateau pour visiter les îles au nord des Galápagos où personne ne vit sauf une multitude d’espèces animales. Je n’ai jamais vu de ma vie autant d’animaux en l’espace de ces 4 jours. En plus de ça sur le bateau nous étions avec des touristes tous très gentils, Canadiens, Danois, Irlandais, et bien sur l’équipage du bateau qui nous a vraiment permis de passer un excellent séjour.  Nous avons passé 4 jours extraordinaires. Nous avons vu tant d’espèces que je ne pourrais pas toutes vous les citer mais entre les phoques, requins, tortues, iguanes, et les oiseaux albatros, pélicans,  flamants roses, blue-footed boody et j’en passe. Ils sont tous plus beaux les uns que les autres, et tout ça dans un cadre magique.















Vraiment avant qu’une nouvelle catastrophe naturelle ou pas ne survienne, je vous conseille fortement de dépenser lors de vos prochaines vacances quelques centaines d’euros pour visiter cette région. En plus de ça les gens là  bas ont les bras grand ouvert. Vous ne faites pas seulement discuter avec ces gens. En peu de temps ils deviennent vos amis et vous permettent de découvrir de la plus belle des manières cet écosystème si fragile. Et le faire en bateau cela vous permet de dormir pendant que le bateau se déplace d’une île à l’autre. Les dauphins et les albatros vous accompagneront tout au long du voyage. Bref c’est magique.




J’ai terminé mon périple aux Galápagos sur l’île d’Isabella. J’y suis resté du mercredi au Lundi 13. C’est la plus grande mais aussi la plus tranquille.  Un petit village de 2200 habitants où la route n’en est pas une puisqu’elle est faite de sable. Pas besoin de voitures là bas, le vélo ou bien vos pieds sont suffisants. J’y ai visité le Volcan « Sierra Negra » qui se trouve être le volcan avec le deuxième plus grand cratère du monde « 12 km de diamètre » je vous laisse apprécier la photo ça se passe de commentaire.



15 km de randonné au milieu de ce paysage lunaire. C’est grandiose des couleurs différentes de partout. Une lave noire « la plus récente » de la lave marron qui s’est oxydée, des puits de souffre, des cheminées volcaniques de partout et le peu de végétation là bas se limite à quelques cactus et un peu de mousse qui verdissent un peu le paysage.





Cette île est tout simplement pour moi la plus belle et la plus agréable. Vous avez aussi ces plages à pertes de vue où je me suis bien amusé. Entre le réveil à 6h pour aller courir sur ce sable fin où il faut slalomer entre les iguanes, les tortues et les crabes, ou bien les vagues pour pratiquer le surf, les terrains de Beach-volley pour se dépenser un peu plus et bien sur la petite heure de sieste au soleil pour bronzer un peu…


Bref je terminais les journées exténué d’autant plus qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour connaître beaucoup de monde sur cette île. C’est souvent tard dans la nuit que je retrouvais avec joie mon lit. 
Je pense d’ailleurs que j’ai un peu trop forcé car je me retrouve maintenant avec une douleur persistante sous la plante du pied droit. Donc là il va être temps de se calmer un peu sur les activités sportives. Rien de bien grave je vous rassure…

Ce n’est que lundi 13 dernier que j’ai quitté les Galápagos pour me rendre à Guayaquil une ville dite « dangereuse ». Je suis allé avec Sarah et Laurent là bas pendant 2 jours et nous avons dormi chez le cousin de Sarah. Il nous a fait faire le tour de la ville. Un garçon fort sympathique mais qui détient une énergie démentielle. Il parle super vite « en espagnol », il est foufou dans tout ce qu’il fait même lorsqu’il conduit puisqu’il s’amusait à lâcher le volant au milieu du trafic. Bref nous en sommes sorti indemne heureusement. La ville en elle même n’est pas vraiment belle. Il y a peu de choses à voir et les soirs sont dangereux. Nous avons visité la « Peña » qui est le point culminant de la ville, lieu historique et stratégique lors de l’époque des pirates. Nous avons aussi visité la cathédrale, le parc des iguanes qui se trouve en plein milieu de la ville. Nous avons également pris le temps de visité le musé municipal qui expliquait l’histoire de la ville et les découvertes faites dans ses environs. Le dernier jour nous avons visité le cimetière municipal qui se trouve sur la colline. Je n’ai pas de photos de cet endroit il était interdit d’en prendre. Quel dommage tant ce cimetière est beau. Ca ressemblerait un peu au cimetière du Père Lachaise mais en bien plus beau J Désolé pour les patriotes…  Ce n’est que mercredi matin que nous avons pris le bus pour nous rendre au sud de l’équateur dans la ville de « Cuenca ». C’est une ville au milieu de la montagne, 3ieme plus grande ville du Pays après Guayaquil puis Quito. Ville coloniale, elle a gardé tout son charme. La cathédrale est absolument splendide, les bâtisses autour aussi et il y a plein de choses à voir donc un parc naturel à 4500 m d’altitude que je vais bientôt visiter. Luis l’mai que j’ai rencontré à Quito m’a rejoint pour visiter avec deux de ses amis. Nous avons passé un weekend fantastique tous ensemble même si ce n’est vraiment pas évident de voyager en groupe comme cela… Mais bon on s’en est bien sorti.



Bref vous voyez que c’est 3 semaines furent riches et inoubliables c’est certain. Je ne sais pas ce qu’il m’attend maintenant mais ça va être difficile d’élever le niveau…

Je vous fais à tous de grosses bises et vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.

Nico le vagabond.