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| Le fabuleux Machu Pichu |
Après le trek de « Choquequiraw » il était temps de rentrer
sur « Cuzco ». Le timing était serré. On devait reprendre le taxi
puis le bus pour retourner sur « Cuzco » ; Repasser à l’hôtel
chercher la CB ; Aller payer le ticket du « Machu Pichu », 150$
tout de même sans passer par internet car c’est plus cher ; Acheter le billet
de train pour en revenir 39$ de plus; Et enfin acheter la nourriture et
vérifier les billets de bus pour s’y rendre toujours sans passer par les
agences de voyage. Les routards qui
n’ont pas beaucoup de temps auront surement pris l’option des agences de
voyages qui proposent des tours d’une journée à 100$ et de 4 jours pour 250$.
Ces tours sont pleins de touristes sur la route. Une vraie arnaque. En plus de
ça il n’y a pas d’assurance en cas de mauvais temps. Partir sans les agences,
les gens disent que c’est compliqué. Nous allions bien voir si notre option
était la bonne.
A un peu plus de midi, nous étions dans « Cuzco ». J’arrive à
l’hôtel, vais chercher mon sac à dos et m’en vais chercher la CB. Et là,
mauvaise surprise… La CB avait disparue et je ne l’avais pas utilisée depuis
plus de 6 jours. La dernière fois c’était à « Lima »… On m’avait
pourtant prévenu que la ville de « Lima » état dangereuse, mais je
n’ai rien vu. Je ne sais pas où je l’ai perdu, ni si on me l’a volé. Je n’avais
plus qu’à appeler l’assurance, la banque et voir comment j’allais bien pouvoir
gérer ce problème.
Une chance après avoir appelé la banque, on ne m’avait rien piqué sur
le compte… Pas bien doués les gaillards. Mais bon au moins l’opposition étant
faite j’étais tranquille. Le problème c’est que je n’avais plus un sous en
poche… Heureusement l’assurance a bien gérée. Ils m’ont fait une avance
d’argent par « Western Union », et ce sans frais. Pour la CB, une
nouvelle partait directement à « Cuzco » le Lundi et devait arriver
dans les 7 jours. Il ne me fallait donc plus qu’à attendre patiemment. Le
problème a été que « Western Union » était en panne. Un problème
national, plus aucune communication et le lendemain on devait partir pour
« Santa Teresa ». J’étais donc toujours sans Argent… C’est là que
« Romain et Fanny », mes deux amis belges ont été ma bouée de
secours. Ils m’ont avancé 300$ ce qui m’a permis de tout payer de d’aller
visiter le « Machu Pichu » comme nous l’avions prévu. J’allais
évidemment le rembourser quand nous rentrions. Il était 20h et tout était prêt.
L’esprit un peu plus tranquille, je suis parti me couché, fatigué par tous ces
évènements. Les quatre prochaines journées s’annonçaient palpitantes. J’allais
enfin voir le « Machu Pichu » un site incontournable en Amérique du
Sud.
C’était peu dire !!! Palpitant n’est pas le mot, la première
journée a été à fortes sensations. Dans un premier temps direction le terminal
de bus. Bon raté, il n’y avait plus de bus qui partaient pour « Santa
Maria ». Des effondrements de rochers sur la route bloquaient le
passage. On n’avait plus qu’à tenter le
coup avec un taxi collectif. Nous sommes parti avec un local qui devait se
rendre à « Santa Maria ». On n’a jamais su s’il était chauffeur de
taxi, ou si juste il faisait la route entre les deux villes pour ses propres
intérêts. En tout cas il était drôlement équipé avec sa « Toyota » vieille
d’au moins 15 ans. Les fenêtres avaient du mal à s’ouvrir, la boîte à gants ne
cessaient de s’ouvrir sur mes genoux, la serrure étant cassée, et pour
couronner le tout, quand « Fanny » est sortie de la voiture pour une
courte pause sur le trajet, les caoutchouc de la porte sont tombés au sol… Une
vraie épave mais qui allait tout de même nous emmener jusqu’à bon port.
Sur le chemin il n’a rien trouvé de mieux que de s’arrêter dans un
petit commerce pour remettre de l’huile… Rien de très rassurant. Par la même
occasion, et je pense la plus importante en ce qui le concerne, il en a profité
pour boire un litre de « Chicha ».
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| Juana et Fanny dégustent la Chicha avec notre chauffeur |
« Fanny et Juana » ne se sont pas privées pour partager la
« Chicha » avec notre chauffeur. On ne les a plus entendu après…
C’est un alcool tout de même. Mais heureusement comme à son habitude,
« Romain » faisait la conversation. Un vrai moulin à parole, si on ne
l’arrête pas il pourrait durer des heures sans aucun problème. Pas eu besoin de
l’interrompre, notre chauffeur national nous a tous coupé la chique. On venait
d’entrer dans la montagne. Il prenait les courbes comme un pilote de Rallye. Un
coup de klaxon à l’entrée du virage, un petit crissement de pneus, et hop là,
on passait le virage. Et ça, sur toute la montée. J’ai fini par lui demander
s’il changeait fréquemment ses pneus. « Oui
oui, tous les 3 mois » il m’a répondu avec un grand sourire. Les
filles derrière dans la voiture ne faisaient pas les malines. Nous on s’amusait
à prendre des vidéos pour immortaliser ce moment. Ca a du durer une bonne
heure, jusqu’à ce qu’un chien traverse la route et passe sous la voiture.
Freinage d’urgence et un crissement de pneus qui réveillerait les morts… Heureusement
ce petit chien n’a rien eu et nous non plus. Mais bon ça a bien calmé tout le
monde. Il restait tout de même pas moins de 3 heures de routes à faire dans les
montagnes.
Après ça, on a continué notre petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que
nous voyions une file énorme de voiture, de camions et de bus. On venait
d’arriver là où la route était bloquée. Elle l’était depuis 7h. Tous les
touristes qui étaient partis avec les agences de voyage étaient là depuis 8h du
matin. Comme on était content de ne pas avoir choisi cette option. Nous au
moins on allait attendre que quelques heures, pas une journée entière et on
avait pas payé 100$ ou plus pour ce tour qui pour eux commençait bien mal.
Notre option sentait bon…
Il était 13h30, on avait tous faim. Le chauffeur a donc fait demi tour
sur quelques kilomètres pour arriver dans un hameau. Direction l’unique
restaurant du coin pour manger une bonne soupe. On était proche des 4000 mètres
d’altitude sur le col « D’Abra Malaga » et il faisait froid.
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| A 4300 mètres d'altitude devant le Abra Malaga |
Rien de
tel donc pour se réchauffer qu’une bonne soupe. On a bien du rester deux heures
avant de reprendre la voiture, et d’aller voir où ça en était un peu plus bas.
La route allait rouvrir à 17h. En attendant, tous au milieu de la route, les
gens s’occupaient comme ils pouvaient.
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| Alors que la route est coupée, on s'occupe comme on peut |
Certains bronzaient, dormaient, buvaient,
mangeait, ou bien comme nous jouaient aux cartes. 16h45, excellent, la route
allait rouvrir. Notre pilote national nous a demandé de remonter dans la
voiture. On se demandait pourquoi puisque personne autour de nous ne s’agitait…
Mais on a vite compris. Il a démarré le moteur et a remonté toute la file de
voitures. On se faisait insulter de partout mais on n’y était pour rien. Notre
chauffeur était le coupable, nous ne faisions que nous faire transporter. Au
final on est arrivé presque parmi les premiers lorsque la route s’est rouverte.
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| Il pleut tellement que 5 tuyaux sont nécessaires pour laisser passer la cascade... |
Il aura fallu 10 heures aux gens habillés en Orange pour dégager les
innombrables éboulements qui avaient eux lieu pendant la nuit. Chapeau les
gars !!! Ils font ça quasiment tous les jours. Nous on a des pelleteuses,
eux ils ont des pioches, des balais et des pelles. Les moyens sont dérisoires
mais personne ne semble se plaindre, ici c’est comme ça !
Bien content d’avoir passé tous ces camions et bus qui généralement
descendent très lentement, nous étions de nouveau sur la route. Notre pilote
avait déjà oublié ce qui c’était passé quelques heures auparavant avec le
chien. Les pneus crissaient de nouveau dans chaque virage. Heureusement il
connaissait son affaire, et lorsque vraiment les virages étaient dangereux il
levait le pied. C’est à 18h30 finalement que nous sommes arrivés à « Santa
Maria ». Notre chauffeur nous a alors annoncé qu’il n’allait pas plus
loins et que nous devions changer de véhicule. Il est parti deux minutes et de
là est arrivé un ami à lui qui devait nous conduire jusqu’à « Santa
Teresa » où nous allions passer la nuit. La dernière petite ville à 4
heures de marche de la ville de « Agua Caliente », d’où on allait aller voir le « Machu
Pichu ». C’est là qu’a démarré la seconde course de la journée. On nous
avait annoncé 1h de route pour nous rendre à « Santa Teresa ». Nous
étions à peine monté dans la voiture qu’on s’est rendu compte que d’avoir
écouté le premier chauffeur n’avait pas été une très bonne idée. En effet on
aurait du se douter qu’avec un tel pilote, son ami qu’il nous avait recommandé
allait être le même. A notre grande surprise il existait des pilotes encore
plus fous. En effet, sur une route de terre d’un peu moins de 3 mètres de
large, le ravin profond de 20 à 200 mètres à gauche et les parois rocheuses sur
la droite, notre chauffeur s’amusait à rouler comme un cinglé. Quand les
voitures qui étaient devant nous le gênaient, il utilisait, le Klaxon, les appels
de phares, de nouveau le klaxon jusqu’à ce que le véhicule d’en face nous face
une petite place sur cette route étroite. Les filles étaient blanches de
trouille, « Romain » se taisait, chose rare, et moi devant dans la
voiture je me marrais. Après tout il semblait connaître bien la route. On aura
mis 30 minutes pour 40 kilomètres… 80 de moyenne sur cette route. Les courbes
prises à l’intérieur en dérapage contrôlé, le moteur à fond dans les tours
minutes, les changements de vitesses parfaits, on aurait mis surement 10
minutes de moins si il n’y avait pas eu ces véhicules devant nous. Notre
chauffeur « Walter » devait être déçu. Personne n’a vomis, sa course
« Taxi » n’aura pas eu le même effet que le film français
« taxi ». Enfin bref on venait d’arriver à « Santa Maria »
VIVANTS. L’adrénaline au maximum, les filles en tremblaient encore. Quand nous
sommes arrivés à l‘hôtel elle n’avaient pas faim. Impressionnant !!! Ces
deux demoiselles qui d’habitude sont si gourmandes. En tout cas, toutes ces
émotions de la journée n’ont pas mis long feu à nous aider à nous mettre au
lit. On était ensemble depuis plus d’une semaine et après 21h, chaque jour, on
dormait tous à points fermés. A croire que les Belges sont fatigants…
7h du matin, le soleil et levé, il ne pleut pas, une journée parfaite
pour faire les 4 heures de marche jusqu’à « Agua Caliente ». La
journée s’annonçait beaucoup plus calme que la veille. Pas difficile en même
temps…
Première étape, un bon petit déjeuner pour avoir les forces nécessaires,
deuxième étape, les courses pour avoir de l’eau tout le long de la route.
Dernière étape trouver notre chemin.
Il était 9h lorsque nous sommes partis sur la route poussiéreuse
qu’empruntent les minibus de touristes pour les emmener à la centrale
« Hydro électrique ». Nous avions choisi d’économiser 3$ en marchant.
On a du marcher dans la poussière et sous le soleil pendant environ 2h
pour arriver à la centrale hydro électrique sans eau. Heureusement, il y avait
de l’eau potable à cet endroit là. Ravitaillement effectué, on nous alors
demandé là bas de nous enregistrer. Je pensais qu’ils demandaient déjà l’entrée
du « Machu Pichu ». Je retourne le sac, les tickets n’étaient plus
là. Je commençait à me dire que ma chance habituelle commençait à me lâcher.
Entre le CB, Western Union, et maintenant les tickets du « Machu
Pichu », quelle poisse. Je m’énervais sur moi même, avoir fait toute cette
route pour rien me rendait fou… Rien à faire je ne les avais pas et pourtant la
veille j’étais persuadé de les avoir prises. Finalement, « Juana » s’est
mise à chercher dans son sac et a finie par les trouver. Ouf de soulagement
pour tout le monde. Comment elles sont arrivées là ? Personne n’a su le
dire, mais bon au moins nous les avions et pouvions continuer notre route.
Direction les voies du chemin de fer qui fait la route entre
« Cuzco » et « Agua Caliente ». Le long des voies nous
avons marché, écouté le chant des oiseaux, admirés la faune, la flore, jusqu’à
ce que notre estomac crie famine. Heureusement le long de la voie il y a
quelques restaurants. Nous avons fait alors notre pause déjeunée bien méritée
tant nous avions transpiré. Il devait faire pas loin des 30°C. Etonnant puisque
nous étions à 2600 mètres d’altitude.
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| Le train qui part à Cuzco, 13h30... |
A 13h30 devait passer un train. Nous nous
sommes dépêchés de terminer le repas pour aller le voir passer. Quelques
photos, vidéos puis nous nous sommes remis en marche toujours le long des
voies.
Il ne restait plus qu’une heure trente de marche. Tranquillement nous
avancions.
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| La vue des premières ruines du Machu Pichu sur le chemin à Agua Caliente |
On commençait à apercevoir quelques ruines du « Machu
Pichu », loin loin au dessus de nous. Allez, plus que quelques kilomètres
encore à faire et on y était !!! « Romain » en avait plein les
pates, mais heureusement sa future épouse « fanny » était là pour le
motiver à avancer.
A un moment se présente une gare de train. Non non ! on n’y était
pas encore. De cette gare partaient deux chemins pour rejoindre « Agua
Caliente ». L’un par la route, l’autre par les voies du train. On est
alors allé demander à un contrôleur notre chemin. Il nous a recommandé les
voies. Très bien… Partons par les voies. Après quelques centaines de mètres se
présente un premier tunnel. Aucune lumière dans celui-ci et environ 100 mètres
à traverser. Ca nous paraissait un peu imprudent mais bon, selon la
recommandation du contrôleur nous l’avons emprunté. Jusque là tout allait bien.
On continue, on continue, et hop là, un nouveau tunnel. Celui là on n’en voyait
pas la sortie, et toujours pas de lumière. Je me suis alors dit que là ça
craignait. Personne n’avait vraiment envi de s’aventurer par là. On a donc
choisi l’option de l’alpinisme si je puis dire. 15 mètres à descendre dans les
gravas pour rejoindre la route qui était en contre bas. Nous sommes tous arrivés
en bas presque intactes. Un seul bobo, « fanny » était tombée et
s’était écorchée le genou. Un peu de désinfectant, un peu de câlins de la part
de « Romain » et nous étions repartis. A peine avions nous
réenclenché la marche que nous avons vu qu’un train sortait du tunnel. On
venait de l’échapper belle… Merci franchement le contrôleur ! Quelle
inconscience de se part… Notre instinct venait de nous sauver…
Allez, encore quelques efforts et enfin nous apercevions la ville de
« Agua caliente ». Plus qu’à trouver l’hôtel. Pas bien difficile. La
ville est tellement petite… Il était 15h30. Il n’y a rien eu de difficile dans
le parcours comme certains nous l’avaient dit. Ils n’étaient pas débrouillards
comme nous l’avons été jusque là, voilà tout ! C’était juste un peu …
« Dangereux »…
Après ces quelques heures de transpiration, rien de tel qu’une bonne
douche. J’ai eu la chance dans l’hôtel de tomber sur la seule douche qui
n’avait pas l’eau chaude. Pour une fois que ça tombe sur moi…
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| Agua Caliente la nuit, un paysage de Western... |
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| Statue Incas au centre de la place principale d'Agua Caliente |
Après ça, à « Agua Caliente » direction le marché d’artisanat.
Il n’y a que ça à faire là bas, et les prix sont exorbitants… Ainsi, comme nous
devions nous lever à 4h du matin pour aller voir le levé de soleil sur le
« Machu Pichu », après avoir mangé et pris quelques photos de nuit de
la ville, une nouvelle fois nous sommes partis rapidement nous coucher.
4h le réveil sonne. Pas de problème pour nous lever cette fois là. Tous
très excités, pas le temps de prendre la douche. Juste le temps de s’habiller
et de mettre les sacs à la consigne. On était prêt pour aller transpirer sur
les 1600 marches que nous allions devoir gravir pour arriver à l’entrée du
« Machu Pichu ». Pour les faignants, il y a toujours un service de
bus qui part à 5h30 du matin, mais pour ceux qui choisiraient cette option, ne
vous attendez pas à arriver dans les premiers sur le site. Les vrais, comme
nous, on y était bien avant. Un total de 400 mètres de déniveler à monter. « Romain »
est parti comme une flèche. Il a du monter en moins de 40 minutes. Pour ma part,
chargé avec la nourriture, l’eau, l’appareil photo, et les vêtements de pluie
de tout le monde, il m’a fallu un bon 45 minutes. Quand on était en bas, il y
avait déjà pas moins de 150 touristes qui avaient commencé la montée. La bonne
surprise quand on est arrivé en haut. Il n’y avait pas plus de 10 touristes
devant nous. Le trek de « Choquequiraw » avait été un bon entrainement.
Nous allions être parmi les premiers sur le site, et en plus de ça le soleil
était au rendez-vous. Une chance inouïe tant il avait plu durant toute la nuit.
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| Premiers sur le site du Machu Pichu, 6h00 |
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| Le Machu Pichu à 6h10 du matin, les premiers rayons de soleil arrivent |
6h du matin, tout le monde était dans les starting-blocks. Les portent
du site allaient s’ouvrir. Avec « Romain » on a planté les filles. A
peine le contrôle passé on est monté 4 à 4 sur la plateforme qui domine tout le
site. Nous avons limite courue pour être sûr d’avoir « la » photo du
« Machu Pichu » vierge de toute personne. Quelle magie de voir les
rayons du soleil venir doucement se poser puis de déplacer sur ce magnifique
site. On en a pris plein la vue.
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| Les deux seuls Lamas, justes là pour les touristes |
On s’est amusé avec les deux seuls lamas qui
se trouvaient sur le site. Ils étaient loin d’être peureux ceux là. Nous avons apprécié le spectacle pendant pas
moins d’une heure jusqu’à ce que le site ne se remplisse de touristes qui
viennent vraiment de partout dans le monde. Les agences de voyages arrivent sur
le site après 7h. Vous le saurez !!! Il était temps de fuir tous ces
touristes. Pour ça direction le « Wayna Pichu ».
A 7h on commençait à monter, encore 400 mètres de dénivelés à faire sur
une petite montagne de l’autre côté du site. La bonne blague quand on vous dit
qu’il faut un guide pour faire le trek des Incas et que pour monter le « Wayna
Pichu » vous pouvez le faire seuls. Cette montée est bien plus dangereuse.
Vous ratez une marche et c’est 700 mètres plus bas dans la vallée qu’on vous
retrouve.
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| Le Machu Pichu vu du Wayna Pichu |
Moi qui ai parfois le vertige je peux vous garantir que je ne faisais
pas le malin. J’avais déjà la trouille dans la montée, qu’allait-il en être
dans la descente. Une fois en haut, personnellement je n’ai pas apprécié plus
que ça cet endroit. On était bien loin du site du « Machu Pichu ».
Certes la vue était différente et on découvrait le site sous un autre angle
mais de là à payer 20$ juste pour ça… Il fallait maintenant redescendre. Dans
ces escaliers escarpés et glissants, c’est très prudemment que nous avons
rebroussé chemin.
Il était déjà 10h du matin. Le soleil tapait fort, et l’estomac criait
famine. On est donc sorti du site pour aller chercher le sac à dos que j’avais
laissé à la consigne. Une chance je l’avais laissé à la consigne qui coutait 5
sols. Il faut passer les contrôles pour y accéder. Je ne l’avais pas laissée à
celle de 3 sols qui se trouve à l’intérieur du site. Là où je l’avais laissée,
il n’y avait pas de queue et on a pu manger tranquillement nos quelques
sandwichs sans attendre une demi heure comme certains. La seule chose c’est
qu’on allait manquer d’eau pour la seconde partie de la journée. 8 sols la
bouteille de 50cl, ils ne s’emmerdent vraiment pas… mais bon pas le choix, on
devait rester encore 2 ou 3 heures sur le site pour le visiter avec notre
historien Belge « Romain ».
On avait passé la matinée à déambuler et de profiter du site dans sa
virginité. Il était temps d’en apprendre plus sur ce site qui vraiment paraît
magique. Je me demande toujours comment l’Homme peut entreprendre des travaux
si difficiles, qui nécessitent tant d’énergie… En tout cas ils ont réalisé un
travail exemplaire qui s’est conservé magnifiquement. Merci à nos voisins
Espagnols qui n’en ont pas entendu parler pendant l’époque des conquistadors et
qui ont pu ainsi le laisser intacte. Maintenant au patrimoine de l’UNESCO, le
« Machu Pichu » est cher à visiter mais il en vaut vraiment la peine.
En comparaison des ruines que nous avions visité sur le site de
« Choququiraw », il n’y avait rien à voir.
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| Regardez la différence entre la maison à gauche et le temple au fond !!! Les terrasses agricoles sont derrières. A droite le canal pour l'arrivée d'eau |
On peut constater
clairement comment la ville du « Machu Pichu » était organisée. D’un
côté le secteur agricole avec les terrasses, de l’autre la ville où les gens
logeaient dans des maisons sommaires, et enfin le quartier riche avec les
maisons des nobles et les temples. Il y a une différence impressionnante dans
la finition des différents bâtiments. Les temples sont composés de pierres
parfaitement taillées et imbriquées selon le système « Inca ». Les
fenêtres sont parfaitement taillées dans la roche pour l’observation des astres
mais aussi pour jouer avec les rayons du soleil. En revanche les maisons des
paysans sont rudimentaires et il n’y a pas du tout la même finition. De
nombreux canaux ont été mis en place pour alimenter la ville en eau par des
petites fontaines taillées elles aussi dans la roche. Les archéologues ont fait
un travail titanesque pour mettre à jour ce site, puis pour le comprendre.
Maintenant ce sont les nombreux jardiniers sur le site qui ne cessent à la
truelle de nettoyer la mousse qui pousse sur les murs ou bien de couper le
gazon. Ce site a tout de même été construit à 2800 mètres d’altitude dans un
milieu tropicale et l’entretien de celui-ci est titanesque.
Il n’était pas loin de 15h30 quand nous avons quitté le site. Il
fallait redescendre les 1600 marches et retourner à « Agua
Caliente ». Notre train de 18h devait nous emmener à « Ollotaybambo »
une ville à 1h30 en train où se trouvaient d’autres ruines « Incas ».
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| Le site de Ollotaybambo... |
On n’a pas vraiment été enchanté par ce site. Après avoir vu le « Machu
Pichu » les autres ruines « Incas » qu’il y a dans « la
vallée des Incas » paraissent vraiment rudimentaires. Regardez plutôt les
photos, elles parlent d’elles même.
Nous venions en 10 jours de voir des paysages et des sites absolument
splendides. Les mots que je rédige dans ce récit sont vraiment sans valeur en
comparaison de ce que j’ai pu ressentir au cours de ces quelques jours. J’espère
au moins que vous en aurez capté une petite partie… On aura transpiré beaucoup,
mais ça en valait la peine. Comment allait être la suite du voyage quand en si
peut de temps on avait vécu tant d’émotions. En plus de ça, de retour à
« Cuzco » deux changements majeurs s’annonçaient. « Romain et
fanny » partaient en « Bolivie ». « Juana » retournait
en « Equateur » et moi comme un con je devais patienter à
« Cuzco » que ma nouvelle CB arrive. Je vous garanti que les 3 jours
que j’ai passé seul à
« Cuzco » n’ont pas été évident. Je venais de passer 3
merveilleuses semaines et me retrouver de nouveau seul pour une fois ne m’enchantait
pas. Mais bon ainsi est la vie, il fallait bien que j’ailles de l’avant. Je me
suis tout de même bien occupé et en plus de ça mon ami « Spag » et sa
copine étaient arrivés sur « Cuzco » après avoir fait le tour par
« Nasca » et « Arequipa » deux sites que je n’aurais pas eu
l’occasion de visiter au Pérou… Au moins les soirs je n’allais pas les passer
seuls.
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| La fontaine à Cuzco, Place des Armes |
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| Le monastère de Santo Domingo, Cuzco |
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| La cathédrale, Cuzco |
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| La carte des sites Incas |
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| Les constellations vénérées par les Incas |
Les journées j’en ai profité pour faire tout ce que je n’ai pas eu le
temps de faire comme, le blog, les photos, et la visite de quelques monuments à
« Cuzco ». J’en ai noté un qui vaut la peine d’être visité. Il s’agit
du « Monastère de Santo Domingo ».
Autrefois ce lieu était « LE » temple « Incas » le
plus important en Amérique du Sud. Tous les murs étaient recouvert d’or et
d’argent sur une épaisseur d’environ 2 pouces. Dans le temple, de nombreuses
pièces étaient consacrées pour vénérer les dieux que les « Incas »
idolâtraient. Peu d’ « Incas » étaient autorisés à entrer dans
ce temple. Bien évidemment ce site n’est pas resté intact avec l’arrivée des
Espagnols. Deux Espagnols dans un premier temps sont entrés dans le temple
selon les recommandations du Roi d’Espagne. Ils devaient se charger de rédiger
au Roi la description précise du site tel qu’ils l’ont visité la première fois.
Ce sont les archives qui permettent maintenant aux guides de faire la visite…
Lorsque ces deux Espagnols sont entrés dans le temple, les « Incas »
en dehors du temple pleuraient la profanation du lieu qui pour eux était le
plus important. Une fois leur petite visite terminée, les Espagnols sont entrés
en masse et en ont fait leurs habitations personnelles. Avec tout cet argent et
cet or a porté de main, ils sont devenus fous et ont commencé à tout démonter. Ils
se sont fait une joie de faire fondre tout cet or et cet argent en 1 an. Puis
ils ont construit sur le temple le monastère que nous voyons maintenant.
Les peintures et quelques plaques d’or qui sont restées dans le temple
ne sont que de simple reproduction.
La peinture avec les étoiles représente en fait la connexion entre tous
les sites « Incas » qui existent en « Amérique du Sud ».
Chaque petit point est un site tel que l’ai le « Machu Pichu » ou
bien ce temple, etc…
La seconde peinture représente différentes constellations que les
« Incas » vénéraient comme le Lama, « Cruz del Sur » et
d’autres dont j’ai oublié le nom. La
visite avec guide de ce temple a été très enrichissante, j’en ai appris
beaucoup sur les « Incas » et la conquête Espagnole. Bien plus que
dans les autres musés qui existent à « Cuzco »… Je vous le recommande…
Finalement, la CB est arrivée. C’était le 25 janvier… Je pouvais
reprendre la route. Il ne me restait que 20 jours pour arriver au « Brésil »
à « Rio de Janeiro ». Donc direction « Copacabana » en « Bolivie »
pour aller voir un autre site magique, le « Lac Titicaca ».
Vous avez compris, il faudra de nouveau attendre le prochain récit…
J’espère en tout cas qu’en lisant ce récit vous aurez eu quelques frissons car
mois pendant ces 14 jours passés dans « la vallée des Incas », je
suis passé par tout un tas d’émotions qui ne n’ont pas été évidentes à
retranscrire dans ce récit. En tout cas vous le saurez, avec les
« Incas » il y a forcément une formidable aventure à vivre pour
chacun d’entre nous.
Nico le Vagabond





















































