« RIO », « Lun Laaa lunlalalahhhhh Lun Laaa lunlalalahhhhh ».
J’ai tellement vu ce film « Rio » que je ne pouvais attaquer ce récit
sans une petite dédicace. J’adore ce film !!! Il aura animé pas mal de mon
voyage, et m’aura suivi un peu partout en Amérique du sud. Après l’avoir vu en
Français, puis en Anglais, en Espagnol, me voilà qui l’ai vu en portugais.
Dédicace faite revenons à nos moutons…
Il est 18h je suis en Argentine, à l’aéroport de « Puerto
Iguaçu ». Après avoir vu les chutes, j’avais maintenant un avion qui
m’attendait pour me rendre à « Rio de Janeiro » pour le carnaval. Je
n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais, mais le voyage c’est fait pour
ça… Découvrir et profiter des opportunités qui se présentent. J’ai eu la chance
qu’une charmante demoiselle « Karen » m’accepte dans son appartement
pendant toute la durée du Carnaval. L’occasion était trop belle. Le 16/02 à
22h00 je mettais donc les pieds de nouveau au Brésil, mais cette fois ci, à
« Rio de Janeiro ». Voir les
chutes du ciel était déjà un cadeau. Un spectacle fabuleux. Pas la peine de
payer un hélicoptère pour les voir…
L’arrivée de nuit sur « Rio » a déjà été impressionnante. De
l’avion je voyais des feux d’artifice un peu partout dans la ville. La fête
avait déjà commencé. Le christ qui domine la ville était éclairé et me tendait
les bras en signe de bienvenue. Arrivé à l’aéroport j’ai vite compris que mon
espagnol n’allait pas servir à grand chose. Le portugais n’a rien à voir dans
la prononciation avec l’espagnol… La galère commençait. Je venais de passer
presque un an à apprendre l’espagnol et me voilà de nouveau débutant en
Portugais… Un flash back qui m’a rappelé mes débuts en Amérique du sud qui
n’avaient pas été si évident… Mais bon s’il y a une chose que j’ai appris au
cours de ce voyage, c’est à m’adapter à n’importe quelle situation. Ca allait
se faire tout seul, un peu de patience était de mise voilà tout.
Première conversation, avec les chauffeurs de taxi. Imaginez vous
négocier un taxi pendant le carnaval. Quasi impossible… et bien non, j’ai
finalement trouvé un chauffeur qui terminait son service et qui m’a emmené en
ville pour le tarif normal hors carnaval… Tout de même 25 euros. Ca rappelle un
peu les tarifs européens… Mais bon je n’allais pas m’amuser tard le soir, en
plein carnaval à tenter le bus… J’arrivais en terrain inconnu… la prudence
était de mise mais pas pour tout le monde. Les taxis, les bus et les motards roulent
comme des fous en ville. Apparemment les mini-vans sont pires et m’ont
rapidement été déconseillés…
Je ne dirais pas que je suis arrivé tranquillement devant l’appartement
de « Karen » tant il a roulé comme un fou dans la ville, mais bon j’étais
sein et sauf. C’est le principal… Rouler comme ça en ville, c’est vraiment de
l’inconscience surtout que pendant le carnaval les gens boivent beaucoup et pas
que de l’eau… Bref j’étais au pied de
l’appartement de « Karen » et j’attendais qu’elle descende m’ouvrir
la porte. Le chauffeur sortait pendant ce temps mes sacs, puis quand la porte
s’est ouverte il a redémarré avec mon chapeau colombien à l’intérieur de son
véhicule. J’étais dégouté !!! A peine arrivé que je perdais déjà quelque
chose… C’est la vie… mais bon je l’aimais bien, il m’avait accompagné un peu
partout celui là et en avait vu des beaux paysages en m’évitant de me bruler la
nuque et les oreilles. Plus qu’à en trouver un nouveau… Heureusement l’accueil
de « Karen » et de sa maman « Barbara » m’aura vite fait
oublier toute cette histoire. Je venais de tomber chez des gens adorables chez
qui je me suis tout de suite senti à l’aise. La maman me parle comme si je suis son fils,
et même parfois m’engueule si j’ai mal fait
quelque chose. Heureusement ce n’est arrivé qu’une fois… et quand à
« Karen » elle m’aide à comprendre sa maman en me traduisant en
anglais ce qu’elle me dit. A l’heure qu’il est je comprend beaucoup plus le
portugais … Enfin c’est tout de même
loin de mon niveau d’espagnol…
Ainsi j’étais à « Rio ». J’ai du mettre plus d’une semaine à
réaliser que finalement j’étais au « Brésil ». Ce n’était pas du tout
prévu dans le voyage, je ne pensais faire que les pays hispaniques. Mais bon
comme souvent dans le voyage, les plans changent. Et je peux vous assurer
qu’encore une fois je ne regrette rien. C’est certes plus cher, mais il y a
tellement de belles choses à faire et à voir dans ce pays que bon, l’argent
passe en second plan. En plus de ça j’allais vivre pour un premier carnaval,
celui de « RIO », le plus beau du monde.
Le premier soir étant arrivé relativement tard, et fatigué du voyage,
j’ai préféré ne pas sortir. Il n’a pas été évident de s’acclimater à cette
chaleur, et surtout à tous ces moustiques. Je me suis fais dévorer la première
nuit dans ma chambre. Du coup, anti moustiques sur la peau et anti moustiques
dans la chambre m’ont accompagnés depuis que je suis au « Brésil ».
Ce sont mes compagnons de voyage lol. Il n’empêche qu’il n’y a rien à faire,
ils me piquent moins mais j’en ramasse toujours un peu plus tous les jours… Ca
a d’ailleurs bien fait rire tout le monde, car je suis le seul qu’ils piquent
autant. C’était l’inverse avant… ils ne mettent rien et moi je me fais dévorer.
Ce n’est pas juste… Enfin je m’y suis habitué. J’ai juste un antiseptique en
plus histoire de calmer les démangeaisons.
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| Rio - Quartier de Lapa |
Après m’être reposé la première nuit de mon arrivée,
« Karen » et moi même sommes partis faire un petit tour dans la
ville. Premier lieu le quartier de « Lapa ». C’est le quartier
historique mais aussi le quartier où dans la soirée allait réellement commencer
le carnaval. Les rues étaient presque vides dans l’après midi, mais vers 17h
les gens affluaient par milliers. De tous les âges, étudiants, enfants,
parents, grands-parents… un mélange de tous les âges au même endroit. Un
endroit pas franchement sein pour les enfants plus le temps passait car le
carnaval c’est la fête, mais c’est bien plus, les gens se lâchent. Par exemple,
les hommes se déguisent en femmes, les femmes sont déguisées de costumes et
masques. Pour certaines c’est très léger ce qu’elles portent… Bikini ficelle,
mini short, et j’en passe. Il y a aussi toutes ces bières, et la « Cachaça »,
un alcool typique du Brésil. Il n’y a pas de poubelles comme souvent en
Amérique du Sud, on jette tout
directement dans la rue. Les gens marchent, dansent, courent, sur ces montagnes
de déchets qui longent les trottoirs… Après il y a tous les gens des favelas qui
viennent les récolter pour après les revendre aux entreprises de recyclage. Je
peux vous dire que la rue la nuit est une vraie poubelle, mais vous revenez le
lendemain matin, c’est presque propre. Vous
n’avez juste qu’une envie en arrivant à la maison c’est vous doucher. Entre le
sol dégueulasse, les vêtements trempés de transpiration, tâchés d’alcool,
la douche est un plaisir.
Tous ces détails sont vites oubliés une fois qu’on se mêle à la fête,
une bière dans la main gauche, la seconde doit rester libre pour traverser
toute cette foule. Il y a des gens partout. Il y a aussi un jeu auxquels les
brésiliens et brésiliennes s’amusent. C’est comme une compétition. A celui ou
celle qui obtiendra le plus de baisés pendant le carnaval. Les hommes viennent
sans aucune gène, discutent 5 minutes avec les filles qui m’accompagnent et
repartent avec tous ou presque avec un baisé… La première fois que ça s’est
passé je me suis demandé où j’avais mis les pieds. Le pire c’est pendant ce
qu’ils appellent les « Blocs ». Ce sont des chars sur lesquels un
groupe de musique va mettre l’ambiance dans la rue. Les gens se rassemblent
autour, des milliers de personnes s’agglutinent pour danser toute l’après midi,
Salsa, Rock, Pop, tout y passe. Il y en a pour tous les goûts.
Il m’est très difficile de décrire le carnaval et tout ce qu’il s’y
passe. Mais je dois dire que le faire au moins une fois dans sa vie, ça
marque !!!
La belle histoire dans tout ça c’est qu’on rencontre énormément de gens
d’un peu partout pendant le carnaval. Karen et moi même avons fait la
connaissance de deux français « Caroline et Pierre ». Perdus dans les
rues de Rio, ils cherchaient à rejoindre le Carnaval mais ne savaient pas par
où aller. Ils nous ont donc accompagnés pendant toute l’après midi et avons
bien rigolé. Surtout quand « Ana » une amie de « Karen »
est arrivée. Habituée à faire la fête, la demoiselle est arrivée avec sa
bouteille de Cachaça !!! J’allais gouter mes premières Caipirinha !!!
Un mélange de sucre de canne, citron vert, et cachaça. Je revois Pierre qui
disait, que c’est comme un Mojito, et moi qui lui disait, fait attention, il
fait chaud, on est fatigué, et c’est un alcool que tu n’as pas l’habitude de
boire…
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| Rio - Plage de Ipanema |
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| Rio - Plage de Copacabana |
Ca n’a pas loupé, Pierre était complètement soul à 22h00. Il a du
rentrer accompagné de Caroline. On a donc terminé la première soirée à 3 dans
les rues de Lapa, à nous défouler en dansant presque toute la nuit. Nous
venions de passer notre première journée de carnaval, une journée bien
fatigante… Il était temps de rentrer à la maison et de se reposer. Le carnaval
dure 5 jours… Pas la peine de démarrer sur les chapeaux de roue.
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| Rio - Plage de Ipanema avec les amis |
On s’était donné rendez vous avec Caroline et Pierre à la plage de
Ipanema. Une des plages très connues à Rio. Personnellement j’ai été très déçu
par toutes ces plages où on se bat pour avoir un centimètre carré pour poser sa
serviette, où il y a des vendeurs partout qui proposent un peu tout et
n’importe quoi. C’est très bruyant, et très sale… De plus l’eau de la mer à Rio
est congelée. Un courant marin du sud de l’Amérique du Sud vient se jeter juste
sur le département de Rio… Pas vraiment l’idéal donc ces plages, et il allait
falloir que je sorte de Rio pour découvrir les plus belles plages du Brésil, en
espérant ne plus être trop déçu !!! Nous nous sommes baignés rapidement,
puis somme parti visiter la plage de Copacabana, qui selon moi est pire car le
paysage autour ne vaut pas celui de Ipanema… Tous ces bons moments partagés
avec « Caroline et Pierre » ont fait que Karen leur a proposé de
venir vivre la fin du Carnaval dans sa maison. Ils ne se sont pas fait prier… Normal
en même temps. Entre vivre le Carnaval avec des touristes et le passer avec les
locaux… Nous quittions donc Ipanema pour nous rendre à leur hôtel chercher
leurs affaires. Direction la maison de Karen pour déjeuner.
Sur le chemin de retour, nous avons rencontré un brésilien dans le
métro. Il souhaitait vendre ses places pour le Sambodrome, soit disant son père
avait fait un arrêt cardiaque la nuit précédente, et il ne souhaitait donc plus
ses places… Il préférait rester avec sa famille. Karen a tout géré. Ce n’était
pas nous avec notre pauvre niveau de portugais qui allions réaliser la
négociation. En quelques minutes la transaction était faite. Nous étions en
possession de 4 places. Parfait !!!
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| Ma place pour le Sambodrome |
Il s’est avéré après vérification sur Internet
que ces places valaient 350 réales, nous les avons acheté à 150… Une bien belle
opportunité… On n’était juste pas certain qu’elles allaient fonctionner.
Arrivé à la maison, Karen a tout raconté à sa mère qui n’y croyait pas
du tout… Pour elle, nos places étaient fausses. Nous allions bien voir, le soir
même ces places devaient nous permettre d’entrer dans le fabuleux Sambodrome
pour assister au Carnaval.
Je nous revois, tous excités à l’idée de vivre ce spectacle, mais aussi
anxieux à l’idée que nos places puissent être fausses. La délivrance lorsque
nous avons franchis tous les contrôles. Nous allions vivre une nuit de
spectacle. Seuls les photos et vidéos peuvent décrire ce que nous avons vécu.
De 21h à 7h du matin nous avons assisté au défilé de quelques écoles de Samba.
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| Rio - Sambodrome avant que ça ne débute |
Ce n’étaient pas les meilleurs, mais apparemment pas les plus mauvaises non
plus. Les tribunes se remplissaient doucement, l’ambiance montait jusqu’à ce
que le premier feu d’artifice n’éclate et que la musique prenne place dans
toutes les tribunes. De la folie, les gens dansaient, chantaient, et pendant ce
temps là, nous assistions à un spectacle vraiment de qualité. Les jeux de lumières,
toutes ces couleurs, des chars fabuleux, décorés à la perfection, et tous ces
gens si heureux de défiler sur des rythmes plus entrainant les uns que les
autres… On en a pris plein la vue, et j’aurais pour ainsi dire usé l’appareil
photo cette soirée là. Pas moins de 1000 photos, quelques vidéos, pour vous
présenter un petit peu ce qu’est le Carnaval de Rio de Janeiro. La nuit passa
rapidement, nous avions vu passer 10 écoles de samba, avons appris un peu plus
de samba, tout ça sous un ciel étoilé. Pas de pluie, un petit vent juste pour
ne pas avoir trop chaud. La nuit aura été parfaite. Un souvenir extraordinaire.
On a du en parler pendant des heures après. Impossible de décrire toutes les
émotions par lesquelles nous sommes passés. Vraiment c’était magique. Je me
revois petit avec mes parents à voir le carnaval de Pornichet… Comment
dire ! Ca n’a vraiment rien à voir… Et vraiment si vous voulez voir un
jour le Carnaval de Rio, n’hésitez plus, comme je l’ai dit. Il y en a pour tous
les goûts et vous ne pouvez donc pas être déçus.
Après cette longue nuit, il était temps d’aller dormir quelques heures.
Le carnaval ne s’arrêtait pas là. Il restait encore de nombreuses choses à
vivre, comme le « Bloc » des Beatles et le soir une nuit dans un club
de Samba. Je dois dire que l’énergie manquait cruellement. Nous étions tous
très fatigués et la dernière nuit du Carnaval aura pour nous été beaucoup plus
calme que prévue. Mais il n’en reste pas moins que grâce à Karen, sa maman et
ses amis, nous venions de vivre un fabuleux Carnaval. Une expérience
inoubliable, qui m’a permis de prendre conscience à quel point les Brésiliens
sont des gens heureux, qui aiment rire, faire la fête, et qui vous en
apprennent beaucoup sur comment vivre heureux sans pour autant tout avoir. Une
vraie leçon de vie, d’amour et de joie. Merci Karen, Barbara et Ana pour ces
fantastiques souvenirs.
Je n’avais pas visité grand chose de Rio, mais j’avais besoin de calme
après tous ces jours de fêtes. Caroline, Pierre et moi même avions décidé de
poursuivre ensemble un petit peu le voyage. J’allais revenir un peu plus tard
sur Rio pour viiter correctement la ville et ses environs. Direction donc
« Itaunas », un petit village situé entre la province de Rio et de
Bahia. 1400 km de bus nous attendaient. Lorsque nous nous rendions au terminal
de bus, tous les gens étaient devant la télé. Les résultats du carnaval
allaient apparaître. Chacun attendait avec impatience de voir si son école de
Samba allait gagner. Il a fallu que ce soit l’école de Tijuca qui gagne. L’appartement
de Karen se trouve dans ce quartier. Le trafic était impossible, tous les gens
faisaient la fête dans la rue. De nouveau… Le carnaval ne s’arrêtait donc pas
encore. Ils allaient encore profiter jusqu’à la fin de la semaine… je me
demande où ils trouvent toute cette énergie. Moi j’étais dans le taxi, et j’attendais
avec impatience le bus pour me reposer… Le temps de jouer aux cartes, puis le
sommeil a pris le dessus et ce n’est que tôt le lendemain matin que je me suis
réveillé. On arrivait à destination. Tout simplement parfait !!!
Lorsque nous sommes arrivés, c’était exactement ce que nous attendions.
Un village très tranquille, avec de magnifiques plages. Rien de tel pour se
détendre et refaire le plein d’énergie. On a juste passé une nuit sur place
puis le lendemain on reprenait le bus pour de nouveau faire 1400 km. Cette fois
là direction Salvador. J’avais entendu beaucoup de choses bien différentes sur « Salvador ».
Il fallait donc que je me fasse ma propre opinion.
Comme nous quittons le
département de Rio, je vais m’arrêter là pour ce récit. La suite viendra bien
évidemment dans le prochain. Une première semaine au brésil qui aura été riche en émotions et en belles rencontres. La suite promet ...
Je vous souhaite à tous un bel hiver pendant que moi je me fais bronzer
sur les plages…
Je vous embrasse
Nico le vagabond.

















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