dimanche 5 février 2012

Bolivie - Lac Titicaca, le Sud Lipez et Le Salar de Uyuni


Bon allé il était temps de mettre les voiles. Après pas moins de 14 jours dans la « Vallée des Incas » il était temps de partir pour aller à « Puno » une ville au bord du « Lac Titicaca » côté Pérou. Beaucoup de touristes m’avaient avertis qu’aller visiter le « Lac Titica » de ce côté ne valait pas la peine. Que c’était un attrape touristes et que les locaux là bas étaient désagréables. Lorsque je suis arrivé au terminal de bus de « Puno » cette information s’est confirmée. Les gens m’harcelaient pour que j’aille faire un tour sur le lac, pour aller dans leur hôtel, pour utiliser leur taxi, etc etc... Me tenant par le bras certains n’ont pas manqué de me faire trébucher avec toutes mes affaires. S’en était trop. J’ai gueulé un bon coup au point que pendant quelques secondes le terminal s’est retrouvé tout calme. Un officier est venu me voir, me demandant si tout allait bien. J’ai répondu poliment que « Maintenant, Oui, Merci » puis je suis parti chercher mon billet de bus pour me rendre le lendemain à « Copacabana » en « Bolivie » comme prévu initialement. Pour infos, mes amis ont visité ces îles côté Pérou, je vous laisse lire leur blog, « Bienvenue à Disney Land ». J’ai pris mon bus le lendemain matin car on m’avait dit que la frontière fermait tôt à 18h, « Ce n’est pas VRAI, elle ferme à 19h30, et il ne faut pas 3 heures pour s’y rendre mais 2heures… ». Donc si comme moi vous arrivez à 16h30 à « Puno » filez direct en « Bolivie ».
J’ai donc passé la soirée à « Puno » avec mon pote « Spag » et sa copine. Tous de nouveau fatigué, on a juste mangé un bout ensemble dans un restaurant pas chère puis on s’est séparé. C’était la dernière fois qu’on allait se voir dans leur voyage. Content de les avoir vu, les accolades ont été chaleureuses. Ce n’était qu’un au revoir. On allait se revoir dans quelques mois en France.
A 7h du matin partait mon bus. J’allais quitter ce pays qui vraiment aux frontières ne m’a pas plût. Par contre à l’intérieur du Pays les gens sont adorables, quoiqu’un peu fourbes… Je garderais un bon souvenir du « Pérou » mais pour rien au monde il sera mon pays de cœur. J’étais content d’aller en « Bolivie », il y avait là bas aussi quelques sites que j’attendais avec impatience comme « La Paz » pour faire mes courses de souvenirs du voyage, mais aussi le « Salar de Uyuni » aux paysages splendides.
A 10h j’avais passé la frontière, encore 30 minutes de bus et j’arrivais à « Copacabana », une ville balnéaire d’où je comptais prendre un bateau sur le « Lac Titicaca » pour me rendre à l’île du soleil « La Isla del Sol ». Dans le bus j’ai fait la connaissance de deux françaises et d’un marocain. Nous allions passer les jours suivant ensemble. Première étape donc la « Isla del Sol ». A « Copacabana » l’atmosphère était tendu comme à la frontière au « Pérou ». Les gens nous harcelaient, et étaient vraiment désagréables. On devait payer le ticket de bateau, et le bus pour « La Paz » en même temps pour avoir le droit de laisser nos bagages dans l’agence. Du jamais vu !!! Bref on a fait notre business, et on est monté dans le bateau.
Enfin tranquilles !! Le bateau s’est rapidement rempli de touristes et à environ 12h30 on sortait du port. 
Une des embarcations sur le lac Titicaca

Sur le Lac de nombreuses petites embarcations partaient en même temps que nous vers la même île. On se demandait si là bas on allait pouvoir se trouver un petit coin tranquille pour se reposer. Le Lac était d’une couleur bleue fantastique, pas de vagues, il faisait chaud, le soleil resplendissait. Cette petite excursion de 48 heures s’annonçait bien. On a bien du faire 2 heures de bateau pour arriver au Sud de l’île. La plupart des touristes sont descendus là. Nous, on a poursuivi jusqu’au Nord.
L'Est de l'île du Soleil
Arrivé là bas nous avons pris le plan de l’île à l’office du tourisme qui se trouvait au bord des quais. Qu’allions nous faire de notre journée… Si on restait au nord, on avait rien à faire de l’après midi à part chercher un hôtel… Pas très passionnant comme programme. 
Dans l'odre, Helena, Aziz et Marion à l'île du Soleil
Avec « Helena, Marion et Aziz » on s’est alors concertés pour décider de marcher jusqu’au Sud de l’île. 3 petites heures de marche n’allaient pas nous tuer. On venait de passer 7h assis dans un bus et un bateau.
Partis par le côté Est de l’île nous avons marché jusqu’à ce que je me rende compte que le couché du soleil allait se faire de l’autre côté de l’île. Entre les deux une petite colline haute de 400 mètres nous séparait du côté Ouest. J’ai demandé à tout le monde s’ils étaient intéressés pour aller voir le couché de soleil, et ce qu’il nous fallait faire pour s’y rendre. A 4000 mètres d’altitudes cette petite colline n’allait pas être si facile que cela à monter…  Mais bon tout le monde semblait motivé. C’est donc à travers champs qu’on a coupé pour rejoindre l’Ouest de l’île. Les filles m’ont haïes… Pas habituées à marcher autant ni à cette altitude, pour les motiver j’allais leur payer une petite bière à l’hôtel. Originaires d’Alsaces et de Bretagne, la proposition était trop belle pour être refusée. Ca a été une belle arnaque. 
Le couché de soleil sur l'île du Soleil
L'Ouest de l'île du soleil
Lorsqu’on est arrivé au sommet, j’ai vu au loin les nuages. Le couché de soleil allait se résumer à un bel orage… Heureusement les filles ne m’en ont pas voulu plus que ça… le bon point était qu’on avait rencontré sur le chemin des locaux très agréables, avions vu des paysages splendides, et qu’on était suffisamment affamés et fatigués pour passer une bonne soirée et une bonne nuit. Sur l’île le plat le moins cher, c’est la truite. Ils vous la préparent de 20 manières différentes. Truites au citron, à l’orange, frit, fumée, à la vapeur et j’en passe. Il y en a pour tous les goûts et elles sont toutes exquises. L’orage était au dessus de notre tête, il pleuvait abondamment, heureusement, « Super Nico » avait tout prévu. Avec mes jeux de cartes on a passé la soirée dans la chambre de l’hôtel. Heureusement sinon à 19h de nouveau on était au lit…
On avait mis le réveil à 6h pour voir le levé de soleil. A oui j’allais oublier, il y a une heure de décalage horaire avec le « Pérou », donc on ne se serait pas couché à 19h mais à 18h heure du Pérou. Ca fait tôt pour des jeunes qui ont entre 25 et 28 ans, vous ne trouvez pas ? Bref lorsque j’ai ouvert les rideaux, déception, il pleuvait toujours. Retour donc au lit jusqu’à 8h. Finalement le soleil est apparu après que nous ayons pris le petit déjeuner. Direction le sud de l’île, il fallait redescendre tout ce que nous avions monté la veille. On s’est rendu au port pour aller chercher nos billets de retour à « Copacabana ». On a pris surement le bateau le plus lent de toute la flotte. On a mis 3h30… Une horreur !!! Voilà ce qu’il se passe quand on négocie fort les prix. On y gagne d’un côté mais on y perd forcément d’un autre. Enfin rien de bien grave, on est seulement arrivé affamés à « Copacabana ».
Le baptême des automobiles

Après avoir fait un petit tour dans la ville qui était en fête pour « Le baptême des automobiles » on est allé manger. J’attend toujours mon second plat… il l’avait oublié ! Merci le service, du coup j’ai du m’acheter un sandwich pas très bon pour éviter de mourir de faim le soir dans le bus… Décidément aux frontières j’ai pas de chance. Pour couronner le tout, histoire de bien me faire monter en température je me rend compte que le bonhomme qui nous a vendu les places de bus la veille nous a arnaqué.  Le prix du ticket de bus que nous avons payé dans son agence était deux fois supérieur à celui que l’agence était entrain de vendre aux argentins. Son excuse « Vous partez dans un bus de touristes, eux dans un bus local ». Jusque là j’ai rien dit. On s’est approché du soit disant bus… On a commencé à charger les sacs dans la soute quand le chauffeur nous annonce que finalement ce bus ne va plus à « La Paz » mais à « Puno ». Je retourne donc à l’agence, et vais voir la responsable pour savoir quel va être notre bus. « C’est dans un bus local que vous allez partir, celui-là derrière vous, le orange ». Très bien, pour 4 heures de route ça ne nous dérangeait pas, à condition qu’ils nous remboursent la différence. On a rien obtenu, pas la moindre remise. « Ce n’est pas moi qui vous ai vendu le ticket mais mon collègue, je peux rien faire, voyez avec lui », Une honte, si c’est comme cela qu’ils veulent attirer les touristes je vais leur en faire de la publicité à Copacabana. Ils ont de la chance que je sois bien éduqué et que je sache me calmer… j’en connais qui leurs aurait mis la tête au carré. 
Bref on a fini par monter dans ce bus et on s’en est allé. J’ai fermé rapidement les yeux pour oublier cet épisode.
Je ne voulais pas gâcher ce que j’avais vu sur ce magnifique lac. 3h de bus soit disant. Ouais !!! 4h30 on a mis. Tout ça à cause de ce vieux bus qui n’avançait pas… Enfin bref on était à « La Paz ». Arrivé là bas, les filles avaient regardées où nous allions dormir. Le chauffeur de taxi nous annonce que c’est dans une rue blindée de discothèques et de drogués, et que l’hôtel est plein. Personne n’avait vraiment confiance. Il venait en plus de nous sortir la carte de l’hôtel d’un de ses amis surement. On s’est donc rendu à l’hôtel que les filles avaient vu. Effectivement le quartier n’était pas top, et l’hôtel plein. Un point pour le chauffeur, 0 pour nous. Mais pas suffisamment pour qu’on aille à son hôtel. Les filles en avaient repéré un second. Le chauffeur arrive presque devant et nous dit : « Marchez 1 bloc par là bas et vous y arriverez ». Pas vraiment rassurant à 22h de marcher avec ses sacs dans des rues qu’on ne connaissait pas… on a donc décidé de suivre son conseil et de nous rendre à son hôtel. A peine je disais au chauffeur que nous acceptions, que j’aperçois vous savez qui ? « Fanny et Romain » avec deux autres personnes. Dans une ville de plus de 2 millions d’habitants, à 22h le soir eux qui se couchent toujours avant, les probabilités étaient plus que faible pour qu’on se croise. Mais il faut croire qu’il existe un destin. On n’avait pas envi de se quitter à « Cuzco », on se retrouvait à « La Paz » par chance. « Asi es la vida »  comme on dit en espagnol. Gentiment comme à son habitude « Romain » qui connaissait maintenant bien le quartier nous a déniché un hôtel. Pendant ce temps là « Fanny » était parti chercher un bar pour qu’on aille tous boire un verre. La journée se terminait bien. Comme quoi un enchaînement de mauvais évènements débouche toujours sur quelque chose de bon. Comme dit maman, « La roue tourne, tu verras, la roue tourne toujours ».
On s’est raconté nos exploits des derniers jours passés. Marrant eux aussi n’avaient pas eu une très bonne expérience à Copacabana. Lisez leur blog, vous comprendrez…
On s’est évidemment fixé rendez-vous le lendemain. Si le temps le permettait, on devait aller visiter la « Vallée de la Lune » une sorte de « Mini Colorado ». Au réveil il pleuvait. Personne n’était bien motivé… On a donc déambulé dans les rues de « La Paz » à visiter la place « San Francisco », le bâtiment du gouvernement et quelques rues… Le plus intéressant ? 
Une des rues typiques de La Paz

Musée de la musique

Musée de la musique

Mouais le musée de la musique, de la coca, et la rue des sorcières qui n’est autre que le quartier où se vend l’artisanat bolivien. C’est là qu’i faut faire ses courses. Les prix ne se négocient presque pas. On gagne du temps et ça reste moins cher que partout en Amérique du Sud. Donc Vraiment vraiment pas cher.
Le paquet envoyé par la poste je pouvais maintenant visiter ce qu’il y avait autour de « La Paz ».  « Helena, Marion et Aziz » avaient réservé une agence le lendemain pour aller sur les monts qui entourent la ville dans la matinée, et pour aller voir « La vallée de la lune » dans l’après midi. Mon bus pour « Tupiza » au Sud de la « Bolivie » partait à 19h, j’avais tout le temps de les suivre.
Tôt le matin nous sommes donc parti en bus voir ces paysages. 

On est monté sur une montagne qui autrefois accueillait la plus haute station de ski du monde sur le "Chacaltaya". Aujourd’hui avec les changements climatiques, la station a fermée et il n’en reste plus rien à part une magnifique vue. Voir les photos J 
La vue du Volcan Chicaltaya 

La vue du Volcan Chicaltaya avec Zoom

La vue du Volcan Chicaltaya, vu de la Paz au couché du Soleil
En revanche j’ai été vraiment déçu par « La vallée de la lune ». En comparaison du Canyon du Colorado, c’est franchement ridicule… Mais bon pour ceux qui ne l’ont pas vu… ça occupe… Il était 15h, j’avais encore un peu de temps avant d’aller prendre mon bus, on décide avec « Aziz » d’aller se chercher un vrai café expresso. Depuis des jours et des jours on en cherchait et on nous avait recommandé une adresse. Devinez qui on croise sur le chemin ? « Fanny et Romain ». Je devais prendre le bus avec eux le soir pour aller à « Tupiza » faire un tour de 4 jours dans le « Sud Lipez ». On est tous parti boire notre café, un régal… enfin un vrai café comme on l’aime. Pendant ce temps là, « Helena et Marion » étaient en train de remplir leurs sacs à dos d’artisanat. Difficile de résister quand les prix ont du mal à dépasser les 20 euros et volent plutôt autour de 1 ou 2 euros. Elles sont rentrés à 17h30 à l’hôtel pour nous dire au revoir. Elles partaient dans la soirée pour « Sucre », plus à l’Est. Mais on allait surement se recroiser car notre itinéraire allait se couper à « Toposi ». « Aziz » partait seul de son côté directement à « Toposi » pour rejoindre rapidement le « Paraguay » ou le nord de « l’Argentine ». Il aurait mieux fait de nous suivre, le pauvre en arrivant sur place, dans son hôtel quelqu’un lui a volé son petit sac. CB, papiers, cash, appareil photo, il a tout perdu… Encore un de plus…
De mon côté l’équipe de choc était de nouveau en mouvement. 17h de bus nous attendaient pour nous rendre à « Tupiza » démarrer le tour dans le « Sud Lipez ». On est arrivé tôt dans la matinée. Tout le temps nécessaire pour rechercher la meilleur agence qui offrait ce tour de 4 jours. On a opté pour l’agence « La Torre ». Les gens là bas nous paraissaient les plus corrects. Aucune ambiguïté dans les explications, on s’est senti en confiance et on a donc signé le compromis. On ne savait toujours pas si nous allions être avec un couple Franco Espagnol, ou avec des américaines. On devait retourner le soir payer l’agence, on avait juste laissé un dépôt de garantie. Dans les deux cas ça nous allait. Mais en réalité l’agence à tout modifié. On se retrouvait à partir avec deux jeunes filles Israéliennes. Avec les quelques histoires que d’autres touristes nous avaient racontées on ne s’avait pas trop à quoi s’attendre, mais bon deux jeunes filles qui surement sortaient de l’armée, ça allait donner...

Il était 9h du matin quand nous nous sommes présenté à l’agence. Le départ était prévu à 9h30. Devant l’agence il y avait au moins 15 personnes. Un groupe de 7 Israéliens, un groupe composé de 2 italiens avec 2 australiennes, et nous 3. A peine nous étions monté dans les véhicules que les filles ont commencé à nous dire qu’en « Europe », la majorité sont « pro Palestiniens » et blablabla, et « qu’Israël » il y a plein de choses à voir, que c’est pareil que la « Bolivie » avec ses déserts, ses montagnes… Ca commençait bien on ne pouvait pas en placer une. En plus pour prendre les photos on devait remonter les vitres tout de suite parce qu’elles avaient froid, les fenêtres du chauffeur et de la cuisinière étaient ouverte depuis le début… Sans commentaire. On a tous fait abstraction. Au final elles n’attendaient qu’une chose c’était que nous fassions une pause, que la voiture de leurs amis arrive et qu’elles aillent avec eux… Encore une fois, sans commentaire. Elles ne m’ont pas vraiment donné envie d’aller fouler le sol Israélien, voilà tout.
Au cours de ces 4 jours de 4x4, nous avons parcourus un peu moins de 1400 kilomètres, avons roulés entre 3000 et 4000 mètres d’altitude, avons consommé 220 litres de gasoil (un tour loin d’être écologique). Nous sommes passés de paysages verts et arides, à des déserts de sel, à des déserts de sables au milieu de monts enneigés, de lacs de toutes les couleurs, tout ça accompagné de gigognes, de lamas, d’ânes, et de flamants roses. On en a pris plein la vue pendant 4 jours. Le « Salar de Uyuni » devait être la cerise sur le gâteau. On s’y est amusé à prendre tout un tas de vidéos et de photos marrantes puisque là-bas la perspective disparaît. Moi ce que je retiens surtout ce sont ces paysages dans le « Sud Lipez ». De tout mon voyage, jusqu’à présent je n’avais pas vu plus beau que ce que j’ai vu en « Bolivie ». Vraiment si vous êtes un amoureux de la nature et surtout des montagnes et des déserts, en quelques heures là bas vous allez en prendre plein la vue. Je ne saurais vous décrire mieux que les photos ce que j’ai vu pendant ces 4 jours. Elles parlent d’elles même.

Journée 1: 
Le Colorado de Tupiza

Des lamas et encore des lamas


Les gigognes dans les hauts plateaux





Journée 2:

Le lac coloré


Des millions de flamants roses





Le désert


La lac vert

Les geysers ....

Journée 3:


L'arbre de pierre


Le condor sans tête dans la vallée des rochers


L'hôtel de sel où nous avons dormi... 

Journée 4:
Le salar de Uyuni quand le soleil se levait

Le salar de Uyuni

Le salar de Uyuni, on s'y amuse à jouer avec la perspective

Le salar de Uyuni, je fais le malin sur ma guitare

Je saute haut hein ???

Comme des enfants....

Les magnifiques reflets dans le salar de Uyuni

Des hommes travaillent à ramasser le sel dans le Salar de Uyuni

Le cimetière de trains à Uyuni

Ce que je retiens de ce tour, ce sont également les connaissances que nous avons faites. Bon il y a le groupe de 7 israéliens qui sera aussi vite apparu dans mon Facebook qu’il en sera disparu tant ils ont été odieux. Je n’aime pas ci, je n’aime pas ça, j’ai froid, j’ai chaud, j’ai soif… bref pour des gens qui ont fait deux ans dans l’armée, moi qui n’ai fait qu’une journée et je me sens plus résistant qu’elles… Bon ok, après le service militaire, elles ont surement envie de décompresser, mais dans ce cas là, qu’elles aillent dans un Club Med, au moins tout est compris… J’en reviens aux autres que nous avons rencontrés. Vous vous souvenez qu’il y avait deux Italiens et deux Australiennes dans un autre véhicule. Et bien c’était une sacrée bande ces 4 là. Leur devise je pense était la joie de vivre. Entre les commentaires des uns ou des autres toujours bien placés, les parties de cartes, les bières on a déliré comme des enfants. On était 7 grands enfants… ni plus ni moins. Et pourtant on avait une moyenne d’âge bien au delà de la trentaine. Mais qu’est ce qu’on s’est marré. Je ne connais pas beaucoup d’Italiens, mais là on était tombé sur les meilleurs : « Andres et Luigi » deux cousins qui mordent la vie à pleine dents. Toujours le sourire aux lèvres, toujours le petit mot pour rire. Un vrai plaisir d’avoir fait ce tour avec eux. Vraiment dommage qu’on n’est pas été avec eux dans le 4x4 on aurait encore plus eu mal au ventre tellement déjà on s’était marré.

Comme souvent dans le voyage des moments comme cela il y a, mais des aussi bons il y en a peu. On a donc décidé de poursuivre un peu plus loin le voyage ensemble. A la base je devais aller direct au « Brésil », eux à « Cochabamba », finalement on s’est tous retrouvé, toujours en compagnie de « fanny et Romain » à aller visiter « Potosi », une ville de mineurs. Avant tout il fallait qu’on se sépare des deux Australiennes qui avaient le lendemain un avion pour « La Paz ». On avait pas les mêmes moyens. Nous c’est le bus pour 17h, elles l’avion pour 35 minutes de vol… Pour ça, rien de tel qu’un bon restaurant typique qui cuisinait du Lama. On devait en avoir à tout casser pour 8 euros chacun. On est sorti de la table il y en avait pour 140 euros. Les Italiens et les Australiennes s’étaient bien fait plaisir avec le vin rouge et les Pisco… Moi plus du tout habitué, j’étais cuit après deux ou trois coupes de vin. Il était temps de rentrer rapidement à l’hôtel. Qui sait peut être j’allais revoir les Australiennes à Rio de Janeiro, elles y vont également à la même période que moi… En tout cas, ce furent 4 jours une nouvelle fois émotionnellement riches. On le dit bien, « le voyage ce n’est pas ce que tu vois qui le fait, se sont les rencontres ». C’est tellement vrai. Ceux qui visitent 40 pays en un an, en aillant passé une semaine ou deux dans chaque doivent surement passées un peu à côté de ces moments privilégiés du voyageur.
Les Australiennes sont donc parties le lendemain matin, et nous une nouvelle équipe formée de 2 Italiens, 2 Belges et un Français partions à « Potosi » découvrir les mines d’argent.

Cette aventure à cinq vous la connaîtrez dans le prochain récit. Il est tard, le bus bouge beaucoup et mes doigts ne suivent plus.

Je vous laisse donc juger des centaines de photos qui m’éclairent mes rêves.

Nico le vagabond.

















                                                                                                   

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