mardi 6 mars 2012

Brésil - 2 semaines dans la région de Bahia



Après les belles plages de « Itaunas », me voilà donc en direction de Salvador. En principe une personne doit me recevoir chez elle. Je ne sais pas pourquoi mais pour une fois je ne le sentais pas vraiment. La personnes semblait très mal organisée. Mais bon j’allais tout de même tenter l’aventure. « Caroline et Pierre » eux allaient aller à l’hôtel dans le centre historique. Nous allions nous retrouver un peu plus tard dans la journée.
Je n’avais pas tord de m’inquiéter. Les indications que « Katyl » m’avait donnée étaient très insuffisantes… J’ai marché je ne sais pas combien de temps dans les rues de son quartier avant que finalement un policier ne sache où se trouve sa rue… En plus de ça je suis arrivé au milieu du marché… Comment dire. Il était difficile de marcher au milieu de la foule, les gens me regardaient tous avec des yeux bien curieux, tant je transportais d’affaires avec moi… Je n’étais pas franchement à l’aise… Lorsque je suis finalement arrivé il n’y avait personne à sa maison. J’ai heureusement eu la chance que deux de ses voisins me proposent leur hospitalité le temps que quelqu’un ne vienne m’ouvrir la porte. Avec mon pauvre portugais je me sentais gêné. Ne pas pouvoir converser correctement était réellement une frustration. Mais bon on y est tout de même arrivé et finalement après une petite heure, une colombienne « Laura » est venue m’ouvrir la porte. J’ai alors découvert que nous étions 5 couch surfer en même temps dans la maison. Du jamais vu !!! Enfin bon j’allais bien faire avec…
J’ai du passer 3 jours sur Salvador en compagnie de « Laura ». Je n’ai quasiment pas vu « Katyl », elle était toujours en vadrouille chez son copain. Vraiment étrange sa manière de procéder… La connaissant un petit peu, d’après la description de ses amis, « Katyl » a un cœur énorme. Seulement elle ne réfléchit pas, elle agit au dépend parfois de la qualité…
Arrivé dans l’après midi on a commencé par aller faire un petit tour dans le centre historique de « Salvador ». La ville est construite sur de petites montagnes, les rues sont toutes pavées, les maisons sont toutes colorées…
"La vue sur le port de Salvador"
"Les rues pavée et les maisons colorées du centre historique de Salvador"

Plus j’avançais dans la visite de la ville, et plus je me croyais au Portugal. Cette partie de la ville a vraiment beaucoup de charme d’autant plus que le carnaval n’était toujours pas vraiment terminé. Il y avait tous ces groupes de percussions. Ils dansent, ils jouent, et embringue la foule dans des rythmes plus entrainants les uns que les autres. On peut dire qu’ils savent mettre l’ambiance dans la rue.
"La place centrale du centre historique de Salvador"
Il y a aussi toutes ces décorations aux murs et dans les rues, tous ces gens déguisés… Certainement bien peu en comparaison du carnaval. Ca donne tout de même un aperçu de ce que devait être le carnaval ici à « Salvador ». Lorsque j’étais sur place il n’y avait pas beaucoup de monde dans les rues,  en même temps vu la chaleur qu’il faisait ça se comprend…  Le Carnaval paraît tout de même beaucoup plus chaleureux à « Salvador ». Ne reste qu’à essayer un de ces quatre…  Qui sait…

Le temps de prendre une boisson fraiche, la meilleur Caipirinha de tout « Salvador », et la nuit tombait. A ce moment là, la ville se transforme. Les gens sortent dans la rue, viennent boire quelques bières aux terrasses des cafés, ou bien encore viennent danser la Samba devant un petit groupe de percussionnistes.  Seulement il n’y a pas que ça. La ville de « Salvador » est réputée pour être dangereuse surtout la nuit. Ca ne m’a pas paru plus dangereux que ça. C’est juste qu’il y a beaucoup de gens très pauvres qui vivent dans cette région. En plus de ça le « Crack » fait des ravages, et ainsi on retrouve énormément de clochards dans les rues. Il y en a de tous les âges. Pour avoir conversé avec certain le problème est bien la drogue et surtout la drogue dure comme le « Crack ». Les parents sont tombés dedans, parfois les grands parents aussi, et ainsi les enfants sont seuls et doivent se retrouver à mendier dans les rues… Nourriture, cigarettes, argent, boissons,… Tout y passe, certains vont même vous chanter une chanson ou vous raconter l’histoire de votre pays pour recevoir un petit quelque chose. C’est vraiment triste. Mais ce qui m’a surtout gêné par rapport à « Rio » c’est que d’une part ils sont nombreux dans cette situation, mais surtout, ils sont un peu agressifs. Ils harcellent les touristes pour obtenir ce qu’ils veulent au point que certains nous insultent pour n’avoir rien donné… J’avoue que cela ne m’a pas franchement donné envi d’en savoir plus sur « Salvador ». On a tout de même passé la soirée dans un bloc Reggae, à écouter des groupes locaux. J’ai alors découvert que le Brésil ne vivait pas que pour la Samba, il y a aussi toute cette communauté Jamaïcaine qui a importé le Reggae. Avec toutes ces personnes coiffées de leurs rastas, la plupart avec des tatouages de Bob Marley, on a passé quelques heures à les écouter, et à danser  avant de rentrer à la maison.

La seconde journée a été beaucoup plus calme. Je suis parti avec « Laura » et 3 de ses amis sur « l’île de Itaparica ». On devait aller passer la journée sur l’une des plages de cette île. J’ai alors vécu ma première journée plage. 
"Plage sur l'îe de Itaparica"
Au menu, des bières et quelques fruits de la mer. On a pas bougé du fauteuil ou presque. Une vraie journée de détente. La plage n’était pas aussi belle que ce que les gens disaient. Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de restaurants, et de gens qui vendent tout et n’importe quoi. Un peu comme sur les plages de Rio… Je commençais à vraiment me demander pourquoi les gens apprécient tant ce type de plages… On était dimanche en même temps, peu être pour cela qu’il y avait tant de monde. On a tout de même passé un moment fort agréable où j’ai pu pratiquer mon portugais. J’ai aussi et surtout assisté à des démonstrations de Capoeira. Deux des amis de « Laura » pratiquaient depuis plusieurs années. 
"2 amis de Laura nous font une présentation de Capoeira" 
"2 amis de Laura nous font une présentation de Capoeira" 

Un sport qui paraît vraiment complet et difficile. Avec ma souplesse légendaire même pas pour rire je me suis amusé à m’y essayer. J’ai préféré observer et apprécier plutôt que de me blesser… Le temps passait et il était déjà temps de retourner sur « Salvador ». 

"Couché du soleil sur le port de Salvador'
Après avoir fait la queue pendant plus d’une heure, on a fini par embarquer sur le bateau ferry qui nous ramenait sur « Salvador ». On a apprécié ce magnifique couché de soleil sur le port de « Salvador », et après une course en taxi nous étions de nouveau à la maison. A notre grande surprise en arrivant nous avons découvert que « Katyl » avait reçu deux personnes supplémentaires. On n’y comprenait plus rien. En plus de ça, le lendemain matin elle nous demandait de nous lever à 6h du matin pour libérer sa maison. Elle souhaitait prêter sa maison à une fondation, et la visite avait lieu le lendemain matin entre 8h et midi. Vraiment une organisation… à revoir. Pour moi s’en était trop. J’ai préféré faire mon sac et le lendemain matin je suis donc parti de « Salvador »  avec « Caroline et Pierre ». Pour s’excuser de son organisation… quelques peu désordonnée si je puis dire « Katyl » nous a tous offert un petit cadeau. Un geste vraiment sympathique de sa part, elle n’était vraiment pas obligée.
Je ne peux pas dire que j’ai vraiment visité « Salvador », à mon goût je préfère sincèrement « Rio ». 

Direction donc la plage de « Praia do Forte » que beaucoup de monde nous avait conseillé.  Pas mécontent de quitter « Salvador » on avait qu’une envie c’était de trouver un peu de calme de nouveau…
Après deux heures de bus on est arrivé à « Praia do Forte ». Quelle bonne blague !!! Ce n’était ni plus ni moins qu’une station balnéaire de plus et les auberges étaient hors de prix. Heureusement nous avions nos tentes et avons trouvé un camping éloigné de l’agitation puisque nous étions au milieu d’une réserve à environ 45 minutes à pied de la ville. Sur le chemin nous avons croisés quelques oiseaux mais surtout de nombreux singes. Au beau milieu de la nature on se sentait bien. La végétation ressemblait à la jungle, les arbres nous empêchaient de voir le ciel tant la végétation était dense. Les gens du camping étaient très accueillants, le camping était vide, nous allions vraiment passer une soirée tranquille comme nous le souhaitions. Mais avant tout on souhaitait aller manger puis aller à la plage.
En arrivant en ville on n’avait qu’une idée en tête, manger un plat typique de la région de « Bahia », la Moqueca Mixta. 
"Pierre, Caroline et moi même prêts à déguster la Moqueca"
On a bien du regarder 10 cartes de restaurants avant de finalement s’arrêter sur un qui a attiré notre attention. Le prix n’était pas exorbitant et dans la salle se trouvaient des affiches de chefs français… Le gérant du restaurant était bien français. Marié avec un brésilienne il avait ouvert son restaurant l’an passé. C’est alors qu’en faisant connaissance, on découvre qu’il vient de « Pornichet » et qu’il tenait un restaurant sur le "port de Pornichet". Que le monde est petit. Sans se faire prier, il nous a directement offert la bière, et nous a recommandé de partager le plat pour 3 personnes et non pour deux. Le café a également été offert. On était vraiment bien tombé d’autant plus que le plat que nous avons mangé était absolument succulent. Je vous recommande vivement de venir dans la région de « Bahia » pour le déguster. Vous ne pourrez être déçu si vous aimez tout ce qui vient de la mer. « Pierre » s’est explosé le ventre jusqu’à en lécher son assiette et celle de « Caroline ». Le ventre bien plein pour tout le monde il ne nous restait plus qu’à remercier notre hôte pur ce fantastique repas.
"Praia do Forte - Un des chemins pour aller à la plage"

"Praia do Forte, une des plages"
Direction maintenant les plages, si je puis dire. La plage est un mélange de sable et de rochers. Pour aller nager il faut marcher sur ces pierres tranchantes sur des dizaines de mètres… Pas vraiment agréable. On s’est donc retrouvé comme les enfants à jouer dans des mares entre deux rochers… Pas vraiment ce que nous cherchions. On a poursuivi un peu plus loin pour arriver sur une plage où de nombreuses personnes se rassemblaient. 
"Les petites tortues commencent leur aventure en mer"
Une association allait mettre à la mer une vingtaine de jeunes tortues. Le temps de regarder ça, d’aller se baigner un moment au milieu des pêcheurs qui n’ont guère appréciés puis nous sommes rentré cette fois là en taxi au camping.
"Couché de soleil sur Praia do Forte"
Lorsqu’on est arrivé la nuit tombait, et les insectes se réveillaient… « Pierre » est effrayé du moindre insecte. On allait bien se marrer. Moi je craignais juste les moustiques. On était entouré de petits lacs où l’eau stagnait. Ca n’a pas loupé, avant même que je ne commence à me déshabiller pour aller à la douche ils m’avaient attaqué. C’est une douche de produit anti moustique que nous avons finalement pris. La douche allait attendre le lendemain matin. Pendant que Caroline cuisinait, « Pierre » regardait avec sa lampe torche autour de lui toutes les deux secondes s’il n’y avait pas un insecte. Je me demandais bien comment il allait vivre sa future expérience de deux semaines dans la jungle au Nord du Brésil… Je le revois crier dès qu’un insecte volant approchait à moins de 50 centimètres de lui. Avec Caroline on s’amusait de Pierre le froussard. Au final le plus dangereux animal qu’on aura rencontré est cet énorme crapaud… Une bête monstrueuse d’environ 20 cm … Horrible !!! Très eu préoccupé par notre présence, il a gentiment quitté le camping pour retourner à l’eau. Nous on était content de rentrer dans nos tentes, à l’abri de presque toute attaque…

C’était le dernier jour que j’allais partager avec mes deux compatriotes. J’avais décidé d’aller le soir même dans le « Parque national de la Chapada Diamentina » et eux allaient se rapprocher de la jungle en allant à « Arrecife ». Nous avons donc passé notre dernière journée à la plage puis avons repris le bus pour rentrer au terminal de bus de « Salvador » d’où nous allions nous séparer. Sans guide touristique j’ai un peu galéré pour trouver comment me rendre dans ce parque. A 23h je prenais le bus. « Caroline et Pierre » eux partaient 30 minutes après que nous soyons arrivés à « Salvador ».  Juste le temps de partager le diner puis ils sont montés dans le bus. Une bien belle rencontre encore une fois que nous avions vécu. Nous venions de passer pas moins de 10 jours ensemble… une petite aventure pendant cette longue que je vis en ce moment. Elle n’en reste pas moins qu’elle était fort agréable et je les remercie tous les deux pour ces formidables moments partagés. « Pierre et Caroline », je vous souhaite bon vent, et Pierre, gaff au soleil et aux insectes HAHAHA…

23h00, je venais de passer 3 heures à attendre dans le terminal… Je montais fatigué dans le bus. Tellement fatigué que quand on est arrivé à destination, à la ville de « Lançois », et bien je n’ai pas entendu l’appel du chauffeur. Heureusement j’ai un subconscient qui m’a réveillé quand nous sortions tout juste de la ville de « Lançois ». Le chauffeur m’a fait débarquer là, au beau milieu de la campagne… J’ai du marcher environ 20 minutes en sans arrière pour rentrer de nouveau dans la ville. Il était 5h du matin. Pas vraiment une heure adéquate pour se balader seul avec tous ses bagages dans les rues. J’ai eu de la chance car la première maison que j’ai croisé tenait un camping. Après m’être enregistré à l’accueil, j’ai commencé à monter la tente. J’étais en train de piquer les sardines quand soudain une bestiole m’a mordue un doigt. J’avais le doigt en sang. J’ai appris que c’était des perces oreilles… La pelouse en grouillait. J’étais avec claquettes, pas vraiment rassuré, et je peux vous dire qu’une fois la tente montée, je suis entré dans la tente en quatrième vitesse terminer ma nuit.

A 7h du matin le soleil tapait si fort qu’il faisait une chaleur étouffante sous la tente. J’ai donc décidé de me lever, de prendre une bonne douche et de me rendre en ville chercher une agence de voyage pour faire un trek de quelques jours dans le parque. Je n’ai pas eu le temps d’arriver dans le centre ville que j’ai rencontré ce jeune garçon qui m’offrait ses services de guide. Je me suis dis que j’allais le tester pendant cette première journée et qu’en fin de journée je déciderais si je pars avec lui ou pas.
"La place centrale de Lençois"

"La rivière à Lençois"
On est donc parti faire un tour aux environs de la ville. Le matin nous sommes parti voir la « cascade de Ribeirao ». Une cascade qui est en fait un toboggan naturel. Là bas de nombreux locaux et touristes viennent y passer la journée. Un endroit à environ 1h à pied de la ville. Sur place j’ai fait la connaissance de nombreux locaux. Ils sont tous pour la plupart guides dans la région. J’avais le choix… Mais bon tout se passait bien jusqu’à présent…  Quand ils ne travaillent pas, ils viennent là pour rencontrer les touristes et leur offrir leurs services. Ils ont aussi une activité de dingue. Ils s’amusent à surfer sur le toboggan DEBOUT !!! 
"Un brésilien sur sur le toboggan DEBOUT !!!"

"Mise ne pratique de la Capoeira pour sauter dans l'eau... Facile !!! "
J’en ai vu un s’éclater le front, les dents, le nez comme ça. J’avais mal pour lui. Un touriste évidemment qui voulait faire le malin… J’ai également rencontré un français, un autre « Nicolas » en voyage, attention… depuis 5 ans. Il venait d’arriver tout comme moi la veille. Il m’a suivi avec mon guide pour voir une autre cascade de l’autre côté de la ville. La cascade de « Serrano ». C’était un avant goût de ce que j’allais visiter pendant 3 jours de trek. J’étais impatient.
"Des enfants jouent dans les bassins de la cascade de Serrano"


Au réveil le lendemain matin, « Miguel » mon guide m’attendait avec un sac ENORME. Nous étions deux, et il allait falloir transporter tout ça pendant 3 jours dans la montagne. Mon impatience en prenait un coup. Je me disais que sous cette chaleur et avec tout ce poids j’allais vraiment souffrir. Mais bon fin prêt nous sommes parti direction la ville de « Capao » en 2 jours. 68km de marches à faire, 3 dénivelés positifs de 800 mètres et 2 négatifs d’environ 300 mètres. Une bonne randonnée sportive… 
La première journée a commencé à 9h00 du matin. Dans un premier temps nous sommes parti par la route de la « cascade de Ribeiro », mais sans descendre au toboggan. On est parti tout droit. Le temps de prendre un premier bain après 1h30 de marche et nous commencions l’ascension de la première montagne. 
"Perché sur la corniche, voilà la vue du parc de la Chapada Diamentina"
2h00 de montée sous un soleil de plomb. Une fois en haut il a fallu tout redescendre de l’autre côté de la vallée pour remonter de l’autre côté. Il était 13h00 quand on s’est arrêté pour déjeuner. J’étais trempé de sueur, la crème solaire ruisselait sur tout mon corps. Heureusement perché sur une corniche à plus de 300 mètres du fond de la vallée, le vent nous aidait à retrouver nos esprits. Le ventre plein il était temps de repartir. Il nous restait encore au moins 4h30 de marche pour arriver aux cavernes où nous allions passer la nuit. Nous n’avions pas de tente. La caverne était notre unique option surtout si le ciel faisait des siennes. Sur le chemin j’ai croisé de nombreuses cascades. 
"Une des cascades à l'eau chargée en fer, typique du parque"
Vous vous demandez certainement pourquoi l’eau est rouge. C’est un eau chargée en fer, une jolie couleur rouille. Pour autant l’eau n’a pas de gout particulier, on peut la boire sans crainte. Heureusement d’ailleurs, sinon à l’heure qu’il est je serais mort complètement asséché tant il faisait chaud. On était pourtant en saison des pluies… Soit disant. Il n’a plus qu’une seule fois en 3 mois… 

C’est vers 17h30 qu’on est arrivé à la caverne. Sur place on a croisé deux Brésiliens qui étaient eux aussi parti explorer le parc. L’un était complètement exténué, avec des ampoules aux pieds, il ne rêvait que d’arriver à « Lençois ». Eux aussi étaient chargés comme des mules.
"Miguel se repose" 
"Rudimentaire, mais on s'est régalé"
On s’est préparé tous ensemble un bon diné, puis sommes parti nous couché bien fatigués.
Le lendemain la journée la plus difficile m’attendait. Nous allions aller voir la « cascade de la Fumaça » d’en bas. Ensuite nous allions emprunter un chemin pentu pour la gravir à son sommet et ainsi redescendre sur « Capao »… 
"Pas encore de la vraie escalade mais ça allait venir"

"La pas le choix, j'escalade..."

A en voir les pentes si raides, je me demandais bien par où nous allions passer. Mais « Miguel » connaissait bien son affaire. La seule chose, c’est que c’était un chemin parfois bien dangereux. Et ca il ne s’en était pas venté. Faire de l’escalade sur 15, 20 mètres sans équipement a été une première. Pas le droit à l’erreur… Heureusement nous sommes passé sans encombre.
"Cascade de la Fumaça vue d'en bas"

"Le bassin de la cascade de la Fumaça"
"Miguel aime sa région"


Etant donné qu’il n’avait pas plu, la cascade était presque sèche, mais voir une cascade de 450 mètres de haut était vraiment impressionnant. La vue au fond de la vallée était tout simplement magnifique. Après avoir marché 3h pour arriver au sommet c’est un paysage absolument magnifique que j’ai découvert. 
"La vue sur le parc d'en haut de la cascade de la Fumaça"

Toute la « vallée de Capao » à l’ouest, la « vallée de Lençois » à l’ouest et la « vallée de Pati » au sud. Le nord j’allais le découvrir dans un autre tour quelques jours plus tard. Je ne suis pas resté assez longtemps pour faire la « vallée de Pati ». C’est une marche de 5 à 7 jours supplémentaires qu’il faut faire pour la découvrir. Je ne pouvais pas me le permettre, mais aux amateurs de randonnée sportive, il est dit que c’est la plus belle du Brésil… Vélo, marche, escalade, canyoning et j’en passe… Personnellement si je repasse par là un de ces jours, c’est celle que je ferais.

On était presque arrivé à destination. On recommençait à voir des touristes venus de « Capao » pour voir la « cascade de la Fumaça ». Il ne nous restait plus qu’une grosse heure de marche, le temps de redescendre dans la « vallée de Capao » et d’aller camper dans la propriété du père adoptif de « Miguel ». Son père est décédé quand il était plus jeune des suites de la drogue… Un de plus.  Il ne s’est jamais vraiment occupé de son fils qui a du réaliser de nombreux métiers pour survivre. Par exemple « Miguel » a commencé à être guide à l’âge de 11 ans. Il a également appris la métallurgie avec son père adoptif, et à l’heure qu’il est « Miguel » construit sa maison de ses propres mains… Une vie pas facile mais qu’il ne changerait pour rien au monde. Heureux de ce qu’il a obtenu par ses propres moyens il espère continuer ainsi pour ensuite monter son propre hôtel sur « Capao ». Nous avons passé la soirée avec sa famille adoptive à discuter de tout et n’importe quoi. En plus de ça c’était l’anniversaire de sa mère adoptive. Un ver de vin portugais, et j’étais cuit. Je n’ai pas fait long feu pour aller me coucher dans ma tente. Ce n’est qu’au petit matin que je me suis réveillé avec le soleil.

Il ne nous restait plus qu’à prendre le bus pour rentrer sur « Lençois ». On est arrivé en début d’après midi. Le temps d’aller déjeuner chez lui puis nous nous sommes séparés. J’avais passé deux jours vraiment difficiles tant la marche avait été éprouvante. Ce trek avait vraiment été difficile. Les guides bien qu’habitués en bavent à chaque fois. Il faut dire que marcher en montagne, chargé comme nous l’étions était déjà une épreuve. Mais marcher au milieu de rivière à enjamber de grosses pierres, faire un peu d’escalade, et être souvent en équilibre n’ai pas ce que j’appelle un trek facile. Il n’en reste pas moins que j’avais vécu deux jours formidables et que je remercie « Miguel » pour tout ce qu’il m’a permis de vivre.
Je comptais rester deux jours de plus dans le parc pour connaître le nord. J’ai profité de l’après midi pour chercher un agence de voyage qui me permettrait d’aller voir la belle « Grotte bleue » ainsi que quelques grottes apparemment magnifiques. 
Entrée de la grotte de Doce

"Stalactites et stalagmites se rejoignent dans la grotte de Doce"

"Enorme entrée de la grotte de Doce"
Pas le temps de dire « Ouf » je repartais le lendemain matin pour le nord du parc. Direction quelques cascades puis « la grotte de Doce » suvi de la « grotte de Tarrihna ». Ces deux grottes sont impressionnantes par leur taille. Large de plus de 70 mètres, hautes de 25 mètres, et longue de plusieurs kilomètres, stalactites, stalagmites, lacs souterrains… bref un décor magnifique. En plus de ça là dedans il faisait vraiment frais. Meilleur que la climatisation.

Lorsqu’on est sorti de là nous sommes parti manger dans un restaurant au kilo. Et oui au Brésil on paye ce qu’on mange… Pour moi j’atteins assez fréquemment les 800, 900 grammes. Ce n’est pas vraiment rentable pour moi !!! Mais bon au moins je mange ce que je veux du buffet… Je me suis une nouvelle fois explosé le ventre. Salade de cactus, banane pannée, jardinière et bien évidemment quelques pièces de bœuf. Il y a aussi la semoule typique de la région de « Bahia » qui accompagne la plupart des plats typiques.  Un vrai régal. Après tout ça rien de tel qu’un peu de voiture pour digérer. Pendant ce temps là le chauffeur nous emmenait vers le « Poço Azul ». 
"Grotte Bleue à 15h30"

Aux environs de 15h30 les rayons du soleil viennent frapper l’eau, lui donnant une couleur bleu turquoise. Je vous laisse apprécier. Aux alentours il y a aussi quelques grottes dans lesquelles il est possible d’aller se baigner dans cette eau transparente de la « Da Pratihna ». 
"Les eaux transparentes de Da Pratinha"
De nombreux poissons viendront vous chatouiller pendant que vous vous baignez. C’est assez amusant et rappelle étrangement les massages asiatiques. 

"Couché de soleil sur le parc de la Chapada Diamentina"

"Couché de soleil sur le parc de la Chapada Diamentina"

On a passé deux bonnes heures à profiter du soleil, et à nous baigner avant de reprendre la voiture pour monter en haut d’une petite montagne et apprécier le couché du soleil sur le parc de la « chapada Diamentina ». Rentré de nuit j’ai retrouvé dans le centre tous les gens que j’avais rencontré dans la région. On s’est retrouvé le lendemain pour flâner autour de la « cascade de Riberirao ».

Le soir je prenais le bus, 6 heures de routes, puis direction l’aéroport de « Salvador » pour rentrer sur « Rio de Janeiro ». Un programme chargé m’attendait là bas, mais ça vous le saurez plus tard dans le prochain récit.

Je vous embrasse.

A bientôt

Nico le vagabond.