mercredi 7 décembre 2011

Colombie - Les plages des caraïbes, la ciudad perdida et plus


Il était donc temps de quitter Bogota et son climat désastreux pour retrouver les plages du nord, les plages des Caraïbes. Pour cela je n’avais que deux options. Prendre le bus en repartir par la même route jusqu’à Cali… Et oui toutes les autres routes étaient fermées à cause de la pluie torrentielle qui n’a toujours pas cessée de s’abattre sur le pays, ou bien l’avion directement jusqu’à Santa Marta. La question ne s’est pas posée lorsque j’ai vu les prix d’avions beaucoup moins cher que le trajet à faire en Bus… Je n’ai aucune confirmation de cela, mais je pense que le gouvernement et les compagnies aériennes baissent les prix dans ces moments de catastrophes naturelles pour éviter de paralyser complètement le pays. En tout cas moi j’en ai profité pour voler 1h30 et arriver donc à Santa Marta. Enfin ça c’était ce qui était prévu… On a du passer 3 fois au dessus de l’aéroport avant d’atterrir. Pourquoi ??? La bonne blague, il pleuvait une nouvelle fois. J’ai donc du attendre que ça se calme pour enfin poser pied à terre. Seulement là bas il ne faisait pas froid comme à Bogota, pas moins de 32°C à 18h00.  Pluie chaude, chaleur humide. J’aurais bien aimé voir l’océan bleu turquoise de l’avion, mais c’est plutôt marron gris que je l’ai vu. Comme quoi aux caraïbes c’est comme partout, si le temps est moche, l’océan l’est aussi. Les eaux turquoises il me fallait attendre le soleil et donc le lendemain…
On m’avait recommandé de dormir sur Santa Marta. Sur le site www.hostelbookers.com j’ai réussi à retrouver le nom de l’auberge de jeunesse que des amis m’avaient recommandé nommée « La Brisa Loca » Je me suis ainsi retrouvé dans une petite auberge de jeunesse à + destination trouvée. Là bas j’y ai rencontré un couple de Colombiens fort sympatique. Ils m’ont donnés tous les bons plans de cette région de la côte, belles plages, Ville perdue « Ciudad perdida », parcs naturels…

La première chose que j’ai décidé de faire était de me rendre à Taganga, un petit village de pêcheurs à tout juste 15 minutes de l’autre côté de la colline. 

A bien oui, on j’avais beau être à la plage la montagne ne cessait de me suivre. Heureusement fini les cols à 2500 mètres, les routes sinueuses sur 300 kilomètres. Non là les trajets étaient courts et ça se voyait aux compteurs des taxis. Arrivé au village, c’est un endroit très tranquille que j’ai découvert. La plage n’est pas très belle, poluée par les pêcheurs et les centaines de personnes qui viennent déguster bières et glaces sur la plage. En revanche après 30 minutes de marche à pied, je suis sorti du village, passé une petite colline où derrière se trouvait la plage « Playa Grande ». Je me suis posé le temps de bronzer et de me baigner avant que le soleil ne chauffe trop. On a vite fait de bruler malgré la crème protectrice. Un peu avant midi je suis donc rentré à Santa Marta pour préparer le sac, le pied et l’appareil photo pour me rendre au « Parc naturel de Taganga ». D’après les locaux et de nombreux touristes, cet endroit est un petit paradis. Impatient dans le bus, j’étais tout content de descendre à l’entrée du parc où les touristes payent un prix fou « 40 pesos, soit un peu plus de20$  » pour juste passer la barrière et encore 5 pesos pour aller en mini bus à l’entrée réelle du parc… Le minibus était plein de touristes… je commençais à me demander où j’allais mettre les pieds… Avec tous ces touristes, pas moyen de voir ou d’entendre le moindre animal. On était pourtant bien en train de marcher dans une forêt tropicale, boue, fourmis, moustiques, et plantes gigantesques. Bien équipé avec mes chaussures de marche, je suis arrivé rapidement sur la première plage. On m’avait bien dit de ne pas m’arrêter à cette plage qui était loin d’être la plus belle. En effet d’une part les vagues sont fortes et il est interdit de se baigner, mais en plus de ça, les algues noires tâchent le sable blanc. Bref rien de bien fulgurant, j’ai donc continué la marche jusqu’à la prochaine plage qui se nomme « Playa de Arrecifes ».  Une petite marche au bord de la plage, abrité par les palmiers qu’il vaut mieux passer rapidement au risque de se prendre une noix de coco sur la tête… Arrivé à la seconde plage c’est avec joie que j’ai découvert une plage tranquille, sans touristes où il était difficile de ne pas s’arrêter. Un lieu privilégié des amoureux de la nature. 

Une petite heure le temps de sauter à l’eau avec le masque et le tuba pour observer des millions de poissons de toutes les couleurs et des coraux tous plus beaux et dangereux les uns que les autres. Il était tout de même pas loin de 5 heures de l’après midi je me suis donc remis en route pour atteindre la plage de « Playa  Cabo San juan de Guias » où il devait y avoir douches et hamacs pour y passer la nuit. Lorsque je suis arrivé c’est un terrain de foot, de volley, et des centaines de hamacs que j’ai aperçu…  Un paradis… j’en doute mais il faut tout de même relativiser, la plage était vraiment splendide. J’ai donc réservé mon hamac avec les touristes rencontré le long de la route et je suis allé me doucher avant que la nuit tombe et que les moustiques ne nous attaquent. Mieux valait donc bien se protéger pas comme certains touristes que j’ai vu rentrer rouges de piqures. La nuit nous l’avons passé sur la plage à observer les étoiles après avoir mangé, loin de tous ces touristes qui ne pensaient qu’à boire des bières et du vin à un prix exorbitant. Il faut dire que le seul moyen d’accès à la plage c’est à pied, à cheval ou en bateau… C’est une nuit splendide que nous avons eue. La pluie avait lavée le ciel et des millions d’étoiles éclairaient la plage. 

C’est relativement tôt que nous sommes allé nous coucher pour profiter pleinement du levé de soleil le lendemain. A peine réveillé j’ai sorti l’appareil photo, foncé à la plage et suis parti apprécier ce fabuleux levé de soleil. 


Personne sur la plage, juste moi et les oiseaux qui avaient fait leur apparition. Toucans, colibris et bien d’autres oiseaux chantaient en cœur. Je comprenais enfin ce qu’entendaient les gens par un petit paradis. J’ai alors décidé d’explorer les plages un peu plus lointaines pour fuir les touristes qui doucement allaient se réveiller et polluer ce magnifique écosystème. J’ai donc marché une heure et découvert des plages splendides où j’y ai passé la matinée. L’estomac vide qui criait famine j’ai fait demi tour pour aller déjeuner. Le ventre plein, bien reposé, j’étais prêt pour rentrer sur Taganga y passer la nuit puis le jour suivant j’allais entamer un trek qui s’annonçait difficile : le trek de « la ciudad perdida »,  une ville indigène perdue dans la jungle a environ 50 km de toute civilisation. 

Ainsi rentré le soir à Taganga  dans une auberge de Jeunesse tenue par un français, « La Casa de Felipe » je me suis mange un bon plat français histoire de faire le plein de forces pour le lendemain. Quel bonheur que de manger français après tout ce temps. Un excellent filet mignon avec frites, haricots verts, et une bonne sauce au poivre ». Je me suis régalé. Il était temps de préparer le sac à dos pour le trek. Surtout il ne me fallait rien oublier et en particulier les 2 antis moustiques, le short de bain, et pantalon et la frontale. Et oui perdu là bas sans moyen de communication, je ne pouvais conter que sur moi même.
Il était 8 heures du matin lorsque l’agence de voyage est venue me récupérer. Deux heures de routes sur des routes de terres où plus le temps passait et plus on s’enfonçait dans la jungle. A une altitude de 800 mètres au niveau de la mer j’allais attaquer ce trek qui à voir la tête des gens qui en revenaient s’annonçait costaud. C’est avec un groupe de 10 touristes plus le guide, sa femme et son fils que nous avons démarré sous une pluie battante. Première obstacle, nous devions attendre que la pluie s’arrête pour que nous puissions traverser la rivière. Ca paraissait vraiment dangereux… On a attendu une heure et la pluie ne voulait pas cesser. Les guides ont décidé qu’on pouvait quand même y aller. Je peux vous dire qu’on ne faisait pas les malins et qu’on a tous suivi les instructions à la lettre. Un faux pas et ça pouvait être la fin, le courant était tellement fort… Je vous laisse regarder la photo qui parle d’elle même…

On a finalement traverser sans encombre 3 fois la rivière puis avons commencer à vraiment marcher. On savait déjà où on avait mis les pieds. Des montées vertigineuses de plus de 2 heures dans une boue faite d’argile qui colle bien aux chaussures, avec des chaussures lourdes déjà puisque trempées, une chaleur étouffante et en plus de ça une humidité élevée. Après avoir monté je ne sais pas combien de dénivelé il nous fallait tout redescendre de l’autre côté. La plupart des touristes ne faisaient pas les malins d’autant plus que la nuit approchait, que le terrain était glissant et qu’on était encore loin d’arriver au premier campement. C’est à la frontale qu’on est arrivé au premier campement. On était tous exténués. On a bien pris le temps de se laver, de s’étirer pour éviter les courbatures. Nos vêtements étaient déjà bien sales, j’ai essayé de retirer le soir même les tâches rouges laissées par l’argile sur mes vêtements mais en vain. On allait passer 4 jours supplémentaires avec des habits qui n’allaient cesser de s’encrasser. Bon c’est un trek, mais lors du dîner on se demandait ce que ça alalut donner les jours suivants… On espérait en silence que ce premier jour était le plus difficile. A peine on avait terminé de souper qu’on à foncer dans nos hamacs respectifs. On devait se lever à 6h le lendemain pour marcher environ 6 heures bien conscient de ce qui pouvait nous attendre.


Finalement les 2 jours suivants on été plutôt tranquille, on a évité la pluie, la boue s’était retransformées en une terre solide, parfois même tranchante, un peu comme dans le désert de la Tatacoa que j’avais visité quelques jours auparavant. Ce sont des paysages magnifiques que nous avons traversé. La montagne couverte par la végétation de la jungle colorait d’une multitude de verts les différents versants qui apparaissaient devant nous, les rivières étaient redevenues calmes et transparentes, et sur le chemin de temps en temps on croisait une famille d’indigène qui vivait dans les environs. 



Ces indigènes sont vraiment hors du temps. Loin de la civilisation ils n’aiment pas trop que les touristes passent par là, même si le ministère du tourisme les paye pour nettoyer le chemin que nous empruntions. Impossible de prendre une photo, pour eux la photo tuait leurs esprits, il fallait donc jouer de patience et de subtilité pour en prendre une. Avec une colombienne rencontrée lors du trek on a fini par trouver une astuce infaillible avec les enfants indigènes…


Elle leur montre les photos que nous avions prises pendant ce temps là je prenais des photos des enfants et vis versa. Heureusement les parents n’étaient pas là sinon ça aurait pu dégénérer. Certains touristes ont reçus des flèches empoisonnées il y a quelques années juste pour avoir pris une ou deux photos… Ca on l’a appris après avoir fait la bêtise…
Bref on se rapprochait donc doucement de la ville perdue, et le quatrième jour nous montions enfin les 800 marches pour arriver sur les vestiges de cette ville qui a été construite environ 800 ans avant Jésus Christ… Un des plus ancien vestige d’Amérique du Sud. Pillée cette ville ne ressemble certainement pas à ce qu’elle était, il n’en reste pas moins que dans ce cadre c’est un endroit splendide où se dégage une énergie et une tranquillité fantastique. 


On a passé environ 3 heures sur le site, non pas plus puisqu’une longue marche nous attendait. En effet le guide avait réussi à négocier avec un indigène pour qu’on passe la soirée ensemble et qu’il nous explique sa culture. Ainsi on a marché 5 heures sous un soleil de plomb pour rejoindre la hutte de cet indigène chez qui nous allions passer la nuit.
Cette heure et demi passée avec cet indigène issu de la culture indigène « Los Koqui » nous en a appris beaucoup sur leur manière de vivre et sur ce qu’ils attendent de la vie. Je vais tenter de vous résumer tout ce qu’il a pu nous raconter.
 Ils vivent en communauté et donc tout le travail qu’ils effectuent est pour la communauté. Il existe plusieurs villages indigènes et tous on un chef aussi appelé le Shaman qui a une épouse. Mais il existe des chefs suprêmes qui gouvernent tous les villages, pour cela ils se réunissent une fois par mois pour différentes cérémonies mais aussi pour recevoir les nouvelles directives du mois. Si quelqu’un de la communauté ne réalise pas correctement son travail il va dans une sorte de prison pendant 3 semaines en guise de punition.
Les chefs de chaque village choisissent parmi tous les enfants du village une fille et un garçon qui seront lors du moment venu les nouveaux chefs de ce village. La fille va vivre dans la cabane de l’épouse du chef, le garçon dans la cabane du chef. Ils ne peuvent pas se mêler aux autres enfants, et chacun va recevoir une éducation stricte pendant des années. L’épouse et le chef vont leur apprendre tout ce qu’ils savent pendant ce temps.
Tous les garçons à 18 ans passent majeurs. A ce moment là deux choses vont leur être enseignées. Premièrement une femme majeure va leur enseigner le sexe pendant 5 jours consécutifs. A la fin de cet enseignement, ils pourront choisir une fille majeur ou pas et se marier avec elle. Mais il arrive qu’après le mariage comme chez nous ils divorcent. Dans ce cas là c’est très compliqué pour l’homme pour retrouver une femme.
La seconde chose qu’ils vont apprendre c’est la culture du « Poporo ». C’est un objet concave dans lequel il y a une poudre qui ressemble fort à de la cocaïne. A l’extérieur les hommes déposent avec un geste bien précis une résine qui est le résultat du mélange des feuilles de coca qu’ils mâchent et de cette fameuse poudre qu’ils nomment « Baba de Caracol »…  Cela les met un peu en transe, ils disent que cela les aide à effectuer les travaux difficiles sans penser à la douleur ou bien à marcher des heures sans réfléchir. Il a effectué ce rituel devant nous pendant prêt d’une heure. A la fin ses yeux étaient rouges, en mode chinois, il souriait de plus en plus, il était défoncé… Je pense que la poudre est de la cocaïne. Il nous a dit qu’une fois par mois le Shaman la prépare mais que la réalisation est un secret… Bref on en a pas plus su. La seule chose c’est qu’ils doivent environ réaliser un « Poporo » tous les 3 mois pour montrer qu’ils travaillent dur… Sinon de nouveau c’est la prison…
Normalement ils leur est interdit d’apprendre l’espagnol et donc de communiquer avec quiconque qui n’est pas de leur culture. Ainsi ils se préservent de notre culture. Parmi tous les indigènes que j’ai rencontré au cours de mon voyage ce sont ceux qui conservent le plus leur culture. C’est impressionnant. Nous est alors venu une question. Quel est son rêve ? Il nous a répondu que son rêve est de planter des arbres de Coca et des arbres de Café, de vendre les feuilles de Coca et les grains de café pour gagner suffisamment d’argent. Et avec cet argent il souhaite s’acheter une vache et avoir du lait frais pour nourrir sa famille mieux qu’il ne le fait actuellement. Autant dire que nos rêves sont loin des siens… Une culture impressionnante de nos jours qu’ils conservent à merveille.

Je tiens donc à remercier le Guide de notre tour qui était ami depuis longtemps avec cet indigène. Nous avons vraiment passé un moment exceptionnel qui nous a été offert, ce n’est pas donné à tout le monde. Ainsi donc Miguel, mille merci pour cette chance que tu nous a offert. Une expérience qui restera gravée.
           
Le dernier jour du  trek nous sommes rentré presque en courant jusqu’aux portes du village d’où nous avions commencé le trek quelques jours plus tôt. Non ce n’était pas l’envi de rentrer dans le monde tel que nous le connaissions mais plus l’envie de se baigner deux bonnes heures dans la rivière pour se détendre avant justement de revenir à la civilisation. Ce trek est vraiment beau, plongé dans la jungle pendant 5 jours on peut pas dire qu’on en a pas baver mais on a vu vraiment de beaux paysages, appris beaucoup de choses sur comment survivre dans la jungle, et sur la culture des « Kogui ».



Il était donc temps de rentrer à « Taganga » boire une bonne bière bien fraiche avec tout le groupe du trek, pour gentiment mais surement se mettre au lit complètement exténué.  

Le lendemain je partais sur « Cartagena », la ville annoncée comme étant celle tenant le plus beau quartier historique et le port le plus important de Colombie. Accompagné par deux Sud Africains rencontrés lors du Trek nous avons passé deux jours dans la ville et à visiter ses environs. 


Je dois dire que le centre historique est absolument splendide. Seuls des chevaux tirant des carrioles pour transporter les touristes circulent dans la ville. On a l’impression de revenir 500 ans en arrière. 


Les maisons coloniales avec ses balcons, ses rues piétonnes, ses églises et places splendides. Tout cela se mêle à merveille et  ceux qui y habitent vivent vraiment dans un cadre splendide au bord de la plage où le climat est toujours agréable. 


Une bien belle destination à visiter.
Lorsqu’on sort du quartier historique c’est une toute autre histoire. Après avoir passé le fort on arrive dans les quartiers pauvres. Plus de maisons coloniales, des pauvres maisons qui ressemblent à des petits bidons villes, et de l’autre côté de la rivière se trouve la nouvelle ville avec ses grattes ciel et son port dont les grues immenses gâchent le paysage.



Le second jour on a pris un bateau pour se rendre sur l’île de « Rosario ». Un attrape touriste. On voulait faire de la plongée, on est resté 45 minutes sur l’île. Autant dire rien, il n’y avait pas de plages, seulement un aquarium à visiter et une attraction avec des dauphins. Les dauphins on a eu la chance de les voir nous accompagner lorsque nous approchions de l’île, on allait tout de même pas payer pour les voir maintenant enfermés dans un bassin. Bref 3h45 de bateau pour pas grand chose. En plus de ça le temps s’est gâté, nombreux sont les touristes qui sont tombés malades, et pour courronner le tout quand on est arrivé sur la plage de « Playa Blanca » il pleuvait et des centaines de touristes étaient là à faire du Jet Ski ou d’autres attractions dont le bruit des moteurs ne cessaient de fonctionner. Bref on peut y dormir et je pense que tôt le matin comme à Tayrona cette plage doit être splendide. En revanche comme je l’ai vu… Rien à dire. Un autre attrape touriste, donc si vous allez là bas vous saurez qu’on peut y aller en bus, c’est plus économique, et que vous pouvez y dormir. On nous aurait dit ça avant c’est ce que j’aurais fait…
Bref avec les deux sud africains nous sommes rentré en ville, avons mangé ensemble et nous nous sommes séparés. Eux devaient partir pour l’Argentine, moi de mon côté je devais me rendre à Medellin, la seconde plus grande ville de Colombie où mes amies rencontrées à Cali m’attendaient pour me faire visiter. C’est donc tôt le matin que je suis parti en bus pour soit disant 12 heures de trajet. La bonne blague, après 9h de route nous étions de nouveau dans les Andes, bloqués par un accident et des éboulements. Au lieu d’arriver à 19h à Medellin c’est finalement à 3 heures du matin que j’ai posé les pieds dans le terminal. Heureusement je n’ai pas passé tout le trajet seul. Le bus était plein de militaires qui venaient de terminer leur service et qui passaient réservistes. 


On a passé tout ce temps là ensemble à boire de l’aguardiente pour se réchauffer. Et oui perché à 3000 mètres au dessus du niveau de la mer quand il pleut il y fait très froid, et le bus n’allant pas suffisamment de carburant à coupé le chauffage. Bref un voyage long et exténuant. Ceux qui disent que voyager n’est pas fatiguant n’y connaissent vraiment rien.
Ce dernier trajet terminait donc ma visite des côtes des caraïbes. Au final je n’aurai pas vu beaucoup le soleil ni la plage mais j’aurais vu des endroits splendides, rencontrés des gens charmants et aurait appris beaucoup de nouvelles choses. Ca valait vraiment le détour.  Ainsi s’achève ce récit. Le prochain parlera du Centre Est de la Colombie et plus particulièrement de la région d’Antioquia, la région la plus riche de Colombie.

Sur ce j’espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes de fin d’année, que la nouvelle année à bien commencée. Bon vent à tous et je vous dis à très vite dans le prochain récit.

Nico le vagabond.