Derniers instants en Equateur, aujourd’hui je quitte le pays pour me rendre en Colombie. Pas moins de 20h de bus et 4 bus pour arriver à destination. Cela fait parti du voyage, courir n’est pas une option, le VTT avec un genou qui vient tout juste de se remettre non plus, et l’avion à cette période est extrêmement cher. Et donc grand départ ce soir, à 22h dans un froid glacial pour traverser de nouveau la cordillère des Andes. Je vais la parcourir sur pas moins de 1000km et la traverser 5 fois. Couverture de survie et un tas de sandwichs m’attendent mais comme on dit ici ça en vaut la peine « vale la peina.
C’est donc après avoir passé 5 mois et plus dans ce pays que je refais le sac, plus chargé que jamais. J’ai cependant comme le sentiment que je vais y revenir. Et oui, ce n’est pas sans rien que je quitte le pays. Non je ne parle pas du « Panama » que je me suis acheté, ou bien des bracelets qui me couvrent les poignets, mais bien de toutes les rencontres et tous les souvenirs que j’ai pu avoir dans ce beau pays. Certes je quitte le pays pour visiter un peu plus l’Amérique du Sud, mais je me dis que revenir ici pour y passer Noël et le premier de l’an pourrait être une belle expérience. L’avenir nous le dira…
Mais il me reste une dernière chose à vous raconter de ce qui s’est passé ces 20 derniers jours. Premièrement je me suis rendu dans le sud proche de la frontière du Pérou, à Loja et Vilcabamba, une petite ville coloniale et un petit village encastré dans les montagnes. Un climat chaud, et pour une fois pas trop humide, mais qui attire sans demi-mesure une quantité de moustiques… 3 jours là bas et j’avais les jambes couvertes de piqures, bine plus que lorsque je suis revenu de la Jungle… autant vous dire qu’il ne fait pas bon dormir là bas les fenêtres ouvertes. Mais bon, tout ça on l’oublie quand on se penche sur ce qu’on à pu y voir et y visiter. Des parcs splendides, une vue à 3000m d’altitudes sur la Cordillère blanche, des incendies de forêts, et aussi des couchés de soleil à couper le soufle.
Bref un petit weekend qui valait le détour et qui me met la puce à l’oreille pour traverser cette frontière et arriver au Pérou. Mais avant tout je veux connaître la Colombie, et oui je veux voir les plages des caraïbes, je veux apprendre mieux à danser la Salsa, et surtout je veux me faire une idée de ce pays dont tout le monde parle ici en bien. Certains vous diront que c’est dangereux, mais comme je le dis le 18ième arrondissement de Paris n’est pas franchement recommandé la nuit. Donc bon, un peu de prudence et tout devrait bien se passer.
De retour à Cuenca, il ne restait plus qu’à attendre la semaine que tout le monde attend. Les fêtes de Cuenca, tout le pays se déplace à Cuenca pour y participer. On y trouve des marchés venus de tout l’équateur. Ils se réunissent ici à cette occasion et envahissent les rues de tout un tas d’article plus attrayant les uns que les autres. Sombreros, ponchos, tableaux, bijoux, et j’en passe. Les rues se ferment à la circulation automobile. Enfin on commence à respirer !!! Jusqu’à ce les artistes venus parfois d’Argentine, de Colombie, et bien évidemment d’équateur viennent mettre le feu sur la scène. C’est à ce moment là qu’on se dit que vraiment « la Sangre Caliente » porte tout son sens. Jusqu’à 5 heures du matin les gens dansent, boivent, mangent tout un tas de cochonneries, et s’en donnent à cœur joie jusqu’à ce que la police vienne mettre un terme à la fête. A j’allais oublier aussi, ils ont des jeux qui font froid dans le dos. Ills s’amusent avec des feux d’artifices accrochés à une vache au milieu de la foule. Ils l’appellent la vache folle « La Vaca Loca ».
On enchaîne alors avec le château de feu d’artifices « El Castillo », où certains artifices ne partent pas dans la bonne direction, bref une vraie folie au milieu du public.
La journée heureusement c’est plus calme. Expositions de voitures de collections, fêtes foraines, cirques, défilés, ouvertures des fermes pour des démonstrations d’équitation, stands gastronomiques … bref la ville s’enflamme et cela pendant 5 jours.
Je ne sais pas ce qu’ils s’est passé les deux derniers jours je suis parti me reposer un peu plus à l’ouest de Cuenca dans la ville de Giron admirer quelques cascades et lacs à 3000 mètres d’altitudes. Une région magnifique proche des villes de Giron et de San Fernando où le ciel ce couvre l’après midi pour laisser place à une épaisse brume. Au milieu des chevaux et des Lamas rien de tel pour récupérer de tous ces jours de fête.
Je peux vous dire que dimanche soir lorsque je suis rentré sur Cuenca je n’ai jamais vu la ville dans cet état. La ville était comme morte… Pas un chat dans les rues, tout le monde était rentré chez soit se reposer. C’ ‘était vraiment une belle dernière semaine et rien de tel pour quitter le pays avec le sourire et des images plein la tête.
Je terminerai ce récit par ceci : « Que VIVA CUENCA, QUE VIVA »
Nico le vagabond












